Dubai Telegraph - Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

EUR -
AED 4.238811
AFN 75.022966
ALL 91.672628
AMD 419.537692
ANG 2.066447
AOA 1059.55903
ARS 1739.351817
AUD 1.619413
AWG 2.07901
AZN 1.957383
BAM 1.956934
BBD 2.324627
BDT 142.102356
BGN 1.943034
BHD 0.435048
BIF 3450.970122
BMD 1.154204
BND 1.468738
BOB 13.33061
BRL 5.938261
BSD 1.154159
BTN 110.753228
BWP 15.620918
BYN 3.504601
BYR 22622.396885
BZD 2.321225
CAD 1.607968
CDF 2669.093803
CHF 0.945126
CLF 0.027889
CLP 1101.203245
CNY 7.746382
CNH 7.746544
COP 3605.53684
CRC 516.494861
CUC 1.154204
CUP 30.586404
CVE 110.327507
CZK 24.306268
DJF 205.527333
DKK 7.475508
DOP 67.868746
DZD 154.356205
EGP 59.774608
ERN 17.313059
ETB 185.827115
FJD 2.567526
FKP 0.855416
GBP 0.856252
GEL 2.989216
GGP 0.855416
GHS 13.25551
GIP 0.855416
GMD 84.83445
GNF 10148.793838
GTQ 8.81103
GYD 241.467851
HKD 9.05417
HNL 31.071061
HRK 7.534598
HTG 150.846116
HUF 365.292269
IDR 20419.021596
ILS 3.512185
IMP 0.855416
INR 110.699119
IQD 1512.584241
IRR 1586568.712443
ISK 139.820478
JEP 0.855416
JMD 181.782203
JOD 0.818363
JPY 179.229979
KES 149.422829
KGS 100.934904
KHR 4675.66929
KMF 492.845335
KPW 1038.783897
KRW 1577.940296
KWD 0.356256
KYD 0.961849
KZT 516.204696
LAK 25829.745926
LBP 103354.904211
LKR 380.75737
LRD 201.515043
LSL 18.778905
LTL 3.408064
LVL 0.698166
LYD 7.317715
MAD 10.91233
MDL 20.065455
MGA 5049.641947
MKD 61.561745
MMK 2423.199621
MNT 4154.59545
MOP 9.325424
MRU 46.225673
MUR 54.039998
MVR 17.77448
MWK 2004.271858
MXN 19.783361
MYR 4.668291
MZN 73.765567
NAD 18.769115
NGN 1529.554162
NIO 42.25512
NOK 10.78124
NPR 177.205165
NZD 2.008309
OMR 0.443795
PAB 1.154159
PEN 3.872336
PGK 5.127547
PHP 72.433244
PKR 319.961663
PLN 4.342075
PYG 6869.921965
QAR 4.203553
RON 5.260055
RSD 117.373314
RUB 97.18192
RWF 1695.453227
SAR 4.331814
SBD 9.256137
SCR 16.02754
SDG 694.306762
SEK 11.28161
SGD 1.469515
SHP 0.856679
SLE 28.439506
SLL 24203.069786
SOS 659.570827
SRD 43.570862
STD 23889.690871
STN 24.873095
SVC 10.098765
SYP 15006.959696
SZL 18.744258
THB 38.370374
TJS 10.647078
TMT 4.051256
TND 3.363062
TOP 2.779046
TRY 56.159985
TTD 7.832471
TWD 36.768321
TZS 3053.59421
UAH 51.524515
UGX 4535.56966
USD 1.154204
UYU 46.416499
UZS 13578.869679
VES 970.897898
VND 29987.372116
VUV 136.297398
WST 3.152705
XAF 655.957
XAG 0.017855
XAU 0.000267
XCD 3.119294
XCG 2.080124
XDR 0.816082
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 273.035606
ZAR 18.741265
ZMK 10389.219903
ZMW 22.534865
ZWL 371.653192
SSP 6516.900596
MXV 2.243306
  • AEX

    -2.5300

    1095.87

    -0.23%

  • BEL20

    -5.1600

    5724.35

    -0.09%

  • PX1

    -27.6000

    8090.28

    -0.34%

  • ISEQ

    -102.4500

    14126.68

    -0.72%

  • OSEBX

    3.1600

    2113.06

    +0.15%

  • PSI20

    66.6000

    9446.63

    +0.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -81.6800

    4612.85

    -1.74%

  • N150

    0.8500

    4250.27

    +0.02%

Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty / Photo: Bertrand GUAY - POOL/AFP/Archives

Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

Le parquet général a requis vendredi en appel 20 ans de réclusion criminelle contre les deux auteurs d'une campagne de haine contre Samuel Paty, lancée avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Taille du texte:

Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, sont rejugés depuis fin janvier par la cour d'assises spéciale de Paris pour cette cabale en ligne ciblant le professeur d'histoire-géographie qui ne s'était arrêtée qu'avec son assassinat par Abdoullakh Anzorov le 16 octobre 2020 près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

L'accusation a demandé d'assortir la peine d'une période de sûreté des deux tiers, durant laquelle aucun aménagement de peine ne sera possible. Les deux hommes, qui encourent 30 ans d'emprisonnement, avaient interjeté appel de leur condamnation en première instance à 13 et 15 années de réclusion criminelle.

Le parquet général doit désormais prendre ses réquisitions contre deux proches d'Anzorov, un jihadiste de 18 ans qui, après le crime, avait été abattu par la police qu'il menaçait.

Condamnés en première instance à 16 ans de réclusion criminelle, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, encourent la perpétuité.

"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.

Leur action et la désignation d'une cible ne peut être mise sous le coup de l'impulsion vite réprimée: elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire minutieux, s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense qui doit plaider vendredi et samedi.

La cabale en ligne a semé au collège une "terreur" qui "était là avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": "C'est cette phase-là que vous avez à juger en ce qui concerne les deux accusés Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina", poursuit la magistrate.

Selon elle, ils étaient passibles de poursuites avant même que l'attentat ne soit commis: "On leur reproche eux d'avoir créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."

- Enseignants traumatisés -

"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit-elle, insistant sur l'importance de protéger l'école, "fondement de la République".

Le crime a traumatisé la communauté enseignante et avait jeté l'effroi dans un pays alors sous tension: au moment des faits, Al-Qaïda venait de menacer de nouveau la France après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015. Et le 25 septembre, deux personnes avaient été blessées lors d'une attaque jihadiste devant les anciens locaux parisiens de l'hebdomadaire.

Les deux hommes, qui ne connaissaient pas Anzorov, affirment n'avoir ni conscience de l'assassinat à venir ni intention qu'il advienne. Ils disent également n'avoir pas été mus par la question du blasphème et des caricatures, qu'avait invoquée Anzorov dans la revendication de son crime.

Brahim Chnina a invoqué le sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. C'était un mensonge: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.

Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina au début de la campagne en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par son combat contre la discrimination et sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.

Une ligne de défense, balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.

Si Brahim Chnina a exprimé sa "honte" et ses regrets, cela n'a pas été le cas d'Abdelhakim Sefrioui: entre deux digressions théologico-politiques, il s'est posé en héraut des droits des musulmans, livrés à la "vindicte" publique par les autorités françaises avec la complicité de "médias aux ordres".

Vendredi, secouant parfois la tête ou esquissant un sourire ironique, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, militant depuis plus de trois décennies, a écouté l'avocate générale le décrire en "manipulateur", qui serait intervenu en croyant déceler une occasion "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".

Le verdict est attendu lundi.

G.Rehman--DT