Dubai Telegraph - Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024

EUR -
AED 4.207188
AFN 72.747127
ALL 94.522947
AMD 420.891414
ANG 2.051074
AOA 1051.654532
ARS 1676.580608
AUD 1.635534
AWG 2.064932
AZN 1.941136
BAM 1.952976
BBD 2.307307
BDT 140.496849
BGN 1.937062
BHD 0.432043
BIF 3416.05302
BMD 1.145594
BND 1.479014
BOB 7.909563
BRL 5.902669
BSD 1.145609
BTN 107.994816
BWP 15.568603
BYN 3.183079
BYR 22453.63325
BZD 2.303909
CAD 1.625282
CDF 2611.953355
CHF 0.925674
CLF 0.026247
CLP 1032.993657
CNY 7.755207
CNH 7.765681
COP 3949.78884
CRC 519.690857
CUC 1.145594
CUP 30.358229
CVE 110.105793
CZK 24.186002
DJF 203.99687
DKK 7.474568
DOP 66.960168
DZD 152.91815
EGP 57.161796
ERN 17.183903
ETB 181.324038
FJD 2.575008
FKP 0.865737
GBP 0.866957
GEL 3.036137
GGP 0.865737
GHS 12.819464
GIP 0.865737
GMD 84.204043
GNF 10036.029975
GTQ 8.731375
GYD 239.433792
HKD 8.980611
HNL 30.644771
HRK 7.532618
HTG 149.64229
HUF 351.691461
IDR 20424.500704
ILS 3.39594
IMP 0.865737
INR 108.218146
IQD 1499.431902
IRR 1575191.108326
ISK 144.063115
JEP 0.865737
JMD 181.012323
JOD 0.812188
JPY 185.201811
KES 148.251191
KGS 100.181797
KHR 4594.247018
KMF 492.00917
KPW 1031.034581
KRW 1758.377232
KWD 0.352866
KYD 0.954615
KZT 559.062556
LAK 25299.72938
LBP 102584.781028
LKR 382.329231
LRD 208.494155
LSL 18.890698
LTL 3.38264
LVL 0.692958
LYD 7.30659
MAD 10.66428
MDL 20.230789
MGA 4823.08884
MKD 61.604269
MMK 2405.150558
MNT 4101.708672
MOP 9.240938
MRU 45.719803
MUR 54.770554
MVR 17.699977
MWK 1986.418361
MXN 19.868097
MYR 4.757077
MZN 73.215224
NAD 18.890698
NGN 1561.913565
NIO 42.154924
NOK 11.107274
NPR 172.793212
NZD 1.999279
OMR 0.440465
PAB 1.144645
PEN 3.873499
PGK 5.021013
PHP 70.015239
PKR 318.665757
PLN 4.257627
PYG 7034.753905
QAR 4.172567
RON 5.238
RSD 117.355676
RUB 83.629808
RWF 1678.201706
SAR 4.300204
SBD 9.235115
SCR 16.954866
SDG 687.92911
SEK 10.989107
SGD 1.480634
SHP 0.855301
SLE 28.353755
SLL 24022.527792
SOS 654.710539
SRD 42.848065
STD 23711.473192
STN 24.485435
SVC 10.023906
SYP 126.624856
SZL 18.885601
THB 37.696321
TJS 10.61615
TMT 4.009577
TND 3.382309
TOP 2.758315
TRY 53.226229
TTD 7.768311
TWD 36.26834
TZS 3008.880825
UAH 51.463337
UGX 4165.976222
USD 1.145594
UYU 45.763828
UZS 13792.057424
VES 694.954452
VND 30152.021793
VUV 135.332323
WST 3.152438
XAF 655.56703
XAG 0.017228
XAU 0.000273
XCD 3.096023
XCG 2.064572
XDR 0.815308
XOF 655.561311
XPF 119.331742
YER 273.342751
ZAR 18.821412
ZMK 10311.709535
ZMW 20.534606
ZWL 368.88065
  • AEX

    2.4800

    1080.69

    +0.23%

  • BEL20

    14.1200

    5661.93

    +0.25%

  • PX1

    -32.0000

    8389.4

    -0.38%

  • ISEQ

    11.0300

    13797.14

    +0.08%

  • OSEBX

    2.3400

    1952.76

    +0.12%

  • PSI20

    11.8300

    9114.22

    +0.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    -19.0600

    4216.63

    -0.45%

Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024
Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024 / Photo: MICHAEL DANTAS - AFP/Archives

Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024

La surface végétale détruite par des incendies au Brésil a augmenté de 79% en 2024 à 30,8 millions d'hectares, supérieure à la superficie de l'Italie, selon un rapport de la plateforme de surveillance MapBiomas publié mercredi.

