Dubai Telegraph - Brésil: énième plan pour dépolluer la baie de Rio

EUR -
AED 4.31516
AFN 75.186175
ALL 95.293746
AMD 434.669939
ANG 2.102729
AOA 1078.452193
ARS 1630.2308
AUD 1.624055
AWG 2.116081
AZN 1.972096
BAM 1.949543
BBD 2.366794
BDT 144.45575
BGN 1.95966
BHD 0.443305
BIF 3494.983871
BMD 1.174784
BND 1.487719
BOB 8.119904
BRL 5.802732
BSD 1.175123
BTN 111.184676
BWP 15.724465
BYN 3.318535
BYR 23025.776091
BZD 2.363405
CAD 1.602048
CDF 2720.800684
CHF 0.915216
CLF 0.026764
CLP 1053.358606
CNY 8.00175
CNH 8.003695
COP 4381.253041
CRC 536.176843
CUC 1.174784
CUP 31.131789
CVE 110.371275
CZK 24.334502
DJF 208.783018
DKK 7.472646
DOP 69.958736
DZD 155.303645
EGP 61.942028
ERN 17.621767
ETB 184.561449
FJD 2.56679
FKP 0.865372
GBP 0.864271
GEL 3.159791
GGP 0.865372
GHS 13.216641
GIP 0.865372
GMD 86.346819
GNF 10314.60781
GTQ 8.970172
GYD 245.810019
HKD 9.204719
HNL 31.240732
HRK 7.535039
HTG 153.770943
HUF 357.845822
IDR 20346.562573
ILS 3.41111
IMP 0.865372
INR 111.018189
IQD 1538.967688
IRR 1542492.041252
ISK 143.805836
JEP 0.865372
JMD 185.157308
JOD 0.83289
JPY 183.801491
KES 151.759011
KGS 102.700249
KHR 4714.997648
KMF 492.234745
KPW 1057.310151
KRW 1699.372266
KWD 0.361786
KYD 0.979253
KZT 544.161183
LAK 25810.015627
LBP 105201.95124
LKR 376.191003
LRD 215.661076
LSL 19.425102
LTL 3.468833
LVL 0.710615
LYD 7.448409
MAD 10.806258
MDL 20.200081
MGA 4896.264456
MKD 61.652583
MMK 2466.517899
MNT 4205.316758
MOP 9.48422
MRU 46.876763
MUR 54.984854
MVR 18.156291
MWK 2046.474994
MXN 20.267324
MYR 4.610988
MZN 75.080436
NAD 19.425034
NGN 1600.056316
NIO 43.241033
NOK 10.928374
NPR 177.895283
NZD 1.972428
OMR 0.451734
PAB 1.175123
PEN 4.067693
PGK 5.109601
PHP 71.29591
PKR 327.500562
PLN 4.231549
PYG 7191.917329
QAR 4.280899
RON 5.267261
RSD 117.367963
RUB 87.820039
RWF 1715.185362
SAR 4.407583
SBD 9.436172
SCR 16.301074
SDG 705.462002
SEK 10.849505
SGD 1.490061
SHP 0.877095
SLE 28.958687
SLL 24634.638952
SOS 671.372647
SRD 43.949817
STD 24315.667154
STN 24.421514
SVC 10.281956
SYP 130.640379
SZL 19.149458
THB 37.85511
TJS 10.981508
TMT 4.11762
TND 3.414342
TOP 2.828599
TRY 53.113764
TTD 7.963407
TWD 36.875262
TZS 3045.25641
UAH 51.522813
UGX 4418.798927
USD 1.174784
UYU 47.218451
UZS 14189.398315
VES 579.75196
VND 30926.201816
VUV 138.918767
WST 3.198451
XAF 653.855648
XAG 0.01523
XAU 0.000251
XCD 3.174915
XCG 2.117894
XDR 0.818154
XOF 653.858422
XPF 119.331742
YER 280.332926
ZAR 19.270342
ZMK 10574.444756
ZMW 22.239527
ZWL 378.280128
  • AEX

    16.9400

    1031.44

    +1.67%

  • BEL20

    114.7900

    5555.15

    +2.11%

  • PX1

    237.0300

    8299.42

    +2.94%

  • ISEQ

    528.6200

    12937.6

    +4.26%

  • OSEBX

    -32.3400

    2001.32

    -1.59%

  • PSI20

    103.5400

    9266.81

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    89.9300

    4086.79

    +2.25%

  • N150

    70.6800

    4252.9

    +1.69%

Brésil: énième plan pour dépolluer la baie de Rio
Brésil: énième plan pour dépolluer la baie de Rio

Brésil: énième plan pour dépolluer la baie de Rio

Assis sous un parasol, une bière fraîche à la main, avec une vue imprenable sur le Pain de sucre de Rio de Janeiro, Edson Rocha a tout pour passer une journée idyllique à la plage.

