Dubai Telegraph - Le budget rejeté à la quasi-unanimité mais le gouvernement croit encore à un accord

EUR -
AED 4.180037
AFN 72.270777
ALL 94.072481
AMD 418.914562
ANG 2.037836
AOA 1043.729181
ARS 1695.336459
AUD 1.651252
AWG 2.04876
AZN 1.899515
BAM 1.953671
BBD 2.293161
BDT 140.274702
BGN 1.92456
BHD 0.42913
BIF 3397.526703
BMD 1.1382
BND 1.475966
BOB 7.896258
BRL 5.944592
BSD 1.13854
BTN 108.510868
BWP 16.254005
BYN 3.317028
BYR 22308.718053
BZD 2.289865
CAD 1.618111
CDF 2589.404665
CHF 0.920781
CLF 0.026767
CLP 1053.472271
CNY 7.733442
CNH 7.728076
COP 3857.348081
CRC 518.226272
CUC 1.1382
CUP 30.162297
CVE 110.547653
CZK 24.224767
DJF 202.281259
DKK 7.474508
DOP 67.665916
DZD 151.751619
EGP 55.876496
ERN 17.072999
ETB 181.144491
FJD 2.579901
FKP 0.858561
GBP 0.856763
GEL 3.005215
GGP 0.858561
GHS 12.935602
GIP 0.858561
GMD 83.655968
GNF 9982.013148
GTQ 8.683387
GYD 238.166326
HKD 8.927499
HNL 29.877576
HRK 7.533633
HTG 148.865192
HUF 355.706847
IDR 20470.525213
ILS 3.398099
IMP 0.858561
INR 108.297729
IQD 1491.61097
IRR 1566163.062726
ISK 143.800226
JEP 0.858561
JMD 179.054915
JOD 0.806949
JPY 184.992202
KES 147.146334
KGS 99.535312
KHR 4567.030089
KMF 492.840401
KPW 1024.380309
KRW 1767.999828
KWD 0.352022
KYD 0.94885
KZT 545.695861
LAK 25609.497225
LBP 102131.456754
LKR 382.476561
LRD 207.01013
LSL 18.665708
LTL 3.360809
LVL 0.688486
LYD 7.301551
MAD 10.707613
MDL 20.135708
MGA 4880.032989
MKD 61.620632
MMK 2389.777711
MNT 4078.151899
MOP 9.198816
MRU 45.676217
MUR 53.666326
MVR 17.585086
MWK 1975.915126
MXN 19.955091
MYR 4.649659
MZN 72.742268
NAD 18.667613
NGN 1564.990484
NIO 41.663845
NOK 11.283072
NPR 173.617788
NZD 2.005264
OMR 0.437633
PAB 1.13854
PEN 3.890358
PGK 4.983019
PHP 70.126777
PKR 316.703795
PLN 4.291696
PYG 6920.338504
QAR 4.149304
RON 5.226156
RSD 117.354129
RUB 88.207855
RWF 1668.601054
SAR 4.273031
SBD 9.16149
SCR 15.090169
SDG 683.492044
SEK 11.063701
SGD 1.474367
SHP 0.849781
SLE 27.74365
SLL 23867.486987
SOS 650.485164
SRD 42.687619
STD 23558.439927
STN 24.926578
SVC 9.961971
SYP 125.807623
SZL 18.666607
THB 37.943052
TJS 10.53174
TMT 3.9837
TND 3.344885
TOP 2.740513
TRY 53.141401
TTD 7.729443
TWD 36.251094
TZS 2987.772476
UAH 51.040968
UGX 4172.380764
USD 1.1382
UYU 45.769329
UZS 13581.567161
VES 719.994173
VND 29935.226487
VUV 136.695954
WST 3.165202
XAF 655.231594
XAG 0.018964
XAU 0.000281
XCD 3.076043
XCG 2.051928
XDR 0.813834
XOF 653.898923
XPF 119.331742
YER 271.574022
ZAR 18.649349
ZMK 10245.167577
ZMW 20.728052
ZWL 366.499904
  • AEX

    -7.0200

    1073.14

    -0.65%

  • BEL20

    -48.3100

    5702.99

    -0.84%

  • PX1

    -66.3900

    8337.29

    -0.79%

  • ISEQ

    -27.6600

    13801.67

    -0.2%

  • OSEBX

    -4.9600

    1901.77

    -0.26%

  • PSI20

    -42.0100

    9090.47

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -58.5800

    4518.09

    -1.28%

  • N150

    3.7300

    4152.41

    +0.09%

Le budget rejeté à la quasi-unanimité mais le gouvernement croit encore à un accord
Le budget rejeté à la quasi-unanimité mais le gouvernement croit encore à un accord / Photo: Alain JOCARD - AFP

Le budget rejeté à la quasi-unanimité mais le gouvernement croit encore à un accord

Un compromis est-il encore possible sur le budget de l'Etat après son rejet à la quasi-unanimité par l'Assemblée nationale ? Le gouvernement répond par l'affirmative samedi tandis que des options alternatives pour assurer la continuité des finances publiques en l'absence d'accord sont de plus en plus évoquées.

