Dubai Telegraph - Les mineurs clandestins sud-africains face au crépuscule du charbon

EUR -
AED 4.234305
AFN 73.206022
ALL 95.812234
AMD 436.184273
ANG 2.063925
AOA 1057.280409
ARS 1587.291241
AUD 1.667055
AWG 2.077953
AZN 1.961064
BAM 1.949927
BBD 2.330401
BDT 141.992303
BGN 1.970794
BHD 0.435312
BIF 3436.663292
BMD 1.152977
BND 1.479051
BOB 7.994884
BRL 6.053341
BSD 1.157025
BTN 108.831715
BWP 15.767643
BYN 3.429201
BYR 22598.351259
BZD 2.327111
CAD 1.595536
CDF 2628.787676
CHF 0.914658
CLF 0.026844
CLP 1059.885276
CNY 7.957269
CNH 7.976186
COP 4267.571808
CRC 537.981872
CUC 1.152977
CUP 30.553893
CVE 109.933392
CZK 24.476208
DJF 206.042059
DKK 7.472157
DOP 69.760177
DZD 153.327594
EGP 60.872574
ERN 17.294657
ETB 180.6651
FJD 2.59218
FKP 0.862237
GBP 0.864946
GEL 3.10733
GGP 0.862237
GHS 12.649842
GIP 0.862237
GMD 84.749724
GNF 10141.496666
GTQ 8.855288
GYD 242.069809
HKD 9.020571
HNL 30.638845
HRK 7.536091
HTG 151.723649
HUF 388.485269
IDR 19502.607732
ILS 3.606368
IMP 0.862237
INR 108.477969
IQD 1515.840693
IRR 1514031.885631
ISK 142.66913
JEP 0.862237
JMD 182.251828
JOD 0.81743
JPY 184.046854
KES 149.766145
KGS 100.827377
KHR 4640.043795
KMF 492.321403
KPW 1037.746034
KRW 1737.415627
KWD 0.354517
KYD 0.9642
KZT 558.260877
LAK 24946.076013
LBP 103458.959416
LKR 363.897058
LRD 212.319549
LSL 19.490063
LTL 3.404441
LVL 0.697425
LYD 7.377873
MAD 10.783173
MDL 20.231237
MGA 4822.515874
MKD 61.638053
MMK 2421.233218
MNT 4132.071286
MOP 9.317276
MRU 46.101338
MUR 53.763579
MVR 17.813319
MWK 2006.373981
MXN 20.570881
MYR 4.605059
MZN 73.671727
NAD 19.489979
NGN 1597.611466
NIO 42.581923
NOK 11.111258
NPR 174.132249
NZD 1.995233
OMR 0.443302
PAB 1.157015
PEN 4.001066
PGK 4.998964
PHP 69.383888
PKR 322.936082
PLN 4.273193
PYG 7528.388952
QAR 4.219572
RON 5.097888
RSD 117.448046
RUB 95.007374
RWF 1689.51831
SAR 4.325551
SBD 9.272285
SCR 16.055447
SDG 692.939845
SEK 10.837521
SGD 1.481118
SHP 0.865031
SLE 28.305819
SLL 24177.365885
SOS 661.211226
SRD 43.052736
STD 23864.298223
STN 24.426531
SVC 10.124548
SYP 128.491078
SZL 19.500432
THB 37.926607
TJS 11.078682
TMT 4.03542
TND 3.395258
TOP 2.776092
TRY 51.153211
TTD 7.867337
TWD 36.827174
TZS 2963.219161
UAH 50.801122
UGX 4281.086328
USD 1.152977
UYU 46.838713
UZS 14111.555625
VES 532.779606
VND 30382.099695
VUV 137.231179
WST 3.170146
XAF 653.989946
XAG 0.017078
XAU 0.00026
XCD 3.115978
XCG 2.085328
XDR 0.813357
XOF 653.995601
XPF 119.331742
YER 275.157775
ZAR 19.696538
ZMK 10378.184071
ZMW 21.665928
ZWL 371.258157
  • AEX

    -6.7800

    976.37

    -0.69%

  • BEL20

    -31.3300

    5021.61

    -0.62%

  • PX1

    -11.7700

    7834.86

    -0.15%

  • ISEQ

    -203.9700

    12158.04

    -1.65%

  • OSEBX

    5.7400

    1985.85

    +0.29%

  • PSI20

    5.4100

    9019.92

    +0.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    -1.1500

    3836.88

    -0.03%

Les mineurs clandestins sud-africains face au crépuscule du charbon
Les mineurs clandestins sud-africains face au crépuscule du charbon / Photo: EMMANUEL CROSET - AFP

Les mineurs clandestins sud-africains face au crépuscule du charbon

En grandissant, Cyprial rêvait de devenir avocat. Adulte, il passe ses journées sous terre, dans une obscurité totale, à piocher la roche d'une mine de charbon clandestine en Afrique du Sud.

