Dubai Telegraph - Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï

EUR -
AED 4.29132
AFN 74.203609
ALL 95.805414
AMD 433.4011
ANG 2.091481
AOA 1072.683853
ARS 1638.188454
AUD 1.635513
AWG 2.106222
AZN 1.985616
BAM 1.953101
BBD 2.353774
BDT 143.421198
BGN 1.949178
BHD 0.440993
BIF 3476.288379
BMD 1.1685
BND 1.49084
BOB 8.105799
BRL 5.801133
BSD 1.16865
BTN 111.08949
BWP 15.864078
BYN 3.305632
BYR 22902.60579
BZD 2.350851
CAD 1.591894
CDF 2706.246758
CHF 0.916396
CLF 0.027083
CLP 1065.929196
CNY 7.981149
CNH 7.986584
COP 4356.694927
CRC 531.363456
CUC 1.1685
CUP 30.965258
CVE 110.598731
CZK 24.400589
DJF 207.665735
DKK 7.472548
DOP 69.678194
DZD 154.723383
EGP 62.546481
ERN 17.527504
ETB 183.542149
FJD 2.573271
FKP 0.860275
GBP 0.863931
GEL 3.137447
GGP 0.860275
GHS 13.081357
GIP 0.860275
GMD 85.886397
GNF 10256.527946
GTQ 8.931861
GYD 244.512118
HKD 9.155872
HNL 31.117461
HRK 7.535193
HTG 152.947888
HUF 364.799928
IDR 20373.386901
ILS 3.452103
IMP 0.860275
INR 111.408203
IQD 1530.735387
IRR 1536577.888516
ISK 143.398483
JEP 0.860275
JMD 184.115578
JOD 0.828489
JPY 183.758944
KES 150.972215
KGS 102.150883
KHR 4688.022868
KMF 491.349122
KPW 1051.650263
KRW 1724.431853
KWD 0.360026
KYD 0.974054
KZT 542.160809
LAK 25663.184483
LBP 104465.362619
LKR 373.460733
LRD 214.565871
LSL 19.666146
LTL 3.450278
LVL 0.706815
LYD 7.402479
MAD 10.80515
MDL 20.122194
MGA 4855.118969
MKD 61.663486
MMK 2453.558203
MNT 4179.346411
MOP 9.430668
MRU 46.681467
MUR 54.860921
MVR 18.059139
MWK 2034.93947
MXN 20.461022
MYR 4.633061
MZN 74.679165
NAD 19.665886
NGN 1601.931692
NIO 42.907309
NOK 10.841901
NPR 177.741105
NZD 1.989903
OMR 0.449285
PAB 1.168885
PEN 4.096709
PGK 5.062529
PHP 72.106988
PKR 325.719728
PLN 4.256204
PYG 7265.959457
QAR 4.256826
RON 5.190447
RSD 117.422683
RUB 87.636497
RWF 1706.594681
SAR 4.384441
SBD 9.378229
SCR 15.60968
SDG 701.689458
SEK 10.869375
SGD 1.492529
SHP 0.872403
SLE 28.803202
SLL 24502.862465
SOS 667.79835
SRD 43.767328
STD 24185.596923
STN 24.713781
SVC 10.227823
SYP 129.148477
SZL 19.665661
THB 38.292338
TJS 10.940881
TMT 4.095594
TND 3.371707
TOP 2.813468
TRY 52.838293
TTD 7.939029
TWD 36.968998
TZS 3049.786129
UAH 51.502231
UGX 4386.05699
USD 1.1685
UYU 47.074949
UZS 14019.666522
VES 571.329748
VND 30758.433277
VUV 138.793042
WST 3.172698
XAF 655.05181
XAG 0.015991
XAU 0.000257
XCD 3.157931
XCG 2.106689
XDR 0.812844
XOF 652.608671
XPF 119.331742
YER 278.833394
ZAR 19.63285
ZMK 10517.907557
ZMW 21.887754
ZWL 376.256618
  • AEX

    6.9300

    1011.89

    +0.69%

  • BEL20

    82.4200

    5434.68

    +1.54%

  • PX1

    33.5000

    8009.63

    +0.42%

  • ISEQ

    -50.3700

    12542.5

    -0.4%

  • OSEBX

    5.4800

    2035.54

    +0.27%

  • PSI20

    52.2500

    9219.75

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    74.1500

    3976.54

    +1.9%

  • N150

    24.1000

    4178.55

    +0.58%

Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï
Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï / Photo: Jewel SAMAD - AFP

Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï

Les Emirats ont vu les choses en grand: le petit pays pétrolier du Golfe a dépensé sans compter pour accueillir à partir de jeudi la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique, censée inciter les pays à passer la vitesse supérieure sur la transition énergétique.

