Dubai Telegraph - Dermatose: sur l'A63 bloquée près de Bordeaux, un ras-le-bol sans "espoir"

EUR -
AED 4.246655
AFN 73.370436
ALL 95.85756
AMD 436.183723
ANG 2.069944
AOA 1060.363353
ARS 1591.997113
AUD 1.665235
AWG 2.084013
AZN 1.966403
BAM 1.949821
BBD 2.330235
BDT 141.986474
BGN 1.976541
BHD 0.436604
BIF 3434.327888
BMD 1.156339
BND 1.479029
BOB 7.994866
BRL 6.05679
BSD 1.156943
BTN 108.829124
BWP 15.767403
BYN 3.429104
BYR 22664.251381
BZD 2.327115
CAD 1.597489
CDF 2636.453561
CHF 0.915202
CLF 0.02686
CLP 1060.582781
CNY 7.980477
CNH 7.983586
COP 4280.13231
CRC 537.971372
CUC 1.156339
CUP 30.642993
CVE 110.574938
CZK 24.465772
DJF 205.504507
DKK 7.47252
DOP 69.814005
DZD 153.473986
EGP 60.744358
ERN 17.34509
ETB 181.886277
FJD 2.576551
FKP 0.864047
GBP 0.865283
GEL 3.116362
GGP 0.864047
GHS 12.661969
GIP 0.864047
GMD 84.988596
GNF 10152.659388
GTQ 8.855078
GYD 242.07657
HKD 9.041244
HNL 30.66647
HRK 7.536674
HTG 151.720034
HUF 387.345955
IDR 19705.641505
ILS 3.602979
IMP 0.864047
INR 109.375885
IQD 1514.804557
IRR 1518447.025122
ISK 143.189913
JEP 0.864047
JMD 182.245914
JOD 0.819814
JPY 184.257476
KES 150.034967
KGS 101.120955
KHR 4640.390011
KMF 493.756627
KPW 1040.72201
KRW 1739.191954
KWD 0.354522
KYD 0.964189
KZT 558.249982
LAK 24959.585362
LBP 103550.188888
LKR 363.877402
LRD 212.361533
LSL 19.588134
LTL 3.414369
LVL 0.699458
LYD 7.371702
MAD 10.785752
MDL 20.230929
MGA 4821.934928
MKD 61.639763
MMK 2428.506437
MNT 4127.516433
MOP 9.317536
MRU 46.404003
MUR 53.7238
MVR 17.865244
MWK 2008.561579
MXN 20.556765
MYR 4.584305
MZN 73.885704
NAD 19.577233
NGN 1602.061835
NIO 42.460666
NOK 11.201245
NPR 174.129602
NZD 1.99154
OMR 0.444574
PAB 1.157007
PEN 4.001516
PGK 4.983245
PHP 69.387276
PKR 322.676366
PLN 4.275582
PYG 7527.982307
QAR 4.213741
RON 5.094947
RSD 117.421631
RUB 93.661073
RWF 1688.25546
SAR 4.338214
SBD 9.299324
SCR 15.841485
SDG 694.960276
SEK 10.814438
SGD 1.481311
SHP 0.867554
SLE 28.387799
SLL 24247.870647
SOS 660.270118
SRD 43.178292
STD 23933.890033
STN 24.745662
SVC 10.124088
SYP 128.293837
SZL 19.516839
THB 37.892986
TJS 11.078991
TMT 4.047188
TND 3.396748
TOP 2.784187
TRY 51.294885
TTD 7.867183
TWD 36.946082
TZS 2971.860396
UAH 50.797502
UGX 4280.984429
USD 1.156339
UYU 46.837397
UZS 14107.339876
VES 534.333269
VND 30469.542036
VUV 138.191887
WST 3.16629
XAF 653.980002
XAG 0.016298
XAU 0.000256
XCD 3.125065
XCG 2.085287
XDR 0.812319
XOF 651.594744
XPF 119.331742
YER 275.960467
ZAR 19.642349
ZMK 10408.441873
ZMW 21.665598
ZWL 372.340801
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Dermatose: sur l'A63 bloquée près de Bordeaux, un ras-le-bol sans "espoir"
Dermatose: sur l'A63 bloquée près de Bordeaux, un ras-le-bol sans "espoir" / Photo: Philippe LOPEZ - AFP

Dermatose: sur l'A63 bloquée près de Bordeaux, un ras-le-bol sans "espoir"

Plus "d'espoir" et "rien à attendre" des autorités: sur l'autoroute A63, bloquée depuis dimanche au sud de Bordeaux, le jusqu'au-boutisme prédomine chez les agriculteurs qui redoutent que cette énième mobilisation depuis deux ans ne résolve pas leur "ras-le-bol".

