Dubai Telegraph - COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde

EUR -
AED 4.307361
AFN 75.063795
ALL 95.53007
AMD 434.876114
ANG 2.099301
AOA 1076.694146
ARS 1633.63202
AUD 1.626162
AWG 2.111165
AZN 2.066885
BAM 1.958337
BBD 2.362792
BDT 143.940577
BGN 1.956466
BHD 0.442934
BIF 3490.459203
BMD 1.172869
BND 1.49646
BOB 8.106088
BRL 5.816956
BSD 1.173135
BTN 111.283968
BWP 15.942808
BYN 3.310457
BYR 22988.239372
BZD 2.359378
CAD 1.593056
CDF 2721.056657
CHF 0.916111
CLF 0.026813
CLP 1055.289597
CNY 8.008645
CNH 8.009988
COP 4289.535095
CRC 533.345473
CUC 1.172869
CUP 31.081038
CVE 110.777586
CZK 24.363957
DJF 208.442272
DKK 7.472122
DOP 69.78868
DZD 155.409815
EGP 62.908723
ERN 17.59304
ETB 184.140682
FJD 2.571047
FKP 0.863957
GBP 0.863378
GEL 3.142967
GGP 0.863957
GHS 13.155579
GIP 0.863957
GMD 85.61901
GNF 10291.928671
GTQ 8.962489
GYD 245.425715
HKD 9.189343
HNL 31.221407
HRK 7.535338
HTG 153.674796
HUF 362.682282
IDR 20330.927916
ILS 3.452728
IMP 0.863957
INR 111.317619
IQD 1536.458856
IRR 1541150.333205
ISK 143.805533
JEP 0.863957
JMD 183.818121
JOD 0.831577
JPY 183.987426
KES 151.476373
KGS 102.532828
KHR 4706.137263
KMF 492.604693
KPW 1055.582391
KRW 1725.11506
KWD 0.360411
KYD 0.977637
KZT 543.376443
LAK 25779.668401
LBP 105030.45096
LKR 374.932456
LRD 215.661377
LSL 19.539898
LTL 3.463178
LVL 0.709457
LYD 7.447525
MAD 10.850507
MDL 20.212649
MGA 4867.407882
MKD 61.651274
MMK 2462.427637
MNT 4196.351252
MOP 9.466049
MRU 46.87896
MUR 55.160312
MVR 18.126721
MWK 2042.550462
MXN 20.458714
MYR 4.641629
MZN 74.945338
NAD 19.540266
NGN 1613.845165
NIO 43.055834
NOK 10.892995
NPR 178.045788
NZD 1.985474
OMR 0.451256
PAB 1.173105
PEN 4.113838
PGK 5.088787
PHP 71.867622
PKR 326.966677
PLN 4.244092
PYG 7215.053945
QAR 4.273352
RON 5.197804
RSD 117.411948
RUB 87.926676
RWF 1714.148563
SAR 4.398236
SBD 9.432344
SCR 16.122641
SDG 704.311222
SEK 10.807012
SGD 1.492717
SHP 0.875665
SLE 28.820051
SLL 24594.479457
SOS 669.708053
SRD 43.933385
STD 24276.027649
STN 24.876559
SVC 10.265304
SYP 129.631364
SZL 19.539884
THB 38.106997
TJS 11.003652
TMT 4.110907
TND 3.379916
TOP 2.823988
TRY 53.002903
TTD 7.963062
TWD 37.097275
TZS 3055.325098
UAH 51.546829
UGX 4411.146791
USD 1.172869
UYU 46.785194
UZS 14015.788564
VES 573.465974
VND 30912.144739
VUV 137.989709
WST 3.184562
XAF 656.855506
XAG 0.015475
XAU 0.000254
XCD 3.169738
XCG 2.114273
XDR 0.815883
XOF 656.806871
XPF 119.331742
YER 279.844213
ZAR 19.453035
ZMK 10557.229877
ZMW 21.907968
ZWL 377.663454
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde
COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde / Photo: JEAN-PIERRE MULLER - AFP/Archives

COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde

Le constat des experts est sans appel: les terres, les mers et les être vivants qu'elles abritent sont menacés par les destructions de l'humanité, qui doit faire la "paix avec la nature" pour éviter une facture désastreuse.

Taille du texte:

Mais sur quelles données s'appuie ce diagnostic qui a conduit le monde à adopter l'accord de Kunming-Montréal et sa liste de 23 objectifs pour stopper l'hémorragie d'ici 2030 ? Revue de quelques chiffres clés au cœur des négociations de la COP16 biodiversité à Cali en Colombie.

