Dubai Telegraph - COP30: présence en force des partisans du captage de CO2

EUR -
AED 4.202809
AFN 72.097162
ALL 95.786655
AMD 431.439057
ANG 2.048573
AOA 1049.415759
ARS 1600.159384
AUD 1.631526
AWG 2.059922
AZN 1.946316
BAM 1.951454
BBD 2.304767
BDT 140.417249
BGN 1.956135
BHD 0.434931
BIF 3397.133571
BMD 1.144401
BND 1.464338
BOB 7.907388
BRL 6.100344
BSD 1.144351
BTN 105.626738
BWP 15.593269
BYN 3.385958
BYR 22430.261126
BZD 2.301374
CAD 1.568877
CDF 2582.913266
CHF 0.903665
CLF 0.026583
CLP 1049.655944
CNY 7.892473
CNH 7.896257
COP 4213.914357
CRC 538.400821
CUC 1.144401
CUP 30.326629
CVE 110.019953
CZK 24.464976
DJF 203.77613
DKK 7.471852
DOP 70.303413
DZD 152.804659
EGP 59.88872
ERN 17.166016
ETB 178.620459
FJD 2.550527
FKP 0.860334
GBP 0.863347
GEL 3.124469
GGP 0.860334
GHS 12.427321
GIP 0.860334
GMD 84.117996
GNF 10031.656512
GTQ 8.775454
GYD 239.40677
HKD 8.958085
HNL 30.290534
HRK 7.538742
HTG 150.045803
HUF 393.085178
IDR 19409.0995
ILS 3.598386
IMP 0.860334
INR 105.954202
IQD 1499.061144
IRR 1512583.514184
ISK 144.53934
JEP 0.860334
JMD 179.550088
JOD 0.811364
JPY 182.495918
KES 148.010337
KGS 100.077533
KHR 4588.779421
KMF 493.237021
KPW 1029.960907
KRW 1719.748978
KWD 0.351823
KYD 0.953576
KZT 560.21224
LAK 24520.385795
LBP 102472.163961
LKR 356.136777
LRD 209.403596
LSL 19.219393
LTL 3.379118
LVL 0.692237
LYD 7.301737
MAD 10.777695
MDL 19.962537
MGA 4751.417178
MKD 61.503014
MMK 2402.567533
MNT 4084.341362
MOP 9.224754
MRU 45.784025
MUR 53.226009
MVR 17.680917
MWK 1984.180639
MXN 20.448216
MYR 4.507221
MZN 73.138831
NAD 19.219393
NGN 1585.566919
NIO 42.106217
NOK 11.172719
NPR 169.002581
NZD 1.97261
OMR 0.440025
PAB 1.144251
PEN 3.946211
PGK 5.003855
PHP 68.194646
PKR 319.517539
PLN 4.27653
PYG 7382.556846
QAR 4.159735
RON 5.107007
RSD 117.109163
RUB 91.651288
RWF 1669.880678
SAR 4.294863
SBD 9.214394
SCR 17.472084
SDG 687.784516
SEK 10.806413
SGD 1.466619
SHP 0.858597
SLE 28.094957
SLL 23997.530791
SOS 652.845918
SRD 42.969965
STD 23686.791775
STN 24.445552
SVC 10.012699
SYP 126.484907
SZL 19.213206
THB 36.996194
TJS 10.968171
TMT 4.005404
TND 3.384162
TOP 2.755443
TRY 50.576857
TTD 7.760715
TWD 36.843533
TZS 2980.860735
UAH 50.462505
UGX 4302.417235
USD 1.144401
UYU 45.967616
UZS 13817.224924
VES 506.63165
VND 30090.881941
VUV 135.32917
WST 3.130183
XAF 654.499235
XAG 0.014083
XAU 0.000228
XCD 3.092801
XCG 2.062307
XDR 0.813987
XOF 654.499235
XPF 119.331742
YER 272.99679
ZAR 19.305382
ZMK 10300.948139
ZMW 22.273391
ZWL 368.49668
  • AEX

    1.0000

    1001.66

    +0.1%

  • BEL20

    -39.6500

    5109.48

    -0.77%

  • PX1

    -72.6600

    7911.53

    -0.91%

  • ISEQ

    -73.5600

    12393.71

    -0.59%

  • OSEBX

    8.3300

    1945.95

    +0.43%

  • PSI20

    -8.2400

    9143.72

    -0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    -19.3400

    3848.26

    -0.5%

COP30: présence en force des partisans du captage de CO2
COP30: présence en force des partisans du captage de CO2 / Photo: Jonathan KLEIN - AFP

COP30: présence en force des partisans du captage de CO2

Une ONG a dénombré plus de 500 participants de la COP30 liés, de près ou de loin, à des entreprises ou institutions promouvant les technologies de captage de CO2, accusées de retarder l'abandon du pétrole et du gaz, selon la liste fournie en exclusivité à l'AFP.

