Dubai Telegraph - Le changement climatique a "doublé" la probabilité des inondations historiques dans le sud du Brésil

EUR -
AED 4.359312
AFN 78.343327
ALL 96.027945
AMD 449.451262
ANG 2.124849
AOA 1088.491795
ARS 1717.340716
AUD 1.703709
AWG 2.136624
AZN 2.022635
BAM 1.943176
BBD 2.391206
BDT 145.078707
BGN 1.993435
BHD 0.447513
BIF 3517.2352
BMD 1.187013
BND 1.50352
BOB 8.203841
BRL 6.242865
BSD 1.187207
BTN 109.023557
BWP 15.531157
BYN 3.381404
BYR 23265.46415
BZD 2.387728
CAD 1.612742
CDF 2679.687577
CHF 0.916511
CLF 0.026023
CLP 1027.514946
CNY 8.247849
CNH 8.256296
COP 4350.9979
CRC 587.890629
CUC 1.187013
CUP 31.455857
CVE 109.554196
CZK 24.329563
DJF 210.956502
DKK 7.467728
DOP 74.744104
DZD 153.828685
EGP 55.701348
ERN 17.805202
ETB 184.429348
FJD 2.615233
FKP 0.860501
GBP 0.866188
GEL 3.199049
GGP 0.860501
GHS 13.005726
GIP 0.860501
GMD 87.250062
GNF 10417.410267
GTQ 9.105996
GYD 248.380562
HKD 9.27016
HNL 31.335952
HRK 7.533861
HTG 155.369973
HUF 381.142317
IDR 19906.21601
ILS 3.668351
IMP 0.860501
INR 108.897452
IQD 1555.289393
IRR 50002.942908
ISK 145.006024
JEP 0.860501
JMD 186.041368
JOD 0.84164
JPY 183.360944
KES 153.125155
KGS 103.804785
KHR 4773.945484
KMF 489.049968
KPW 1068.410471
KRW 1718.522957
KWD 0.364224
KYD 0.989186
KZT 597.100949
LAK 25549.446568
LBP 106315.059642
LKR 367.144816
LRD 213.988904
LSL 18.850653
LTL 3.504943
LVL 0.718013
LYD 7.449665
MAD 10.769128
MDL 19.964515
MGA 5305.621026
MKD 61.594706
MMK 2492.783053
MNT 4234.917227
MOP 9.546897
MRU 47.370055
MUR 53.926471
MVR 18.339807
MWK 2058.660443
MXN 20.675003
MYR 4.679253
MZN 75.672557
NAD 18.850653
NGN 1647.883777
NIO 43.686921
NOK 11.410464
NPR 174.434041
NZD 1.968893
OMR 0.456389
PAB 1.187207
PEN 3.96938
PGK 5.082027
PHP 69.967368
PKR 332.14877
PLN 4.211002
PYG 7952.33704
QAR 4.32848
RON 5.094073
RSD 117.393304
RUB 90.210804
RWF 1731.820826
SAR 4.452007
SBD 9.565075
SCR 16.377624
SDG 713.99297
SEK 10.543285
SGD 1.508861
SHP 0.890568
SLE 28.933499
SLL 24891.078237
SOS 678.489285
SRD 45.166461
STD 24568.782404
STN 24.342269
SVC 10.387604
SYP 13127.864451
SZL 18.844496
THB 37.423019
TJS 11.082502
TMT 4.166417
TND 3.41104
TOP 2.858043
TRY 51.618117
TTD 8.060768
TWD 37.458351
TZS 3056.560101
UAH 50.883858
UGX 4244.496821
USD 1.187013
UYU 46.071084
UZS 14513.832063
VES 435.452037
VND 30791.129595
VUV 141.976983
WST 3.222026
XAF 651.717577
XAG 0.013945
XAU 0.000245
XCD 3.207964
XCG 2.139636
XDR 0.812564
XOF 651.728487
XPF 119.331742
YER 282.988273
ZAR 19.142082
ZMK 10684.549964
ZMW 23.299029
ZWL 382.217855
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Le changement climatique a "doublé" la probabilité des inondations historiques dans le sud du Brésil
Le changement climatique a "doublé" la probabilité des inondations historiques dans le sud du Brésil / Photo: SILVIO AVILA - AFP/Archives

