Dubai Telegraph - Le CO2 et El Niño poussent les océans vers des records de chaleur

EUR -
AED 4.320095
AFN 75.885663
ALL 95.39106
AMD 434.359293
ANG 2.105503
AOA 1079.875165
ARS 1641.608916
AUD 1.626097
AWG 2.117403
AZN 2.00155
BAM 1.955617
BBD 2.368967
BDT 144.323592
BGN 1.962246
BHD 0.444119
BIF 3501.171877
BMD 1.176335
BND 1.49156
BOB 8.128238
BRL 5.776866
BSD 1.176185
BTN 111.070676
BWP 15.79252
BYN 3.324188
BYR 23056.161221
BZD 2.365567
CAD 1.606091
CDF 2724.390954
CHF 0.915576
CLF 0.026587
CLP 1046.373458
CNY 8.005017
CNH 8.000023
COP 4398.19802
CRC 540.701063
CUC 1.176335
CUP 31.172871
CVE 110.244828
CZK 24.30766
DJF 209.470369
DKK 7.473237
DOP 69.953444
DZD 155.593016
EGP 62.020486
ERN 17.645021
ETB 183.670087
FJD 2.570173
FKP 0.864396
GBP 0.864212
GEL 3.152187
GGP 0.864396
GHS 13.250758
GIP 0.864396
GMD 85.872502
GNF 10320.111643
GTQ 8.981158
GYD 246.116934
HKD 9.20856
HNL 31.271069
HRK 7.533241
HTG 154.005567
HUF 356.064543
IDR 20432.346547
ILS 3.416253
IMP 0.864396
INR 111.13652
IQD 1540.955585
IRR 1544409.901346
ISK 143.806836
JEP 0.864396
JMD 185.392625
JOD 0.834004
JPY 184.389884
KES 151.900296
KGS 102.835777
KHR 4719.557692
KMF 492.883828
KPW 1058.643569
KRW 1725.519067
KWD 0.361876
KYD 0.980308
KZT 543.610531
LAK 25796.582394
LBP 105337.827942
LKR 378.68071
LRD 215.849771
LSL 19.297891
LTL 3.473411
LVL 0.711553
LYD 7.437639
MAD 10.757232
MDL 20.115115
MGA 4913.101009
MKD 61.641843
MMK 2469.840437
MNT 4209.987489
MOP 9.484411
MRU 47.016594
MUR 55.076306
MVR 18.180264
MWK 2039.30888
MXN 20.271482
MYR 4.612434
MZN 75.167161
NAD 19.297891
NGN 1599.45028
NIO 43.28208
NOK 10.821804
NPR 177.729344
NZD 1.973736
OMR 0.452335
PAB 1.17629
PEN 4.066656
PGK 5.19405
PHP 71.143536
PKR 327.806219
PLN 4.232417
PYG 7184.685358
QAR 4.299213
RON 5.224695
RSD 117.388809
RUB 87.170473
RWF 1724.438389
SAR 4.447279
SBD 9.448624
SCR 16.852352
SDG 706.388119
SEK 10.84046
SGD 1.491516
SHP 0.878253
SLE 28.944025
SLL 24667.14716
SOS 672.236999
SRD 44.031407
STD 24347.754442
STN 24.495518
SVC 10.292117
SYP 130.036684
SZL 19.285193
THB 37.889551
TJS 10.974871
TMT 4.128935
TND 3.41668
TOP 2.832332
TRY 53.363256
TTD 7.971541
TWD 36.930438
TZS 3063.933249
UAH 51.665846
UGX 4407.193579
USD 1.176335
UYU 46.911416
UZS 14267.389376
VES 583.707963
VND 30947.014765
VUV 138.838256
WST 3.180917
XAF 655.895531
XAG 0.014572
XAU 0.00025
XCD 3.179103
XCG 2.119812
XDR 0.818154
XOF 655.836996
XPF 119.331742
YER 280.672359
ZAR 19.312335
ZMK 10588.444039
ZMW 22.394901
ZWL 378.779312
  • AEX

    -3.1600

    1016.22

    -0.31%

  • BEL20

    -8.2000

    5461.58

    -0.15%

  • PX1

    -73.8200

    8128.11

    -0.9%

  • ISEQ

    -144.9500

    12797.04

    -1.12%

  • OSEBX

    -5.9400

    1973.15

    -0.3%

  • PSI20

    -61.2000

    9073.11

    -0.67%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -7.9800

    4190.87

    -0.19%

Le CO2 et El Niño poussent les océans vers des records de chaleur
Le CO2 et El Niño poussent les océans vers des records de chaleur / Photo: PATRICIA DE MELO MOREIRA - AFP/Archives

Le CO2 et El Niño poussent les océans vers des records de chaleur

Après avoir stocké de vastes quantités de chaleur en 2023, les océans ont battu de nouveaux records de température en février. Un phénomène lié à l'inertie thermique des océans, couplé au réchauffement climatique et au phénomène El Niño.

