Dubai Telegraph - Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

EUR -
AED 4.175552
AFN 72.766476
ALL 94.162098
AMD 417.226554
ANG 2.035648
AOA 1043.169984
ARS 1679.636802
AUD 1.644928
AWG 2.046559
AZN 1.92839
BAM 1.955047
BBD 2.284181
BDT 139.496304
BGN 1.922493
BHD 0.428616
BIF 3388.19249
BMD 1.136977
BND 1.471414
BOB 7.836708
BRL 5.905231
BSD 1.134143
BTN 107.003929
BWP 15.475839
BYN 3.227601
BYR 22284.755976
BZD 2.280982
CAD 1.614792
CDF 2580.938264
CHF 0.920495
CLF 0.026587
CLP 1046.394248
CNY 7.720645
CNH 7.732367
COP 3919.547483
CRC 516.189954
CUC 1.136977
CUP 30.1299
CVE 110.218696
CZK 24.259115
DJF 201.961371
DKK 7.474711
DOP 66.832805
DZD 151.71364
EGP 56.316417
ERN 17.05466
ETB 180.381436
FJD 2.576502
FKP 0.864046
GBP 0.861095
GEL 3.00102
GGP 0.864046
GHS 12.755641
GIP 0.864046
GMD 82.430365
GNF 9938.043459
GTQ 8.652403
GYD 237.290312
HKD 8.914414
HNL 30.380123
HRK 7.530884
HTG 148.229683
HUF 354.486503
IDR 20428.071971
ILS 3.391518
IMP 0.864046
INR 107.9276
IQD 1489.440323
IRR 1563400.698685
ISK 143.986411
JEP 0.864046
JMD 178.749622
JOD 0.806128
JPY 183.939063
KES 147.307059
KGS 99.429036
KHR 4559.279095
KMF 493.447827
KPW 1023.280009
KRW 1756.368857
KWD 0.352043
KYD 0.94512
KZT 549.658752
LAK 25087.404586
LBP 101564.518415
LKR 382.216151
LRD 206.406917
LSL 18.862653
LTL 3.357198
LVL 0.687746
LYD 7.283164
MAD 10.705207
MDL 20.130897
MGA 4835.075056
MKD 61.614805
MMK 2387.123574
MNT 4074.725728
MOP 9.158813
MRU 45.55903
MUR 54.790635
MVR 17.566605
MWK 1974.929588
MXN 19.897422
MYR 4.684233
MZN 72.659519
NAD 18.862627
NGN 1564.706343
NIO 41.624902
NOK 11.202746
NPR 171.205334
NZD 2.014667
OMR 0.437174
PAB 1.134124
PEN 3.890724
PGK 4.977128
PHP 69.735371
PKR 315.618218
PLN 4.285677
PYG 6930.301857
QAR 4.144273
RON 5.233052
RSD 117.356435
RUB 86.07175
RWF 1666.643804
SAR 4.269367
SBD 9.154888
SCR 15.49385
SDG 682.186179
SEK 11.066313
SGD 1.474626
SHP 0.848868
SLE 28.197192
SLL 23841.850618
SOS 648.14481
SRD 42.431636
STD 23533.135508
STN 24.490788
SVC 9.924005
SYP 125.672491
SZL 18.779028
THB 37.917899
TJS 10.48488
TMT 3.979421
TND 3.33987
TOP 2.737569
TRY 52.900029
TTD 7.702899
TWD 36.186007
TZS 2978.119975
UAH 50.996697
UGX 4196.237124
USD 1.136977
UYU 45.501085
UZS 13623.516284
VES 705.782081
VND 29925.24374
VUV 136.233463
WST 3.158268
XAF 655.684425
XAG 0.019648
XAU 0.000282
XCD 3.072738
XCG 2.043977
XDR 0.815475
XOF 655.693071
XPF 119.331742
YER 271.311222
ZAR 18.725679
ZMK 10234.145868
ZMW 20.47076
ZWL 366.106241
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient
Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

Les indicateurs passent au rouge dans la zone euro sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, qui a donné en avril un net coup de frein à l'activité du secteur privé, plombée par l'envolée des prix de l'énergie et les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

Taille du texte:

L'indice PMI Flash, un des meilleurs baromètres avancés de la santé de l'économie du Vieux continent, est tombé ce mois-ci en territoire négatif, reflétant la première baisse de l'activité au sein du secteur privé depuis 16 mois.

Cet indicateur calculé par S&P Global à partir de sondages auprès d'entreprises est tombé à 48,6 points ce mois-ci, contre 50,7 points en mars. Un chiffre inférieur à 50 est synonyme d'une contraction de l'activité.

Si l'industrie est restée en territoire positif, reflétant sans doute des achats de précaution liés à la hausse des prix, le secteur des services a tiré le baromètre à la baisse, enregistrant sa plus forte chute depuis février 2021.

Même chose dans les deux plus grandes économies de la zone eur: en France, l'indice PMI est tombé à son plus bas niveau depuis 14 mois, tandis qu'en Allemagne, il atteint un plancher depuis 16 mois. A chaque fois, l'explication est la même: le conflit au Moyen-Orient déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l'Iran.

"La zone euro est confrontée à une aggravation de ses difficultés économiques liées à la guerre au Moyen-Orient, ce qui constitue un sérieux casse-tête pour les responsables politiques", a résumé Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global.

- Choc stagflationniste -

"Le conflit a entraîné un recul de l'économie en avril, tout en provoquant une forte poussée de l'inflation. Des pénuries d'approvisionnement de plus en plus répandues menacent par ailleurs de freiner davantage la croissance tout en accentuant les pressions haussières sur les prix dans les semaines à venir", a-t-il prévenu.

Selon les derniers chiffres d'Eurostat, l'inflation a déjà bondi à 2,6% sur un an en mars, contre 1,9% en février, alors même que les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se faisaient pas encore pleinement ressentir.

Autant de signaux d'une arrivée du "choc staglationniste" redouté par la Commission européenne depuis plusieurs semaines, et qui pourrait être obligée de sabrer fin mai ses prévisions économiques pour 2026.

La stagflation est un phénomène pernicieux mêlant croissance faible et inflation élevée, difficile à résoudre lorsqu'il s'installe dans la durée, car la solution la plus évidente pour calmer les prix (la hausse des taux d'intérêts de la Banque centrale européenne) risque de freiner encore plus l'activité économique.

Dans ce contexte très dégradé, les regards se tournent de plus en plus vers la BCE, qui tient sa prochaine réunion de politique monétaire dans une semaine, le 30 avril.

"La BCE se retrouve une fois de plus face à la lourde tâche de décider s'il convient de relever les taux d'intérêt au vu de la situation inquiétante sur le front de l'inflation, ou de considérer que ce pic des prix sera temporaire et qu'elle doit plutôt concentrer son attention sur la nécessité d'éviter que l'économie ne s'enfonce dans un ralentissement plus prononcé", avance M. WIlliamson.

Pour le moment, la plupart des économistes pensent qu'elle ne relèvera pas tout de suite son principal taux directeur, resté fixé à 2% depuis juin 2025, car il serait prématuré d'agir, même si elle risque d'y être obligée tôt ou tard.

"Nous nous attendons à ce que la BCE maintienne ses taux d'intérêts la semaine prochaine, mais à ce qu'elle procède à une hausse à titre de mesure de précaution lors de sa réunion de juin", prédit ainsi Carsten Brzeski d'ING Research, dans une note publiée mardi.

H.Yousef--DT