Dubai Telegraph - Trois mois après le cyclone Chido, l'économie de Mayotte peine à se relancer

EUR -
AED 4.39647
AFN 79.010777
ALL 96.7817
AMD 453.834235
ANG 2.142963
AOA 1097.770504
ARS 1728.714548
AUD 1.697422
AWG 2.154839
AZN 2.03606
BAM 1.959479
BBD 2.410826
BDT 146.2646
BGN 2.010429
BHD 0.451359
BIF 3555.483592
BMD 1.197133
BND 1.514243
BOB 8.270527
BRL 6.218144
BSD 1.196947
BTN 110.127756
BWP 15.609305
BYN 3.381248
BYR 23463.797441
BZD 2.40732
CAD 1.614512
CDF 2702.527156
CHF 0.914657
CLF 0.026043
CLP 1028.337353
CNY 8.318156
CNH 8.313415
COP 4373.125105
CRC 592.211831
CUC 1.197133
CUP 31.724012
CVE 110.884406
CZK 24.328187
DJF 212.75416
DKK 7.467485
DOP 75.419599
DZD 154.65435
EGP 56.059366
ERN 17.956988
ETB 186.200377
FJD 2.621956
FKP 0.868641
GBP 0.866784
GEL 3.226251
GGP 0.868641
GHS 13.114581
GIP 0.868641
GMD 88.00166
GNF 10476.106643
GTQ 9.184243
GYD 250.420144
HKD 9.344996
HNL 31.588305
HRK 7.535923
HTG 156.894557
HUF 380.549872
IDR 20097.400931
ILS 3.704161
IMP 0.868641
INR 109.934056
IQD 1568.04388
IRR 50429.2077
ISK 144.996855
JEP 0.868641
JMD 187.812603
JOD 0.848796
JPY 183.318702
KES 154.514154
KGS 104.688869
KHR 4816.661042
KMF 493.218172
KPW 1077.499653
KRW 1713.586906
KWD 0.366789
KYD 0.997473
KZT 601.288873
LAK 25747.338611
LBP 102474.544325
LKR 370.335275
LRD 221.435728
LSL 18.885656
LTL 3.534821
LVL 0.724134
LYD 7.519117
MAD 10.83945
MDL 20.132798
MGA 5357.167785
MKD 61.629467
MMK 2514.472536
MNT 4270.0428
MOP 9.623167
MRU 47.746641
MUR 54.05048
MVR 18.507873
MWK 2075.496582
MXN 20.615098
MYR 4.704817
MZN 76.329328
NAD 18.885656
NGN 1661.703631
NIO 44.052706
NOK 11.415096
NPR 176.204811
NZD 1.969152
OMR 0.460301
PAB 1.196947
PEN 4.002915
PGK 5.201766
PHP 70.529025
PKR 334.819598
PLN 4.205952
PYG 8032.0796
QAR 4.363392
RON 5.097505
RSD 117.394378
RUB 90.079313
RWF 1746.378689
SAR 4.490097
SBD 9.670049
SCR 16.594223
SDG 720.018515
SEK 10.539112
SGD 1.512703
SHP 0.898159
SLE 29.091786
SLL 25103.269553
SOS 682.882058
SRD 45.495226
STD 24778.226215
STN 24.546083
SVC 10.473663
SYP 13239.776792
SZL 18.879445
THB 37.386326
TJS 11.179589
TMT 4.189964
TND 3.427835
TOP 2.882408
TRY 52.027807
TTD 8.124253
TWD 37.561827
TZS 3070.644609
UAH 51.226874
UGX 4257.99405
USD 1.197133
UYU 45.295038
UZS 14565.345295
VES 429.143458
VND 31125.445585
VUV 143.139968
WST 3.252382
XAF 657.190824
XAG 0.010137
XAU 0.00022
XCD 3.23531
XCG 2.15725
XDR 0.816474
XOF 657.190824
XPF 119.331742
YER 285.394994
ZAR 18.826046
ZMK 10775.631872
ZMW 23.669438
ZWL 385.476184
  • AEX

    -0.2000

    996.93

    -0.02%

  • BEL20

    -6.9900

    5373.55

    -0.13%

  • PX1

    4.8400

    8071.36

    +0.06%

  • ISEQ

    -42.9200

    12964.32

    -0.33%

  • OSEBX

    7.0000

    1756.57

    +0.4%

  • PSI20

    -19.0600

    8644.48

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -17.9800

    4068.04

    -0.44%

  • N150

    -8.2500

    3919.16

    -0.21%

Trois mois après le cyclone Chido, l'économie de Mayotte peine à se relancer
Trois mois après le cyclone Chido, l'économie de Mayotte peine à se relancer / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP/Archives

Trois mois après le cyclone Chido, l'économie de Mayotte peine à se relancer

Depuis la plage de Hamjago, dans le nord de Mayotte, Halifa Massoundi regarde une bouée jaune qui flotte à la surface du lagon. C'est là que le prestataire nautique avait l'habitude de jeter l'ancre de son semi-rigide. Mais le cyclone Chido a fait sombrer son outil de travail.

