Dubai Telegraph - COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent

EUR -
AED 4.382198
AFN 78.754674
ALL 96.774708
AMD 453.149301
ANG 2.136006
AOA 1094.207135
ARS 1723.102862
AUD 1.703562
AWG 2.147844
AZN 2.027442
BAM 1.958133
BBD 2.409352
BDT 146.164116
BGN 2.003902
BHD 0.44984
BIF 3543.996936
BMD 1.193246
BND 1.513406
BOB 8.265053
BRL 6.196645
BSD 1.1962
BTN 110.054406
BWP 15.599563
BYN 3.379194
BYR 23387.630134
BZD 2.405847
CAD 1.612422
CDF 2693.762547
CHF 0.916294
CLF 0.025959
CLP 1024.998187
CNY 8.291151
CNH 8.289429
COP 4358.929228
CRC 591.891888
CUC 1.193246
CUP 31.621031
CVE 110.398824
CZK 24.32057
DJF 213.014461
DKK 7.467264
DOP 75.160557
DZD 154.348858
EGP 55.874598
ERN 17.898697
ETB 185.131832
FJD 2.622039
FKP 0.865821
GBP 0.867049
GEL 3.215789
GGP 0.865821
GHS 13.067895
GIP 0.865821
GMD 87.70765
GNF 10498.001207
GTQ 9.178126
GYD 250.254403
HKD 9.315604
HNL 31.597639
HRK 7.540838
HTG 156.807821
HUF 381.264314
IDR 20023.868432
ILS 3.681565
IMP 0.865821
INR 109.70767
IQD 1563.749454
IRR 50265.506279
ISK 145.027398
JEP 0.865821
JMD 187.696961
JOD 0.846036
JPY 183.553496
KES 154.250804
KGS 104.349672
KHR 4801.014384
KMF 491.617467
KPW 1074.001913
KRW 1714.128315
KWD 0.365981
KYD 0.996775
KZT 600.868221
LAK 25678.663363
LBP 107122.636637
LKR 370.091721
LRD 221.344446
LSL 18.781995
LTL 3.523347
LVL 0.721783
LYD 7.487624
MAD 10.8345
MDL 20.12057
MGA 5321.878904
MKD 61.653933
MMK 2506.310149
MNT 4256.181546
MOP 9.616435
MRU 47.574622
MUR 54.20887
MVR 18.435607
MWK 2072.668697
MXN 20.600147
MYR 4.698762
MZN 76.069502
NAD 18.865481
NGN 1659.806193
NIO 43.189568
NOK 11.43188
NPR 176.109616
NZD 1.971279
OMR 0.458799
PAB 1.196155
PEN 3.989617
PGK 5.083822
PHP 70.236878
PKR 333.900229
PLN 4.209046
PYG 8027.167678
QAR 4.344732
RON 5.098262
RSD 117.403788
RUB 89.791784
RWF 1733.190447
SAR 4.47538
SBD 9.615301
SCR 17.094249
SDG 717.748765
SEK 10.549557
SGD 1.511223
SHP 0.895244
SLE 29.085359
SLL 25021.780252
SOS 681.970209
SRD 45.34754
STD 24697.792058
STN 24.610708
SVC 10.466336
SYP 13196.79832
SZL 18.849358
THB 37.471506
TJS 11.172143
TMT 4.188295
TND 3.373606
TOP 2.873051
TRY 51.903114
TTD 8.118705
TWD 37.455406
TZS 3036.811959
UAH 51.195332
UGX 4255.17589
USD 1.193246
UYU 45.264869
UZS 14555.155623
VES 437.738577
VND 30910.452286
VUV 142.675312
WST 3.241825
XAF 656.725554
XAG 0.010797
XAU 0.00023
XCD 3.224808
XCG 2.155741
XDR 0.816831
XOF 653.262056
XPF 119.331742
YER 284.471219
ZAR 18.895594
ZMK 10740.668787
ZMW 23.654963
ZWL 384.224865
  • AEX

    -0.2000

    996.93

    -0.02%

  • BEL20

    -6.9900

    5373.55

    -0.13%

  • PX1

    4.8400

    8071.36

    +0.06%

  • ISEQ

    -42.9200

    12964.32

    -0.33%

  • OSEBX

    7.0000

    1756.57

    +0.4%

  • PSI20

    -19.0600

    8644.48

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -17.9800

    4068.04

    -0.44%

  • N150

    -8.2500

    3919.16

    -0.21%

COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent
COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent / Photo: Alexander NEMENOV - AFP

COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent

La bataille des pays en développement pour obtenir de l'argent en faveur du climat est "humiliante", a déploré mercredi le dirigeant par intérim du Bangladesh à la COP29, marquée par ailleurs par un regain des tensions entre la France et le pays hôte, l'Azerbaïdjan.

