Dubai Telegraph - Face au "diktat" de Trump, la France et l'UE investissent pour attirer les chercheurs

EUR -
AED 4.221739
AFN 72.42195
ALL 96.020858
AMD 433.494163
ANG 2.057799
AOA 1054.141908
ARS 1605.37418
AUD 1.624033
AWG 2.072072
AZN 1.956718
BAM 1.956216
BBD 2.312592
BDT 140.889991
BGN 1.964944
BHD 0.433904
BIF 3409.199857
BMD 1.149555
BND 1.468745
BOB 7.962695
BRL 6.016654
BSD 1.148249
BTN 105.909466
BWP 15.656401
BYN 3.420428
BYR 22531.272227
BZD 2.309292
CAD 1.573321
CDF 2603.741289
CHF 0.90665
CLF 0.026491
CLP 1046.003057
CNY 7.99659
CNH 7.915788
COP 4258.536902
CRC 539.331228
CUC 1.149555
CUP 30.4632
CVE 110.288957
CZK 24.437268
DJF 204.464414
DKK 7.472795
DOP 70.087053
DZD 152.076946
EGP 60.260464
ERN 17.243321
ETB 180.867995
FJD 2.543332
FKP 0.867843
GBP 0.863807
GEL 3.12688
GGP 0.867843
GHS 12.497715
GIP 0.867843
GMD 84.489549
GNF 10066.449332
GTQ 8.800912
GYD 240.351163
HKD 9.004042
HNL 30.397528
HRK 7.533265
HTG 150.495309
HUF 390.848437
IDR 19524.037117
ILS 3.58941
IMP 0.867843
INR 106.148671
IQD 1504.120182
IRR 1518619.243421
ISK 143.200536
JEP 0.867843
JMD 180.619234
JOD 0.815036
JPY 183.193613
KES 148.69464
KGS 100.528364
KHR 4604.080197
KMF 493.158699
KPW 1034.599226
KRW 1715.158638
KWD 0.353016
KYD 0.956804
KZT 554.468029
LAK 24640.245163
LBP 102820.787438
LKR 357.546111
LRD 210.113813
LSL 19.316712
LTL 3.394336
LVL 0.695354
LYD 7.359599
MAD 10.787196
MDL 19.978253
MGA 4780.038316
MKD 61.633189
MMK 2413.653719
MNT 4105.387442
MOP 9.260171
MRU 45.779741
MUR 53.730046
MVR 17.772551
MWK 1990.632404
MXN 20.343842
MYR 4.509126
MZN 73.460046
NAD 19.316712
NGN 1577.429825
NIO 42.251199
NOK 11.124817
NPR 169.459969
NZD 1.966194
OMR 0.442006
PAB 1.148244
PEN 3.963544
PGK 4.951162
PHP 68.643361
PKR 320.749473
PLN 4.274562
PYG 7452.780967
QAR 4.197012
RON 5.093556
RSD 117.442229
RUB 93.405395
RWF 1675.764008
SAR 4.313987
SBD 9.255824
SCR 16.567608
SDG 690.882734
SEK 10.75655
SGD 1.469594
SHP 0.862464
SLE 28.282209
SLL 24105.59984
SOS 655.042288
SRD 43.19049
STD 23793.461461
STN 24.505963
SVC 10.047139
SYP 127.054517
SZL 19.302193
THB 37.302476
TJS 11.022598
TMT 4.029189
TND 3.391437
TOP 2.767851
TRY 50.805035
TTD 7.786658
TWD 36.654125
TZS 2994.5901
UAH 50.619496
UGX 4334.922774
USD 1.149555
UYU 46.679734
UZS 13882.955262
VES 512.984476
VND 30207.423772
VUV 137.446801
WST 3.144279
XAF 656.099517
XAG 0.01419
XAU 0.000229
XCD 3.106729
XCG 2.069341
XDR 0.815977
XOF 656.099517
XPF 119.331742
YER 274.175214
ZAR 19.190724
ZMK 10347.371931
ZMW 22.36076
ZWL 370.156146
  • AEX

    6.1100

    1007.8

    +0.61%

  • BEL20

    19.4200

    5128.99

    +0.38%

  • PX1

    24.5300

    7935.97

    +0.31%

  • ISEQ

    -60.7300

    12332.85

    -0.49%

  • OSEBX

    20.6300

    1966.63

    +1.06%

  • PSI20

    -13.7200

    9129.84

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    10.3900

    3858.76

    +0.27%

Face au "diktat" de Trump, la France et l'UE investissent pour attirer les chercheurs

Face au "diktat" de Trump, la France et l'UE investissent pour attirer les chercheurs

Face au "diktat" de l'administration Trump en matière de recherche, Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron ont annoncé lundi des enveloppes de plusieurs centaines de millions d'euros pour attirer en Europe et en France les scientifiques étrangers, particulièrement menacés aux Etats-Unis.

