Dubai Telegraph - Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire

EUR -
AED 4.181512
AFN 71.731605
ALL 94.199795
AMD 418.288261
ANG 2.038555
AOA 1044.097437
ARS 1684.35625
AUD 1.652304
AWG 2.050906
AZN 1.934371
BAM 1.954343
BBD 2.295289
BDT 140.175531
BGN 1.925239
BHD 0.42968
BIF 3384.677493
BMD 1.138601
BND 1.474601
BOB 7.875131
BRL 5.894546
BSD 1.139651
BTN 106.96728
BWP 15.487458
BYN 3.305237
BYR 22316.588061
BZD 2.291992
CAD 1.615938
CDF 2581.782598
CHF 0.922552
CLF 0.026724
CLP 1050.357198
CNY 7.740383
CNH 7.744004
COP 3914.882346
CRC 517.414385
CUC 1.138601
CUP 30.172938
CVE 110.182884
CZK 24.249942
DJF 202.938755
DKK 7.473091
DOP 66.960096
DZD 151.91778
EGP 56.442028
ERN 17.079021
ETB 183.73157
FJD 2.580183
FKP 0.862694
GBP 0.86225
GEL 3.011643
GGP 0.862694
GHS 12.849424
GIP 0.862694
GMD 83.117718
GNF 9985.558038
GTQ 8.69452
GYD 238.502251
HKD 8.928628
HNL 30.492275
HRK 7.535042
HTG 148.948992
HUF 353.869929
IDR 20336.104731
ILS 3.418138
IMP 0.862694
INR 107.438994
IQD 1492.887392
IRR 1565861.619117
ISK 144.022025
JEP 0.862694
JMD 179.486234
JOD 0.807262
JPY 184.154556
KES 147.470095
KGS 99.570416
KHR 4574.590683
KMF 494.153264
KPW 1024.741687
KRW 1748.083709
KWD 0.352522
KYD 0.949692
KZT 552.947903
LAK 25014.357488
LBP 102053.442377
LKR 383.074505
LRD 207.585292
LSL 18.733039
LTL 3.361994
LVL 0.688728
LYD 7.315548
MAD 10.686336
MDL 20.205941
MGA 4820.407483
MKD 61.589099
MMK 2390.221382
MNT 4075.776259
MOP 9.205839
MRU 45.482103
MUR 53.798751
MVR 17.591442
MWK 1976.127247
MXN 19.965945
MYR 4.654591
MZN 72.754881
NAD 18.733039
NGN 1566.863946
NIO 41.938744
NOK 11.317402
NPR 171.147449
NZD 2.016832
OMR 0.437796
PAB 1.139651
PEN 3.886104
PGK 5.001273
PHP 69.809939
PKR 317.157831
PLN 4.287694
PYG 6955.816022
QAR 4.154104
RON 5.241092
RSD 117.292585
RUB 89.923111
RWF 1668.956173
SAR 4.27971
SBD 9.167965
SCR 16.006271
SDG 683.16092
SEK 11.080419
SGD 1.473288
SHP 0.850081
SLE 28.238005
SLL 23875.906894
SOS 651.314593
SRD 42.678216
STD 23566.750809
STN 24.481754
SVC 9.971568
SYP 125.852005
SZL 18.722047
THB 38.004263
TJS 10.547239
TMT 3.985105
TND 3.377783
TOP 2.741479
TRY 53.077609
TTD 7.745228
TWD 36.275607
TZS 2997.166294
UAH 51.153577
UGX 4182.882613
USD 1.138601
UYU 45.745907
UZS 13688.798115
VES 706.790237
VND 29945.217653
VUV 135.732026
WST 3.166316
XAF 655.468497
XAG 0.019422
XAU 0.00028
XCD 3.077127
XCG 2.053869
XDR 0.815192
XOF 655.468497
XPF 119.331742
YER 271.698778
ZAR 18.746218
ZMK 10248.764827
ZMW 20.528701
ZWL 366.629196
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire
Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire / Photo: Mahmud Hams - AFP

Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire

Donald Trump a exigé jeudi "d'être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, au sixième jour d'une guerre au Moyen-Orient qui menace la banlieue sud de Beyrouth d'un terrifiant déluge de feu israélien.

Taille du texte:

"Le fils de Khamenei n'est pas acceptable", a déclaré le président américain. "Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran", a-t-il ajouté, mentionnant une des personnalités citées pour succéder au guide suprême tué samedi.

Téhéran affiche pour sa part une détermination intacte. Son chef de la diplomatie Abbas Araghchi a affirmé à la chaîne américaine NBC ne chercher ni "cessez-le-feu" ni "négociations". Son armée se prépare "à toute éventualité, même à un débarquement", qui constituerait selon lui "un désastre" pour ses ennemis.

Des informations de presse, démenties à Washington, font état d'un possible soutien américain à des milices kurdes pour renverser le pouvoir iranien. L'Iran a déjà affirmé avoir frappé la région autonome du Kurdistan irakien.

