Dubai Telegraph - Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés

EUR -
AED 4.353382
AFN 77.05154
ALL 96.6659
AMD 452.980789
ANG 2.12196
AOA 1087.011649
ARS 1715.27374
AUD 1.700138
AWG 2.136683
AZN 2.016962
BAM 1.955717
BBD 2.406598
BDT 146.013807
BGN 1.990725
BHD 0.449081
BIF 3539.949869
BMD 1.1854
BND 1.513236
BOB 8.25665
BRL 6.231058
BSD 1.194849
BTN 109.725346
BWP 15.634337
BYN 3.403256
BYR 23233.834642
BZD 2.403098
CAD 1.611918
CDF 2684.930667
CHF 0.911329
CLF 0.026011
CLP 1027.065402
CNY 8.240602
CNH 8.248669
COP 4350.11551
CRC 591.674907
CUC 1.1854
CUP 31.413093
CVE 110.260324
CZK 24.336607
DJF 212.770976
DKK 7.470147
DOP 75.22681
DZD 154.464449
EGP 55.903629
ERN 17.780996
ETB 185.616528
FJD 2.613392
FKP 0.865856
GBP 0.861451
GEL 3.194656
GGP 0.865856
GHS 13.089445
GIP 0.865856
GMD 86.534664
GNF 10484.555345
GTQ 9.164611
GYD 249.979398
HKD 9.259098
HNL 31.537662
HRK 7.536653
HTG 156.373368
HUF 380.868342
IDR 19883.302315
ILS 3.66336
IMP 0.865856
INR 108.694634
IQD 1565.333613
IRR 49934.963672
ISK 144.986215
JEP 0.865856
JMD 187.242059
JOD 0.840447
JPY 183.458423
KES 154.263458
KGS 103.663312
KHR 4804.796226
KMF 491.940791
KPW 1066.859756
KRW 1719.772596
KWD 0.363823
KYD 0.995758
KZT 600.944514
LAK 25713.909461
LBP 106999.862086
LKR 369.514329
LRD 215.370866
LSL 18.971995
LTL 3.500177
LVL 0.717036
LYD 7.497682
MAD 10.83854
MDL 20.097148
MGA 5339.773538
MKD 61.637386
MMK 2489.728817
MNT 4227.587506
MOP 9.608592
MRU 47.674978
MUR 53.852825
MVR 18.326127
MWK 2071.912129
MXN 20.704153
MYR 4.672852
MZN 75.580739
NAD 18.971995
NGN 1643.533583
NIO 43.968135
NOK 11.414558
NPR 175.560554
NZD 1.959292
OMR 0.458021
PAB 1.194849
PEN 3.994931
PGK 5.114783
PHP 69.837845
PKR 334.292423
PLN 4.212869
PYG 8003.660561
QAR 4.356415
RON 5.097103
RSD 117.395021
RUB 90.53616
RWF 1743.326065
SAR 4.447253
SBD 9.54438
SCR 17.20327
SDG 713.019239
SEK 10.549127
SGD 1.506168
SHP 0.889357
SLE 28.834855
SLL 24857.238699
SOS 682.871039
SRD 45.10505
STD 24535.381029
STN 24.498961
SVC 10.454557
SYP 13110.017057
SZL 18.966196
THB 37.222281
TJS 11.154027
TMT 4.148899
TND 3.433054
TOP 2.854158
TRY 51.401896
TTD 8.112656
TWD 37.456216
TZS 3076.769513
UAH 51.211828
UGX 4271.81883
USD 1.1854
UYU 46.368034
UZS 14607.380494
VES 410.078852
VND 30749.268909
VUV 140.815358
WST 3.213359
XAF 655.929182
XAG 0.014004
XAU 0.000244
XCD 3.203602
XCG 2.153409
XDR 0.815765
XOF 655.929182
XPF 119.331742
YER 282.51038
ZAR 19.104199
ZMK 10670.019447
ZMW 23.449006
ZWL 381.698228
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés
Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés / Photo: Abdul MAJEED - AFP/Archives

Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés

Des camps de fortune sont apparus spontanément au Pakistan, dans des écoles, le long d'autoroutes, sur des bases militaires, pour venir en aide aux millions de personnes déplacées par les inondations déclenchées par les pluies de mousson.

