Dubai Telegraph - Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire

EUR -
AED 4.233923
AFN 75.511939
ALL 92.895059
AMD 421.789926
ANG 2.063391
AOA 1057.183632
ARS 1719.790065
AUD 1.633912
AWG 2.07661
AZN 1.955852
BAM 1.956117
BBD 2.323877
BDT 141.622958
BGN 1.955693
BHD 0.434719
BIF 3456.309917
BMD 1.152872
BND 1.476752
BOB 13.528193
BRL 6.004737
BSD 1.153787
BTN 110.062842
BWP 15.531652
BYN 3.470063
BYR 22596.288984
BZD 2.320476
CAD 1.60685
CDF 2620.478107
CHF 0.937976
CLF 0.026782
CLP 1054.082104
CNY 7.774045
CNH 7.776363
COP 3603.23191
CRC 518.092974
CUC 1.152872
CUP 30.551105
CVE 110.785372
CZK 24.226916
DJF 205.463307
DKK 7.476057
DOP 67.438429
DZD 153.253185
EGP 57.847537
ERN 17.293078
ETB 186.638874
FJD 2.552977
FKP 0.853357
GBP 0.855102
GEL 3.008812
GGP 0.853357
GHS 12.768095
GIP 0.853357
GMD 84.735928
GNF 10116.451155
GTQ 8.794797
GYD 241.393319
HKD 9.046505
HNL 30.932283
HRK 7.534481
HTG 150.915773
HUF 363.45904
IDR 20593.404655
ILS 3.415919
IMP 0.853357
INR 110.022081
IQD 1511.445014
IRR 1584723.283387
ISK 142.206962
JEP 0.853357
JMD 182.541174
JOD 0.817403
JPY 183.91477
KES 149.290173
KGS 100.818784
KHR 4666.250593
KMF 492.276675
KPW 1037.585037
KRW 1635.53902
KWD 0.356042
KYD 0.961556
KZT 536.93704
LAK 26032.107048
LBP 103321.649013
LKR 384.612348
LRD 209.413947
LSL 18.612937
LTL 3.404131
LVL 0.697361
LYD 7.349191
MAD 10.687132
MDL 20.02916
MGA 4969.934982
MKD 61.534975
MMK 2420.853442
MNT 4147.997617
MOP 9.325512
MRU 46.236495
MUR 54.357605
MVR 17.823333
MWK 2000.776401
MXN 19.652327
MYR 4.7111
MZN 73.667344
NAD 18.613017
NGN 1568.885967
NIO 42.456882
NOK 10.9678
NPR 176.103602
NZD 1.971619
OMR 0.443294
PAB 1.153787
PEN 3.893431
PGK 5.105828
PHP 70.756937
PKR 320.262416
PLN 4.310646
PYG 6886.116278
QAR 4.190708
RON 5.242689
RSD 117.308199
RUB 95.773657
RWF 1699.590255
SAR 4.31533
SBD 9.297844
SCR 16.16734
SDG 692.302189
SEK 11.032771
SGD 1.476563
SHP 0.854124
SLE 28.302367
SLL 24175.146142
SOS 659.412614
SRD 43.489212
STD 23862.12042
STN 24.503972
SVC 10.095637
SYP 14989.640166
SZL 18.618018
THB 38.26846
TJS 10.661028
TMT 4.035052
TND 3.383185
TOP 2.775839
TRY 55.076955
TTD 7.824268
TWD 37.02978
TZS 3049.926071
UAH 51.576803
UGX 4283.768737
USD 1.152872
UYU 46.187424
UZS 13782.234177
VES 882.402769
VND 30061.134452
VUV 136.724412
WST 3.148238
XAF 656.069043
XAG 0.017834
XAU 0.000265
XCD 3.115694
XCG 2.079437
XDR 0.815954
XOF 656.063352
XPF 119.331742
YER 273.403529
ZAR 18.690336
ZMK 10377.230082
ZMW 21.691516
ZWL 371.224277
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire
Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire / Photo: Mahmud Hams - AFP

Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, Beyrouth craint le pire

Donald Trump a exigé jeudi "d'être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, au sixième jour d'une guerre au Moyen-Orient qui menace la banlieue sud de Beyrouth d'un terrifiant déluge de feu israélien.

Taille du texte:

"Le fils de Khamenei n'est pas acceptable", a déclaré le président américain. "Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran", a-t-il ajouté, mentionnant une des personnalités citées pour succéder au guide suprême tué samedi.

Téhéran affiche pour sa part une détermination intacte. Son chef de la diplomatie Abbas Araghchi a affirmé à la chaîne américaine NBC ne chercher ni "cessez-le-feu" ni "négociations". Son armée se prépare "à toute éventualité, même à un débarquement", qui constituerait selon lui "un désastre" pour ses ennemis.

Des informations de presse, démenties à Washington, font état d'un possible soutien américain à des milices kurdes pour renverser le pouvoir iranien. L'Iran a déjà affirmé avoir frappé la région autonome du Kurdistan irakien.

