Dubai Telegraph - Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala

EUR -
AED 4.185044
AFN 72.385838
ALL 93.867324
AMD 419.18946
ANG 2.040275
AOA 1045.552303
ARS 1691.095358
AUD 1.653552
AWG 2.054061
AZN 1.938541
BAM 1.953429
BBD 2.293757
BDT 140.309729
BGN 1.926863
BHD 0.429385
BIF 3389.131781
BMD 1.139562
BND 1.47423
BOB 7.88643
BRL 5.881849
BSD 1.138833
BTN 107.743776
BWP 15.434202
BYN 3.338534
BYR 22335.417188
BZD 2.290361
CAD 1.620947
CDF 2581.108291
CHF 0.922778
CLF 0.026698
CLP 1050.755762
CNY 7.742128
CNH 7.748162
COP 3895.011867
CRC 519.276675
CUC 1.139562
CUP 30.198396
CVE 110.130869
CZK 24.262402
DJF 202.79568
DKK 7.474832
DOP 67.888509
DZD 151.832938
EGP 55.926103
ERN 17.093432
ETB 182.282094
FJD 2.559741
FKP 0.859589
GBP 0.860443
GEL 3.008452
GGP 0.859589
GHS 12.891356
GIP 0.859589
GMD 83.755685
GNF 9983.016665
GTQ 8.688418
GYD 238.210923
HKD 8.938614
HNL 30.472886
HRK 7.53025
HTG 148.901263
HUF 356.028894
IDR 20439.185851
ILS 3.389798
IMP 0.859589
INR 108.350135
IQD 1491.915692
IRR 1568037.451172
ISK 143.778747
JEP 0.859589
JMD 179.431466
JOD 0.807986
JPY 185.376554
KES 147.288142
KGS 99.655139
KHR 4583.498097
KMF 492.290466
KPW 1025.60629
KRW 1772.167217
KWD 0.352854
KYD 0.949065
KZT 545.72971
LAK 25542.563562
LBP 101979.596732
LKR 382.65228
LRD 206.68827
LSL 18.637592
LTL 3.364831
LVL 0.68931
LYD 7.316218
MAD 10.702812
MDL 20.123021
MGA 4831.116074
MKD 61.627542
MMK 2392.637804
MNT 4083.032643
MOP 9.199198
MRU 45.507374
MUR 53.741246
MVR 17.618063
MWK 1974.694974
MXN 19.976872
MYR 4.665484
MZN 72.761259
NAD 18.637592
NGN 1572.242101
NIO 41.909693
NOK 11.333361
NPR 172.393064
NZD 2.007629
OMR 0.438148
PAB 1.138813
PEN 3.892228
PGK 5.001996
PHP 70.24834
PKR 316.677469
PLN 4.29722
PYG 6925.656248
QAR 4.16273
RON 5.242106
RSD 117.342494
RUB 88.770379
RWF 1669.266962
SAR 4.275068
SBD 9.190615
SCR 15.552869
SDG 684.310735
SEK 11.109818
SGD 1.477226
SHP 0.850798
SLE 28.238781
SLL 23896.051662
SOS 650.807367
SRD 42.738705
STD 23586.634733
STN 24.470626
SVC 9.965082
SYP 125.95819
SZL 18.634632
THB 38.034046
TJS 10.522484
TMT 3.999863
TND 3.375089
TOP 2.743792
TRY 53.181751
TTD 7.729789
TWD 36.285588
TZS 2992.476427
UAH 51.035842
UGX 4173.934784
USD 1.139562
UYU 45.714323
UZS 13671.589006
VES 709.085133
VND 29968.773924
VUV 136.859552
WST 3.16899
XAF 655.159067
XAG 0.019762
XAU 0.000287
XCD 3.079724
XCG 2.052445
XDR 0.814808
XOF 655.170552
XPF 119.331742
YER 271.897286
ZAR 18.714227
ZMK 10257.432345
ZMW 20.527449
ZWL 366.938532
  • AEX

    -2.3800

    1077.76

    -0.22%

  • BEL20

    -12.6500

    5738.43

    -0.22%

  • PX1

    -52.9500

    8351.17

    -0.63%

  • ISEQ

    -134.1400

    13694.96

    -0.97%

  • OSEBX

    -6.1000

    1900.63

    -0.32%

  • PSI20

    -19.1800

    9113.53

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    287.3700

    4576.51

    +6.7%

  • N150

    -12.4500

    4136.44

    -0.3%

Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala
Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala / Photo: Benoit PEYRUCQ - AFP/Archives

Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala

L'ex-rebelle congolais Roger Lumbala a été condamné lundi à Paris à 30 ans de réclusion criminelle pour complicité dans les atrocités commises par ses soldats en 2002-2003, "un verdict historique" qui, selon les ONG, "met fin à des décennies d'impunité" dans l'est de la République démocratique du Congo en proie à des conflits incessants.