Taille du texte:

Il s'agit de la plus grande surface partie en fumée dans le pays d'Amérique latine sur un an depuis 2019.

L'Amazonie, gigantesque région naturelle à l'écosystème crucial pour la régulation du climat, a été la plus affectée avec quelque 17,9 millions d'hectares ravagés, soit 58% du total, et plus que l'ensemble des surfaces brûlées dans tout le pays en 2023, précise l'étude.

L'année 2024 a été "atypique et alarmante", résume Ane Alencar, coordinatrice de MapBiomas Incendie, la plateforme de surveillance de l'Observatoire du climat, un collectif brésilien réunissant des ONG, des experts et des universités.

Selon les données officielles publiées début janvier, plus de 140.000 départs de feux ont été enregistrés en Amazonie brésilienne en 2024, du jamais vu en 17 ans et une augmentation de 42% comparé à 2023.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Environnement a lié les feux à la sécheresse. "En 2024, le Brésil a enregistré la sécheresse la plus forte en étendue et en intensité depuis 74 ans, aggravée par le changement climatique", a-t-il expliqué.

Le ministère a souligné qu'en 2025 va être mise en place une nouvelle "Politique nationale de gestion intégrée du feu", qui doit renforcer "l'articulation avec les Etats et les municipalités, facteur crucial pour parvenir à des réponses plus rapides face aux incendies".

Les scientifiques estiment aussi que l'ampleur de ces incendies est liée au réchauffement climatique, qui rend la végétation plus sèche, facilitant la propagation des flammes.

Mais ils sont dans pratiquement tous les cas provoqués par des individus.

Mme Alencar alerte en particulier sur les incendies qui ont touché les forêts, zones-clés pour la capture de carbone responsable du réchauffement climatique: 8,5 millions d'hectares ont été dévastés en 2024, contre 2,2 millions en 2023.

Et pour la première fois en Amazonie, il y a eu plus de forêts brûlées que de pâturages.

"C'est un indicateur négatif, parce qu'une fois que les forêts succombent au feu, elles restent très vulnérables à de nouveaux incendies", prévient Ane Alencar.

- COP30 en novembre -

Ces résultats sont particulièrement mauvais pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, alors que la ville amazonienne de Belem doit accueillir la conférence des Nations unies sur le climat COP30 en novembre.

C'est d'ailleurs l'Etat du Para (nord), dont Belem est la capitale, qui a le plus souffert des incendies en 2024, avec 7,3 millions d'hectares dévastés, environ un quart du total national.

Lula a fait de la protection de l'environnement l'une des priorités de son mandat. La déforestation s'était d'ailleurs inscrite en baisse de plus de 30% sur un an au moins d'août, d'après les statistiques officielles, un plus bas en neuf ans.

En septembre, il avait cependant reconnu que le Brésil n'était pas "prêt à 100%" à lutter contre une telle flambée de feux de forêts, que le gouvernement a imputée au "terrorisme climatique".

Certains pratiquent le brûlis pour nettoyer des champs destinés aux cultures ou à l'élevage, ou mettent le feu à des zones de forêt pour s'approprier illégalement des terres.

"Les impacts de cette dévastation soulignent l'urgence d'agir (...) pour contenir une crise environnementale exacerbée par des conditions climatiques extrêmes, mais déclenchée par l'action humaine, comme ce fut le cas l'an passé", a insisté Mme Alencar.

A la COP30, le Brésil aura la lourde tâche d'essayer de mener à des avancées vers les objectifs de l'Accord de Paris, alors que le nouveau président américain Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient de nouveau s'en retirer.

Le but principal de l'accord est de "maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels", avec un objectif à terme "à 1,5°C".

B.Krishnan--DT