Dubai Telegraph - Dieselgate: un troisième procès pour tromperie aggravée requis contre Renault, après Volkswagen et Peugeot-Citroën

EUR -
AED 4.224876
AFN 72.462986
ALL 96.160604
AMD 434.099231
ANG 2.058963
AOA 1054.738043
ARS 1606.038123
AUD 1.628909
AWG 2.073245
AZN 1.957787
BAM 1.959215
BBD 2.316138
BDT 141.107219
BGN 1.966056
BHD 0.434221
BIF 3416.109293
BMD 1.150205
BND 1.471035
BOB 7.974972
BRL 6.040894
BSD 1.150005
BTN 106.071837
BWP 15.680472
BYN 3.425836
BYR 22544.020924
BZD 2.312943
CAD 1.573084
CDF 2605.214492
CHF 0.906057
CLF 0.026511
CLP 1046.813004
CNY 8.001115
CNH 7.92826
COP 4260.842959
CRC 540.146332
CUC 1.150205
CUP 30.480436
CVE 111.13859
CZK 24.454509
DJF 204.414853
DKK 7.471767
DOP 70.564391
DZD 152.131445
EGP 60.230841
ERN 17.253077
ETB 181.013531
FJD 2.547595
FKP 0.868334
GBP 0.863925
GEL 3.128823
GGP 0.868334
GHS 12.519984
GIP 0.868334
GMD 84.515954
GNF 10093.05076
GTQ 8.814443
GYD 240.721742
HKD 9.006578
HNL 30.561304
HRK 7.539937
HTG 150.724067
HUF 391.404502
IDR 19517.831177
ILS 3.591441
IMP 0.868334
INR 106.132132
IQD 1506.768745
IRR 1519478.512409
ISK 143.211796
JEP 0.868334
JMD 180.895354
JOD 0.815474
JPY 183.113233
KES 148.840282
KGS 100.58578
KHR 4622.10278
KMF 493.437605
KPW 1035.184626
KRW 1714.570528
KWD 0.353216
KYD 0.958279
KZT 555.322921
LAK 24700.655091
LBP 103000.87101
LKR 358.097383
LRD 210.775166
LSL 19.277199
LTL 3.396257
LVL 0.695748
LYD 7.3728
MAD 10.806191
MDL 20.009056
MGA 4779.102216
MKD 61.709926
MMK 2415.019418
MNT 4107.710362
MOP 9.274449
MRU 46.140499
MUR 53.806333
MVR 17.782217
MWK 1997.906655
MXN 20.371795
MYR 4.520887
MZN 73.509782
NAD 19.277204
NGN 1571.67499
NIO 42.235365
NOK 11.132226
NPR 169.721992
NZD 1.964872
OMR 0.442264
PAB 1.150015
PEN 3.943482
PGK 4.948754
PHP 68.636185
PKR 321.223553
PLN 4.272265
PYG 7464.01199
QAR 4.190485
RON 5.09484
RSD 117.426723
RUB 93.449256
RWF 1678.149313
SAR 4.316316
SBD 9.261061
SCR 16.378688
SDG 691.272965
SEK 10.749024
SGD 1.470163
SHP 0.862952
SLE 28.293004
SLL 24119.239327
SOS 657.347107
SRD 43.214935
STD 23806.924333
STN 24.844431
SVC 10.06263
SYP 127.126407
SZL 19.277227
THB 37.243559
TJS 11.039641
TMT 4.031469
TND 3.35973
TOP 2.769417
TRY 50.804333
TTD 7.798663
TWD 36.812088
TZS 2996.284814
UAH 50.697321
UGX 4341.606456
USD 1.150205
UYU 46.751909
UZS 13923.233407
VES 513.274734
VND 30238.893372
VUV 137.524572
WST 3.146058
XAF 657.108248
XAG 0.014306
XAU 0.00023
XCD 3.108487
XCG 2.072531
XDR 0.819555
XOF 661.945035
XPF 119.331742
YER 274.323586
ZAR 19.240229
ZMK 10353.228016
ZMW 22.395236
ZWL 370.365589
  • AEX

    6.1100

    1007.8

    +0.61%

  • BEL20

    19.4200

    5128.99

    +0.38%

  • PX1

    24.5300

    7935.97

    +0.31%

  • ISEQ

    -60.7300

    12332.85

    -0.49%

  • OSEBX

    20.6300

    1966.63

    +1.06%

  • PSI20

    -13.7200

    9129.84

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    10.3900

    3858.76

    +0.27%

Dieselgate: un troisième procès pour tromperie aggravée requis contre Renault, après Volkswagen et Peugeot-Citroën
Dieselgate: un troisième procès pour tromperie aggravée requis contre Renault, après Volkswagen et Peugeot-Citroën / Photo: LOU BENOIST - AFP/Archives

Dieselgate: un troisième procès pour tromperie aggravée requis contre Renault, après Volkswagen et Peugeot-Citroën

Le parquet de Paris a requis un troisième procès pour tromperie aggravée dans le scandale du Dieselgate contre Renault, après ceux déjà demandés contre Volkswagen et Peugeot-Citroën, et ce alors que le constructeur au losange conteste toute infraction.

