Dubai Telegraph - Dans le nord d'Israël, la nature paie un lourd tribut à la guerre

EUR -
AED 4.180966
AFN 72.281788
ALL 94.236629
AMD 419.464886
ANG 2.038011
AOA 1043.819048
ARS 1674.139709
AUD 1.645771
AWG 2.050358
AZN 1.938024
BAM 1.956569
BBD 2.297093
BDT 140.115077
BGN 1.924725
BHD 0.429183
BIF 3397.817884
BMD 1.138297
BND 1.477481
BOB 7.898105
BRL 5.91698
BSD 1.140543
BTN 107.984447
BWP 15.509096
BYN 3.203259
BYR 22310.629991
BZD 2.293802
CAD 1.616895
CDF 2582.796654
CHF 0.921679
CLF 0.026434
CLP 1040.369583
CNY 7.729612
CNH 7.735482
COP 3903.802483
CRC 517.396563
CUC 1.138297
CUP 30.164882
CVE 110.308361
CZK 24.214945
DJF 202.297724
DKK 7.475103
DOP 66.755361
DZD 152.103828
EGP 56.581581
ERN 17.074462
ETB 183.875471
FJD 2.553997
FKP 0.859276
GBP 0.862062
GEL 3.010836
GGP 0.859276
GHS 12.802032
GIP 0.859276
GMD 83.095791
GNF 9993.44542
GTQ 8.70142
GYD 238.613796
HKD 8.925334
HNL 30.514861
HRK 7.535648
HTG 149.118616
HUF 355.672343
IDR 20440.976432
ILS 3.410704
IMP 0.859276
INR 108.284533
IQD 1494.087304
IRR 1565158.992122
ISK 143.983202
JEP 0.859276
JMD 179.529782
JOD 0.807046
JPY 183.842978
KES 147.352771
KGS 99.544494
KHR 4577.377071
KMF 490.606213
KPW 1024.468102
KRW 1743.518623
KWD 0.351689
KYD 0.950474
KZT 554.788079
LAK 25256.928139
LBP 102133.84736
LKR 381.589998
LRD 207.571593
LSL 18.807593
LTL 3.361096
LVL 0.688544
LYD 7.318845
MAD 10.674696
MDL 20.078893
MGA 4764.873004
MKD 61.650549
MMK 2389.727291
MNT 4073.966585
MOP 9.210521
MRU 45.300414
MUR 54.593053
MVR 17.598261
MWK 1977.668706
MXN 19.986343
MYR 4.712889
MZN 72.737681
NAD 18.807593
NGN 1558.436413
NIO 41.966496
NOK 11.109465
NPR 172.774156
NZD 2.005811
OMR 0.437659
PAB 1.140548
PEN 3.860718
PGK 5.001988
PHP 70.050556
PKR 317.20809
PLN 4.280255
PYG 6952.702468
QAR 4.157634
RON 5.247437
RSD 117.380119
RUB 84.803037
RWF 1672.550109
SAR 4.274638
SBD 9.180415
SCR 15.236117
SDG 683.551122
SEK 11.087478
SGD 1.475465
SHP 0.849854
SLE 28.172588
SLL 23869.532518
SOS 651.853371
SRD 42.666816
STD 23560.458971
STN 24.50845
SVC 9.979923
SYP 125.818405
SZL 18.801391
THB 37.825158
TJS 10.578358
TMT 3.995424
TND 3.376027
TOP 2.740748
TRY 52.895655
TTD 7.744044
TWD 36.076858
TZS 2988.02854
UAH 51.196925
UGX 4174.640992
USD 1.138297
UYU 45.747983
UZS 13703.386606
VES 702.176169
VND 29965.680332
VUV 135.182527
WST 3.137518
XAF 656.212065
XAG 0.018479
XAU 0.000277
XCD 3.076306
XCG 2.055508
XDR 0.816121
XOF 656.212065
XPF 119.331742
YER 271.65506
ZAR 18.800009
ZMK 10246.030928
ZMW 20.460043
ZWL 366.531314
  • AEX

    -17.3300

    1065.63

    -1.6%

  • BEL20

    7.4200

    5713.05

    +0.13%

  • PX1

    -59.6400

    8340.71

    -0.71%

  • ISEQ

    -156.2900

    13798.29

    -1.12%

  • OSEBX

    -1.7500

    1944.97

    -0.09%

  • PSI20

    -31.1700

    9136.73

    -0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -34.2900

    4198.92

    -0.81%

Dans le nord d'Israël, la nature paie un lourd tribut à la guerre
Dans le nord d'Israël, la nature paie un lourd tribut à la guerre / Photo: Menahem Kahana - AFP

Dans le nord d'Israël, la nature paie un lourd tribut à la guerre

Ici, un sanglier atteint par un éclat. Là, des arbres centenaires dévorés par les flammes. Meurtrie par plus d'un an d'échanges de tirs, la nature paie un lourd tribut, dans le nord d'Israël, à la guerre entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Taille du texte:

Au coucher du soleil, des nuées de grues cendrées viennent se poser près du lac Agamon, dans la vallée de la Houla, écrin d'un unique sanctuaire d'oiseaux migratoires.