Taille du texte:

Le grondement des brouettes résonne dans les tunnels étroits où lui et des dizaines d'autres hommes travaillent depuis l'aube. Certains creusent la paroi rocheuse, leurs faibles lampes frontales perçant à peine l'obscurité.

D'autres poussent des charges pesant jusqu'à 100 kilogrammes à pleine vitesse dans les tunnels, puis sur une colline escarpée jusqu'aux camions servant à livrer le charbon à des vendeurs informels dans la ville voisine d'Ermelo, dans la province orientale du Mpumalanga, coeur charbonnier du pays.

Ils pénètrent par un tunnel de fortune dans cette colline éventrée abandonnée par une entreprise minière.

L'Afrique du Sud figure parmi les principaux producteurs mondiaux de charbon, qui alimente environ 80% de l'électricité du pays.

Classé parmi les 12 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde, le pays est devenu en 2021 le premier au monde à signer un accord de partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) avec des pays occidentaux, pour un total de 8,5 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros). Principalement des prêts à conditions préférentielles destinés à financer la production d'énergies moins polluantes.

Si la majeure partie de l'électricité est produite dans le Mpumalanga, les habitants disent avoir peu bénéficié de l'exploitation minière à grande échelle. Ils craignent que la transition énergétique ne les laisse à nouveau de côté.

- "Artisanaux" ou "illégaux" ? -

"Dans le puits, c'est noir comme dans un four. On ne peut même pas voir son doigt," explique Cyprial, en tirant sur un joint pour l'aider à "faire disparaître toutes (s)es peurs".

"La moitié des jeunes d'ici à Ermelo font ce travail," affirme cet homme qui s'exprime sous pseudonyme par peur de représailles des autorités.

Avec un taux de 34%, le Mpumalanga est encore plus touché par le chômage que le reste du pays.

Le charbon d'Ermelo alimente des centrales du pays et de l'étranger mais de nombreux habitants ici vivent dans des cabanes sans accès à l'électricité.

"Ce minerai vient de chez nous, mais il est pris pour être vendu ailleurs... alors que les gens d'ici n'en bénéficient pas," explique Cyprial à l'AFP.

Le gouvernement qualifie Cyprial et les autres de "mineurs illégaux", mais ils préfèrent le terme "mineurs artisanaux".

"Ce charbon, on le transporte vers des habitations pour que des gens puissent l'utiliser pour cuisiner et se chauffer," déclare Jabulani Sibiya, représentant de l'union des mineurs artisanaux d'Ermelo.

L'électricité produite dans le Mpumalanga est trop chère pour de nombreux habitants, une situation qui "n'est pas juste" selon lui.

Le président Cyril Ramaphosa a qualifié ces mineurs de "menace" pour l'économie et la sécurité du pays, et les autorités tentent d'éradiquer cette activité. Il y avait plus de 40.000 mineurs clandestins en Afrique du Sud en 2021, d'après les estimations, mais principalement dans des mines d'or.

- Transition vraiment "juste" ? -

Les mineurs artisanaux d'Ermelo ont demandé un permis minier collectif, mais le processus est coûteux et lent, explique Zethu Hlatshwayo, porte-parole de l'Association nationale des mineurs artisanaux (NAAM).

Cette année, le gouvernement a introduit un projet de loi destiné à faciliter la formalisation de l'exploitation minière artisanale. Mais le processus est entravé par la "paperasserie", déplore Zethu Hlatshwayo.

"Il faut avoir un terrain, des permis, une autorisation environnementale," liste-t-il, en estimant le coût total à trois millions de rands (150.000 euros).

Pour lui, une "transition juste" doit permettre aux gens ordinaires d'accéder aux richesses minières de l'Afrique du Sud. Cela corrigerait, d'après Zethu Hlatshwayo, "les injustices du passé", en référence à l'apartheid, quand la lucrative industrie minière était le domaine réservé des Sud-Africains blancs.

L'exploitation minière ne disparaîtra pas avec l'abandon du charbon, tant les matières premières stratégiques présentes dans le sous-sol sud-africain sont nécessaires à la fabrication de panneaux solaires ou de voitures électriques.

Il est essentiel "d'inclure la durabilité et les mineurs artisanaux de communautés marginalisées," plaide Zethu Hlatshwayo. "Ce ne sera pas une transition juste si on est laissés de côté".

Y.Amjad--DT