Dubai Telegraph - "Nous les sauverons": l'espoir de ressusciter des rhinocéros techniquement éteints

EUR -
AED 4.195716
AFN 72.560073
ALL 94.31769
AMD 420.508381
ANG 2.04548
AOA 1047.644123
ARS 1669.694703
AUD 1.640583
AWG 2.056444
AZN 1.937366
BAM 1.951153
BBD 2.306843
BDT 140.40559
BGN 1.931778
BHD 0.431903
BIF 3415.564357
BMD 1.142469
BND 1.481249
BOB 7.897191
BRL 5.87731
BSD 1.145318
BTN 108.141435
BWP 15.544176
BYN 3.20464
BYR 22392.391132
BZD 2.303543
CAD 1.619484
CDF 2587.691975
CHF 0.924126
CLF 0.026309
CLP 1035.430692
CNY 7.74
CNH 7.751046
COP 3930.241658
CRC 519.576724
CUC 1.142469
CUP 30.275427
CVE 110.676686
CZK 24.199665
DJF 203.959823
DKK 7.473763
DOP 66.954114
DZD 152.580194
EGP 56.951505
ERN 17.137034
ETB 181.823948
FJD 2.562386
FKP 0.863358
GBP 0.86289
GEL 3.02188
GGP 0.863358
GHS 12.829763
GIP 0.863358
GMD 83.400062
GNF 10035.487198
GTQ 8.715243
GYD 239.090548
HKD 8.956579
HNL 30.469874
HRK 7.536757
HTG 149.61843
HUF 352.716709
IDR 20403.92395
ILS 3.414366
IMP 0.863358
INR 108.154622
IQD 1496.634305
IRR 1570894.786447
ISK 143.996665
JEP 0.863358
JMD 180.977061
JOD 0.809995
JPY 184.690956
KES 147.846575
KGS 99.908709
KHR 4584.153604
KMF 492.404054
KPW 1028.222442
KRW 1757.077202
KWD 0.35268
KYD 0.954469
KZT 558.245106
LAK 25191.440059
LBP 102308.092812
LKR 382.977458
LRD 208.158819
LSL 18.818935
LTL 3.373413
LVL 0.691068
LYD 7.343193
MAD 10.681964
MDL 20.141221
MGA 4832.643826
MKD 61.641147
MMK 2399.091052
MNT 4089.160993
MOP 9.248525
MRU 45.778737
MUR 54.792826
MVR 17.662892
MWK 1986.02879
MXN 19.883781
MYR 4.728903
MZN 73.004151
NAD 18.818853
NGN 1563.330948
NIO 41.848381
NOK 11.114282
NPR 173.393066
NZD 2.006635
OMR 0.439287
PAB 1.142878
PEN 3.867293
PGK 4.985449
PHP 70.036782
PKR 317.778152
PLN 4.276432
PYG 6982.282253
QAR 4.165475
RON 5.239019
RSD 117.346425
RUB 84.82358
RWF 1673.145756
SAR 4.288476
SBD 9.214058
SCR 16.916058
SDG 686.056203
SEK 11.012692
SGD 1.478686
SHP 0.852968
SLE 28.276016
SLL 23957.006526
SOS 654.544701
SRD 42.763184
STD 23646.800326
STN 24.677329
SVC 10.021578
SYP 126.279488
SZL 18.747772
THB 37.912263
TJS 10.600552
TMT 4.010066
TND 3.326293
TOP 2.750791
TRY 53.101044
TTD 7.767089
TWD 36.176618
TZS 3000.674049
UAH 51.511978
UGX 4172.063228
USD 1.142469
UYU 45.701152
UZS 13703.915009
VES 704.749414
VND 30066.926205
VUV 135.21383
WST 3.143842
XAF 655.801403
XAG 0.018316
XAU 0.000277
XCD 3.087579
XCG 2.064201
XDR 0.815603
XOF 655.795664
XPF 119.331742
YER 272.650552
ZAR 18.790872
ZMK 10283.589209
ZMW 20.301094
ZWL 367.874531
  • AEX

    -18.4100

    1064.52

    -1.7%

  • BEL20

    -30.8100

    5675.28

    -0.54%

  • PX1

    -89.0400

    8310.72

    -1.06%

  • ISEQ

    -166.0900

    13790.77

    -1.19%

  • OSEBX

    -15.7700

    1930.81

    -0.81%

  • PSI20

    -76.0900

    9091.96

    -0.83%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -57.5700

    4175.65

    -1.36%

"Nous les sauverons": l'espoir de ressusciter des rhinocéros techniquement éteints
"Nous les sauverons": l'espoir de ressusciter des rhinocéros techniquement éteints / Photo: SIMON MAINA - AFP

"Nous les sauverons": l'espoir de ressusciter des rhinocéros techniquement éteints

L'herbe semble délicieuse aux pieds du Mont Kenya. Les deux femelles rhinocéros s'en régalent tranquillement, indifférentes à l'immense effort mondial en cours pour tenter d'empêcher que leur espèce ne meure bientôt avec elles.

