Dubai Telegraph - A Nairobi, l'Afrique veut attirer des investissements contre le réchauffement climatique

EUR -
AED 4.331285
AFN 75.468553
ALL 95.455853
AMD 435.133136
ANG 2.110613
AOA 1082.496254
ARS 1649.279971
AUD 1.625795
AWG 2.125489
AZN 2.009303
BAM 1.960362
BBD 2.374715
BDT 144.673819
BGN 1.967008
BHD 0.445031
BIF 3508.088307
BMD 1.179189
BND 1.49518
BOB 8.147963
BRL 5.795828
BSD 1.179039
BTN 111.34021
BWP 15.830843
BYN 3.332255
BYR 23112.111202
BZD 2.371308
CAD 1.612011
CDF 2670.864298
CHF 0.915956
CLF 0.026704
CLP 1051.00014
CNY 8.019372
CNH 8.014083
COP 4422.526062
CRC 542.013173
CUC 1.179189
CUP 31.248518
CVE 110.903223
CZK 24.334582
DJF 209.565995
DKK 7.476537
DOP 69.985351
DZD 155.828741
EGP 62.195977
ERN 17.68784
ETB 185.491052
FJD 2.573586
FKP 0.866493
GBP 0.864889
GEL 3.154379
GGP 0.866493
GHS 13.313508
GIP 0.866493
GMD 86.674958
GNF 10353.282886
GTQ 9.002953
GYD 246.714182
HKD 9.235117
HNL 31.390478
HRK 7.538916
HTG 154.379289
HUF 353.981307
IDR 20491.303919
ILS 3.421187
IMP 0.866493
INR 111.36447
IQD 1544.738045
IRR 1546506.829043
ISK 143.873347
JEP 0.866493
JMD 185.842514
JOD 0.836092
JPY 184.734208
KES 152.328133
KGS 103.085327
KHR 4728.549695
KMF 492.90156
KPW 1061.212561
KRW 1723.880942
KWD 0.36279
KYD 0.982687
KZT 544.929701
LAK 25889.102525
LBP 105596.406437
LKR 379.599647
LRD 216.385693
LSL 19.344721
LTL 3.48184
LVL 0.71328
LYD 7.455688
MAD 10.783336
MDL 20.163928
MGA 4911.324039
MKD 61.694669
MMK 2475.833955
MNT 4220.203791
MOP 9.507427
MRU 47.130688
MUR 55.210091
MVR 18.224417
MWK 2044.257635
MXN 20.255648
MYR 4.623647
MZN 75.354597
NAD 19.344721
NGN 1603.190905
NIO 43.293982
NOK 10.858924
NPR 178.160636
NZD 1.976185
OMR 0.453919
PAB 1.179144
PEN 4.04993
PGK 5.129916
PHP 71.358689
PKR 328.581553
PLN 4.239717
PYG 7202.120307
QAR 4.29269
RON 5.21945
RSD 117.297547
RUB 87.543025
RWF 1722.206041
SAR 4.459737
SBD 9.456429
SCR 16.459646
SDG 708.107537
SEK 10.86706
SGD 1.494391
SHP 0.880384
SLE 29.067455
SLL 24727.006491
SOS 673.91103
SRD 44.100547
STD 24406.83871
STN 24.939855
SVC 10.317092
SYP 130.352242
SZL 19.303765
THB 37.993916
TJS 11.001504
TMT 4.127163
TND 3.379601
TOP 2.839205
TRY 53.475102
TTD 7.990886
TWD 36.927538
TZS 3063.998569
UAH 51.791223
UGX 4417.888438
USD 1.179189
UYU 47.025255
UZS 14309.46312
VES 588.693738
VND 31022.113342
VUV 139.175172
WST 3.188636
XAF 657.487181
XAG 0.014668
XAU 0.00025
XCD 3.186819
XCG 2.124956
XDR 0.82014
XOF 657.402298
XPF 119.331742
YER 281.384102
ZAR 19.315951
ZMK 10614.123377
ZMW 22.449247
ZWL 379.698489
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

A Nairobi, l'Afrique veut attirer des investissements contre le réchauffement climatique

A Nairobi, l'Afrique veut attirer des investissements contre le réchauffement climatique

L'Afrique a une "opportunité sans équivalent" de se développer en participant à la lutte contre le réchauffement climatique, mais elle a besoin d'investissements internationaux massifs, a affirmé lundi le président kényan William Ruto, en ouverture d'un sommet continental historique sur le climat.