Taille du texte:

Feux de pneus et de détritus, mur de bottes de foin édifiés pour se protéger du vent, barnum équipées de planchas... Une centaine de militants de la Coordination rurale (CR) de Gironde a consolidé le campement sur cet axe majeur entre l'Espagne et la France, qu'ils occupent depuis dimanche soir.

Mardi, ils ont démonté les glissières de sécurité et envahi l'autre côté de la chaussée, celle dans le sens Nord-Sud, sous les yeux des forces de l'ordre présentes sur le pont qui enjambe l'autoroute. Un sapin a même été dressé à l'approche des fêtes.

"On va rester jusqu'à Noël, le 1er de l'an, et tout ce qui s'ensuit", déclare à l'AFP Enola Darmaillacq, qui élève notamment 120 bovins de race bazadaise (une race locale) et des canards gras à Rimons, dans le sud de la Gironde.

- "Capables de tout" -

La jeune femme âgée de 19 ans, bonnet jaune sur la tête, est déterminée et s'attend à une mobilisation "plus musclée" que celles de janvier-février et novembre 2024 "parce que ça fait deux ans quand même qu'on est là. On veut bien être patients, mais on a autre chose à faire", ironise-t-elle.

Dans la ferme familiale en redressement judiciaire, elle a dû repousser son installation "parce que c'est trop compliqué". Et voilà désormais le spectre de la dermatose nodulaire contagieuse (DMC), escorté de la perspective d'un abattage du troupeau en cas de bête malade.

"Mes vaches, pour moi, c'est chacune mon enfant. Elles ont des noms. Il y a une très grosse attache", confie Enola Darmaillacq, qui n'attend toutefois pas grand-chose du gouvernement: "C'est beau de parler, mais il faut des actes."

"Ils nous croient pas capables de tenir ? On est capables de tout", rebondit Damien Cruzin, 38 ans, employé au sein d'une exploitation céréalière de 700 ha dans le Médoc, au nord-ouest de Bordeaux.

- "Paroles en l'air" -

Lui est venu par solidarité avec les éleveurs, qui se fournissent en maïs auprès de son employeur, mais le trentenaire aux yeux bleus et au crâne ras ne croit plus au pouvoir politique. "Ce sont des paroles en l'air en permanence. Là, il faut que ça aboutisse", lance-t-il.

Tronçonneuse en main, les agriculteurs abattent des arbres en bord de route pour alimenter le grand feu qui brûle sur le terre-plein central et consolider leurs barrages. Les tracteurs et engins agricoles, pavoisés aux couleurs de la CR, vrombissent à hauteur de l'échangeur de l'autoroute, que les milliers de camions qui remontent quotidiennement d'Espagne sont contraints de quitter pour emprunter une déviation.

Dans ce département où la majeure partie des surfaces sont dédiées à la viticulture, autre filière en crise, nombre de vignerons se sont joints aux manifestants, comme Olivier Nadal, âgé de 56 ans. Son exploitation viticole est en redressement judiciaire, son vin ne se vend pas (1.600 hectolitres d'invendus) et il ne se verse aucun salaire "depuis neuf ans".

"On est partis pour rester ici", prévient cet ancien militaire, gilet fluo sur le dos, se disant prêt à résister aux forces de l'ordre. "Ils savent qu'on a des tracteurs qui peuvent pousser leurs blindés. Ils ne nous font pas peur", dit-il, jugeant "disproportionné" le récent déploiement de force en Ariège dans le cadre d'un abattage de troupeau.

"Il y a un ras-le-bol général", prévient-il, jugeant la mobilisation "plus forte" que lors de l'hiver 2023-2024. "Il y a deux ans, il y avait de l'espoir. Là, quand on est arrivés dimanche soir, personne n'avait de l'espoir. Tout le monde a dit: +De toute façon, on n'a rien à attendre+", conclut-il.

F.Chaudhary--DT