Dubai Telegraph - Profession audio-naturaliste: Marc Namblard, l'oreille de la forêt

EUR -
AED 4.250593
AFN 72.324867
ALL 95.930454
AMD 436.637368
ANG 2.071496
AOA 1061.158156
ARS 1617.145032
AUD 1.665045
AWG 2.085575
AZN 1.971949
BAM 1.953338
BBD 2.331262
BDT 142.030979
BGN 1.978023
BHD 0.436948
BIF 3434.010038
BMD 1.157206
BND 1.481046
BOB 8.015931
BRL 6.108085
BSD 1.157441
BTN 108.457108
BWP 15.860489
BYN 3.42671
BYR 22681.245746
BZD 2.327966
CAD 1.594856
CDF 2635.536793
CHF 0.916224
CLF 0.026909
CLP 1062.52355
CNY 7.976273
CNH 7.986744
COP 4289.833615
CRC 539.324876
CUC 1.157206
CUP 30.66597
CVE 110.368555
CZK 24.458023
DJF 205.658378
DKK 7.472359
DOP 69.287759
DZD 153.613393
EGP 60.854389
ERN 17.358096
ETB 182.115406
FJD 2.576756
FKP 0.864491
GBP 0.865538
GEL 3.141849
GGP 0.864491
GHS 12.61934
GIP 0.864491
GMD 84.47616
GNF 10160.272133
GTQ 8.863828
GYD 242.250938
HKD 9.056587
HNL 30.689286
HRK 7.538506
HTG 151.770015
HUF 391.574297
IDR 19578.775346
ILS 3.616675
IMP 0.864491
INR 108.945427
IQD 1515.940404
IRR 1521784.29691
ISK 143.783137
JEP 0.864491
JMD 182.659769
JOD 0.820422
JPY 184.13698
KES 149.857154
KGS 101.195963
KHR 4646.183459
KMF 491.81255
KPW 1041.452386
KRW 1737.904695
KWD 0.354834
KYD 0.964613
KZT 558.775699
LAK 24937.798398
LBP 103627.834229
LKR 363.834554
LRD 212.461728
LSL 19.499067
LTL 3.41693
LVL 0.699982
LYD 7.400305
MAD 10.833822
MDL 20.245095
MGA 4819.76486
MKD 61.649193
MMK 2429.704088
MNT 4130.036574
MOP 9.328386
MRU 46.41584
MUR 56.923438
MVR 17.878826
MWK 2010.068175
MXN 20.624886
MYR 4.578484
MZN 73.94226
NAD 19.464141
NGN 1596.824364
NIO 42.492237
NOK 11.24966
NPR 173.52728
NZD 1.994342
OMR 0.444953
PAB 1.157441
PEN 4.018968
PGK 4.982357
PHP 69.517947
PKR 323.150002
PLN 4.277843
PYG 7552.480583
QAR 4.216841
RON 5.09437
RSD 117.422922
RUB 93.154734
RWF 1689.521367
SAR 4.343819
SBD 9.317499
SCR 16.673401
SDG 695.480938
SEK 10.833142
SGD 1.482144
SHP 0.868205
SLE 28.409612
SLL 24266.052459
SOS 661.347025
SRD 43.210374
STD 23951.836413
STN 25.030375
SVC 10.128234
SYP 128.423928
SZL 19.499125
THB 37.8852
TJS 11.106389
TMT 4.050222
TND 3.361709
TOP 2.786275
TRY 51.314926
TTD 7.864156
TWD 36.992649
TZS 2974.020449
UAH 50.834846
UGX 4334.536595
USD 1.157206
UYU 47.170545
UZS 14123.703968
VES 528.269768
VND 30500.489496
VUV 138.237827
WST 3.181015
XAF 655.134076
XAG 0.016648
XAU 0.000264
XCD 3.127408
XCG 2.086089
XDR 0.814857
XOF 657.873131
XPF 119.331742
YER 276.167476
ZAR 19.76026
ZMK 10416.242604
ZMW 21.90539
ZWL 372.619994
  • AEX

    7.5400

    974.22

    +0.78%

  • BEL20

    4.9400

    4944.99

    +0.1%

  • PX1

    17.7700

    7743.92

    +0.23%

  • ISEQ

    7.2500

    12096.67

    +0.06%

  • OSEBX

    7.4100

    1956.18

    +0.38%

  • PSI20

    103.5900

    8881.98

    +1.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    22.5600

    3782.5

    +0.6%

Profession audio-naturaliste: Marc Namblard, l'oreille de la forêt
Profession audio-naturaliste: Marc Namblard, l'oreille de la forêt / Photo: FRANCK FIFE - AFP/Archives

Profession audio-naturaliste: Marc Namblard, l'oreille de la forêt

La nature ne "s'observe pas qu'avec les yeux": au coeur des forêts, l'audio-naturaliste Marc Namblard capture les bruits de la faune sauvage pour révéler un paysage sonore d'une diversité insoupçonnée, et fragilisée.

