Dubai Telegraph - Comment les "Galapagos du Nord" sont devenus la plus grande aire protégée du Canada

EUR -
AED 4.309328
AFN 75.686443
ALL 95.456633
AMD 432.519171
ANG 2.10026
AOA 1077.186483
ARS 1637.502559
AUD 1.6273
AWG 2.11213
AZN 1.994862
BAM 1.953628
BBD 2.367368
BDT 144.219672
BGN 1.95736
BHD 0.443929
BIF 3498.325843
BMD 1.173406
BND 1.488052
BOB 8.121971
BRL 5.804016
BSD 1.175393
BTN 110.787838
BWP 15.738309
BYN 3.321707
BYR 22998.748453
BZD 2.363972
CAD 1.602584
CDF 2717.606917
CHF 0.915467
CLF 0.026564
CLP 1045.469272
CNY 7.981328
CNH 7.985148
COP 4388.161205
CRC 539.228116
CUC 1.173406
CUP 31.095247
CVE 110.142555
CZK 24.308914
DJF 209.307315
DKK 7.472499
DOP 69.905861
DZD 154.98577
EGP 61.855722
ERN 17.601083
ETB 183.539445
FJD 2.568822
FKP 0.863007
GBP 0.865445
GEL 3.144651
GGP 0.863007
GHS 13.2233
GIP 0.863007
GMD 85.658792
GNF 10316.059203
GTQ 8.975023
GYD 245.916616
HKD 9.191198
HNL 31.224111
HRK 7.537016
HTG 153.949511
HUF 356.847858
IDR 20354.831106
ILS 3.404466
IMP 0.863007
INR 110.605789
IQD 1537.161249
IRR 1540564.124637
ISK 143.800686
JEP 0.863007
JMD 185.143644
JOD 0.831922
JPY 184.035757
KES 151.744974
KGS 102.579694
KHR 4714.778704
KMF 491.657324
KPW 1056.077778
KRW 1712.879072
KWD 0.361338
KYD 0.979511
KZT 544.334867
LAK 25794.324631
LBP 105257.585883
LKR 378.489236
LRD 215.690219
LSL 19.208025
LTL 3.464761
LVL 0.709781
LYD 7.434735
MAD 10.72786
MDL 20.222519
MGA 4880.823595
MKD 61.681812
MMK 2463.965572
MNT 4201.314278
MOP 9.48066
MRU 47.030122
MUR 54.82158
MVR 18.134946
MWK 2044.072648
MXN 20.279263
MYR 4.596187
MZN 74.977041
NAD 19.208459
NGN 1595.955879
NIO 43.069885
NOK 10.909092
NPR 177.269995
NZD 1.975017
OMR 0.451177
PAB 1.175393
PEN 4.05705
PGK 5.115575
PHP 71.114218
PKR 327.514152
PLN 4.2314
PYG 7194.002478
QAR 4.274695
RON 5.263664
RSD 117.401569
RUB 87.597326
RWF 1723.272367
SAR 4.429954
SBD 9.425096
SCR 16.401448
SDG 704.633198
SEK 10.883231
SGD 1.48904
SHP 0.876066
SLE 28.862889
SLL 24605.722832
SOS 670.599169
SRD 43.921728
STD 24287.125444
STN 24.474044
SVC 10.284567
SYP 129.717992
SZL 19.208208
THB 37.866319
TJS 10.984189
TMT 4.118653
TND 3.367093
TOP 2.825279
TRY 53.158433
TTD 7.951161
TWD 36.853263
TZS 3049.692885
UAH 51.471511
UGX 4396.112872
USD 1.173406
UYU 46.997753
UZS 14243.165973
VES 582.254457
VND 30872.299582
VUV 138.571802
WST 3.181704
XAF 655.262055
XAG 0.01479
XAU 0.000249
XCD 3.171187
XCG 2.118345
XDR 0.814936
XOF 655.228587
XPF 119.331742
YER 279.964716
ZAR 19.299467
ZMK 10562.055152
ZMW 22.391108
ZWL 377.836103
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Comment les "Galapagos du Nord" sont devenus la plus grande aire protégée du Canada
Comment les "Galapagos du Nord" sont devenus la plus grande aire protégée du Canada / Photo: Patrick T. Fallon - AFP

Comment les "Galapagos du Nord" sont devenus la plus grande aire protégée du Canada

A perte de vue, le bleu du Pacifique et quelques taches vertes de forêt. Sous l'eau, une biodiversité rare qui lui donne son surnom de "Galapagos du Nord". Cette région de l'ouest du Canada rêve aujourd'hui de servir de modèle pour d'autres aires marines protégées (AMP).

