Dubai Telegraph - Plus 10 millions d'hectares partis en fumée au Canada

EUR -
AED 4.297278
AFN 74.292236
ALL 95.716382
AMD 433.389865
ANG 2.094044
AOA 1073.998061
ARS 1629.423594
AUD 1.62737
AWG 2.105879
AZN 1.99192
BAM 1.958189
BBD 2.357236
BDT 143.602767
BGN 1.951567
BHD 0.442118
BIF 3481.134249
BMD 1.169933
BND 1.494517
BOB 8.086833
BRL 5.769526
BSD 1.170408
BTN 111.457522
BWP 15.905339
BYN 3.313286
BYR 22930.677624
BZD 2.353832
CAD 1.593372
CDF 2708.393681
CHF 0.915671
CLF 0.026913
CLP 1059.209921
CNY 7.991048
CNH 7.988188
COP 4347.78517
CRC 532.440573
CUC 1.169933
CUP 31.003212
CVE 110.704868
CZK 24.388881
DJF 207.92036
DKK 7.47254
DOP 69.720855
DZD 154.93529
EGP 62.729868
ERN 17.548988
ETB 184.029563
FJD 2.567943
FKP 0.864414
GBP 0.863322
GEL 3.141309
GGP 0.864414
GHS 13.115101
GIP 0.864414
GMD 85.40504
GNF 10266.158158
GTQ 8.933748
GYD 244.857725
HKD 9.168352
HNL 31.110961
HRK 7.534715
HTG 153.174282
HUF 361.607371
IDR 20348.92901
ILS 3.439136
IMP 0.864414
INR 111.226541
IQD 1533.144508
IRR 1539631.212056
ISK 143.201928
JEP 0.864414
JMD 184.173151
JOD 0.829464
JPY 184.682625
KES 151.096115
KGS 102.276087
KHR 4694.391883
KMF 492.016789
KPW 1052.943015
KRW 1716.419906
KWD 0.360386
KYD 0.975286
KZT 543.841262
LAK 25709.267542
LBP 104767.458106
LKR 374.520581
LRD 214.740973
LSL 19.586364
LTL 3.454506
LVL 0.70768
LYD 7.424996
MAD 10.817099
MDL 20.200562
MGA 4874.92747
MKD 61.625915
MMK 2456.515107
MNT 4186.728804
MOP 9.447087
MRU 46.732223
MUR 54.928184
MVR 18.08129
MWK 2029.467649
MXN 20.321027
MYR 4.635855
MZN 74.770466
NAD 19.586699
NGN 1600.583006
NIO 43.071819
NOK 10.823022
NPR 178.332598
NZD 1.985475
OMR 0.44984
PAB 1.170423
PEN 4.103136
PGK 5.08921
PHP 71.856096
PKR 326.149487
PLN 4.247967
PYG 7091.62277
QAR 4.277801
RON 5.237322
RSD 117.389838
RUB 88.331824
RWF 1711.280762
SAR 4.390082
SBD 9.389724
SCR 16.35231
SDG 702.546521
SEK 10.83447
SGD 1.492016
SHP 0.873473
SLE 28.838674
SLL 24532.895741
SOS 668.913338
SRD 43.84558
STD 24215.241325
STN 24.529511
SVC 10.24032
SYP 129.313491
SZL 19.582895
THB 38.089479
TJS 10.943006
TMT 4.100614
TND 3.412163
TOP 2.816917
TRY 52.902483
TTD 7.933545
TWD 36.934186
TZS 3044.752832
UAH 51.434039
UGX 4418.315623
USD 1.169933
UYU 47.127504
UZS 14084.94543
VES 572.030029
VND 30796.134036
VUV 138.665702
WST 3.177456
XAF 656.755555
XAG 0.015995
XAU 0.000256
XCD 3.161801
XCG 2.109265
XDR 0.816185
XOF 656.755555
XPF 119.331742
YER 279.17512
ZAR 19.494294
ZMK 10530.825202
ZMW 22.09086
ZWL 376.717798
  • AEX

    9.5500

    1014.5

    +0.95%

  • BEL20

    87.7800

    5440.14

    +1.64%

  • PX1

    86.1400

    8062.31

    +1.08%

  • ISEQ

    -183.8600

    12409.08

    -1.46%

  • OSEBX

    3.6500

    2033.72

    +0.18%

  • PSI20

    -3.6700

    9164.62

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    20.6800

    3997.2

    +0.52%

  • N150

    27.8300

    4182.24

    +0.67%

Plus 10 millions d'hectares partis en fumée au Canada
Plus 10 millions d'hectares partis en fumée au Canada / Photo: Carlo ZAGLIA - General Directorate for Civil Protection and Crisis Management/AFP

Plus 10 millions d'hectares partis en fumée au Canada

Les mégafeux canadiens n'en finissent plus de progresser: plus de 10 millions d'hectares ont déjà brûlé cette année, un total bien supérieur à tout ce que le pays a déjà connu, dépassant les projections les plus pessimistes des scientifiques.

