Dubai Telegraph - Les malheurs du Balkhach, un des plus grands lacs d'Asie centrale

EUR -
AED 4.307662
AFN 75.65645
ALL 95.455382
AMD 433.035491
ANG 2.099447
AOA 1076.768783
ARS 1636.860327
AUD 1.626298
AWG 2.111312
AZN 1.99669
BAM 1.95591
BBD 2.370113
BDT 144.388141
BGN 1.956602
BHD 0.444402
BIF 3502.307889
BMD 1.172951
BND 1.489746
BOB 8.131389
BRL 5.80165
BSD 1.176766
BTN 110.920564
BWP 15.755888
BYN 3.325559
BYR 22989.842205
BZD 2.366713
CAD 1.602169
CDF 2716.554865
CHF 0.915682
CLF 0.026553
CLP 1045.063663
CNY 7.981991
CNH 7.981616
COP 4385.546991
CRC 539.802822
CUC 1.172951
CUP 31.083205
CVE 110.272157
CZK 24.311053
DJF 209.550028
DKK 7.473452
DOP 69.980366
DZD 155.132327
EGP 61.837278
ERN 17.594267
ETB 183.735061
FJD 2.567297
FKP 0.862672
GBP 0.865245
GEL 3.143253
GGP 0.862672
GHS 13.238746
GIP 0.862672
GMD 85.625652
GNF 10327.318134
GTQ 8.985736
GYD 246.203881
HKD 9.183732
HNL 31.283497
HRK 7.535741
HTG 154.124748
HUF 357.026418
IDR 20376.096548
ILS 3.403148
IMP 0.862672
INR 110.814383
IQD 1541.586917
IRR 1539967.542208
ISK 143.815622
JEP 0.862672
JMD 185.35045
JOD 0.831578
JPY 184.015502
KES 151.920982
KGS 102.539973
KHR 4720.06492
KMF 491.466945
KPW 1055.668813
KRW 1717.505805
KWD 0.361199
KYD 0.980655
KZT 544.970726
LAK 25824.235848
LBP 105018.682784
LKR 378.928134
LRD 215.948619
LSL 19.199619
LTL 3.463419
LVL 0.709507
LYD 7.443356
MAD 10.785516
MDL 20.245969
MGA 4886.004719
MKD 61.666615
MMK 2463.011404
MNT 4199.687323
MOP 9.491735
MRU 47.080447
MUR 54.800109
MVR 18.127941
MWK 2040.401971
MXN 20.276983
MYR 4.596825
MZN 74.956934
NAD 19.199783
NGN 1597.01982
NIO 43.301888
NOK 10.926269
NPR 177.458928
NZD 1.975285
OMR 0.450996
PAB 1.176766
PEN 4.07603
PGK 5.121049
PHP 70.959441
PKR 327.879986
PLN 4.231562
PYG 7202.344676
QAR 4.289452
RON 5.263969
RSD 117.404627
RUB 87.561202
RWF 1725.197269
SAR 4.433959
SBD 9.421446
SCR 16.245024
SDG 704.357949
SEK 10.887686
SGD 1.488639
SHP 0.875726
SLE 28.854149
SLL 24596.194285
SOS 672.537919
SRD 43.904758
STD 24277.720273
STN 24.500233
SVC 10.296581
SYP 129.667759
SZL 19.194082
THB 37.824741
TJS 10.997348
TMT 4.117058
TND 3.41348
TOP 2.824185
TRY 53.175691
TTD 7.960449
TWD 36.83395
TZS 3050.721524
UAH 51.52615
UGX 4401.24815
USD 1.172951
UYU 47.054659
UZS 14259.803991
VES 582.028979
VND 30863.863161
VUV 138.51814
WST 3.180472
XAF 655.957634
XAG 0.014717
XAU 0.000249
XCD 3.169959
XCG 2.12082
XDR 0.815801
XOF 655.993986
XPF 119.331742
YER 279.87078
ZAR 19.295866
ZMK 10557.966547
ZMW 22.417073
ZWL 377.689786
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Les malheurs du Balkhach, un des plus grands lacs d'Asie centrale
Les malheurs du Balkhach, un des plus grands lacs d'Asie centrale / Photo: Ruslan PRYANIKOV - AFP

Les malheurs du Balkhach, un des plus grands lacs d'Asie centrale

Vues du ciel, les eaux aux teintes turquoises du Balkhach s'étirent en forme de croissant au milieu des étendues désertiques du Kazakhstan. Mais leur surexploitation, la pollution et le changement climatique menacent l'existence du deuxième plus grand lac d'Asie centrale.