Taille du texte:

Après des années de consultation, cet espace grand comme la Grèce au large de l'Ile de Vancouver est protégé depuis l'été dernier et deviendra prochainement la plus vaste AMP du pays, au grand soulagement des populations autochtones.

Ces dernières ont fait partie des discussions dès le début, l'une des clés de la réussite selon les experts et un modèle qui pourrait être reproduit ailleurs.

"Récemment, il y a eu des années où nous avons dû fermer la pêche à notre propre peuple", raconte Danielle Shaw, cheffe de la nation Wuikinuxv, l'une des communautés autochtones de la région.

Une menace vitale pour ces populations très retirées qui "n'ont donc pas pu remplir leurs étagères et leurs congélateurs pour l'hiver", ajoute-t-elle. Or la population compte "vraiment sur le territoire pour se nourrir tout au long de l'année".

Car sous le décor de rêve, la réalité est plus sombre tant la pollution, la pêche et les changements climatiques ont déjà altéré l'écosystème (chute des populations de poissons notamment les saumons, de plus en plus d'espèces menacées...)

Dans ce contexte, communautés autochtones et gouvernements (fédéral et provincial) mais aussi responsables économiques et industries de la pêche ont réfléchi ensemble au cadre nécessaire pour mettre sur pied une zone vraiment protégée.

- Ours, baleines, saumons -

"Il s'agit de l'un des écosystèmes les plus riches et les plus productifs au monde et nous devons en être très fiers", souligne Christine Smith-Martin, directrice de l'organisation des Premières nations côtières.

En effet, si l'ensemble des pays de la planète se sont engagés à protéger 30% des mers d'ici 2030 lors de la COP15 à Montréal fin 2022, il n'existe pas de définition universelle de ce qu'est une aire protégée.

La nouvelle aire canadienne, qui se veut un modèle de reconnaissance de l'équilibre délicat entre la préservation des écosystèmes vulnérables et les besoins des communautés autochtones côtières, espère montrer la voie.

Saumons, baleines, ours, loups mais aussi forêts de varech et de cèdres anciens: en tout, la région abrite plus de 64 espèces de poissons, 70 d'oiseaux marins, 30 de mammifères marins et 52 d'invertébrés comme des mollusques, des oursins, des pieuvres...

"L'espoir est qu'à long terme, un écosystème plus fort signifie plus de sources de nourriture pour les humains et une économie plus forte", ajoute Danielle Shaw.

Dans cette zone marine protégée, où le tourisme et la pêche restent possibles mais réglementés, les activités pétrolières, gazières et l'exploitation minière sont interdites tout comme la pêche au chalut ou à la drague, qui endommage les coraux et les fonds marins.

Selon les biologistes, les zones protégées sont essentielles pour aider les espèces à se rétablir mais aussi leur permettre d'améliorer leur diversité génétique, un moyen essentiel de s'adapter au changement climatique.

D'autant plus que d'autres défis attendent cette région du Canada qui continue à voir son trafic maritime s'intensifier, tout comme les expéditions de gaz naturel liquéfié.

- "Pas le choix" -

"C'est déplorable de voir à quel point le déclin de notre environnement a été brutal", raconte Bo Owadi. Cette jeune membre de la communauté Wuikinuxv est l'une des gardiennes de la zone.

"L'aire marine est un grand pas en avant et donc je suis optimiste", ajoute-t-elle.

Considérés comme les "yeux et les oreilles" de la mer, ces observateurs autochtones sont l'une des pierres angulaires du projet. Engagés par leurs nations, ils travaillent en lien avec la police même s'ils n'ont pas de pouvoir coercitif. Ils participent par ailleurs aux recherches pour étudier ou comptabiliser les populations de poissons ou de crabes.

"Les zones marines protégées sont l'un des outils les plus puissants que nous pouvons utiliser pour protéger la biodiversité dans les océans", explique Kate MacMillan de la Wilderness Society of British Columbia.

Et selon elle, le Canada pourrait devenir un modèle car ce projet est parvenu à mettre autour de la table toutes les parties impliquées et parce que des fonds ont été alloués sur le long terme.

Pour Bo Owadi, qui s'apprête à repartir en mer: "Nous devons nous rassembler et nous battre pour la terre, l'eau et les ressources. Nous n'avons pas le choix".

Y.Chaudhry--DT