Taille du texte:

Fait inédit dans la Ve République, la quasi-totalité de l'Assemblée s'est opposée dans la nuit de vendredi à samedi au projet de budget de l'Etat, un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l'année.

Après 125 heures de débats parfois houleux sur la fiscalité du patrimoine, ou celle des grandes entreprises, 404 députés ont rejeté la partie "recettes" du texte (un pour, 84 abstentions), emportant ainsi l'ensemble du projet de loi, sans même étudier la partie "dépenses".

Les groupes de gauche et le RN ont voté contre, ceux du camp gouvernemental se sont divisés entre votes contre et abstentions. Seul à voter pour, le député du groupe centriste Liot Harold Huwart.

L'Assemblée avait déjà rejeté en 2024 le budget de l'État, de manière inédite sous la Ve République. Mais c'est une première qu'il le soit avec une telle ampleur.

- "Travail utile" -

Si elle a vu dans le "plus long débat budgétaire" de la Ve République, un "travail utile", la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi déploré un "certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables".

"Je ne cèderai pas à la résignation. Nous ne sommes qu'à mi-chemin de la navette parlementaire et nous voyons que quand le débat a lieu, des consensus peuvent aboutir", a-t-elle ajouté.

Un discours appuyé par la présidente macroniste de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. "Je suis convaincue que le compromis reste à portée de main".

Le camp gouvernemental a largement invoqué les mesures fiscales votées par les oppositions - "des horreurs économiques", selon Paul Midy (Renaissance) - pour justifier son absence de soutien au texte de l'exécutif. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui pointé vendredi des "coups tactiques des extrêmes qui rendent la copie insincère".

- "Le compte n'y est pas" -

Le PS, qui a accepté de ne pas censurer le Premier ministre en échange de la suspension de la réforme des retraites et d'un abandon du 49.3, espérait que les débats permettent d'arracher une mesure de justice fiscale, "taxe Zucman" ou succédané.

Des propositions repoussées. Et la taxe sur les holdings proposée par le gouvernement a même été édulcorée à l'initiative de la droite. Les socialistes avaient aussi arraché le vote d'un Impôt sur la fortune improductive, à l'écriture bancale.

Les députés ont en outre adopté une hausse de deux milliards d'euros de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, un doublement de la taxe sur les géants du numérique, ou encore le plafonnement de certaines niches fiscales.

Mais "le compte n'y est pas", a lancé Boris Vallaud (PS), estimant les "recettes" insuffisantes pour "effacer" des économies irritantes sur les politiques publiques. Et le chef des députés socialistes de dénoncer "l'intransigeance d'une partie du bloc central" et d'appeler Sébastien Lecornu à "interroger l'autorité qui est la sienne" sur ses troupes.

Le PS continuera toutefois à "chercher le compromis", a-t-il assuré.

Le budget va désormais être examiné par le Sénat, qui devrait en débattre dans l'hémicycle dès jeudi, en repartant du projet initial du gouvernement.

Son adoption par le Parlement apparaît désormais comme une gageure, en termes de délai - avant la fin de l'année -, comme en termes de majorité pour le voter.

Le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR) suggère lui au gouvernement de recourir finalement à l'article 49.3 de la Constitution, pour faire passer un budget avant le 31 décembre. Le pari étant qu'il serait plus facile pour le PS de ne pas censurer le gouvernement que de voter pour un budget de compromis, traditionnel marqueur de l'appartenance à une majorité.

Le gouvernement peut aussi faire adopter une "loi spéciale", sorte de reconduction du budget 2025 qui permettrait de percevoir les impôts existants, avant de reprendre les débats parlementaires en début d'année.

C'est l'hypothèse la "plus probable", a estimé samedi matin sur France 2 Eric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

Un scénario également privilégié par plusieurs cadres du camp gouvernemental, mais Sébastien Lecornu a estimé encore vendredi que ce n'était "pas la solution".

Le gouvernement écarte aussi a priori l'hypothèse des ordonnances, ces textes qui permettent à l'exécutif d'imposer des mesures sans passer par le Parlement. Elles n'ont jamais été utilisées pour un projet de budget depuis le début de la Ve République.

sl-are-sac-hr/sp

A.Krishnakumar--DT