Taille du texte:

La température moyenne des eaux de surface a atteint 21,06°C en février, un record mensuel absolu, selon les données de l'observatoire européen Copernicus.

Le record de température sur une journée (21,09°C) a également été battu le 28 février, alors que l'été bat son plein dans l'hémisphère Sud, où se trouvent les plus grandes étendues océaniques.

Ces records ne sont "pas étonnants" du fait de l'inertie des océans, dont la température varie beaucoup plus lentement que celle de l'atmosphère, souligne Thibault Guinaldo, chercheur en océanographie spatiale au Centre d'études en météorologie satellitaire (CEMS) de Lannion (Côtes d'Armor).

"On est dans la continuité de 2023", une année record, souligne-t-il, avec des anomalies de températures de 5°C observées au printemps, au large de l'Irlande et en Mer du Nord. "Ce n'était jamais arrivé", relève-t-il.

Mais ce début d'année 2024, "si on enlève la contribution de l'année précédente", "n'est pas si exceptionnel", ajoute M. Guinaldo.

La principale cause de ces records demeure le réchauffement climatique, provoqué par des émissions de gaz à effet de serre qui ne faiblissent pas: elles ont atteint un nouveau record en 2023, pour celles liées à l'énergie.

L'océan, qui absorbe 90% de l'excès de chaleur produite par les activités humaines, a ainsi stocké l'an dernier une quantité d'énergie colossale, suffisante pour faire bouillir des "milliards de piscines olympiques", selon une étude internationale publiée en janvier.

- "Pas d'accélération"-

Ces pics de chaleur continus, sur une surface océanique qui couvre 70% de la planète, ont pu faire craindre une accélération du changement climatique.

Une hypothèse réfutée par Éric Guilyardi, océanographe et climatologue au CNRS, qui invite à ne pas se focaliser sur une année en particulier. "Le climat demande de faire des moyennes sur 20-30 ans", rappelle-t-il.

Et sur une tendance longue, "la température suit assez linéairement les émissions cumulées de gaz à effet de serre. Il n'y a pas d'accélération ou de décélération", insiste le chercheur, auteur principal en 2014 du 5ème rapport du Giec (groupe d'experts du climat des Nations unies).

Outre le réchauffement climatique, les anomalies de températures observées peuvent s'expliquer par les variations naturelles du climat, au premier chef le phénomène El Niño. Localisé dans l'océan Pacifique tropical, "c'est-à-dire sur un quart de la surface de la planète", "ce réchauffement régional a arithmétiquement un impact sur la température moyenne de la planète", souligne M. Guilyardi.

Après trois ans de phénomène La Niña, "donc plutôt froides", "on est passé à El Niño: non seulement, on ne refroidit plus, mais on réchauffe", explique-t-il. Cette alternance "peut expliquer des variations de températures mondiales d'une année sur l'autre jusqu'à 0,3 degré", selon lui.

Dans le même temps, l'océan Atlantique a connu "un effet atmosphérique qui est venu s'ajouter au réchauffement climatique", avec "moins de vent donc moins de refroidissement et plus de chauffage direct de l'atmosphère", a décrit Juliette Mignot, océanographe à l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

- Le retour de La Niña? -

Couplé à une acidification des océans, ce réchauffement n'est pas sans conséquence sur les écosystèmes marins. La croissance de certains organismes, tels que les coquillages ou les coraux, est rendue plus difficile. Les coraux blanchissent et le phytoplancton diminue dans les régions les plus chaudes, perturbant la chaîne alimentaire des poissons. Et certains espèces migrent vers les pôles, à la recherche d'eaux plus froides.

Au niveau mondial, ces records de température pourraient toutefois marquer le pas dans les mois qui viennent, avec un affaiblissement d'El Niño déjà en cours dans le Pacifique.

Le retour de La Niña, à l'effet refroidissant, est même prévu cet été ou à l'automne par l'agence océanographique américaine NOAA. Un phénomène qui ne devrait toutefois pas faire chuter les températures, soutenues par le réchauffement climatique.

"Avec une année 2023 exceptionnelle, on a passé un cap", souligne M. Guinaldo.

I.El-Hammady--DT