Taille du texte:

À un détail près: l'eau de la baie de Guanabara, aux effluves nauséabondes et polluée par les égouts, ne donne pas du tout envie de piquer une tête.

"Si on se baigne, il faut prendre une douche aussitôt et se frotter pendant 10 minutes", dit ce Brésilien de 46 ans employé dans l'industrie pétrolière.

À quelques mètres de lui, une rivière souterraine déverse des eaux usées dans la mer, sur la belle plage de Flamengo, près du centre de Rio.

Le paysage est à couper le souffle, mais les baigneurs préfèrent les plages qui donnent sur l'Océan atlantique, comme Copacabana, moins touchées par la pollution, à l'immense baie près de laquelle vivent 12,5 millions d'habitants et où 54,3% des eaux usées ne sont pas traités.

Après des décennies de vaines promesses, les autorités de l'Etat de Rio assurent qu'elles ont enfin trouvé une solution pour dépolluer la baie.

L'an dernier, la compagnie de traitement des eaux Cedae a été privatisée.

L'entreprise Aguas do Rio, qui a remporté les enchères, a promis d'investir 2,7 milliards de réais (environ 520 millions d'euros) sur cinq ans pour rénover les stations d'épuration et les raccorder au système d'égouts afin d'empêcher le déversement sauvage d'eaux usées.

Filiale du groupe Aegea, Aguas do Rio a prévu de consacrer au total 24,4 milliards de réais (environ 4,7 milliards d'euros) tout au long de sa concession de 35 ans pour que le taux de traitement des eaux usées atteigne les 90%.

"Quand notre programme sera mis en place, je suis sûr que les gens se baigneront à nouveau dans la baie", dit à l'AFP Alexandre Bianchini, patron d'Aguas do Rio.

- Désillusion olympique -

Mais peu d'habitants de Rio partagent son optimisme.

En 1994, les autorités locales avaient déjà lancé un grand programme de dépollution de la baie avec l'aide de fonds internationaux, avec 1,1 milliard d'euros investis dans des stations d'épuration, mais un grand nombre d'habitations n'étaient pas raccordées au tout-à-l'égout.

En 2009, quand Rio a obtenu l'organisation des jeux Olympiques de 2016, les pouvoirs publics ont promis que la baie de Guanabara serait propre d'ici là.

Mais des photos embarrassantes de sacs en plastique flottant sur le site des épreuves de voile ont été publiées dans les médias du monde entier.

Et l'Etat de Rio, en faillite, n'a jamais pu mettre en place son programme visant à traiter 80% des eaux usées.

"La baie de Guanabara est devenue le cimetière des projets qui n'ont jamais vu le jour", déplore Sergio Ricardo, cofondateur de l'ONG de défense de l'environnement Baia Viva.

- Pêcheurs sans poisson -

Gilciney Gomes, un pêcheur de 61 ans, montre avec dépit deux bouteilles en plastique sorties des eaux troubles et fétides de la baie à Duque de Caxias, en banlieue nord de Rio.

"C'est avec ça que je vais nourrir ma famille?", demande ce président d'une association de pêcheurs.

Il habite près de Jardim Gramacho, qui a été longtemps la plus grande décharge sauvage d'Amérique Latine. Elle a été fermée officiellement en 2012, mais d'autres ont vu le jour juste à côté et des montagnes de déchets en décomposition polluent la baie toute proche.

Des associations locales accusent par ailleurs une entreprise de produits chimiques et une raffinerie de déverser des déchets toxiques dans cette partie de la baie.

Père de quatre enfants, M. Gomes dû se reconvertir en ramasseur de déchets recyclables, comme la plupart des autres pêcheurs de cette zone.

Le biologiste Mario Moscatelli, qui dirige un programme de replantation de mangrove autour de l'ancienne décharge, estime que la baie de Guanabara est un symbole de la façon dont les problèmes environnementaux sont gérés au Brésil.

"Ce désastre est dû à l'urbanisation sauvage, avec des favelas qui pullulent en l'absence de politiques de logement pour les pauvres et d'un accès universel au tout-à-l'égout", explique-t-il, tout en gardant l'espoir d'une solution avec la privatisation de la compagnie des eaux de Rio.

"On a laissé à l'Etat 50 ans pour tout salir, pourquoi ne pas donner cinq ans à cette entreprise?", conclut-il.

K.Javed--DT