Dubai Telegraph - Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala

EUR -
AED 4.256248
AFN 76.490971
ALL 92.792124
AMD 422.44687
ANG 2.07427
AOA 1062.75707
ARS 1732.616553
AUD 1.63944
AWG 2.086111
AZN 1.994262
BAM 1.958344
BBD 2.334573
BDT 141.413674
BGN 1.966004
BHD 0.437066
BIF 3463.385781
BMD 1.15895
BND 1.480962
BOB 13.416426
BRL 6.041378
BSD 1.159126
BTN 110.850499
BWP 15.646593
BYN 3.525564
BYR 22715.425801
BZD 2.331218
CAD 1.608574
CDF 2630.817445
CHF 0.939851
CLF 0.027192
CLP 1070.221371
CNY 7.815148
CNH 7.813087
COP 3598.401595
CRC 520.674028
CUC 1.15895
CUP 30.712183
CVE 110.406496
CZK 24.190302
DJF 206.411659
DKK 7.475902
DOP 68.088142
DZD 154.035311
EGP 58.498248
ERN 17.384254
ETB 187.506533
FJD 2.561856
FKP 0.855763
GBP 0.855647
GEL 3.018996
GGP 0.855763
GHS 12.808692
GIP 0.855763
GMD 85.761892
GNF 10182.181139
GTQ 8.841446
GYD 242.506024
HKD 9.090841
HNL 31.078232
HRK 7.534797
HTG 151.620857
HUF 365.893933
IDR 20661.765877
ILS 3.46671
IMP 0.855763
INR 110.922611
IQD 1518.491938
IRR 1593064.10296
ISK 142.214963
JEP 0.855763
JMD 183.15421
JOD 0.821676
JPY 184.55878
KES 150.089338
KGS 101.350078
KHR 4689.211939
KMF 493.712694
KPW 1043.055607
KRW 1619.407026
KWD 0.357872
KYD 0.96595
KZT 535.353031
LAK 26123.155315
LBP 103798.570367
LKR 384.743041
LRD 210.382346
LSL 18.804348
LTL 3.422078
LVL 0.701037
LYD 7.38572
MAD 10.769935
MDL 19.994884
MGA 4992.570729
MKD 61.605015
MMK 2432.921723
MNT 4168.919085
MOP 9.364484
MRU 46.487179
MUR 54.447114
MVR 17.916871
MWK 2009.980023
MXN 19.771605
MYR 4.708772
MZN 74.062734
NAD 18.804267
NGN 1564.860938
NIO 42.647849
NOK 10.899064
NPR 177.360599
NZD 1.974069
OMR 0.445616
PAB 1.159105
PEN 3.903904
PGK 5.208743
PHP 71.65439
PKR 321.689776
PLN 4.326849
PYG 6993.203764
QAR 4.236985
RON 5.242977
RSD 117.314761
RUB 98.39405
RWF 1707.977346
SAR 4.342108
SBD 9.301517
SCR 16.064083
SDG 697.102722
SEK 11.043122
SGD 1.479823
SHP 0.858627
SLE 28.568026
SLL 24302.607335
SOS 662.483328
SRD 44.001839
STD 23987.931215
STN 24.531757
SVC 10.142085
SYP 15068.671639
SZL 18.790731
THB 38.397149
TJS 10.710165
TMT 4.056326
TND 3.394594
TOP 2.790474
TRY 55.554972
TTD 7.860277
TWD 36.971708
TZS 3068.872573
UAH 51.924438
UGX 4323.634381
USD 1.15895
UYU 46.760533
UZS 13700.913572
VES 894.219218
VND 30340.159798
VUV 137.005872
WST 3.14759
XAF 656.832793
XAG 0.018496
XAU 0.000267
XCD 3.132121
XCG 2.08904
XDR 0.819438
XOF 656.821444
XPF 119.331742
YER 274.776137
ZAR 18.842579
ZMK 10431.945789
ZMW 21.646489
ZWL 373.181522
  • AEX

    -0.5500

    1106.82

    -0.05%

  • BEL20

    -11.5200

    5747.53

    -0.2%

  • PX1

    26.3800

    8535.61

    +0.31%

  • ISEQ

    5.6300

    14092.75

    +0.04%

  • OSEBX

    2.2900

    2083.92

    +0.11%

  • PSI20

    -21.4000

    9283.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.0500

    4771.88

    +0.74%

  • N150

    -0.4300

    4299.27

    -0.01%

Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala
Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala / Photo: Benoit PEYRUCQ - AFP/Archives

Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala

L'ex-rebelle congolais Roger Lumbala a été condamné lundi à Paris à 30 ans de réclusion criminelle pour complicité dans les atrocités commises par ses soldats en 2002-2003, "un verdict historique" qui, selon les ONG, "met fin à des décennies d'impunité" dans l'est de la République démocratique du Congo en proie à des conflits incessants.

