Dubai Telegraph - La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE

EUR -
AED 4.326998
AFN 75.393857
ALL 95.5279
AMD 434.702457
ANG 2.108524
AOA 1081.424837
ARS 1646.882189
AUD 1.625688
AWG 2.123385
AZN 2.007315
BAM 1.958422
BBD 2.372365
BDT 144.530626
BGN 1.965061
BHD 0.444591
BIF 3504.616123
BMD 1.178022
BND 1.4937
BOB 8.139898
BRL 5.789277
BSD 1.177872
BTN 111.230009
BWP 15.815175
BYN 3.328957
BYR 23089.235637
BZD 2.368961
CAD 1.611929
CDF 2727.12188
CHF 0.914805
CLF 0.026656
CLP 1049.09994
CNY 8.011435
CNH 8.006045
COP 4417.229942
CRC 541.476707
CUC 1.178022
CUP 31.217589
CVE 110.402975
CZK 24.303664
DJF 209.358573
DKK 7.472714
DOP 70.053793
DZD 155.802101
EGP 62.103687
ERN 17.670333
ETB 183.933564
FJD 2.572216
FKP 0.865636
GBP 0.864374
GEL 3.15756
GGP 0.865636
GHS 13.269767
GIP 0.865636
GMD 85.996041
GNF 10334.916001
GTQ 8.994042
GYD 246.469993
HKD 9.222129
HNL 31.315928
HRK 7.533499
HTG 154.22649
HUF 354.383295
IDR 20450.46585
ILS 3.417801
IMP 0.865636
INR 111.208774
IQD 1543.166109
IRR 1546625.381397
ISK 143.789847
JEP 0.865636
JMD 185.658574
JOD 0.835264
JPY 184.485395
KES 152.142024
KGS 102.983297
KHR 4726.32797
KMF 493.591725
KPW 1060.162209
KRW 1722.139364
KWD 0.362466
KYD 0.981714
KZT 544.390349
LAK 25833.587986
LBP 105047.746667
LKR 379.223933
LRD 216.159411
LSL 19.325575
LTL 3.478394
LVL 0.712574
LYD 7.448308
MAD 10.772663
MDL 20.14397
MGA 4920.148927
MKD 61.660503
MMK 2473.383461
MNT 4216.02678
MOP 9.498017
MRU 47.08404
MUR 55.155446
MVR 18.206379
MWK 2042.2343
MXN 20.257447
MYR 4.619071
MZN 75.280013
NAD 19.325575
NGN 1601.462759
NIO 43.344169
NOK 10.842499
NPR 177.984299
NZD 1.975367
OMR 0.452939
PAB 1.177977
PEN 4.07249
PGK 5.201501
PHP 71.273294
PKR 328.276462
PLN 4.233989
PYG 7194.991899
QAR 4.305381
RON 5.219078
RSD 117.387604
RUB 87.410372
RWF 1726.912122
SAR 4.455323
SBD 9.462179
SCR 16.493534
SDG 707.406677
SEK 10.861006
SGD 1.492205
SHP 0.879513
SLE 28.983666
SLL 24702.532559
SOS 673.201333
SRD 44.056898
STD 24382.681668
STN 24.530657
SVC 10.306881
SYP 130.223224
SZL 19.312858
THB 37.941785
TJS 10.990615
TMT 4.134858
TND 3.421581
TOP 2.836395
TRY 53.436978
TTD 7.982977
TWD 36.926878
TZS 3060.965929
UAH 51.739962
UGX 4413.515765
USD 1.178022
UYU 46.978711
UZS 14287.856164
VES 584.545302
VND 30991.408731
VUV 139.037421
WST 3.18548
XAF 656.836423
XAG 0.014592
XAU 0.000249
XCD 3.183664
XCG 2.122853
XDR 0.819328
XOF 656.777804
XPF 119.331742
YER 281.080331
ZAR 19.296287
ZMK 10603.617886
ZMW 22.427027
ZWL 379.322676
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE
La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE / Photo: BAY ISMOYO - AFP/Archives

La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE

"Contribuer à la crise climatique" ou faire "partie de la solution"? L'industrie du pétrole et du gaz doit prendre des "décisions difficiles maintenant" pour accélérer la transition énergétique, a exhorté jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Taille du texte:

Le secteur doit adopter les énergies propres et un plan de réduction de ses émissions opérationnelles, a souligné cette agence de l'OCDE basée à Paris.