Taille du texte:

"Tous les bateaux qu'on voit ici se sont retournés. Il n'y en a plus que trois qui fonctionnent", décrit-il, en désignant la vingtaine d'embarcations à moteur amarrées.

Privé de son bateau, il craint pour l'avenir de sa société, Rand O Palma, qui a cessé les sorties en mer depuis le passage le 14 décembre du cyclone, qui a fait au moins 40 morts dans cet archipel français de l'océan Indien.

"J'espère qu'on pourra repartir d'ici fin avril", explique l'auto-entrepreneur, qui a lancé une cagnotte pour financer les 10.500 euros de réparation, son assurance ne prenant pas en charge les dégâts.

A Mayotte, 101e département français, le cyclone Chido est venu abîmer un tissu économique déjà fragilisé par les pertes dues au Covid-19, à la sécheresse et aux barrages routiers érigés, début 2024, pour protester contre l'insécurité et l'immigration.

Cette "accumulation des crises" freine la reprise de l'activité dans tous les secteurs, a indiqué à l'AFP Bibi Chanfi, conseillère départementale chargée du développement économique.

– "On va dans le mur" –

"De nombreuses entreprises à l'heure actuelle sont en grosse difficulté en termes de trésorerie. L'activité reprend plus lentement que ce qu'on aurait imaginé", souligne la vice-présidente de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Mayotte, Nadine Haffidou, précisant que 80% des entreprises mahoraises sont sinistrées. En cause notamment, la perte des outils de production, qui tardent à être remplacés faute de recettes.

Bibi Chanfi met aussi en avant les problèmes d'approvisionnement. Le port de Longoni, sur la côte nord de la Grande-Terre, par lequel transitent le matériel de réparation et les marchandises, a été touché par le cyclone. "L'activité portuaire est complètement ralentie", explique la conseillère départementale.

Une situation que subit le magasin de meubles dans lequel travaille Nadjida, rue du Commerce, à Mamoudzou. "En janvier, la marchandise était bloquée", raconte la vendeuse. Au-dessus d'elle, le plafond porte encore les stigmates de l'eau qui s'est infiltrée pendant Chido.

Si la plupart des devantures voisines de la rue commerçante ont repris des couleurs, plusieurs toits sont toujours éventrés, comme celui de l'agence de communication Inadcom.

Ordinateurs, caméras, mobilier, studio d'enregistrement... L'entreprise a tout perdu dans la tempête, conduisant ses 17 salariés au chômage technique.

Déjà en difficulté avant Chido à cause de retards de paiement de la part de clients, Zamir Saïd Ali, le cofondateur, "ne voit pas le bout". S'il a évalué les dégâts à 120.000 euros, son assurance n'en propose que 30.000 de dédommagement. Avec cinq mois de travaux estimés pour relancer pleinement l'activité, il s'inquiète pour l'avenir de son agence: "On va dans le mur (...). On a de quoi encore tourner peut-être un mois."

– Les aides tardent à arriver –

Plusieurs mesures de soutien ont été mises en place par l'État, dont une aide financière exceptionnelle équivalent à 20% du chiffre d'affaire mensuel de 2022, ou encore le chômage partiel.

Mais pour l'"activité partielle, la quasi-totalité des entreprises n'a pas été remboursée jusqu'à maintenant", affirme Nadine Haffidou. L'aide financière exceptionnelle non plus n'a pas encore été reçue entièrement.

Inadcom étant inéligible à cette dernière faute d'être à jour dans le paiement de ses cotisations, Zamir Saïd Ali juge "les dispositifs pas à la hauteur" pour sauver les entreprises et le chômage partiel "insuffisant". De son côté, Rand O Palma a "reçu seulement 1.500 euros", note Halifa Massoundi.

Pour relancer l'économie, le département a revu en hausse l'aide à l'investissement qu'il octroie annuellement via un appel à projets. Si l'enveloppe habituelle est de 3 millions d'euros, Bibi Chanfi précise que ce sont 10 millions d'euros qui seront distribués cette année, car "il faut investir au plus vite pour reprendre le travail".

H.El-Qemzy--DT