Taille du texte:

Après avoir boycotté les débats devant une cour à qui il a d'emblée dénié toute légitimité pour le juger, Roger Lumbala est revenu dans le box écouter, impassible, le verdict de la cour d'assises de Paris le déclarant coupable de complicité des crimes commis par ses troupes, "par ordre" ou "par aide ou assistance".

Après son arrestation il y a cinq ans à Paris où il résidait, cet ancien agent d'assurance, éphémère ministre dans son pays en 2004, avait contesté toute responsabilité durant l'enquête. Il a dix jours pour faire appel.

Viols utilisés comme armes de guerre, esclavage sexuel, travail forcé, tortures, mutilations, exécutions sommaires, pillage systématique, racket, captation des ressources (diamants, coltan...): durant un mois, la cour a écouté le récit d'exactions commises lors de l'offensive "Effacer le tableau", menée contre une faction rivale dans le nord-est du pays par le RCD-N, le groupe rebelle de Lumbala. Soutenu par l'Ouganda voisin, celui-ci était allié au MLC de l'actuel ministre congolais des Transports, Jean-Pierre Bemba.

A l'instar de procès passés sur le génocide des Tutsi au Rwanda, la première guerre civile au Liberia ou les exactions du régime syrien de Bachar al-Assad, Roger Lumbala a été jugé au titre de la compétence universelle que s'octroie sous certaines conditions la France pour les crimes contre l'humanité.

Les organisations de défense des droits humains espèrent que ce verdict mettra à mal le sentiment d'impunité de belligérants qui, depuis 30 ans, guerroient dans l'est de la RDC, avec l'implication de pays voisins comme le Rwanda ou l'Ouganda, et avec comme objectif principal le contrôle des ressources minières et naturelles.

Ces guerres, dont le bilan est impossible à établir, ont fait des millions de morts et de déplacés. Au moment où tombe le verdict Lumbala, l'accord "pour la paix" entériné début décembre à Washington demeure lettre morte et la région reste le théâtre d'affrontements entre le M23, groupe soutenu par Kigali, et l'armée congolaise, appuyée par les forces burundaises.

Trois chefs de guerre, Thomas Lubanga, Germain Katanga et Bosco Ntaganda, ont certes été condamnés entre 2012 et 2021 par la Cour pénale internationale. Mais aucune cour nationale d'un pays s'octroyant la compétence universelle n'a jusqu'à présent condamné pour des atrocités commises dans l'est de la RDC, relèvent les ONG.

- "Une des têtes pensantes" -

"Aujourd'hui, la cour a clairement établi une chose: les architectes de violences de masse devront rendre des comptes", a mis en garde Daniele Perissi de TRIAL International dans un communiqué des cinq ONG parties civiles.

L'opération "Effacer le tableau" s'inscrit dans cette longue succession de combats entre multiples factions. Selon Hervé Cheuzeville, un travailleur humanitaire venu témoigner, elle fut "un paroxysme d'horreur".

Durant le procès, un homme a ainsi expliqué comment son frère avait été amputé de l'avant-bras puis exécuté après avoir été incapable de manger son oreille sectionnée; des femmes ont livré le récit de viols par des soldats, souvent collectifs et sous les yeux de parents, d'époux, d'enfants.

Les victimes étaient pour la plupart nande ou pygmées bambuti, groupes ethniques accusés par les assaillants de pencher du côté d'une faction rivale.

Et Roger Lumbala avait "une position d'autorité" sur ses troupes, selon le parquet national antiterroriste (Pnat), compétent pour ces crimes, qui avait requis la réclusion à perpétuité, peine maximale, après avoir balayé l'autoportrait d'un simple politique sans prise sur les combattants, brossé par l'accusé pendant l'enquête.

Selon les avocats généraux, cet "opportuniste", qui posait volontiers en uniforme et se vantait dans la presse des conquêtes de ses soldats, les a non seulement laissé commettre leurs crimes mais y a "directement participé", certes pas sur le front mais en leur fournissant notamment munitions et armes, financées par le racket de la population. Il fut bien "l'une des têtes pensantes" de cette offensive sanglante, selon l'accusation.

A.Krishnakumar--DT