Taille du texte:

Renault est suspecté d'avoir "spécialement calibré" des véhicules de normes Euro 5 et Euro 6, commercialisés entre 2009 et 2017, pour qu'ils respectent les paramètres réglementaires lors des tests d'homologation mais pas en situation normale, d'après ces réquisitions, prises le 25 juin et dont l'AFP a eu connaissance vendredi.

Cette tromperie alléguée serait aggravée par le fait que ce calibrage a pu accroître la pollution atmosphérique aux oxydes d'azote et donc "favoriser (...) l'apparition chez l'homme de maladies respiratoires".

La décision finale sur un procès appartient au juge d'instruction, dans ce dossier riche d'abondants échanges techniques.

Sollicité vendredi, un porte-parole de Renault, mis en examen en juin 2021, a indiqué à l'AFP que la marque "conteste avoir commis la moindre infraction et rappelle que ses véhicules ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution."

"Les véhicules Renault ont tous et toujours été homologués conformément aux lois et réglementations françaises et européennes en vigueur lors de leur commercialisation", a-t-on ajouté.

Renault souligne en outre qu'"un arrêt de la Cour de cassation" d'avril 2024, dont le parquet "feint d'ignorer l'existence", "remet en cause la validité de la procédure".

"Ces réquisitions constituent donc une tentative d'interférer dans la décision que rendra prochainement la chambre de l'instruction" de la cour d'appel de Paris sur ce dossier, critique Renault.

- "Stratégie assumée" -

Initialement mis en cause mais entendu comme témoin par les juges en mai 2021, l'ancien patron de Renault Carlos Ghosn avait rejeté toute responsabilité.

Pour la procureure chargée de ce dossier, toutefois, "l'ensemble des déclarations des équipes travaillant sur la conception des moteurs diesel au sein de Renault tendait à démontrer que l'objectif en matière de dépollution était de +passer la norme+, en limitant de facto +la norme+ au protocole d'homologation" alors que "cette norme devait trouver à s'appliquer aussi dans des conditions d'utilisation normale".

Cette "stratégie assumée d'optimisation du fonctionnement des organes de dépollution et au long cours" a été prise de manière "collégiale", assure le ministère public.

A ce stade, 381 parties civiles se sont constituées, des particuliers, des associations, des personnes publiques, parmi lesquelles les villes de Paris, Lyon, Montpellier ou Grenoble, et des entreprises privées.

- "Indemnisations" -

Le parquet souligne toutefois qu'il y en a "bien d'autres" potentielles, reprenant le chiffre de la Répression des fraudes qui a évalué à près de 900.000 le nombre de véhicules vendus pour un seul type de moteur diesel mis en cause, pour un chiffre d'affaires de 16,85 milliards d'euros.

Surtout, le ministère public dit "qu'à l'évidence, un consommateur qui se tourne vers Renault", un constructeur à "l'excellente réputation, ne s'attend(ait) pas à ce que son véhicule ne soit pas conforme aux normes européennes en matière d'émissions polluantes".

Le scandale du Dieselgate a éclaté au milieu des années 2010 aux Etats-Unis après que Vokswagen a admis avoir équipé plus de 11 millions de véhicules commercialisés entre 2009 et 2015 de logiciels limitant la pollution lors des tests d'homologation.

En France, les autorités avaient ordonné une batterie de tests sur des véhicules, tandis que la Répression des fraudes (DGCCRF) avait ouvert une enquête.

Le pôle santé publique du parquet de Paris a déjà requis deux premiers procès pour tromperie aggravée, le 24 février contre Volkswagen, le 25 juin pour Peugeot et Citroën.

Ces dossiers doivent être jugés "sans plus attendre (...) afin que les victimes des agissements frauduleux des industriels puissent obtenir des réponses à leurs questions légitimes et être indemnisées, enfin, des préjudices subis", a indiqué à l'AFP Me François Lafforgue, avocat de Générations Futures.

Il s'agit d'"une question de santé publique qui nous concerne toutes et tous, exposés pendant des années à des émissions toxiques du fait de la tromperie des principaux constructeurs français.

Les parties civiles n'hésiteront pas, à l'heure du procès, à réclamer des indemnisations à la hauteur des enjeux" ont indiqué de leur côté Marc Barennes et Romain Boulet, conseils de particuliers et d'entreprises.

V.Munir--DT