Taille du texte:

Mais pour les victimes, le soulagement d'être hors de danger tourne le plus souvent rapidement au désespoir, quand elles prennent conscience d'avoir tout perdu.

A Nowshera, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest), un collège technique a été transformé en abri pour quelque 2.500 personnes.

Accablées par la chaleur de l'été, elles n'ont qu'un accès limité à l'aide alimentaire et à de l'eau pour pouvoir se laver.

"Nous n'avons mangé que du riz ces trois derniers jours", raconte à l'AFP Malang Jan, 60 ans.

"Je n'ai jamais pensé que j'aurais un jour à vivre ainsi. Nous avons perdu notre paradis et maintenant nous sommes forcés à vivre une vie de misère", ajoute-t-il.

Sa famille a été secourue par bateau quand sa maison a été emportée par les inondations, qui ont submergé un tiers du pays, faisant plus de 1.100 morts et affectant plus de 33 millions de personnes.

Des tentes ont été installées dans le jardin du collège. Les classes, elles, abritent les familles arrivées en premier et qui ont saisi leur chance de trouver là un peu d'intimité.

D'autres cohabitent épaule contre épaule dans les couloirs, où s'entassent les quelques biens qu'ils ont réussi à préserver du désastre.

- Une situation de panique -

Des chèvres et poules qui ont pu être sauvées des eaux traînent dans la cour de l'école.

Le camp est géré par différentes organisations humanitaires locales, partis politiques ainsi que des responsables administratifs débordés par l'ampleur du désastre.

Des volontaires distribuent des tentes, des matelas, de l'eau, du daal (lentilles) ou du naan (pain).

"C'est une situation de panique", admet Mushfiq ur Rehman, un responsable judiciaire du district venu aider l'administration locale à superviser la distribution de nourriture.

"Il y a suffisamment de nourriture, mais les gens s'affolent parce qu'ils ne sont pas sûrs qu'ils recevront un autre repas", explique-t-il.

La situation est particulièrement problématique pour les femmes dans cette région profondément conservatrice, où beaucoup portent la burqa, le voile intégral grillagé au niveaux des yeux, et veillent à ne pas se mélanger aux hommes qui ne sont pas de leur famille.

"Nous sommes des Pachtounes: nous ne sortons pas souvent de nos maisons, mais là nous sommes contraintes à sortir", constate Yasmin Shah, 56 ans, qui s'est réfugiée avec sa famille dans une des classes.

De jeunes femmes avec leur burqa relevée sur leur tête regardent depuis les étages supérieurs.

"Je ne peux pas sortir de cette classe à moins que j'y sois obligée", explique une autre, qui veille sur un oncle aveugle et demande à ne pas être identifiée.

- "Humiliés" -

Des femmes plus âgées prennent place dans les queues de distribution d'aide pour s'assurer d'obtenir leur part de nourriture.

La chaleur devient difficilement supportable quand les quelques ventilateurs en état de marche s'arrêtent de fonctionner en raison d'une coupure d'électricité. Il n'y a pas de douche et très peu de toilettes sont disponibles.

"Notre amour propre est en jeu (...) Je pue, mais il n'y a pas d'endroit pour prendre une douche", s'indigne Fazal e Malik, qui partage une tente avec sept membres de sa famille.

"Nos femmes aussi font face à des problèmes et se sentent humiliées", dit-il.

Quand de l'aide alimentaire arrive au collège, les familles désespérées prennent d'assaut les camions et sont parfois repoussées à coups de bâton par la police.

"Les gens envoient de l'aide humanitaire, mais la distribution n'est pas bien organisée du tout", déplore Yasmin.

"Il y a régulièrement des échauffourées et les gens doivent se battre pour obtenir de la nourriture. Au final, certains en obtiennent plus que leur part et d'autres n'ont rien", souligne-t-elle.

Le plus grand camp de Nowshera a été établi dans un centre académique de l'armée de l'air. Il accueille environ 3.000 personnes, logées dans les locaux habituellement réservés au personnel chargé de la formation.

Tout près de là, des membres armés d'un parti politique local se chargent de protéger les maisons abandonnées. A bord de barques, ils patrouillent les rues pour dissuader les éventuels pilleurs.

Y.Chaudhry--DT