Taille du texte:

Aux portes du désert, à Dubaï, le site de l'Exposition universelle de 2020 devient pour deux semaines le coeur battant de la diplomatie climatique, les Emirats et l'ONU espérant une COP aussi historique que celle de Paris en 2015.

"Evidemment, je suis fortement en faveur d'un texte qui inclue la sortie (des énergies fossiles)", même avec un calendrier progressif, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres mercredi dans un entretien à l'AFP, avant de s'envoler pour Dubaï.

"C'est la COP la plus importante depuis Paris", a déclaré le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, mercredi. "Nous avançons aujourd'hui à petits pas, alors qu'on attend des pas de géants."

C'est la deuxième fois qu'un pays du Golfe accueille une COP, après le Qatar en 2012. Les conférences de l'ONU Climat changent généralement de continent chaque année; il y a deux ans, les pays d'Asie Pacifique avaient désigné les Emirats pour cette COP.

- Conflits d'intérêts? -

Mais le président de la COP28, Sultan Al Jaber, également directeur général de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, est sous le feu des critiques après la publication par la BBC et le Centre for Climate Reporting de notes internes de préparation de réunions officielles énumérant des arguments pour la promotion des projets d'Adnoc à l'étranger. Il a rejeté ces accusations mercredi.

Si des personnalités et ONG crient au scandale, un boycott de la COP28 n'est pas à l'ordre du jour, tant les enjeux sont vertigineux et évidents à la fin d'une année de surchauffe météo.

Antonio Guterres a lui-même défendu l'intérêt d'avoir l'Emirati aux commandes de la COP pour parler de la sortie des énergies fossiles: "Je pense qu'il est dans une meilleure position pour dire ça à ses collègues de l'industrie des énergies fossiles que s'il était membre d'une ONG avec un bilan pro-climat solide".

La première grande décision de la COP28 pourrait intervenir dès jeudi, avec l'adoption en séance plénière de la mise en oeuvre du nouveau fonds pour compenser les pertes et dommages liés au climat dans les pays vulnérables, après un an de négociations très tendues entre pays du Nord et du Sud. Cette adoption dès le premier jour permettrait aux délégués de se concentrer sur les autres batailles à l'ordre du jour, à commencer par les énergies fossiles.

- Charles, Israël et Palestiniens -

Jeudi matin, des milliers de participants commençaient à affluer dans une ambiance feutrée, sans l'ombre d'une manifestation à ce stade.

Plus de 97.000 personnes (délégations, médias, ONG, lobbys, organisateurs, techniciens...) sont accréditées, deux fois plus que l'an dernier, et environ 180 chefs d'Etats et de gouvernements sont attendus selon les organisateurs d'ici le 12 décembre, fin théorique de la conférence.

Le pape François, grippé, a annulé sa venue, mais plus de 140 dirigeants défileront à la tribune vendredi et samedi, après la journée cérémonielle d'ouverture jeudi, pour des discours de quelques minutes censés donner une impulsion politique aux négociations byzantines qui occuperont les délégations pendant deux semaines.

Le roi Charles III s'exprimera vendredi en ouverture de ce sommet de dirigeants, sans Joe Biden, remplacé par sa vice-présidente Kamala Harris, ni Xi Jinping.

Le président israélien Isaac Herzog et le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pourraient se croiser car ils sont inscrits pour s'exprimer à quelques minutes d'intervalle vendredi.

Les Emiratis préparent un déluge inaugural d'engagements volontaires d'Etats pour, par exemple, tripler les renouvelables d'ici 2030 ou doper les aides financières des pays riches vers les plus vulnérables.

Mais seuls les textes officiels adoptés pendant la COP, dans le méticuleux processus onusien où le consensus est obligatoire, auront une force comparable à ce que fut l'accord de Paris. Un fiasco n'est pas à exclure, tant les résistances à parler explicitement des fossiles sont fortes chez certains pays producteurs.

- Les COP inutiles? -

La question est légitime, puisque depuis la COP21 et l'accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter. Mais alors qu'on tablait à l'époque sur 16% d'augmentation d'ici 2030, l'ONU Environnement ramène désormais la hausse à 2%.

Ce ralentissement n'est pas attribuable au seul texte mais la transition énergétique est indéniablement engagée, bien que plaçant toujours le monde sur une trajectoire de réchauffement invivable.

Depuis 2015, une centaine de pays se sont engagés à la neutralité carbone, le solaire est devenu l'énergie la moins chère pour générer de l'électricité, le pic de la demande en énergies fossiles est en vue cette décennie et l'Agence internationale de l'énergie s'attend à ce que plus du tiers des voitures neuves dans le monde soient électriques en 2030, un scénario impensable avant 2015.

G.Koya--DT