Taille du texte:

"J'ai tous les malheurs du Balkhach sous mes yeux", se désole auprès de l'AFP Alekseï Grebennikov, pêcheur sur la rive nord de ce lac unique à l'eau tantôt salée, tantôt douce et abritant de nombreuses espèces rares.

"Il y a de moins en moins de poissons, c'est catastrophique, le lac s'ensable", se lamente le quinquagénaire sur son bateau amarré au port de la ville industrielle de Balkhach restée dans son jus soviétique.

Au large, flotte une barge pour désensabler le petit golfe, rouillée et inutilisée.

"Avant, nous emmenions les touristes faire de la pêche sous-marine. Maintenant, cet endroit est devenu un marécage", poursuit cet organisateur de pêche sportive.

Dans son laboratoire en ville, la scientifique Olga Charipova étudie ces changements.

"Le Balkhach est le plus grand réservoir de pêche du pays. Mais quand le niveau de l'eau baisse, la quantité de poissons aussi, car les conditions de reproduction sont perturbées", explique-t-elle à l'AFP.

Le niveau de "la perle du Kazakhstan" n'est plus qu'à un mètre d'un seuil jugé critique.

Au printemps, le salut est venu du ciel: après des inondations sans précédent, les autorités kazakhes ont détourné respectivement 6 et 3,3 milliards de mètres cubes d'eau vers la Caspienne --le plus grand lac de la région-- et le Balkhach.

- Pas d'accord avec la Chine -

Si l'eau est remontée de quelques centimètres, la tendance de fond demeure.

"Le niveau du Balkhach baisse partout depuis 2019, principalement en raison d'une diminution du débit de la rivière Ili, qui prend sa source en Chine voisine" dans la région du Xinjiang, précise Mme Charipova.

Un sort partagé à différents degrés par tous les grands lacs, aussi appelés mers fermées, d'Asie centrale: la mer d'Aral a quasiment disparu, la situation est alarmante dans la Caspienne et Issyk-Koul (Kirghizstan) est aussi en danger.

Car ces lacs endoréiques (isolés de l'océan) dans des zones sèches sont particulièrement "vulnérables" aux perturbations "exacerbées par le réchauffement climatique et les activités humaines", détaille la revue scientifique de référence Nature.

La hausse des températures accélère l'évaporation de l'eau tandis que les ressources hydrologiques s'amenuisent du fait de la fonte des glaciers environnants.

Et l'importance économique croissante du Balkhach, situé sur l'itinéraire des "Nouvelles routes de la soie", projet chinois d'infrastructures reliant l'Asie à l'Europe, contribue à sa perte.

Selon une étude de 2021 réalisée par des scientifiques de l'université d'Oxford et publiée dans la revue "Eau", cette baisse résulte principalement de la sur-utilisation de l'Ili par la Chine pour les besoins croissants de son agriculture, dont la gourmande culture du coton.

D'après la même source, "si le régime hydroclimatique de l'Ili reste inchangé d'ici 2060 et que la Chine continue de développer l'agriculture, les approvisionnements en eau deviendront de plus en plus limités".

Partenaire économique incontournable des pays centrasiatiques, Pékin est moins enclin à collaborer sur le plan hydrique.

"L'élaboration et la signature d'un accord avec la Chine sur le partage des eaux des rivières transfrontalières sont une question-clé", indiquait fin juillet à l'AFP le ministère kazakh des ressources hydriques, soulignant que "l'objectif principal est la fourniture de volumes d'eau nécessaires pour préserver le Balkhach".

- Lourde pollution -

Au détournement de l'eau s'ajoute "la pollution par les métaux lourds, les pesticides et autres substances nocives", selon les autorités kazakhes.

Si aucun coupable n'est cité, il suffit de lever les yeux ou de sentir l'air.

Sur la plage municipale, les vacanciers se baignent avec vue sur les cheminées fumantes de l'immense usine métallurgique de Kazakhmys, plus gros producteur de cuivre au Kazakhstan, autour duquel a été fondée la ville.

Ici, le taux d'incidence du cancer du poumon est près de dix fois supérieur au taux régional, déjà parmi les plus élevés du pays, selon les autorités sanitaires, avec des dizaines de milliers de tonnes de polluants rejetés.

"Kazakhmys effectue un travail de protection pour prévenir les catastrophes environnementales du Balkhach", assure à l'AFP Cherkhan Roustemov, ingénieur écologue de l'entreprise.

Pourtant sanctionnée pour non-respect des normes environnementales, Kazakhmys dément être le principal pollueur du Balkhach et garantit renouveler son équipement pour moins polluer.

Pourtant, l'usine rejette ses déchets industriels dans une autre étendue d'eau immense, juste à côté du lac.

F.Saeed--DT