Dubai Telegraph - COP28: les engagements annoncés à ce stade

EUR -
AED 4.164447
AFN 72.004008
ALL 94.192054
AMD 417.364792
ANG 2.030235
AOA 1040.391472
ARS 1677.41211
AUD 1.64532
AWG 2.042535
AZN 1.930749
BAM 1.955652
BBD 2.284927
BDT 139.536383
BGN 1.917381
BHD 0.427768
BIF 3380.74462
BMD 1.133954
BND 1.471889
BOB 7.839339
BRL 5.899396
BSD 1.134514
BTN 107.038914
BWP 15.480694
BYN 3.228585
BYR 22225.505097
BZD 2.281708
CAD 1.614791
CDF 2572.941842
CHF 0.922228
CLF 0.026522
CLP 1043.827275
CNY 7.700119
CNH 7.71754
COP 3900.247298
CRC 516.360994
CUC 1.133954
CUP 30.04979
CVE 110.255699
CZK 24.253412
DJF 202.022958
DKK 7.474296
DOP 66.85495
DZD 151.455507
EGP 56.136297
ERN 17.009315
ETB 178.928606
FJD 2.544817
FKP 0.861749
GBP 0.861788
GEL 2.993284
GGP 0.861749
GHS 12.759924
GIP 0.861749
GMD 82.212457
GNF 9941.249043
GTQ 8.655346
GYD 237.369976
HKD 8.890871
HNL 30.356707
HRK 7.536148
HTG 148.278799
HUF 355.563292
IDR 20390.766972
ILS 3.374079
IMP 0.861749
INR 107.019152
IQD 1486.187734
IRR 1559243.917571
ISK 144.012695
JEP 0.861749
JMD 178.806493
JOD 0.803924
JPY 183.550352
KES 146.948813
KGS 99.164194
KHR 4568.6146
KMF 492.135677
KPW 1020.559304
KRW 1750.190057
KWD 0.351197
KYD 0.94542
KZT 549.838465
LAK 25213.873004
LBP 101596.829476
LKR 382.341118
LRD 206.472582
LSL 18.787581
LTL 3.348272
LVL 0.685917
LYD 7.28545
MAD 10.680393
MDL 20.137301
MGA 4836.591994
MKD 61.64877
MMK 2380.776672
MNT 4063.891816
MOP 9.161727
MRU 45.062596
MUR 54.645287
MVR 17.519607
MWK 1967.234048
MXN 20.004786
MYR 4.668829
MZN 72.470882
NAD 18.787581
NGN 1564.641505
NIO 41.745926
NOK 11.216854
NPR 171.258288
NZD 2.011646
OMR 0.436007
PAB 1.134504
PEN 3.882321
PGK 4.978624
PHP 69.42412
PKR 315.72835
PLN 4.287396
PYG 6932.415194
QAR 4.135351
RON 5.232175
RSD 117.384725
RUB 85.611258
RWF 1667.159361
SAR 4.259484
SBD 9.130547
SCR 15.940623
SDG 680.372671
SEK 11.070479
SGD 1.471646
SHP 0.846611
SLE 28.120022
SLL 23778.459723
SOS 648.345307
SRD 42.478358
STD 23470.565428
STN 24.498149
SVC 9.92725
SYP 125.338352
SZL 18.785167
THB 37.877702
TJS 10.488215
TMT 3.96884
TND 3.368546
TOP 2.73029
TRY 52.745603
TTD 7.705418
TWD 36.116109
TZS 2969.757262
UAH 51.013146
UGX 4197.682909
USD 1.133954
UYU 45.516562
UZS 13627.97055
VES 703.905542
VND 29845.678273
VUV 135.871245
WST 3.149871
XAF 655.901669
XAG 0.019811
XAU 0.000285
XCD 3.064569
XCG 2.0446
XDR 0.814184
XOF 655.907453
XPF 119.331742
YER 270.589849
ZAR 18.783807
ZMK 10206.954842
ZMW 20.477273
ZWL 365.132835
  • AEX

    2.2400

    1067.6

    +0.21%

  • BEL20

    62.3800

    5733.26

    +1.1%

  • PX1

    49.4700

    8434.96

    +0.59%

  • ISEQ

    110.0900

    14046.03

    +0.79%

  • OSEBX

    -8.0900

    1918.69

    -0.42%

  • PSI20

    118.6300

    9174.46

    +1.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    -0.4200

    4182.82

    -0.01%

COP28: les engagements annoncés à ce stade
COP28: les engagements annoncés à ce stade / Photo: KARIM SAHIB - AFP

COP28: les engagements annoncés à ce stade

La COP28 à Dubaï s’est ouverte le 30 novembre avec une décision historique sur les dommages climatiques, suivie par toute une série d’annonces financières ou énergétiques préparées depuis des mois par les Émirats arabes unis pour tenter de donner une impulsion positive aux négociations.

Taille du texte:

Toutefois, ces annonces sont pour beaucoup des engagements volontaires, certes vertueux mais non contraignants. Ils ne doivent pas, selon des observateurs, détourner l'attention des laborieuses et cruciales négociations pour obtenir une décision finale de la COP28 qui ait l'autorité d'un consensus entre près de 200 pays sous l'égide des Nations unies.