L'offensive américano-israélienne sur l'Iran, conçue pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire, recompose les rapports de force régionaux.

- Beyrouth en panique -

Et la panique s'est emparée de Beyrouth, après un appel inédit d'Israël jeudi à évacuer la banlieue sud de la capitale. Des embouteillages monstres se sont immédiatement formés dans ce bastion du Hezbollah pro-iranien, habité par des centaines de milliers de personnes.

"Tout doit être fait pour empêcher que ce pays (...) soit à nouveau entraîné dans la guerre", a déclaré sur X le président français Emmanuel Macron, répondant à un appel en ce sens de son homologue libanais Joseph Aoun. M. Macron a promis "l'envoi immédiat" d'une aide humanitaire pour les réfugiés fuyant le sud du pays.

Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 102 personnes ont été tuées et 638 blessées, avec quelque 83.000 déplacés depuis lundi, un bilan susceptible d'augmenter.

En Israël, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a promis à Dahiyeh, la banlieue sud de Beyrouth, le même sort que Khan Younès, une ville de la bande de Gaza totalement dévastée par la guerre entre Israël et le Hamas depuis octobre 2023.

- "Brutalement massacré" -

Téhéran a été de son côté encore frappée, notamment en début de journée. Son stade Azadi a été réduit en cendres, comme en témoignent des photos de l'AFP. L'agence officielle Irna évoque un bilan de 1.230 morts depuis samedi, des chiffres que l'AFP n'est pas en mesure de vérifier.

"Je n'ai pas peur", a assuré un Iranien de Téhéran, âgé de 30 ans. "L'espoir est la seule chose qu'il nous reste aujourd'hui", a-t-il ajouté sans décliner son identité.

Selon l'ONU, 100.000 personnes ont fui la ville durant les deux premiers jours du conflit. La capitale reprenait quelques couleurs par rapport au début de semaine, avec davantage de circulation. Mais des hommes armés contrôlaient aléatoirement les grands axes, a constaté l'AFP.

L'internet ne fonctionne guère qu'"autour de 1% de son niveau habituel", selon l'ONG NetBlocks. Des habitants de la capitale contactés depuis Paris ont indiqué à l'AFP avoir été avertis que des connections répétées leur vaudrait le blocage de leur ligne et une procédure judiciaire.

L'Iran réplique aux frappes américano-israéliennes avec ses drones et missiles. Il a dit viser jeudi l'aéroport de Tel-Aviv et une base radar du nord d'Israël et ciblé une base américaine au Koweit ainsi qu'Erbil, dans le nord de l'Irak.

La télévision d'Etat a affirmé que des drones avaient atteint le porte-avions américain Abraham Lincoln, déployé dans la région. Sans confirmation.

Des déflagrations ont aussi résonné au Qatar et à Bahrein, où une frappe de missile a provoqué un incendie dans la principale raffinerie de pétrole avant d'être maîtrisé. A Abou Dhabi, sept employés népalais et pakistanais ont été blessés dans une zone industrielle émiratie.

L'Iran dément en revanche avoir visé l'Azerbaïdjan où, selon Bakou, deux personnes ont été blessées par des drones iraniens dans la région de Nakhitchevan.

- Les Occidentaux s'organisent -

L'Europe, elle, se mobilise prudemment. Rome envoie des "systèmes de défense aérienne, antidrones et antimissiles" dans le Golfe, et une frégate espagnole accompagnera le porte-avions français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale avec des bâtiments grecs.

Quatre jours après une frappe sur la base britannique d'Akrotiri (Chypre), Londres a déployé quatre avions de combat Typhoon au Qatar, rejoignant un navire de guerre équipé d'un système de missiles et des hélicoptères antidrones.

L'Australie a déployé deux avions militaires. Même le Canada, qui jugeait les frappes contre l'Iran "contraires au droit international", n'exclut plus une participation de ses forces.

Quant à l'Otan, elle a renforcé sa "posture" en matière de défense antimissile balistique, "jusqu'à ce que la menace posée par la poursuite des attaques à l'aveugle de l'Iran dans la région diminue".

Entre panique des marchés, volatilité des cours et ralentissement des flux commerciaux, les milieux d'affaires craignent le grand plongeon. L'économie mondiale est "de nouveau mise à l'épreuve", a averti le Fonds monétaire international (FMI).

Les Gardiens de la Révolution bloquent de facto le trafic dans le détroit d'Ormuz, par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

"Nous n'avons aucune intention" de le fermer, a assuré Abbas Araghchi. "Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d'être touchés par l'un ou l'autre camp".

Mais aucune volonté d'apaisement n'émerge, ni d'un côté ni de l'autre. Selon le ministre israélien de la Défense, son homologue américain lui a confirmé son blanc-seing: "continuez jusqu'au bout, nous sommes à vos côtés".

burs-dla/cm

Z.W.Varughese--DT