Dubai Telegraph - La France a échappé au pire malgré une production électrique au plus bas depuis 30 ans

EUR -
AED 4.244615
AFN 76.271918
ALL 93.366197
AMD 423.127183
AOA 1059.724062
ARS 1729.175777
AUD 1.636562
AWG 2.083045
AZN 1.957641
BAM 1.957599
BBD 2.326338
BDT 142.971375
BHD 0.43579
BIF 3458.258419
BMD 1.155642
BND 1.481061
BOB 14.027586
BRL 5.93827
BSD 1.155061
BTN 109.807426
BWP 15.663325
BYN 3.416139
BYR 22650.58146
BZD 2.322984
CAD 1.618806
CDF 2612.906548
CHF 0.932447
CLF 0.026736
CLP 1055.7021
CNY 7.800486
CNH 7.79785
COP 3677.241005
CRC 523.781299
CUC 1.155642
CUP 30.624511
CVE 110.59024
CZK 24.186025
DJF 205.38031
DKK 7.475767
DOP 67.315816
DZD 153.48698
EGP 57.552815
ERN 17.334629
ETB 186.42297
FJD 2.553387
FKP 0.8589
GBP 0.857966
GEL 3.016319
GGP 0.8589
GHS 13.549949
GIP 0.8589
GMD 84.931373
GNF 10149.421488
GTQ 8.810096
GYD 241.612608
HKD 9.064618
HNL 30.958447
HRK 7.535247
HTG 151.01877
HUF 361.674896
IDR 20654.036712
ILS 3.47126
IMP 0.8589
INR 109.880802
IQD 1513.090368
IRR 1588776.499747
ISK 141.785837
JEP 0.8589
JMD 183.548662
JOD 0.819314
JPY 182.194461
KES 149.505174
KGS 101.061253
KHR 4681.281342
KMF 494.614915
KRW 1642.617952
KWD 0.357348
KYD 0.96258
KZT 542.015709
LAK 26109.426943
LBP 103430.10369
LKR 387.596159
LRD 208.480669
LSL 18.948812
LTL 3.412309
LVL 0.699036
LYD 7.351755
MAD 10.765192
MDL 20.068354
MGA 4916.411299
MKD 61.586591
MMK 2426.04177
MNT 4158.228086
MOP 9.331434
MRU 46.31656
MUR 54.303823
MVR 17.866105
MWK 2002.762338
MXN 19.920816
MYR 4.731317
MZN 73.845071
NAD 18.948812
NGN 1573.810703
NIO 42.509061
NOK 10.997146
NPR 175.693203
NZD 1.961696
OMR 0.444347
PAB 1.155036
PEN 3.909993
PGK 5.178759
PHP 70.091418
PKR 320.721208
PLN 4.300372
PYG 6888.329638
QAR 4.22278
RON 5.246149
RSD 117.338123
RUB 93.584616
RWF 1696.751792
SAR 4.33658
SBD 9.327822
SCR 15.500574
SDG 693.961358
SEK 10.955543
SGD 1.480296
SLE 27.6199
SOS 660.109426
SRD 43.530693
STD 23919.45433
STN 24.522534
SVC 10.106287
SZL 18.93348
THB 38.24539
TJS 10.660665
TMT 4.056303
TND 3.389114
TRY 54.972156
TTD 7.8352
TWD 37.31753
TZS 3062.448769
UAH 51.687796
UGX 4307.958553
USD 1.155642
UYU 46.442676
UZS 13730.616967
VES 871.59813
VND 30336.755811
VUV 138.173179
WST 3.162706
XAF 656.557465
XAG 0.018588
XAU 0.000272
XCD 3.12318
XCG 2.081622
XDR 0.817563
XOF 655.82124
XPF 119.331742
YER 275.44734
ZAR 18.845636
ZMK 10402.165875
ZMW 22.048783
ZWL 372.116224
  • AEX

    -1.1100

    1111.34

    -0.1%

  • BEL20

    69.0500

    5775.95

    +1.21%

  • PX1

    2.6000

    8669.3

    +0.03%

  • ISEQ

    216.6500

    14016.28

    +1.57%

  • OSEBX

    -5.6500

    2013.36

    -0.28%

  • PSI20

    7.3400

    9176.1

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    7.3200

    4311.78

    +0.17%

La France a échappé au pire malgré une production électrique au plus bas depuis 30 ans
La France a échappé au pire malgré une production électrique au plus bas depuis 30 ans / Photo: Damien MEYER - AFP/Archives

La France a échappé au pire malgré une production électrique au plus bas depuis 30 ans

Jamais la France n'avait produit aussi peu d'électricité depuis 1992, mais le pays s'est montré "résilient": le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE a tiré jeudi le bilan d'une année de tous les records, marquée par une production nucléaire et hydraulique historiquement faibles.

