Dubai Telegraph - La Chine s'en prend aux entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation"

EUR -
AED 4.239003
AFN 75.596282
ALL 93.061819
AMD 421.273357
ANG 2.065866
AOA 1059.605841
ARS 1721.849601
AUD 1.633375
AWG 2.079102
AZN 1.961987
BAM 1.956614
BBD 2.324406
BDT 141.658907
BGN 1.958039
BHD 0.43517
BIF 3450.419872
BMD 1.154255
BND 1.477108
BOB 13.531627
BRL 5.982737
BSD 1.15405
BTN 110.090303
BWP 15.535056
BYN 3.470853
BYR 22623.397686
BZD 2.321045
CAD 1.605638
CDF 2623.621533
CHF 0.938987
CLF 0.026818
CLP 1055.497207
CNY 7.783367
CNH 7.785375
COP 3607.589325
CRC 518.20202
CUC 1.154255
CUP 30.587757
CVE 110.310393
CZK 24.216615
DJF 205.510118
DKK 7.475671
DOP 67.546333
DZD 153.433913
EGP 57.91613
ERN 17.313825
ETB 184.622812
FJD 2.554886
FKP 0.855276
GBP 0.854974
GEL 3.012228
GGP 0.855276
GHS 12.845342
GIP 0.855276
GMD 84.836392
GNF 10138.127994
GTQ 8.804623
GYD 241.450404
HKD 9.057139
HNL 31.009102
HRK 7.535554
HTG 150.95408
HUF 363.301595
IDR 20559.474349
ILS 3.416294
IMP 0.855276
INR 110.157305
IQD 1512.651156
IRR 1586624.468509
ISK 142.19234
JEP 0.855276
JMD 182.581179
JOD 0.818365
JPY 183.74181
KES 149.141648
KGS 100.939436
KHR 4670.922117
KMF 492.866697
KPW 1038.829825
KRW 1631.793343
KWD 0.356388
KYD 0.961775
KZT 537.059372
LAK 26038.15092
LBP 103345.188913
LKR 384.699975
LRD 209.470736
LSL 18.617258
LTL 3.408214
LVL 0.698197
LYD 7.350866
MAD 10.689845
MDL 20.03381
MGA 4969.067194
MKD 61.550595
MMK 2423.258953
MNT 4152.238993
MOP 9.328081
MRU 46.246829
MUR 54.376826
MVR 17.833581
MWK 2001.180156
MXN 19.655347
MYR 4.712943
MZN 73.767938
NAD 18.617258
NGN 1572.926734
NIO 42.467476
NOK 10.950596
NPR 176.140668
NZD 1.967052
OMR 0.443813
PAB 1.15408
PEN 3.893337
PGK 5.081604
PHP 70.829129
PKR 320.623159
PLN 4.310063
PYG 6887.68515
QAR 4.205531
RON 5.24193
RSD 117.312742
RUB 95.891022
RWF 1695.600571
SAR 4.332992
SBD 9.290117
SCR 16.055921
SDG 693.125335
SEK 11.018922
SGD 1.47706
SHP 0.855148
SLE 28.27378
SLL 24204.148994
SOS 659.652558
SRD 43.541383
STD 23890.747737
STN 24.729913
SVC 10.097937
SYP 15007.623193
SZL 18.62226
THB 38.297993
TJS 10.663919
TMT 4.051435
TND 3.387754
TOP 2.779169
TRY 55.271156
TTD 7.826051
TWD 36.922264
TZS 3053.898964
UAH 51.587211
UGX 4284.781778
USD 1.154255
UYU 46.24003
UZS 13793.347202
VES 888.902265
VND 30126.632209
VUV 136.908487
WST 3.155336
XAF 656.212823
XAG 0.017991
XAU 0.000266
XCD 3.119432
XCG 2.079911
XDR 0.816118
XOF 656.195446
XPF 119.331742
YER 273.791514
ZAR 18.689183
ZMK 10389.687771
ZMW 21.696834
ZWL 371.669634
  • AEX

    2.1300

    1121.75

    +0.19%

  • BEL20

    -31.4000

    5677.23

    -0.55%

  • PX1

    -4.3300

    8646.21

    -0.05%

  • ISEQ

    -8.6300

    14375.87

    -0.06%

  • OSEBX

    13.6400

    2079.97

    +0.66%

  • PSI20

    -8.3300

    9246.49

    -0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    13.0400

    4359.65

    +0.3%

La Chine s'en prend aux entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation"
La Chine s'en prend aux entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation" / Photo: Kazuhiro NOGI - AFP

La Chine s'en prend aux entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation"

La Chine va sévir contre 40 entreprises et organismes qu'elle accuse de participer à la "remilitarisation" du Japon, dans une nouvelle escalade des tensions bilatérales après un durcissement des contrôles commerciaux et un plongeon du tourisme.