Taille du texte:

Le premier Sommet africain sur le climat lance les quatre mois les plus chargés de l'année pour les négociations climatiques internationales, qui culmineront avec une bataille sur la fin des énergies fossiles à la COP28 à Dubaï de fin novembre à début décembre.

Pendant trois jours, dirigeants et responsables d'Afrique et d'ailleurs, dont le chef de l'ONU António Guterres, sont réunis dans la capitale kényane Nairobi afin de dégager une vision africaine commune sur le développement et le climat.

L'objectif est ambitieux pour un continent abritant 1,4 milliard d'habitants - parmi les plus vulnérables au changement climatique - dans 54 pays politiquement et économiquement divers.

"Le sujet majeur (...) est l'opportunité sans équivalent que l'action climatique représente pour l'Afrique", a déclaré William Ruto dans son discours inaugural: "Pendant très longtemps, nous n'avons fait que regarder cette question, il est temps de nous lancer".

"L'Afrique détient la clé pour accélérer la décarbonation de l'économie mondiale. Nous ne sommes pas seulement un continent riche en ressources, nous sommes une puissance au potentiel inexploité, désireuse de s'engager et d'être compétitive équitablement sur les marchés mondiaux", a-t-il estimé.

- "Moins de paroles" -

Des centaines de personnes se sont regroupées à proximité du lieu de la conférence - à laquelle 30.000 personnes sont accréditées, selon le gouvernement kényan - pour dénoncer son "agenda profondément corrompu" se concentrant sur les intérêts des pays riches.

"Nous exigeons la fin du capitalisme climatique", a déclaré Don Clive Ochieng. Certains manifestants brandissaient des pancartes réclamant "Moins de paroles, plus d'action climatique".

Bien que l'Afrique ne contribue qu'à 2% à 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle souffre de manière disproportionnée du changement climatique, accablée par des épisodes de sécheresse et d'inondations de plus en plus extrêmes, selon les chiffres de l'ONU.

Les pays africains sont paralysés par le fardeau croissant de leur dette et le manque de financements. Malgré son potentiel en ressources naturelles, seulement 3% des investissements énergétiques dans le monde sont réalisés sur le continent.

Selon M. Ruto, l'Afrique a le potentiel pour être entièrement auto-suffisante en énergie grâce aux ressources renouvelables. Mais si le continent abrite 60% des meilleurs potentiels mondiaux en énergie solaire, il a une capacité installée similaire à celle de la Belgique.

"Nous devons nous assurer que les financements climatiques soient plus disponibles, abordables et accessibles à tous les pays en développement, y compris ceux d'Afrique", ont déclaré lundi William Ruto, le président de la COP28, Sultan Al-Jaber, et le chef de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, dans un communiqué commun.

Les investissements internationaux doivent être "massivement accrus pour permettre de transformer les engagements en actes à travers le continent", ont-ils déclaré.

À l’échelle mondiale, les pays riches n’ont pas encore tenu leur engagement de fournir, d'ici 2020, 100 milliards de dollars par an en financement climatique aux pays les plus pauvres.

- "Potentiel unique" -

Un succès à Nairobi donnerait un élan à plusieurs réunions internationales clés avant la COP28, en premier lieu en septembre le sommet du G20 en Inde et l'Assemblée générale des Nations unies, puis en octobre la réunion annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Marrakech.

Pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle prévu par l'accord de Paris, l'investissement doit atteindre 2.000 milliards de dollars par an dans ces pays en l'espace d'une décennie, a calculé le FMI.

Un projet de déclaration finale consulté par l'AFP, mais encore en négociation, souligne le "potentiel unique de l'Afrique pour être une partie essentielle de la solution".

Le document cite le vaste potentiel de la région en énergies renouvelables, sa main-d'œuvre jeune et ses atouts naturels, notamment 40% des réserves mondiales de cobalt, de manganèse et de platine, essentiels pour les batteries et les piles à hydrogène.

Mais les défis sont écrasants pour un continent où quelque 500 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité.

F.Damodaran--DT