L'offensive américano-israélienne sur l'Iran, conçue pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire, recompose les rapports de force régionaux.

- Beyrouth en panique -

Et la panique s'est emparée de Beyrouth, après un appel inédit d'Israël jeudi à évacuer la banlieue sud de la capitale. Des embouteillages monstres se sont immédiatement formés dans ce bastion du Hezbollah pro-iranien, habité par des centaines de milliers de personnes.

"Tout doit être fait pour empêcher que ce pays (...) soit à nouveau entraîné dans la guerre", a déclaré sur X le président français Emmanuel Macron, répondant à un appel en ce sens de son homologue libanais Joseph Aoun. M. Macron a promis "l'envoi immédiat" d'une aide humanitaire pour les réfugiés fuyant le sud du pays.

Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 102 personnes ont été tuées et 638 blessées, avec quelque 83.000 déplacés depuis lundi, un bilan susceptible d'augmenter.

En Israël, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a promis à Dahiyeh, la banlieue sud de Beyrouth, le même sort que Khan Younès, une ville de la bande de Gaza totalement dévastée par la guerre entre Israël et le Hamas depuis octobre 2023.

- "Brutalement massacré" -

Téhéran a été de son côté encore frappée, notamment en début de journée. Son stade Azadi a été réduit en cendres, comme en témoignent des photos de l'AFP. L'agence officielle Irna évoque un bilan de 1.230 morts depuis samedi, des chiffres que l'AFP n'est pas en mesure de vérifier.

"Je n'ai pas peur", a assuré un Iranien de Téhéran, âgé de 30 ans. "L'espoir est la seule chose qu'il nous reste aujourd'hui", a-t-il ajouté sans décliner son identité.

Selon l'ONU, 100.000 personnes ont fui la ville durant les deux premiers jours du conflit. La capitale reprenait quelques couleurs par rapport au début de semaine, avec davantage de circulation. Mais des hommes armés contrôlaient aléatoirement les grands axes, a constaté l'AFP.

L'internet ne fonctionne guère qu'"autour de 1% de son niveau habituel", selon l'ONG NetBlocks. Des habitants de la capitale contactés depuis Paris ont indiqué à l'AFP avoir été avertis que des connections répétées leur vaudrait le blocage de leur ligne et une procédure judiciaire.

L'Iran réplique aux frappes américano-israéliennes avec ses drones et missiles. Il a dit viser jeudi l'aéroport de Tel-Aviv et une base radar du nord d'Israël et ciblé une base américaine au Koweit ainsi qu'Erbil, dans le nord de l'Irak.

La télévision d'Etat a affirmé que des drones avaient atteint le porte-avions américain Abraham Lincoln, déployé dans la région. Sans confirmation.

Des déflagrations ont aussi résonné au Qatar et à Bahrein, où une frappe de missile a provoqué un incendie dans la principale raffinerie de pétrole avant d'être maîtrisé. A Abou Dhabi, sept employés népalais et pakistanais ont été blessés dans une zone industrielle émiratie.

L'Iran dément en revanche avoir visé l'Azerbaïdjan où, selon Bakou, deux personnes ont été blessées par des drones iraniens dans la région de Nakhitchevan.

- Les Occidentaux s'organisent -

L'Europe, elle, se mobilise prudemment. Rome envoie des "systèmes de défense aérienne, antidrones et antimissiles" dans le Golfe, et une frégate espagnole accompagnera le porte-avions français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale avec des bâtiments grecs.

Quatre jours après une frappe sur la base britannique d'Akrotiri (Chypre), Londres a déployé quatre avions de combat Typhoon au Qatar, rejoignant un navire de guerre équipé d'un système de missiles et des hélicoptères antidrones.

L'Australie a déployé deux avions militaires. Même le Canada, qui jugeait les frappes contre l'Iran "contraires au droit international", n'exclut plus une participation de ses forces.

Quant à l'Otan, elle a renforcé sa "posture" en matière de défense antimissile balistique, "jusqu'à ce que la menace posée par la poursuite des attaques à l'aveugle de l'Iran dans la région diminue".

Entre panique des marchés, volatilité des cours et ralentissement des flux commerciaux, les milieux d'affaires craignent le grand plongeon. L'économie mondiale est "de nouveau mise à l'épreuve", a averti le Fonds monétaire international (FMI).

Les Gardiens de la Révolution bloquent de facto le trafic dans le détroit d'Ormuz, par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

"Nous n'avons aucune intention" de le fermer, a assuré Abbas Araghchi. "Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d'être touchés par l'un ou l'autre camp".

Mais aucune volonté d'apaisement n'émerge, ni d'un côté ni de l'autre. Selon le ministre israélien de la Défense, son homologue américain lui a confirmé son blanc-seing: "continuez jusqu'au bout, nous sommes à vos côtés".

burs-dla/cm

Z.W.Varughese--DT