Le changement climatique a "doublé" la probabilité des inondations historiques dans le sud du Brésil

Les inondations historiques dans le sud du Brésil ont été rendues deux fois plus probables par le changement climatique, qui a "intensifié" les pluies torrentielles causées par le phénomène cyclique El Niño, selon une étude publiée lundi.

Taille du texte:

En deux semaines, l'équivalent de trois mois de précipitations s'est abattu sur l'Etat du Rio Grande do Sul, "un épisode extrêmement rare, qui ne devrait se produire qu'une fois tous les 100 à 250 ans", selon l'étude du réseau scientifique World Weather Attribution (WWA).

Des crues dantesques ont submergé des villes entières et dévasté des champs à perte de vue dans cet Etat agricole aussi vaste que le Royaume-Uni.

Le dernier bilan officiel fait état de 172 morts et 42 disparus. Près de 600.000 personnes ont dû quitter leur domicile.

"Les chercheurs ont estimé que le changement climatique a rendu cet épisode deux fois plus probable et de 6 à 9% plus intense", explique WWA dans un communiqué.

"Le changement climatique amplifie l'impact d'El Niño dans le sud du Brésil, en rendant un épisode extrêmement rare plus fréquent et plus intense", affirme Regina Rodrigues, une des auteurs de l'étude.

Selon cette chercheuse de l'Université de Santa Catarina, dans le sud du Brésil, trois des quatre pires inondations de l'histoire de Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul, ont eu lieu "ces neuf derniers mois", ce qui est "très rare".

Et ce, malgré le fait qu'El Niño se soit atténué ces derniers mois, le cycle actuel semblant toucher à sa fin, ouvrant la voie au retour probable du phénomène opposé, La Niña, synonyme de températures mondiales plus fraîches.

- Système de protection défaillant -

Avant l'année dernière, quand trois inondations majeures dont une causée par un cyclone avaient déjà fait plusieurs dizaines de morts, le sud du Brésil avait été relativement épargné depuis une soixantaine d'années.

De quoi donner une fausse sensation de sécurité aux habitants, même s'il s'agit d'une région particulièrement vulnérable face aux crues, car traversée par de nombreux cours d'eau, estime Maja Vahlberg, consultante du Centre climat de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Porto Alegre, métropole de 1,4 million d'habitants, est située au bord du lac Guaiba, alimenté par cinq rivières.

La ville était dotée d'un système de protection à base de digues et de vannes après les inondations majeures de 1941 et de 1967.

Ce dispositif était censé contenir une montée du niveau de l'eau du Guaiba pouvant aller jusqu'à six mètres. Mais il a commencé à être dépassé dès que le niveau de 4,5 mètres a été atteint.

Le système était critiqué par de nombreux habitants qui se plaignaient d'avoir la vue sur le lac masquée par les digues. À tel point que certains souhaitaient le voir entièrement démantelé.

"Ce qui est effrayant, c'est que ces inondations montrent que le monde doit se préparer à des épisodes si extrêmes qu'ils ne ressemblent à rien de ce qu'on avait vu auparavant", insiste Mme Vahlberg.

Les chercheurs du WWA estiment par ailleurs que la déforestation et l'urbanisation effrénée de villes comme Porto Alegre ont "aggravé les impacts" de cette catastrophe climatique sans précédent.

L'étude cite notamment la perte de 22% de la végétation native de la région en moins de quatre décennies, pour laisser place notamment à des champs de soja.

Maja Vahlberg préconise de "mettre en place des politiques qui rendent la population moins vulnérable, en augmentant la protection face aux crues et en restaurant les écosystèmes", afin d'"éviter des morts et limiter les dégâts matériels".

Y.Amjad--DT