Taille du texte:

Vocalises de loups gris, chants de grives solitaires, percussions de pics épeiches, cymbalisation de cigales, grignotements de coléoptères.... Dans "A l'écoute du vivant", paru aux éditions Bayard, cet amoureux de la campagne partage, en texte et en audio, ses moments d'intimité vécus avec les animaux.

A 49 ans, Marc Namblard, appartient à la poignée d'audio-naturalistes professionnels en France. "Je préfère parler d'activité plutôt que de métier parce que c'est vraiment quelque chose qui se pratique", dit-il dans un entretien à l'AFP. "Beaucoup le font en amateur, c'est d'ailleurs comme ça que j'ai commencé".

Installé dans les Vosges, il travaille aujourd'hui pour des films documentaires comme "La panthère des neiges" avec Sylvain Tesson (2021), des artistes, des musées, parfois des scientifiques.

Sa passion pour écouter le monde remonte à l'enfance, avec un père qui enregistrait les voix de ses enfants. Elle a pris une coloration naturaliste pendant ses ballades en forêt d'Orléans, où il a grandi, et ses vacances dans les Cévennes. "Je me revois captant, sur mon magnétophone à cassettes, les insectes sur le bord du chemin, les troupeaux, les orages".

Durant ses études aux Beaux-Arts, il découvre des "pièces sonores" d'un professeur de vidéo. Puis fait la rencontre, déterminante, avec l'audio-naturaliste Fernand Deroussen --"celui qui a inventé le terme".

Un terme "sans véritable définition", à cheval entre art et sciences. "Je ne suis pas un chercheur", précise Marc Namblard, contrairement aux bio-acousticiens, qui enregistrent aussi la nature mais "selon des protocoles stricts, et centrés sur une seule espèce". Ce "rêveur" revendiqué enregistre, lui, au gré de ses envies, les oreilles à l'affut.

- "Grand orchestre" -

"Ecouter, c'est appréhender l'espace de manière complète. Cela apporte des informations qu'on ne peut pas recueillir autrement, qui donnent des clés de compréhension du vivant". "A certains moments, je me retrouve complètement dilué dans l'espace qui m'entoure", s'enthousiasme Marc Namblard.

Ce qui le frappe le plus ? La diversité. "Dans un premier temps, nous avons l'impression d'entendre un brouhaha de sons plutôt identiques", écrit-il dans son livre. Mais en prenant le temps, tous se révèlent différents: plus ou moins graves, aigus, intenses, purs, timbrés... à l'instar d'un "grand orchestre".

Pour sa récolte, il s'équipe de micros dernier cri. Certains sont associés à des réflecteurs, sortes de "gros saladiers" qui amplifient le son. Adaptée aux fréquences aigües, la technique "donne l'impression que l'oiseau perché haut dans la canopée se trouve seulement à quelques mètres".

Il a même des hydrophones, placés au bout d'une canne à pêche pour recueillir des sons dans l'eau. Comme ce lac gelé des Vosges, dont les craquements rappellent une bataille de sabres laser dans "Star Wars". Des bruits qui se raréfient sous nos latitudes, réchauffement climatique oblige, regrette-t-il.

Parmi ses moments "magiques", il cite les "affûts": "avant que les animaux arrivent, on branche un piège à son qui se déclenche à distance, puis on se cache".

Démarrent des heures d'attente, avec leur lot de surprises: un jour, alors qu'il patientait immobile sur un arbre, une belette s'est posée sur ses pieds. Le mammifère, un animal difficile à observer, "ne semblait pas avoir perçu ma présence".

Mais le plus difficile n'est pas tant la technique que de trouver "les bonnes conditions" de travail en forêt, sans pollution sonore: le trafic aérien --le plus "épouvantable"-- et les bruits mécaniques --tronçonneuses, quads etc.--

Pendant le confinement du printemps 2020, beaucoup se sont tus. "La nature a occupé l'espace sonore, surtout en ville.

Dans les Vosges, le plus spectaculaire fut la disparition des avions dans le ciel. J'ai enfin pu travailler sur certaines espèces diurnes --alors qu'on a souvent tendance à enregistrer la nuit", au calme.

G.Koya--DT