Dubai Telegraph - Salon du chocolat: derrière la douceur, l'âpreté du prix

EUR -
AED 4.287796
AFN 77.058113
ALL 92.314579
AMD 426.339614
ANG 2.089648
AOA 1071.804224
ARS 1746.721145
AUD 1.629187
AWG 2.101577
AZN 1.985233
BAM 1.950825
BBD 2.350644
BDT 142.620409
BGN 1.980579
BHD 0.440072
BIF 3473.641507
BMD 1.167543
BND 1.48111
BOB 13.481446
BRL 6.024804
BSD 1.167213
BTN 111.704566
BWP 15.639981
BYN 3.491765
BYR 22883.833565
BZD 2.347483
CAD 1.60798
CDF 2656.159346
CHF 0.935721
CLF 0.027277
CLP 1073.636641
CNY 7.84968
CNH 7.847707
COP 3572.46998
CRC 531.140933
CUC 1.167543
CUP 30.939877
CVE 109.982168
CZK 24.115545
DJF 207.848165
DKK 7.477129
DOP 68.385603
DZD 155.253919
EGP 59.394876
ERN 17.513138
ETB 188.770671
FJD 2.559896
FKP 0.856139
GBP 0.856889
GEL 3.041406
GGP 0.856139
GHS 12.98472
GIP 0.856139
GMD 85.230267
GNF 10254.7066
GTQ 8.90717
GYD 244.195161
HKD 9.153819
HNL 31.301176
HRK 7.535904
HTG 152.700582
HUF 362.335729
IDR 20623.471229
ILS 3.487689
IMP 0.856139
INR 111.704689
IQD 1529.100482
IRR 1604874.771404
ISK 141.623254
JEP 0.856139
JMD 185.243625
JOD 0.827752
JPY 185.591979
KES 151.091764
KGS 102.101549
KHR 4711.943227
KMF 492.702781
KPW 1050.788619
KRW 1618.003362
KWD 0.36014
KYD 0.972711
KZT 537.399522
LAK 26291.613251
LBP 104527.690186
LKR 384.24516
LRD 211.84793
LSL 18.716628
LTL 3.44745
LVL 0.706235
LYD 7.417924
MAD 10.780178
MDL 20.093585
MGA 4991.207281
MKD 61.356696
MMK 2451.296145
MNT 4199.480792
MOP 9.425582
MRU 46.510393
MUR 54.396987
MVR 18.049988
MWK 2023.921254
MXN 19.742572
MYR 4.715239
MZN 74.611843
NAD 18.716868
NGN 1573.076459
NIO 42.949917
NOK 10.861817
NPR 178.725214
NZD 1.954525
OMR 0.448922
PAB 1.167208
PEN 3.91317
PGK 5.172698
PHP 72.061206
PKR 323.871102
PLN 4.312873
PYG 7031.069341
QAR 4.243179
RON 5.253711
RSD 117.319344
RUB 96.645031
RWF 1719.899176
SAR 4.389817
SBD 9.370476
SCR 16.052922
SDG 702.276706
SEK 11.05661
SGD 1.482516
SHP 0.864993
SLE 28.779842
SLL 24482.782155
SOS 667.098762
SRD 44.097758
STD 24165.773087
STN 24.43747
SVC 10.211821
SYP 15180.38785
SZL 18.704061
THB 38.134858
TJS 10.767548
TMT 4.098074
TND 3.394842
TOP 2.811162
TRY 56.117227
TTD 7.916709
TWD 37.167661
TZS 3093.985363
UAH 52.154878
UGX 4341.445033
USD 1.167543
UYU 46.949265
UZS 13837.415479
VES 909.48913
VND 30501.464794
VUV 138.009965
WST 3.171832
XAF 654.282842
XAG 0.016879
XAU 0.000254
XCD 3.155342
XCG 2.103635
XDR 0.825513
XOF 654.274457
XPF 119.331742
YER 276.827098
ZAR 18.705898
ZMK 10509.284507
ZMW 22.148233
ZWL 375.948218
  • AEX

    3.2000

    1105.97

    +0.29%

  • BEL20

    64.3200

    5807.17

    +1.12%

  • PX1

    31.2800

    8484.43

    +0.37%

  • ISEQ

    157.1300

    14186.95

    +1.12%

  • OSEBX

    17.6500

    2093.58

    +0.85%

  • PSI20

    72.4000

    9354.78

    +0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    90.3900

    4923.96

    +1.87%

  • N150

    31.6700

    4311.41

    +0.74%

Salon du chocolat: derrière la douceur, l'âpreté du prix
Salon du chocolat: derrière la douceur, l'âpreté du prix / Photo: Thibaud MORITZ - AFP

Salon du chocolat: derrière la douceur, l'âpreté du prix

Ils se remettent tout juste de la flambée des cours du cacao mais, au Salon du chocolat, les acteurs du secteur, du cacaoculteur au chocolatier, soulignent la nécessité de maintenir un bon niveau de prix pour que perdure la précieuse fève.