Taille du texte:

Najin et sa fille Fatu sont les deux derniers encore en vie, une sous-espèce africaine qui pourrait bientôt rejoindre la liste des animaux que les humains ont braconné jusqu'à l'extinction.

Mais, grâce à une récente percée scientifique, un embryon de rhinocéros blanc du Nord pourrait grandir en 2025. Un développement qui serait spectaculaire pour cette sous-espèce déclarée techniquement éteinte après le décès de son dernier mâle, Sudan, en 2018.

Ni Najin ni Fatu, respectivement fille et petite-fille de Sudan, ne peuvent mener de grossesse à terme en raison de problèmes d’utérus.

Mais Fatu produit encore des ovules viables, qui pourraient être ensemencés lors d'une fécondation in vitro (FIV).

Depuis plusieurs années, des scientifiques collectent ses ovules dans la réserve privée d'Ol Pejeta, au centre du Kenya, où vivent les deux femelles, surveillées 24h/24.

Les oeufs sont envoyés en Europe où, dans un laboratoire, ils sont fécondés avec le sperme de différents mâles décédés.

Les chercheurs ont désormais obtenus 36 oeufs fécondés - ou embryons - prêts à être implantés, affirme Jan Stejskal, coordinateur du projet pour BioRescue, la plus importante des initiatives mondiales visant la résurrection de l'espèce.

Ces experts pensent que Fatu peut encore produire une dizaine d'oeufs supplémentaires.

"Nous espérons réussir la première grossesse avec un embryon de rhinocéros blanc du Nord cette année", affirme M. Stejskal.

"Mais je ne peux pas le promettre."

- "Joie et tristesse" -

L'idée est d'utiliser comme mère porteuse une femelle rhinocéros blanc du Sud, une espèce proche.

Il y a un an, les scientifiques avaient annoncé une percée : la première FIV avait été réalisée avec succès sur une mère porteuse - mais avec un embryon de rhinocéros blanc du Sud.

Et, comme beaucoup d'étapes dans ce processus long et difficile, la joie s'était rapidement "mêlée à la tristesse", pointe Samuel Mutisya, directeur de la recherche d'Ol Pejeta auprès de l'AFP.

Au bout d'environ deux mois, la mère porteuse était décédée d'une infection sans lien avec sa grossesse.

L'équipe est déterminée à tenter de nouveau, cette fois avec un embryon de rhino blanc du Nord.

Il existe d'autres pistes. Au Japon, des chercheurs tentent d'utiliser des cellules souches pour créer des gamètes mâles et femelles.

En cas de succès, cela permettrait d'augmenter radicalement le nombre d'embryons mais aussi la diversité génétique pour les futures FIV.

Ces recherches sont environ à mi-parcours, selon M. Stejskal, pour qui des embryons pourraient être produits d'ici environ 4 ans.

Parallèlement, l'université d'Oxford tente d'utiliser des tissus ovariens de femelles rhinocéros décédées pour créer de nouveaux ovules. Même après la disparition de Najin, 35 ans, et de Fatu, 24 ans, les scientifiques pourraient alors exploiter les oeufs immatures dans leurs ovaires.

Suzannah Williams, qui dirige cette initiative, estime pouvoir récupérer "au mieux" quelques centaines d'oeufs, même si tous ne seraient pas viables.

Le scénario idéal serait qu'un nouveau bébé naisse tandis que Najin et Fatu sont toujours en vie, pour lui apprendre comment se comporter en rhinocéros blanc du Nord.

- Trop tard -

Personne ne sait quelles sont exactement les chances qu'une tentative unique de FIV débouche sur une grossesse. Il en avait fallu trois il y a un an.

Beaucoup d'autres étapes pourraient tourner court dans une gestation qui dure 18 moins.

Mais M. Stejskal reste optimiste : "Nous les sauverons", dit-il, tandis que Mme Williams estime que la question est "quand, et non si".

D'autres sont moins convaincus.

Même si des bébés venaient à naître, la diversité génétique serait "trop basse" pour faire revivre la sous-espèce, affirme à l'AFP Jo Shaw, directrice de l'ONG Save the Rhino International.

Il est probablement déjà trop tard pour les rhinocéros blancs du Nord, dit-elle, et l'attention devrait plutôt se porter sur les sous-espèces de Java et de Sumatra, qui comptent chacune moins de 50 individus.

Mais les chercheurs travaillant sur le rhino blanc du Nord soulignent que les techniques qu'ils sont en train de développer aideront tous ces mastodontes, de même que d'autres espèces. Le travail de BioRescue contribue déjà à sauver le rhino de Sumatra, plaide M. Stejskal.

Dans leur enclos d'Ol Pejeta, le principal soignant de Najin et Fatu, Zacharia Mutai, défend que les humains sont les responsables de leur extinction, donc qu'ils ont la responsabilité de leurs résurrection.

M. Mutai, qui a aussi connu Sudan, estime que la naissance d'un bébé serait "mondialement célébrée."

"Et je m'occuperai du bébé", ajoute-t-il avec un sourire, tandis que derrière lui Fatu et Najin continuent de se régaler d'herbe.

A.El-Sewedy--DT