Taille du texte:

"C'est très humiliant pour les nations de venir demander de l'argent pour réparer (...) le problème que d'autres ont causé pour elles", a déclaré à l'AFP Muhammad Yunus, lauréat du prix Nobel de la paix, à Bakou où se déroule la conférence annuelle sur le climat de l'ONU.

La recherche d'un nouvel objectif financier pour aider les pays en développement à développer les énergies renouvelables ou résister aux désastres naturels est l'enjeu central à Bakou.

Les Occidentaux apparaissent peu enclins à débourser davantage en période d'austérité, appelant à la mobilisation du secteur privé - un "voeu pieux" pour les ONG.

La plupart des pays en développement sont favorables à un engagement annuel des pays riches d'au moins 1.300 milliards de dollars (contre une centaine aujourd'hui), et réclament davantage de subventions plutôt que des prêts.

Les négociateurs ont rendu public un nouveau projet d'accord sur le financement, avec une série d'options mais laissant en suspens les points de friction. Un nouveau texte de travail pourrait être publié dès jeudi.

Ces pourparlers habituellement vifs mais diplomatiques ne sont pas à l'abri de tensions géopolitiques sans lien avec la lutte contre le réchauffement climatique.

La ministre française de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a ainsi annoncé depuis Paris qu'elle ne se rendrait pas à la COP29 à Bakou après des attaques "inacceptables" du président azerbaïdjanais, Ilham Aliev.

Celui-ci avait un peu plus tôt dénoncé les "crimes" du "régime du président Macron" dans les territoires français d'outre-mer. Emmanuel Macron n'était pas venu au sommet du début de la COP29.

- "Réaliste" -

Sur le front du climat, le Brésil a présenté son nouveau plan climatique, l'un des pays à s'engager davantage dans une diplomatie climatique menacée de panne face au retour de Donald Trump et à l'austérité en Europe.

La ministre brésilienne de l'Environnement a déposé mercredi à Bakou auprès du chef de l'ONU Climat la nouvelle feuille de route de son pays à l'horizon 2035, document obligatoire dans le cadre de l'accord de Paris et qu'encore peu d'Etats ont formellement dévoilé.

Mais plusieurs dirigeants occidentaux traumatisés par l'inflation, les déficits publics et les mouvements sociaux des dernières années, ont de leur côté ouvertement déclaré vouloir appuyer sur le frein plutôt que sur l'accélérateur.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'il n'existait "aucune alternative unique" aux énergies fossiles, qu'il fallait avoir une vision "réaliste".

"On ne peut pas se précipiter dans les oubliettes industrielles au nom de la neutralité carbone", a déclaré le Premier ministre conservateur grec Kyriakos Mitsotakis.

- Que faisons-nous là? -

Ces débats se tiennent dans l'année qui sera vraisemblablement la plus chaude jamais mesurée, et battra encore un record d'émissions de CO2, générées par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, selon une nouvelle estimation des scientifiques du Global Carbon Project.

Cette étude ajoute que le monde doit viser zéro émission nette de CO2 d'ici à la fin des années 2030 pour espérer contenir le réchauffement mondial à 1,5°C, par rapport à la fin du XIXe siècle. Soit beaucoup plus tôt que 2050, l'horizon actuellement envisagé par une centaine de pays.

"C'est ce que la présidence promeut depuis le début de l'année: la fenêtre temporelle se rétrécit et nous devons agir de toute urgence", a réagi auprès de l'AFP Ialtchine Rafiev, le négociateur principal de l'Azerbaïdjan pour la COP29.

Pour lui, "il est encore possible de maintenir 1,5°C à portée de main" et un accord sur le financement climatique d'ici le 22 novembre "ouvrira sans aucun doute la voie".

L'ambiance générale de doutes a été bien résumée par le Premier ministre d'un petit pays habituellement discret dans cette enceinte, l'Albanie.

"La vie continue avec ses vieilles habitudes", a regretté Edi Rama. "Que diable faisons-nous dans cette assemblée, si encore et encore, il n'y a pas de volonté politique commune de s'unir et de passer des paroles aux actes ?"

A.Padmanabhan--DT