Taille du texte:

En pleine crise gazière mondiale, alimentée par des craintes de rupture d'approvisionnement depuis la guerre en Ukraine et la fermeture des gazoducs russes, la France a dû également affronter en parallèle une crise électrique inédite en 2022.

La production totale d'électricité s'est en effet effondrée à "son plus bas niveau depuis 1992", quand la France comptait neuf millions d'habitants de moins qu'aujourd'hui. Par rapport à 2021, cette production totale a reculé de 15%, principalement "en raison de la faible production nucléaire et hydraulique", a indiqué RTE dans un communiqué.

Seulement 62,7% de l'électricité était d'origine nucléaire l'an dernier dans le pays, contre 69% en 2021 et plus de 70% auparavant en France.

L'exploitant EDF a en effet cumulé les ennuis entre la découverte de corrosion sur des tuyauteries cruciales pour la sûreté des centrales nucléaires et les retards pris dans les maintenances à cause du Covid. Résultat: en 2022, la disponibilité moyenne du parc de 56 réacteurs est tombée à 54% (contre 73% sur la période 2015-2019), menaçant le pays de coupures électriques en plein hiver.

Jamais aussi peu de térawattheures d'origine nucléaire n'avaient été produits depuis 1988, avant la fin de la construction du parc nucléaire, soit une production de 279 TWh en 2022, bien loin de ses 430 TWh en 2005.

Or la France n'a pas pu non plus compter sur l'électricité des barrages, mis à mal par une météo exceptionnellement chaude et sèche. Encore un record battu: la production a atteint son "plus bas niveau" depuis la sécheresse de 1976, une baisse de 20% par rapport à la moyenne 2014-2019.

- Importatrice nette d'électricité -

Malgré cette crise sans précédent depuis le choc pétrolier des années 70, "la France a montré sa résilience et sa sécurité d'approvisionnement a été garantie", a déclaré lors d'une conférence de presse Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE.

La France, comme ses voisins européens, a eu de la chance avec un automne et début d'hiver doux qui ont retardé l'allumage des radiateurs. En outre, "la mobilisation" volontaire des particuliers et entreprises, appelés depuis octobre à la sobriété par le gouvernement, "a joué un rôle important", même si certaines industries énergivores ont aussi levé le pied sous l'effet de la flambée des prix de l'électricité, corrélés à ceux du gaz.

Le pays a donc évité le scénario noir de coupures en fin d'année, grâce aussi aux importations d'électricité et à la remontée du parc nucléaire à l'automne.

Par rapport aux valeurs moyennes historiques (2014-2019), la consommation en 2022 a reculé de 4,2% à 459,3 TWh, et même de 9% au dernier trimestre.

Comme la production a baissé plus que la consommation, la France a dû compenser en faisant tourner ses centrales à gaz et en important l'électricité de ses voisins, sans pouvoir autant exporter qu'auparavant.

Conséquence: la France est devenue importatrice nette d'électricité en 2022, du jamais vu depuis 1980 selon RTE.

Mais contrairement à d'autres, le pays n'a pas signé le grand retour du charbon qui n'a pesé qu'à hauteur de 0,6% dans le "mix" de production. "On peut affirmer que la sortie du charbon est quasiment effective en France", a résumé Maïté Jaureguy-Naudin, directrice statistiques et valorisation des données.

Il en est autrement pour la production électrique à partir de gaz, qui est allée jusqu'à prendre la place de l'éolien derrière le nucléaire et l'hydraulique en 2022.

Cette sollicitation du gaz, surtout fossile en France, explique "le coût environnemental de la crise énergétique". La production électrique est responsable de 25 millions de tonnes de CO2, contre 21,5 en 2021, selon RTE.

L'année restera celle aussi d'une progression dans la transition énergétique avec la mise en service de 5 gigawatts d’installations renouvelables, encore un record battu selon RTE.

L’électricité produite en France en 2022 est restée à 87% d'origine décarbonée, contre environ 91% sur la période 2014-2021. Mais RTE prévient: "une accélération demeure toujours indispensable".

A.Murugan--DT