Taille du texte:

Ces chiffres devraient encore s'aggraver puisque 906 feux étaient actifs samedi dans le pays, dont 570 considérés hors de contrôle, selon les chiffres nationaux du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC).

Et les autorités sont contraintes d'en laisser brûler la majorité. L'ampleur des brasiers, leur multitude et la difficulté d'accès dépassant les capacités des pompiers canadiens et internationaux, présents en nombre.

"On se retrouve cette année avec des chiffres qui sont pires que nos scénarios les plus pessimistes", explique à l'AFP Yan Boulanger, chercheur pour le ministère canadien des Ressources naturelles.

"Ce qui est complètement fou, c'est qu'il n'y a eu aucun répit depuis début mai. Tout est réuni pour que la situation s'aggrave", résume ce spécialiste des feux de forêt. Pour lui, "l'année 2023 va forcément marquer les esprits".

Au total, les forêts brûlées en six mois et demi seulement représentent une superficie proche de celle du Portugal ou équivalente à celle de l'Islande. Le précédent record absolu en la matière datait de 1989 avec 7,3 millions d'hectares, selon le CIFFC.

Depuis janvier, le pays a dénombré 4.088 incendies, dont de nombreux brasiers atteignant des centaines de milliers d'hectares. Jeudi, une pompière de 19 ans a perdu la vie en luttant contre les flammes dans l'ouest. Plus de 150.000 personnes ont dû être déplacées.

C'est principalement la forêt boréale qui part en fumée, loin des zones habitées. Mais avec de lourdes conséquences pour l'environnement.

Cet anneau de verdure qui encercle l'Arctique - au Canada donc, mais aussi en Alaska, en Sibérie et dans le nord de l'Europe - est en effet vital pour l'avenir de la planète.

Autre particularité de cette forêt du nord: elle libère 10 à 20 fois plus de carbone par unité de zone brûlée que d'autres écosystèmes. En relâchant du gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ces incendies contribuent en retour au réchauffement de la planète, un cercle vicieux.

- "Avant-goût" de l'avenir -

"Nous sommes sur des dimensions immenses, le feu que nous gérons fait 65 kilomètres de long, cela pose des défis d'organisation énormes", raconte à l'AFP le colonel Philippe Sansa, à la tête d'un détachement de 120 pompiers français déployés dans le nord du Québec.

Caméras infrarouges et drones sont utilisés pour analyser les points chauds, explique-t-il décrivant une logistique très complexe.

"Vous êtes parfois obligés de tirer une lance sur plusieurs kilomètres pour acheminer de l'eau", ajoute le pompier. "Pour un feu de 110.000 hectares nous avons 80 pompiers et 6 hélicoptères, soit beaucoup moins que ce que l'on peut déployer en France sur un brasier 100 fois moins gros."

Peu habitué aux mégafeux contrairement à l'ouest du pays, le Québec est jusqu'ici la province la plus gravement touchée avec 4,4 millions d'hectares brûlés. Comme le reste du pays, le nord est confronté à une grave sécheresse, avec des précipitations très en dessous de la moyenne depuis des mois et des températures chaudes.

"On a besoin de l'aide internationale parce que les ressources qu'on a au Québec ne sont pas suffisantes", lance Stéphane Caron, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu dans la province (SOPFEU).

Dans l'ouest du pays, la Colombie-Britannique a également appelé à l'aide internationale. "Nous prévoyons que le temps restera chaud et sec dans les mois à venir. Nous n'attendons donc aucun répit du point de vue météorologique", explique Sarah Budd du service des incendies de cette province sur la cote pacifique.

Depuis début juillet, la situation a pris dans cette région un tour dramatique avec plus de 250 départs de feux en trois jours la semaine passée, déclenchés principalement par la foudre.

"C'est un avant-goût de ce que l'avenir risque de nous réserver", redoute Stéphane Caron, puisque le changement climatique accroît la fréquence et l'intensité des feux dans les forêts boréales selon les experts.

La saison a commencé en Alberta qui a dès le mois de mai dû déclencher l'état d'urgence en raison d'une situation sans précédent. Quelques semaines plus tard, la Nouvelle-Ecosse, province atlantique au climat très doux, et surtout le Québec ont à leur tour été pris dans des mégafeux.

En forêt boréale, en raison de l'épaisseur du humus au sol, les feux peuvent continuer de brûler pendant des mois.

F.Chaudhary--DT