Dubai Telegraph - Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi

EUR -
AED 4.226703
AFN 74.809083
ALL 93.366242
AMD 421.567303
AOA 1055.381468
ARS 1719.449848
AUD 1.640637
AWG 2.074509
AZN 1.957249
BAM 1.956576
BBD 2.321601
BDT 142.336488
BHD 0.434667
BIF 3410.297857
BMD 1.150907
BND 1.478306
BOB 14.033569
BRL 5.874571
BSD 1.152657
BTN 109.839591
BWP 15.677085
BYN 3.369508
BYR 22557.772268
BZD 2.3183
CAD 1.616598
CDF 2603.351104
CHF 0.932579
CLF 0.026962
CLP 1064.60077
CNY 7.771607
CNH 7.778196
COP 3734.151472
CRC 523.600972
CUC 1.150907
CUP 30.499029
CVE 110.308777
CZK 24.207011
DJF 205.26146
DKK 7.475387
DOP 66.865665
DZD 153.041281
EGP 57.680572
ERN 17.263601
ETB 186.04661
FJD 2.550864
FKP 0.85368
GBP 0.857109
GEL 3.004299
GGP 0.85368
GHS 13.469345
GIP 0.85368
GMD 85.167178
GNF 10122.01702
GTQ 8.79449
GYD 241.535856
HKD 9.026072
HNL 30.895859
HRK 7.533949
HTG 150.711776
HUF 364.002457
IDR 20756.603207
ILS 3.50294
IMP 0.85368
INR 109.79449
IQD 1509.986133
IRR 1582784.505965
ISK 141.987624
JEP 0.85368
JMD 182.590083
JOD 0.815949
JPY 181.472098
KES 148.904491
KGS 100.64646
KHR 4657.909243
KMF 492.588362
KRW 1643.48298
KWD 0.356297
KYD 0.960573
KZT 546.782245
LAK 26070.346267
LBP 103225.869268
LKR 387.01359
LRD 208.062572
LSL 19.010244
LTL 3.398328
LVL 0.696172
LYD 7.346916
MAD 10.747665
MDL 20.125987
MGA 4909.884543
MKD 61.549426
MMK 2416.539498
MNT 4135.816267
MOP 9.310814
MRU 46.164719
MUR 54.023553
MVR 17.781718
MWK 1998.76718
MXN 19.920331
MYR 4.716391
MZN 73.540216
NAD 19.010079
NGN 1569.9408
NIO 42.416834
NOK 10.973378
NPR 175.741454
NZD 1.962146
OMR 0.442496
PAB 1.152657
PEN 3.893145
PGK 5.086953
PHP 70.231203
PKR 320.068341
PLN 4.313541
PYG 6875.728699
QAR 4.202068
RON 5.245859
RSD 117.369685
RUB 92.534153
RWF 1690.3488
SAR 4.309143
SBD 9.289148
SCR 16.688095
SDG 690.543907
SEK 11.007905
SGD 1.476441
SLE 28.139459
SOS 658.752847
SRD 43.511182
STD 23821.44602
STN 24.509407
SVC 10.085915
SZL 19.01338
THB 38.486074
TJS 10.645025
TMT 4.028174
TND 3.382442
TRY 54.726187
TTD 7.816034
TWD 37.251971
TZS 3048.749619
UAH 51.704646
UGX 4313.711938
USD 1.150907
UYU 46.358398
UZS 13820.364662
VES 860.707221
VND 30247.555708
VUV 137.015627
WST 3.147144
XAF 656.20887
XAG 0.019618
XAU 0.000284
XCD 3.110383
XCG 2.077406
XDR 0.816117
XOF 656.217426
XPF 119.331742
YER 274.383566
ZAR 19.003001
ZMK 10359.610349
ZMW 21.662409
ZWL 370.591503
  • AEX

    3.1900

    1102.22

    +0.29%

  • BEL20

    -18.7600

    5667.28

    -0.33%

  • PX1

    103.8200

    8613.82

    +1.22%

  • ISEQ

    181.3700

    13716.45

    +1.34%

  • OSEBX

    5.0500

    2023.13

    +0.25%

  • PSI20

    55.6100

    9171.7

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    29.4100

    4291.71

    +0.69%

Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi
Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi

La cour d'appel de Paris a donné gain de cause à Vincent Bolloré mercredi en estimant que le contrôle de son groupe sur Vivendi n'était pas établi au moment de sa scission fin 2024, lui permettant d'échapper au rachat des parts d'actionnaires minoritaires pour plusieurs milliards d'euros.