Taille du texte:

Après avoir boycotté les débats devant une cour à qui il a d'emblée dénié toute légitimité pour le juger, Roger Lumbala est revenu dans le box écouter, impassible, le verdict de la cour d'assises de Paris le déclarant coupable de complicité des crimes commis par ses troupes, "par ordre" ou "par aide ou assistance".

Après son arrestation il y a cinq ans à Paris où il résidait, cet ancien agent d'assurance, éphémère ministre dans son pays en 2004, avait contesté toute responsabilité durant l'enquête. Il a dix jours pour faire appel.

Viols utilisés comme armes de guerre, esclavage sexuel, travail forcé, tortures, mutilations, exécutions sommaires, pillage systématique, racket, captation des ressources (diamants, coltan...): durant un mois, la cour a écouté le récit d'exactions commises lors de l'offensive "Effacer le tableau", menée contre une faction rivale dans le nord-est du pays par le RCD-N, le groupe rebelle de Lumbala. Soutenu par l'Ouganda voisin, celui-ci était allié au MLC de l'actuel ministre congolais des Transports, Jean-Pierre Bemba.

A l'instar de procès passés sur le génocide des Tutsi au Rwanda, la première guerre civile au Liberia ou les exactions du régime syrien de Bachar al-Assad, Roger Lumbala a été jugé au titre de la compétence universelle que s'octroie sous certaines conditions la France pour les crimes contre l'humanité.

Les organisations de défense des droits humains espèrent que ce verdict mettra à mal le sentiment d'impunité de belligérants qui, depuis 30 ans, guerroient dans l'est de la RDC, avec l'implication de pays voisins comme le Rwanda ou l'Ouganda, et avec comme objectif principal le contrôle des ressources minières et naturelles.

Ces guerres, dont le bilan est impossible à établir, ont fait des millions de morts et de déplacés. Au moment où tombe le verdict Lumbala, l'accord "pour la paix" entériné début décembre à Washington demeure lettre morte et la région reste le théâtre d'affrontements entre le M23, groupe soutenu par Kigali, et l'armée congolaise, appuyée par les forces burundaises.

Trois chefs de guerre, Thomas Lubanga, Germain Katanga et Bosco Ntaganda, ont certes été condamnés entre 2012 et 2021 par la Cour pénale internationale. Mais aucune cour nationale d'un pays s'octroyant la compétence universelle n'a jusqu'à présent condamné pour des atrocités commises dans l'est de la RDC, relèvent les ONG.

- "Une des têtes pensantes" -

"Aujourd'hui, la cour a clairement établi une chose: les architectes de violences de masse devront rendre des comptes", a mis en garde Daniele Perissi de TRIAL International dans un communiqué des cinq ONG parties civiles.

L'opération "Effacer le tableau" s'inscrit dans cette longue succession de combats entre multiples factions. Selon Hervé Cheuzeville, un travailleur humanitaire venu témoigner, elle fut "un paroxysme d'horreur".

Durant le procès, un homme a ainsi expliqué comment son frère avait été amputé de l'avant-bras puis exécuté après avoir été incapable de manger son oreille sectionnée; des femmes ont livré le récit de viols par des soldats, souvent collectifs et sous les yeux de parents, d'époux, d'enfants.

Les victimes étaient pour la plupart nande ou pygmées bambuti, groupes ethniques accusés par les assaillants de pencher du côté d'une faction rivale.

Et Roger Lumbala avait "une position d'autorité" sur ses troupes, selon le parquet national antiterroriste (Pnat), compétent pour ces crimes, qui avait requis la réclusion à perpétuité, peine maximale, après avoir balayé l'autoportrait d'un simple politique sans prise sur les combattants, brossé par l'accusé pendant l'enquête.

Selon les avocats généraux, cet "opportuniste", qui posait volontiers en uniforme et se vantait dans la presse des conquêtes de ses soldats, les a non seulement laissé commettre leurs crimes mais y a "directement participé", certes pas sur le front mais en leur fournissant notamment munitions et armes, financées par le racket de la population. Il fut bien "l'une des têtes pensantes" de cette offensive sanglante, selon l'accusation.

A.Krishnakumar--DT