Taille du texte:

En deux ans, les prix internationaux ont quasiment triplé, à 8.000 dollars la tonne sur 2024/25, avec des pointes à 12.000, selon le prix ICCO (combinant les prix à terme aux Bourses de Londres et New York).

En cause, une production réduite au Ghana et en Côte d'Ivoire, les plus gros fournisseurs, du fait d'aléas climatiques, de maladies, mais aussi de cacaoyers vieillissants.

Aujourd'hui les cours refluent, un peu, mais les artisans du chocolat accusent le coup.

"Il y a beaucoup de défauts de trésorerie, même de grosses entreprises de transformation ont pris des restrictions budgétaires", raconte Thierry Lalet, président de la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France. "Pour certains il faut que Noël arrive vite."

Selon une enquête de la Confédération, les artisans ont vu leurs coûts d'approvisionnement augmenter de 30% mais n'ont augmenté leurs prix que de 12-15%.

Souvent les tablettes, produit d'appel, sont restées au même tarif et l'offre de bonbons a été revue, avec plus de caramels, de pralinés, etc.

Mais Thierry Lalet insiste: le prix de la fève doit rester à un bon niveau.

L'enjeu est de "sauvegarder l'outil de travail", explique-t-il. "Il vaut peut-être mieux consommer un peu moins de chocolat mais qu'il soit un peu plus qualitatif et que nos fournisseurs de cacao vivent mieux, parce que si on n'a plus de fèves, on n'aura plus notre métier non plus".

- Quel prix demain ? -

La filière sort de dix ans de cours de cacao trop bas pour faire vivre les planteurs, petits producteurs plus ou moins organisés en coopératives, confrontés à une nuée d'intermédiaires avec au bout quelques géants du négoce. Jusqu'à récemment, plus de 70% vivaient sous le seuil de pauvreté.

Conséquence, ils ne trouvent pas de successeurs et des cacaoyers en fin de vie ne sont pas renouvelés quand il faudrait investir pour protéger les plants des bouleversements climatiques.

Pour les coopératives aussi, la hausse des prix a d'abord été un choc, témoigne Cily Dias Sanchez, gérante de la coopérative Ceproaa, au Pérou: "Nous avons d'abord manqué de fonds pour acheter le cacao à nos membres."

Mais être payé plus "a remobilisé les producteurs et leurs familles, la productivité a augmenté. Avant on payait 10 sols le kilo de fèves sèches (3,5 dollars), aujourd'hui 40 sols."

A Madagascar, la rémunération est passée de 1 à 9 dollars par jour, indique un autre responsable.

Pour la qualité, ce boom n'a pas forcément aidé, explique Yann Gaitan, sourceur chez Valrhona: "les prix sont si élevés que produire un cacao de qualité perd un petit peu en attractivité. Donc on a constaté une baisse générale de la qualité dans le monde, et trouver du cacao bio sur les marchés en 2025 a été un vrai défi".

Depuis, les cours ont reculé, à 6.000 dollars la tonne. Et demain?

"Je ne pense pas, je n'ose pas imaginer, que les prix vont vraiment diminuer", dit Michel Arrion, directeur général de l'Organisation internationale du cacao (ICCO). "Nous devons tous nous mobiliser pour stabiliser les prix et la durabilité."

"Un cacao durable c'est un cacao d'agroforesterie et ça, c'est un prix minimum aux alentours de 5.000-6.000 dollars", souligne Christophe Eberhart, cofondateur d'Ethiquable, qui estime que les poids lourds du secteur ne suivront pas.

Thierry Lalet est plus optimiste: "L'artisanat c'est 10% du chocolat consommé en France. Mais on peut influer sur les industriels."

Au Salon du chocolat, porte de Versailles à Paris jusqu'au 2 novembre, les stands se succèdent, beaucoup mettent en avant provenances, petits producteurs...

"Le consommateur il y a quelque temps, voulait du 70% ou du 80% de cacao. Aujourd'hui, même si le prix reste important, on voit un intérêt de plus en plus important pour la traçabilité, savoir que c'est la fève de telle plantation et que le chocolatier traite la chaîne de A à Z", note Marianne Chandernagor, directrice de cette 30e édition au public toujours familial (environ 100.000 visiteurs en cinq jours).

A.Murugan--DT