Derrière une colline, un nuage de fumée s'élève, et par endroits, des taches brunissent la végétation, stigmates de chutes de roquettes. Autant de stigmates du conflit transfrontalier qui oppose Israël au mouvement islamiste libanais Hezbollah, et a tourné depuis fin septembre à la guerre ouverte.

"Le vacarme de la guerre, le bruit des interceptions, des roquettes qui tombent, les détonations assourdissantes, ce sont les bruits que les oiseaux entendent", explique Inbar Rubin. "C'est une énorme source de stress".

Cette responsable des opérations du Fonds national juif (KKL), institution qui supervise les parcs naturels, scrute les oiseaux depuis un poste d'observation.

Outre les innombrables grues cendrées, la réserve naturelle de la Houla accueille pélicans, canards, spatules, aigles et autres oiseaux de proie, ainsi que -"phénomène assez nouveau", dit-elle - des flamants roses.

"La diversité ici est vraiment très, très grande", souligne Inbar Rubin.

Soudain, le brouhaha des oiseaux dans le ciel laisse la place à celui d'un hélicoptère d'attaque israélien survolant la région.

- Paradis perdu? -

Située au carrefour de trois continents, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Liban, la réserve voit passer chaque année des centaines de millions d'oiseaux qui migrent entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique.

Avant que le Hezbollah n'ouvre un front contre Israël à la frontière nord du pays, au lendemain du début de la guerre à Gaza, le 8 octobre 2023, quelque 50.000 grues venaient y passer l'hiver, raconte l'ornithologue Yossi Leshem, fondateur d'un centre de recherche sur les oiseaux migrateurs.

"Pour elles, c'était vraiment le paradis", dit-il. Mais, "quand tous ces tirs ont commencé (...) du côté israélien et libanais, de la Syrie, d'Irak et d'ailleurs, elles ont commencé à fuir vers l'Afrique. Et leur nombre a chuté de 70%".

"Même si la guerre devait cesser dans un an, et j'espère qu'elle cessera dès que possible, son impact pourrait se faire sentir pendant encore de nombreuses années", assure le septuagénaire, qui reçoit l'AFP chez lui à Jérusalem-est, vêtu d'un tee-shirt paré d'oiseaux.

Selon la Direction israélienne de la nature et des parcs (INPA), 37.400 hectares "de réserves naturelles, parcs nationaux, forêts et espaces vierges" ont brûlé en un peu plus d'un an en Israël, qui combat sur plusieurs fronts contre le Hamas palestinien, dans la bande de Gaza, et le Hezbollah.

Dans la réserve naturelle de Tel Dan, à proximité immédiate de la frontière libanaise, environ 7 hectares sur 40 ont été dévastés par des incendies déclenchés par des explosions de roquettes.

- "La nature est forte" -

Sur les rives du ruisseau Dan, à côté de la silhouette d'un prunellier calciné, Ramadan Issa, qui gère le parc pour l'INPA, dit avoir passé l'année écoulée à éteindre des incendies et à sauver des animaux blessés ou affolés par les combats.

La guerre, déplore-t-il, ce sont aussi des cerfs, porcs-épics, serpents et sangliers victimes d'éclats de projectiles ou piégés par les flammes, ainsi que la destruction d'arbres centenaires.

Au milieu de la végétation calcinée, dans une odeur de brûlé, de petits brins d'herbe verte repoussent toutefois déjà.

"La nature est forte", dit M. Issa. Mais si la végétation peut repousser très vite, "cela prend beaucoup plus d'années pour les arbres".

La guerre a aussi éloigné la présence humaine des réserves naturelles de la région, fermées aux visiteurs depuis plus d'un an.

"Les gens me disent +les oiseaux doivent être plus heureux maintenant qu'il n'y a plus de gens+", confie Inbar Rubin, près du lac Agamanon. "Mais les dégâts que la guerre inflige à la nature sont un million de fois pires que ceux des visiteurs".

D.Farook--DT