Taille du texte:

Le Centre pour le droit environnemental international (Ciel), basé à Washington et à Genève, a analysé la liste des quelque 42.000 participants accrédités à la conférence climatique de Belem publiée par les Nations unies.

Il en conclut que 531 d'entre eux peuvent être qualifiés de "lobbyistes du captage et du stockage du carbone" (CCS, en anglais), nom donné à ces techniques visant à capter le CO2 dans l'air ou immédiatement dans les cheminées industrielles, et de le stocker de façon permanente dans le sol.

Ce chiffre dépasse leur décompte de la COP28 de Dubaï et de la COP29 de Bakou (475 et 480 personnes) alors que l'affluence y était plus grande.

Ces technologies sont jugées nécessaires, dans une petite proportion, par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), notamment pour décarboner l'industrie du ciment ou de l'acier.

"Le CCS a un historique de plusieurs décennies de promesses excessives et non-tenues", dénonce le Ciel, citant entre autres une étude de 2024 dans la revue Nature selon laquelle près de neuf projets sur dix ne tiennent pas leurs objectifs de captage.

La crainte est que des entreprises continuent à rejeter autant de gaz à effet de serre qu'aujourd'hui en se reposant sur d'hypothétiques captages futurs pour compenser ces émissions, sans garantie que ces technologies deviennent disponibles et efficaces à l'échelle requise.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les technologies d'émissions négatives, par captage du CO2 dans l'atmosphère, devraient être multipliées par 100.000 d'ici 2050 pour atteindre l'objectif d'un monde neutre en carbone, un défi colossal.

"Nous avons besoin de captage de carbone, car nous allons dépasser la limite de réchauffement", dit à l'AFP le sénateur américain démocrate Sheldon Whitehouse, figure du combat climatique au Congrès, présent à Belem samedi et partisan du CCS. "Mais cela ne peut pas être une excuse pour polluer davantage", avertit-il.

- Délégations officielles -

Le Ciel qualifie de lobbyistes du CCS tous les participants de la COP30 promouvant ouvertement ces technologies, comme les membres de la Taiwan Carbon Capture Storage and Utilization Association ou de l'institut australien Global CCS.

Le comptage comprend aussi les personnes dont l'organisation a participé ou soutenu des projets de captage du carbone, tels que recensés par l'Agence internationale de l'énergie.

C'est ainsi qu'Amazon, un des leaders mondiaux des centres de données, le géant français des matériaux Saint-Gobain ou le champion danois des renouvelables Orsted, qui vient d'annoncer avoir réduit ses émissions de 98%, sont épinglés.

"Nous ne pouvons pas savoir ce dont ces entreprises vont parler exactement" à la COP, explique l'auteur de l'analyse chez Ciel, Barnaby Pace. "Mais on montre qui est là, et quels sont les intérêts de ces entreprises".

La liste du Ciel, dont 80% recoupent celle des "1.602 lobbyistes" de l'industrie fossile recensés par d'autres ONG la semaine dernière, comprend aussi tout le personnel présent des compagnies pétrogazières, privées et publiques.

Parmi elles, les compagnies nationales chinoise et brésilienne dominent, avec une vingtaine de représentants épinglés, suivis par la quinzaine de salariés du pétrolier texan Occidental Petroleum (Oxy).

Ce dernier est spécialisé depuis des décennies dans l'exploitation de puits en fin de vie grâce à l'injection de CO2, et fait partie pour cette raison des pionniers du captage de carbone.

Cela montre "les efforts considérables investis par l'industrie des énergies fossiles pour assurer son avenir en vendant l'idée que les gouvernements et les entreprises peuvent +épurer+ leur utilisation du charbon, du pétrole et du gaz", dénonce l'ONG Ciel.

Une quarantaine de suspects pointés par Ciel sont intégrés dans les délégations officielles, en premier lieu le Brésil, la Russie, ainsi que les monarchies pétrolières du Golfe et le Japon.

F.Saeed--DT