- Pertes et dommages –

Le premier jour des négociations a vu le lancement par la COP d'un fonds "pertes et dommages" destiné à aider les pays vulnérables à faire face aux conséquences de plus en plus coûteuses et dommageables des catastrophes climatiques.

Les premières promesses financières s'élevaient samedi à plus de 650 millions de dollars, selon un décompte du Natural Resources Defense Council.

Les Emirats arabes unis, l'Allemagne, l'Italie et la France ont chacun promis jusqu'à 100 millions de dollars ou d'euros.

Ces montants ne sont toutefois qu'une mise de départ pour tester les premiers pas du fonds avant un véritable tour de table. Ils sont largement inférieurs aux 100 milliards de dollars par an que certains pays en développement, historiquement les moins responsables du réchauffement, ont réclamé.

- Tripler le nucléaire d'ici 2050 -

Une vingtaine de pays dont les États-Unis, la France, le Japon et les Émirats arabes unis ont appelé samedi dans une déclaration commune à tripler les capacités de l'énergie nucléaire dans le monde d'ici 2050, par rapport à 2020. Chine et Russie n'ont pas signé.

Cet appel volontaire, non contraignant et parallèle aux négociations de la COP28, illustre le spectaculaire regain d'intérêt pour l'atome, source d'électricité quasiment sans carbone mais qui a souffert après l'accident de Fukushima en 2011.

- Tripler les énergies renouvelables d'ici 2030 –

Au moins 118 pays ont signé un appel à tripler la capacité des énergies renouvelables installées mondialement et à doubler le taux annuel d'amélioration de l'efficacité énergétique de 2% à 4% d'ici 2030. C'est bien plus de la moitié des 197 pays participant aux COP.

Mais les grands pays producteurs et consommateurs d'hydrocarbures n'ont pas signé, dont la Russie, l'Iran ou encore la Chine. Les Emirats arabes unis, hôtes de la COP28, ont rejoint l'appel.

- Charbon -

La France a lancé samedi avec les Etats-Unis et d'autres pays, dont le Vietnam et l'Indonésie, une initiative pour soutenir l'accélération de la sortie du charbon, qui génère encore le tiers de l'électricité mondiale.

Jugeant que la transition énergétique risque de menacer les emplois et la stabilité économique de nombreux pays émergents encore dépendants du charbon, notamment en Asie, les participants, dont le Canada, le Royaume-Uni, la Malaisie et le Sénégal ont appelé à "débloquer de nouvelles sources de financement public et privé".

Ils ont demandé à la Banque mondiale de faire baisser le coût des investissements dans les énergies propres dans les pays émergents.

Les Etats-Unis ont par ailleurs rejoint la Power Past Coal Alliance, s'engageant à fermer leurs centrales à charbon sans captage de CO2.

- Méthane -

Grand ignoré des accords sur le climat jusqu'à présent, le méthane est responsable de 30% du réchauffement historique. Dans l'énergie, la principale source est les fuites de gaz naturel dans les puits ou les gazoducs.

Les Etats-Unis ont annoncé que de nouveaux pays, dont le Turkménistan, le recordman du monde des fuites de méthane selon l'Agence internationale de l'énergie, ont rejoint une initiative appelée "Global Methane Pledge", qui dépasse désormais 150 pays. L'initiative vise à réduire de 30% les émissions de méthane d'ici 2030, comparé à 2020.

50 compagnies pétrolières ont séparément signé un engagement à réduire leurs émissions de méthane à "près de zéro" d'ici 2030, mais sans engagement pour la grande majorité de leur empreinte carbone, faisant dire aux experts et ONG qu'il s'agissait d'un engagement très faible.

- Santé -

Plus de 120 pays ont signé une déclaration pour "placer la santé au coeur de l'action climatique". Mais le texte ne fait aucune référence directe aux énergies fossiles, responsables de la pollution de l'air et du réchauffement.

- Agriculture -

L'agriculture et l'alimentation, à l'origine d'environ un tiers des gaz à effet de serre d'origine humaine, sont souvent les grands oubliés des COP et des plans climatiques des pays. Les ruminants et les rizières génèrent par exemple du méthane, très réchauffant.

Pour la première fois, plus de 130 pays ont accepté vendredi d'intégrer ces secteurs à leurs plans d'action. Mais la déclaration a été critiquée pour son manque d'objectifs concrets, et car elle ne signale aucun changement en faveur de régimes alimentaires plus durables, notamment sans viande.

-Fonds d'investissement pour le climat des Émirats arabes unis-

Les Émirats arabes unis ont annoncé vendredi qu'ils allaient investir 30 milliards de dollars dans un nouveau fonds pour le climat avec le secteur privé, en partenariat notamment avec le géant BlackRock. Le fonds, Alterra, se concentrerait sur des projets climatiques dans le monde en développement, espérant stimuler des investissements totalisant 250 milliards de dollars d'ici à 2030.

S.Saleem--DT