Il s'agit de "choisir entre contribuer à une crise climatique qui s’aggrave ou faire partie de la solution en adoptant la voie de l'énergie propre", estime l'AIE dans un "rapport spécial" consacré au rôle du secteur pétrogazier dans la course à la neutralité carbone en 2050.

S'inscrivant "dans un contexte d'aggravation de la crise climatique, alimentée en grande partie par leurs produits de base", les experts de l'AIE exposent ce que ces entreprises devraient faire pour mettre leurs activités en cohérence avec l'objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement climatique à +1,5°C depuis l'ère pré-industrielle.

La marche est haute: en 2022, l'industrie pétrolière et gazière a investi environ 20 milliards de dollars dans les énergies propres, à peine 2,5% du total de ses dépenses d'investissement, indique l'AIE à une semaine de l'ouverture de la COP28 à Dubaï où s'annonce une bataille entre Etats sur l'avenir des énergies fossiles.

Or, pour respecter l'Accord de Paris, les producteurs devraient consacrer 50% de leurs dépenses d'investissements à des projets d'énergies propres d'ici à 2030, outre les sommes requises pour réduire leurs propres émissions issues de leurs opérations.

"L’industrie pétrolière et gazière est confrontée à un moment de vérité à la COP28 de Dubaï", a résumé solennellement Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE dans la présentation de ce rapport, appelant le secteur à "prendre des décisions difficiles maintenant".

- "Changement radical" -

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, une condition pour garder l'objectif de 1,5°C à portée de main, l'AIE estime que la consommation de pétrole et de gaz doit diminuer de plus de 75% à cet horizon, ce qui implique un essor considérable des énergies renouvelables.

Dans ce scenario, "la baisse de la demande est suffisamment forte pour qu'aucun nouveau projet pétrolier ou gazier conventionnel à long terme ne soit nécessaire", a répété l'AIE en reprenant un de ses recommandations de 2021 qui avait fait grand bruit.

De nouvelles fenêtres d'opportunités s'ouvrent donc pour le secteur mais cela suppose "un changement radical dans la manière" dont il "alloue ses ressources financières".

Ces sociétés ont certes doublé en 2022 leurs investissements dans les énergies propres, mais ceux-ci ne représentent que 1,2% du total des investissements mondiaux en faveur de la décarbonation. 60% reposent sur seulement quatre "majors" (Equinor, TotalEnergies, Shell, BP) qui ont consacré chacune environ "15-25%" de leurs investissements à la transition.

L'appel de l'AIE ne se limite d'ailleurs pas aux géants privés - les majors - qui pèsent moins de 13% de la production et des réserves mondiales de gaz et pétrole. Il vise également les compagnies nationales détenues en tout ou partie par des Etats.

La bataille climatique implique en outre selon Fatih Birol de se "défaire de l'illusion que des quantités invraisemblablement élevées de carbone capturé sont la solution", au moment où les critiques montent sur ces technologies promettant d'extraire le CO2 de l'atmosphère et de le stocker durablement.

Pour l'AIE, il faudrait surtout que les compagnies balayent devant leur porte pour être en mesure de réduire les émissions issues de leurs propres opérations de 60% d'ici à 2030.

"La stratégie de transition de chaque entreprise peut et doit inclure un plan de réduction des émissions provenant de ses propres activités", estime l'AIE. L'Agence insiste notamment sur les stratégies de réduction des émissions de méthane - la moitié des émissions opérationnelles du secteur-, qui pourraient être "poursuivies à faible coût".

Cet enjeu est loin d'être négligeable: la production, le transport et la transformation du pétrole et du gaz entraînent près de 15 % des émissions mondiales liées à l’énergie, le reste provenant de la combustion de ces énergies dans les voitures ou le chauffage.

A.Hussain--DT