Dubai Telegraph - Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula

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Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula
Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula / Photo: EVARISTO SA - AFP/Archives

Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula

Le président brésilien Lula s'affiche en champion de la lutte contre le réchauffement climatique grâce à une forte réduction de la déforestation de l'Amazonie, mais la production de pétrole ne cesse d'augmenter dans le plus grand pays d'Amérique latine.

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Un paradoxe pointé du doigt par les défenseurs de l'environnement, alors que la communauté internationale s'est mise d'accord à la COP28 en décembre pour appeler à l'abandon progressif des énergies fossiles, principale cause d'émissions de gaz à effet de serre.

Sans compter qu'au beau milieu de cette conférence de l'ONU sur le climat, à Dubaï, le Brésil a annoncé son entrée dans l'alliance élargie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep+).

Cela lui a valu le prix peu enviable de "fossile du jour" décerné par l'ONG Climate action network (CAN), pour avoir "confondu production de pétrole et leadership climatique".

"Le Brésil ne peut pas être un leader climatique et un Etat pétrolier, c'est incompatible", insiste auprès de l'AFP Suely Araujo, du collectif brésilien Observatoire du Climat.

- Records de production -

De retour au pouvoir il y a un peu plus d'un an, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva s'est engagé à éradiquer d'ici 2030 la déforestation illégale au Brésil, qui avait flambé sous son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Lors de la première année du troisième mandat de Lula, la surface déboisée en Amazonie a été réduite de moitié.

Le Brésil s'est en outre proposé pour accueillir la COP30 en 2025, dans un lieu hautement symbolique, Belem, ville qui est l'une des portes d'entrée de la plus grande forêt tropicale de la planète.

Mais cela n'a pas empêché le neuvième producteur mondial de pétrole d'appuyer sur l'accélérateur, battant de nombreux records mensuels de production de brut l'an dernier.

Le dernier date de novembre, quand ont été extraits près de 3,7 millions de barils par jour.

Le gouvernement vise les 5,4 millions de barils par jour d'ici 2029, espérant voir le pays se hisser au quatrième rang mondial en cinq ans.

"Le monde devrait remercier le Brésil d'être un fournisseur fiable" de pétrole, a déclaré mercredi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, lors d'une visite à Brasilia.

Selon lui, la production brésilienne représente 3% de l'offre mondiale.

Ce pays aux dimensions continentales dispose de réserves prouvées de 14,856 milliards de barils, selon le dernier bulletin annuel de l'Agence nationale de pétrole (ANP).

La plupart de ces réserves se trouvent dans des gisements pré-salifères, situés en eaux très profondes, dans l'Atlantique.

Lula est favorable à un projet controversé d'exploration de la compagnie pétrolière publique Petrobras à proximité de l'embouchure de l'Amazone, au grand dam de son emblématique ministre de l'Environnement, Marina Silva.

- Transition énergétique -

L'industrie pétrolière représente "environ 13% du PIB" de la première économie latino-américaine, selon Igor Barenboim, ancien secrétaire-adjoint à la politique économique du ministère des Finances (2015-2016).

Environ un tiers de la production est destiné à l'exportation, qui génère "des revenus fondamentaux pour la croissance" du pays, dit-il.

La manne du pétrole permet aussi à l'Etat d'atténuer l'impact des dépenses sociales sur l'équilibre budgétaire.

Lors de ses deux premiers mandats (2003-2010), Lula a financé d'ambitieux programmes pour lutter contre la pauvreté grâce au boom des matières premières.

Le président brésilien considère à présent que les richesses du pétrole sont nécessaires pour investir dans la transition énergétique, notamment les carburants renouvelables, comme l'hydrogène vert.

Mais il est loin de convaincre les défenseurs de l'environnement.

"C'est une erreur de vouloir obtenir des revenus par le biais des exportations de pétrole, avec le regard tourné vers le passé, sans prendre en compte la crise climatique", fustige Suely Araujo.

Enrico Marone, de l'antenne brésilienne de Greenpeace, s'oppose tout particulièrement aux nouveaux projets d'exploration, affirmant que les gisements exploités actuellement "peuvent générer les revenus suffisants pour soutenir la transition énergétique".

Près de la moitié de l'énergie brésilienne (47,4%) est renouvelable, soit plus du triple de la moyenne mondiale (15%), selon les chiffres du gouvernement.

I.Menon--DT