Taille du texte:

Remettre en cause le rôle de la science "est une énorme erreur d'appréciation", a estimé la présidente de la Commission européenne, en clôture de l'événement "Choose Europe for science" organisé à Paris à l'initiative du président français.

"Personne ne pouvait penser que cette très grande démocratie du monde, dont le modèle économique repose si fortement sur la science libre", "allait faire une telle erreur", a abondé M. Macron, dénonçant tout "diktat qui consisterait à dire qu'un gouvernement" puisse interdire "de chercher ceci ou cela".

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, chercheurs et universités sont dans le collimateur de son administration, entre libertés académique et de recherche minées, financements sabrés. Et nombre de scientifiques s'interrogent sur la possibilité de poursuivre leurs recherches ailleurs.

Pour les inciter à "choisir l'Europe", la Commission européenne va proposer "une nouvelle enveloppe de 500 millions d'euros" pour la période 2025-2027, a déclaré sa présidente dans les locaux du prestigieux campus universitaire de La Sorbonne, au cœur de Paris.

Vantant les "investissements stables et soutenus" et l'"infrastructure" favorables à la recherche en Europe, Ursula von der Leyen a annoncé des mesures pour pallier ses "lacunes", notamment "une nouvelle +super-subvention+ d'une durée de sept ans" ainsi que le doublement jusqu'en 2027 du "complément" versé aux bourses de recherche.

"A moyen et long terme: avec nos Etats membres, nous voulons atteindre l'objectif de 3% du PIB (produit intérieur brut ndlr) pour l'investissement dans la recherche et le développement d'ici à 2030", a-t-elle ajouté, répétant sa volonté d'"inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit au moyen d'un nouvel acte législatif sur l'Espace européen de la recherche".

De son côté, l'Etat français va investir 100 millions d'euros "supplémentaires", a annoncé M. Macron. Ils seront financés par une réserve du programme d'investissement public France 2030 qui n'était jusqu'ici pas affectée, a précisé l'Elysée.

Il a aussi exprimé un soutien aux "propositions, y compris législatives, visant à mieux protéger les réfugiés scientifiques", dans une allusion apparente au texte de loi déposé par son prédécesseur socialiste François Hollande à l'Assemblée nationale.

- "Sous-financement chronique" -

Le chef de l'Etat avait annoncé la tenue de la conférence mi-avril, au moment où était lancée une plateforme Choose France for Science, qui a depuis "suscité plus de 30.000 connexions, dont un tiers depuis les Etats-Unis", a-t-il indiqué.

L'initiative a fait grincer les dents des syndicats français de l'enseignement supérieur et de la recherche qui la jugent "choquante, voire indécente".

Ils dénoncent le "sous-financement chronique" du secteur, des "regroupements forcés" d'établissements, mais aussi "des atteintes quasi incessantes à la liberté académique", en rappelant les polémiques sur le wokisme à l'université.

Pour le directeur de l'Inserm, Didier Samuel, "il y a eu un réinvestissement sur la recherche" ces dernières années mais "on n'a pas encore comblé le trou". Il "faut qu'on maintienne" cette dynamique et qu'"on l'amplifie", a-t-il estimé sur franceinfo.

Il s'agit de rendre plus attractifs la France et le Vieux Continent, où les rémunérations et les montants consacrés à la recherche sont très en-deçà des Etats-Unis.

Même si l'Europe dispose d'atouts en la matière, que ce soit dans la qualité des infrastructures de recherche ou dans le cadre d'accueil pour les familles de chercheurs.

L'Union européenne accueille déjà "25% des chercheurs mondiaux" et "chaque euro investi aujourd'hui à travers le programme-cadre Horizon Europe générera 11 euros de gain de PIB d'ici 2045", a rappelé en ouverture de la conférence la commissaire européenne pour la Recherche Ekaterina Zaharieva.

- Dépendances européennes -

L'événement comprenait également deux tables rondes, incluant des universitaires et industriels américains.

L'une sur les moyens de lutter contre les dépendances européennes en matière de recherche, alors que le désengagement américain de nombreux partenariats "peut avoir des conséquences sur notre sécurité, notamment en matière de veille sanitaire, et sur des grands programmes de coopération", comme ceux liés au climat, selon l'Elysée.

L'autre sur le thème de la liberté académique et de la contribution de la recherche aux biens publics mondiaux. Comme notamment les bases de données, dont beaucoup sont internationales, et dont l'accès à certaines pourrait être menacé par des décisions de l'administration américaine.

"La France et l'Europe ne peuvent pas laisser faire cela. C'est pourquoi il nous faut d'urgence mettre à l'abri ou recréer ces bases de données pour prendre le relais", a estimé M. Macron.

I.Khan--DT