Taille du texte:

Malgré cette décision, le feuilleton boursier n'est pas terminé. Le fonds d'actionnaires CIAM, qui a porté l'affaire en justice, a immédiatement annoncé un pourvoi en cassation "pour que cette décision de principe soit tranchée au plus haut niveau", a indiqué son avocat, Me Julien Visconti.

Vivendi a de son côté "(pris) acte de la décision".

C'est la deuxième fois que la cour d'appel de Paris se prononce sur ce dossier. Sa première décision en avril 2025, qui avait au contraire conclu à un contrôle de fait de Bolloré sur Vivendi, avait été annulée fin novembre par la Cour de cassation.

Cette fois, le premier président de la cour d'appel, Jacques Boulard, a entièrement rejeté les arguments du fonds CIAM et l'a condamné à payer 350.000 euros de frais de procès (200.000 pour Bolloré, 150.000 pour Vivendi).

- Big bang -

Lancée fin 2024, la scission avait permis à Bolloré de découper Vivendi en quatre entités cotées sur plusieurs marchés, avec l'objectif de leur donner plus de perspectives de développement: Canal+ (médias) à Londres et désormais aussi Johannesburg, Havas (communication) à Amsterdam, Louis Hachette Group (édition) à Paris sur le marché Euronext Growth, tandis que Vivendi, délestée de nombreux actifs, est aussi restée à Paris.

Le CIAM, un fonds activiste, actionnaire ultra minoritaire de Vivendi (0,025% du capital), avait attaqué les modalités de ce big bang boursier.

Il accuse Bolloré d'avoir cherché à échapper à son obligation de lancer une offre publique pour racheter les actions qu'il ne détenait pas, en se tenant sous le seuil requis des 30% du capital, tout en exerçant un contrôle de fait sur Vivendi.

Une habitude chez l'homme d'affaires breton, selon Me Julien Visconti, qui l'avait qualifié de "roi incontesté de la prise de contrôle rampant", le 22 mai dernier devant la cour d'appel réunie en audience solennelle.

L'avocate générale, Carla Deveille-Fontinha, avait également estimé que ce contrôle était "caractérisé" : "Bolloré n'a jamais rencontré lors de ces assemblées générales (de Vivendi) aucune opposition", "cela démontre bien (son) impact", avait-elle souligné.

- influence -

Mais pour le premier président de la cour d'appel, "il ne ressort d'aucune des pièces versées aux débats que M. Vincent Bolloré ou la société Bolloré SE aurait détenu, à un quelconque moment, directement ou indirectement, la majorité absolue des droits de vote exercés dans les assemblées générales de Vivendi SE, cette observation valant également pour le +Groupe Bolloré+".

Or, "le contrôle de fait prévu" par le code de commerce exclut tout autre critère "que l'existence d'une majorité des droits de vote exprimés ou exercés dont dispose l'actionnaire considéré", souligne la cour d'appel dans un communiqué expliquant la décision.

"CIAM s'étonne que la cour d'appel de renvoi ferme la voie à un contrôle de fait minoritaire", a réagi le fonds dans un communiqué.

Si l'affaire n'est pas terminée, cette décision exclut pour l'heure la perspective de toute offre de rachat des actions Vivendi des minoritaires.

Fin 2024, "une telle offre aurait exposé le groupe au versement de plusieurs milliards d'euros à ses actionnaires minoritaires", indique une note sur l'affaire sur le site du ministère de l'Économie.

Depuis la scission, le groupe Canal+ a accéléré son développement international en rachetant le géant sud-africain de la télévision et du streaming Multichoice. Le groupe a aussi acquis à l'automne dernier 34% du capital d'UGC, le réseau de salles de cinéma qu'il espère contrôler dans sa totalité à partir de 2028.

Vincent Bolloré se revendique "démocrate-chrétien" mais est accusé par ses détracteurs de promouvoir des idées d'extrême droite au sein des médias (CNews, Europe 1, JDD) et des maisons d'édition (Fayard) dans son giron. Son influence est scrutée de près à l'orée de la campagne présidentielle de 2027.

H.Hajar--DT