- Trois quarts des terres altérées par l'humanité -

Environ 75% de la surface terrestre a été dégradée de manière significative par l'humanité - un chiffre qui inclut les forêts défrichées et les écosystèmes convertis en terres cultivées ou en espaces urbains. Les zones humides, les plus touchées, ont disparu à 87% depuis trois siècles.

C'est le constat dressé par la principale autorité scientifique invoquée dans les COP de la Convention sur la diversité biologique, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes), l'équivalent des experts du climat mandatés par l'ONU (Giec).

Les conséquences sont multiples: perte d'habitat pour les animaux sauvages, infertilité de terres épuisées, réduction de l'absorption de CO2, baisse de la qualité de l'air, risque de zoonoses, menaces sur l'eau potable,...

"La dégradation des sols due aux activités humaines compromet le bien-être d'au moins 3,2 milliards de personnes", estimait l'Ipbes en 2018. Et "la population des zones arides passera de 2,7 milliards d'habitants en 2010 à 4 milliards d'ici 2050".

Mais tout n'est pas perdu, et "les bienfaits de la restauration sont dix fois plus élevés que son coût", selon cette autorité. L'un des 23 objectifs du "Cadre mondial pour la nature" prévoit que les pays restaurent 30% des terres dégradées d'ici 2030.

-Un million d'espèces menacées -

Sur les quelque 8 millions d'espèces animales et végétales estimées sur la planète, un million sont menacées d'extinction, selon l'Ipbes. Pour parvenir à ce chiffre, la plateforme scientifique a retenu une estimation "prudente" de 10% des espèces d'insectes menacées de disparition, soit quelque 600.000.

Le total est vingt fois supérieur à celui de la liste rouge de l'UICN, référence mondiale qui recense 46.000 espèces menacées. Mais l'inventaire de l'UICN se limite lui aux quelque 166.000 espèces pour lesquelles de solides données scientifiques existent, la majeure partie restant méconnues.

Les pollinisateurs, indispensables à la reproduction des plantes et de trois-quarts des cultures qui nourrissent l'humanité, sont en première ligne.

Les coraux, dont dépendent l'alimentation et le travail d'environ 850 millions de personnes, sont un autre exemple flagrant: ces animaux, dont les récifs abritent une faune immense et protègent les littoraux en servant de brise-lames, subissent des épisodes record de blanchiment à cause de l'acidification et du réchauffement des océans. Dans un monde 1,5°C plus chaud qu'à l'ère préindustrielle, 70 à 90% disparaîtraient (99% à +2°C).

-Les "cinq cavaliers de l'Apocalypse"

Pour l'ONU, la crise de la biodiversité a cinq facteurs, tous d'origine humaine, surnommés les "cinq cavaliers de l'Apocalypse". Par ordre décroissant: la destruction des habitats, la surexploitation des ressources, les changements climatiques, la pollution et les espèces envahissantes.

A elle seule, la destruction des habitats a provoqué une perte de 2 à 11% de la biodiversité mondiale au cours du XXe siècle, selon une vaste étude publiée dans Science en avril. Mais c'est le réchauffement climatique qui pourrait devenir la première cause de destruction de la nature d'ici 2050, selon les auteurs.

-La moitié du PIB mondial dépend de la nature

Plus de la moitié (55%) du produit intérieur brut mondial, soit 58.000 milliards de dollars, dépend "fortement ou modérément" de la nature et de ses services, a calculé le géant de l'audit PwC.

L'agriculture, la sylviculture, la pêche et l'aquaculture, ainsi que l'industrie de l'agroalimentaire et des boissons ou encore le secteur de la construction, sont les plus exposés. Que serait l'économie mondiale sans les céréales, le bois, les poissons, le café, le cuir ou le caoutchouc?

La pollinisation, la qualité de l'eau et le contrôle des maladies sont aussi décomptés dans la valeur de ces "services rendus par la nature", concept omniprésent dans les textes des COP biodiversité mais accusé par des écologistes de "financiariser" et "asservir" la nature.

-Des milliards de dollars de "subventions néfastes"

Non seulement la nature rend des services inestimables à l'humanité, mais l'argent public encourage des activités qui l'abîment: extraction d'énergies fossiles, surpêche, agriculture intensive, etc.

Pour quels montants ? C'est un des objectifs de l'accord de Kunming-Montréal que de chiffrer les subventions ou avantages fiscaux "néfastes" d'ici 2025 et de les réduire "d'au moins 500 milliards de dollars par an" d'ici 2030.

Très débattu, le montant des "subventions néfastes pour l'environnement" a été estimé jusqu'à 2.600 milliards de dollars par an, soit 2,5% du PIB mondial, par l'organisation Earth Track.

S.Mohideen--DT