Taille du texte:

Les rapports historiquement délicats entre les deux voisins se sont tendus depuis que la Première ministre nationaliste japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Signalant un nouveau durcissement, le ministère chinois du Commerce a annoncé mardi interdire l'exportation de biens et technologies à potentiel double usage civil et militaire vers 20 sociétés et organismes accusées de "participer au renforcement des capacités militaires du Japon", dont des filiales de Mitsubishi.

Sont notamment visés le constructeur naval Japan Marine United, Mitsubishi Heavy Industries Aero Engines (moteurs aéronautiques), Kawasaki Heavy (avions de combat), IHI Aero Space (missiles) et l'agence spatiale japonaise (opératrice de fusées).

Concrètement, cette interdiction de la Chine s'applique aux entreprises basées sur son sol, mais prohibe aussi la fourniture aux entités japonaises de tels biens fabriqués en Chine par toute organisation basée à l'étranger.

Parallèlement, Pékin ajoute 20 entreprises et organismes, dont Subaru Corporation (aéronautique) et Fuji Aerospace Technology, à une "liste de surveillance" prévoyant un examen plus strict des exportations.

"Ces mesures visent à contrer les tentatives de +remilitarisation+ et les ambitions nucléaires du Japon. Elles sont totalement légitimes, raisonnables et légales" et "n'affectent pas les échanges économiques et commerciaux normaux", a indiqué un porte-parole du ministère chinois.

Tokyo, lui, dénonce des sanctions "inacceptables et profondément regrettables". "Nous avons fermement protesté contre ces mesures et exigé leur retrait", a précisé Kei Sato, porte-parole du gouvernement.

-"Coup dur"-

Furieux des déclarations de Mme Takaichi sur Taïwan, Pékin avait déconseillé à ses ressortissants les voyages au Japon, faisant dégringoler le nombre de visiteurs chinois dans l'archipel de 60% sur un an en janvier, avant de durcir ses contrôles commerciaux en menaçant les acheminements de minéraux critiques vers les firmes nippones.

"La Chine a d'abord réagi par des contre-mesures relativement modérées, mais comme Takaichi et son gouvernement n'ont montré aucun signe de changement de position, Pékin durcit ses mesures", indique à l'AFP Noriyuki Kawamura, de l'Université des études étrangères de Nagoya.

Les entreprises japonaises spécialisées dans le commerce avec la Chine rencontrent déjà des difficultés en raison de retards dans l'obtention des autorisations, et désormais, "on peut s'attendre à un durcissement accru des procédures", ajoute M. Kawamura, prédisant "un coup dur pour les firmes concernées".

"La Chine ayant déjà imposé des restrictions en janvier (...) les entreprises japonaises devraient vraisemblablement avoir constitué des stocks stratégiques pour se prémunir des perturbations", tempère pour l'AFP Yee Kuang Heng, de l'université de Tokyo.

"Mais si les contrôles se prolongent, des dommages sont possibles (..) Les entreprises japonaises sont de grands acheteurs de gallium et germanium (notamment pour les technologies de radar, ndlr). A plus long terme, cela incitera à davantage diversifier les approvisionnements", prévient-il.

L'annonce a fait dégringoler mardi à la Bourse de Tokyo les poids-lourds de l'industrie de défense: Kawasaki Heavy a plongé de 5% en séance, Mitsubishi Heavy Industries de 4% et IHI de presque 7%.

-"Fantômes du militarisme"-

En poste depuis octobre, Mme Takaichi avait annoncé à l'automne vouloir accélérer le gonflement des dépenses militaires du pays, afin que celles-ci atteignent, avec deux ans d'avance, l'objectif de 2% du Produit intérieur brut (PIB).

Sans évoquer directement la mesure chinoise, la dirigeante a défendu mardi devant le Parlement le renforcement des capacités japonaises de défense, selon elle "essentiel pour protéger la vie et la tranquillité des citoyens" et constituant "le strict minimum nécessaire à l'autodéfense" du pays.

Sanae Takaichi est d'autant plus critiquée par Pékin qu'elle était connue avant sa nomination l'an dernier pour ses visites régulières au sanctuaire de Yasukuni à Tokyo.

Ce lieu honore entre autres des criminels de guerre et est considéré par nombre de pays asiatiques comme un symbole du passé militariste du Japon - responsable d'atrocités en Asie et en Chine dans les années 1930-1940.

Courant février durant la Conférence de Munich sur la sécurité, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait affirmé que "les fantômes du militarisme" nippon n'avaient "pas disparu".

mya-dhw-ehl-tmo-jug/abx

I.El-Hammady--DT