Dubai Telegraph - L'Inde, un marché prometteur mais difficile à conquérir pour le luxe français

EUR -
AED 4.269899
AFN 72.662339
ALL 95.405511
AMD 428.950368
ANG 2.081712
AOA 1067.330384
ARS 1621.356113
AUD 1.625758
AWG 2.095711
AZN 1.980527
BAM 1.952809
BBD 2.342712
BDT 142.77316
BGN 1.941564
BHD 0.438736
BIF 3463.255005
BMD 1.162669
BND 1.486948
BOB 8.037827
BRL 5.923818
BSD 1.163118
BTN 111.565038
BWP 16.453082
BYN 3.236898
BYR 22788.315786
BZD 2.339357
CAD 1.600001
CDF 2610.191988
CHF 0.914404
CLF 0.026737
CLP 1052.20463
CNY 7.888827
CNH 7.922689
COP 4416.608133
CRC 527.637215
CUC 1.162669
CUP 30.810733
CVE 110.096369
CZK 24.325073
DJF 207.126313
DKK 7.473236
DOP 69.494752
DZD 154.501333
EGP 61.501196
ERN 17.440038
ETB 181.618544
FJD 2.561012
FKP 0.862572
GBP 0.871508
GEL 3.115639
GGP 0.862572
GHS 13.300856
GIP 0.862572
GMD 84.292821
GNF 10199.377903
GTQ 8.873523
GYD 243.351452
HKD 9.103781
HNL 30.934151
HRK 7.533282
HTG 152.299826
HUF 360.805293
IDR 20469.953455
ILS 3.394343
IMP 0.862572
INR 111.557996
IQD 1523.792263
IRR 1528909.962123
ISK 143.577646
JEP 0.862572
JMD 183.788496
JOD 0.82435
JPY 184.449292
KES 150.525696
KGS 101.675279
KHR 4666.932073
KMF 490.646704
KPW 1046.404385
KRW 1742.538579
KWD 0.358789
KYD 0.969332
KZT 546.063004
LAK 25509.366836
LBP 104161.250939
LKR 382.099678
LRD 212.857634
LSL 19.267337
LTL 3.433059
LVL 0.703287
LYD 7.385814
MAD 10.721878
MDL 20.122525
MGA 4841.667441
MKD 61.623296
MMK 2441.186696
MNT 4161.744004
MOP 9.381492
MRU 46.688489
MUR 54.842444
MVR 17.903675
MWK 2016.945397
MXN 20.182309
MYR 4.59372
MZN 74.305846
NAD 19.267089
NGN 1594.089176
NIO 42.805173
NOK 10.825322
NPR 178.503662
NZD 1.989595
OMR 0.447045
PAB 1.163138
PEN 3.987661
PGK 5.067239
PHP 71.634949
PKR 323.968666
PLN 4.244964
PYG 7088.143293
QAR 4.240006
RON 5.210505
RSD 117.405232
RUB 84.637916
RWF 1701.523095
SAR 4.380063
SBD 9.320115
SCR 15.845149
SDG 698.171038
SEK 10.967087
SGD 1.488321
SHP 0.86805
SLE 28.659693
SLL 24380.593665
SOS 664.793191
SRD 43.259365
STD 24064.904456
STN 24.462531
SVC 10.177412
SYP 128.512671
SZL 19.270732
THB 37.944894
TJS 10.852364
TMT 4.069342
TND 3.404286
TOP 2.799428
TRY 52.953804
TTD 7.895586
TWD 36.672333
TZS 3022.939585
UAH 51.358635
UGX 4367.310715
USD 1.162669
UYU 46.588642
UZS 13928.905095
VES 593.134301
VND 30642.146048
VUV 137.102475
WST 3.145716
XAF 654.965075
XAG 0.015168
XAU 0.000255
XCD 3.142171
XCG 2.096325
XDR 0.813791
XOF 654.953826
XPF 119.331742
YER 277.471017
ZAR 19.394775
ZMK 10465.424388
ZMW 21.896838
ZWL 374.378999
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

L'Inde, un marché prometteur mais difficile à conquérir pour le luxe français
L'Inde, un marché prometteur mais difficile à conquérir pour le luxe français / Photo: Punit PARANJPE - AFP/Archives

L'Inde, un marché prometteur mais difficile à conquérir pour le luxe français

L'Inde, nouvel eldorado des maisons de luxe françaises? Depuis 20 ans, les marques les plus prestigieuses en rêvent, mais le pays le plus peuplé de la planète reste encore loin de combler leurs attentes.

Taille du texte:

"C'est un marché prometteur mais qui reste compliqué", souligne Bénédicte Epinay, déléguée générale du Comité Colbert, qui représente le secteur et réunit 85 entreprises tricolores.

L'ouverture dimanche, dans la mégapole de Bombay (ouest), du premier magasin indien des Galeries Lafayette est "une étape importante qui va faire souffler le vent de l'Occident", se félicite-t-elle.

Sur les 280 marques de luxe et de créateurs réparties sur 9.000 m² et cinq étages, la majorité des marques sont étrangères.

Cette proportion est susceptible d'évoluer, a indiqué dimanche Philippe Pedone, directeur du développement international des Galeries Lafayette, lors de l’inauguration de ce magasin réalisé en partenariat avec le groupe indien Aditya Birla.

L'enseigne historique ambitionne d'ouvrir 'un second grand magasin à New Delhi', à l'horizon 2029-2030, a précisé Nicolas Houzé, président du directoire du groupe, qui vise au départ "un chiffre d'affaires annuel de 20 millions d'euros".

Avec ses 1,4 milliard d'habitants, le potentiel du marché indien est immense.

Chaque année, des dizaines de milliers de nouveaux millionnaires y affichent leur réussite au volant de leur Lamborghini ou Rolex au poignet.

La progression est vertigineuse: le marché du luxe, évalué à 10  milliards d'euros en 2024, devrait tripler d'ici 2030, selon Estelle David, directrice de Business France Asie du Sud.

"Quand une maison de luxe s'intéresse à un nouveau pays, elle regarde le nombre de personnes fortunées et l'essor d'une classe moyenne. L'Inde coche toutes les cases", explique la déléguée générale du Comité Colbert.

Mais la réalité est plus complexe. Entre taxes élevées, contraintes réglementaires, infrastructures qualitatives limitées et forte identité culturelle, les obstacles restent de taille.

- "Infinitésimal" -

Les géants français du luxe, contactés par l'AFP, n'ont pas souhaité s'exprimer. Un silence qui, selon des experts, traduit le peu de "choses positives" qu'ils ont à dire sur ce marché jugé "compliqué".

"Ils disposent de très peu de données pour affirmer qu'ils réalisent des bénéfices" et "ont un retour sur investissement", souligne Ashok Som, professeur à l'Essec.

Au début des années 2000, les grandes maisons considéraient l'Inde comme leur prochain relais de croissance après la Chine. Mais un quart de siècle plus tard, le marché reste "infinitésimal", explique Mme  Epinay: la plupart des marques n'y comptent qu'un à trois magasins, contre 100 à 400 en Chine.

A ses yeux, le seul point commun entre ces deux puissances est "le nombre d'habitants". L'Inde n'a pas la même "homogénéité sociale, linguistique et territoriale", pointe-t-elle.

"La plupart ne comprennent toujours pas ce marché", celui d'un "pays pauvre à l'économie largement agraire", renchérit M. Ashok. La Chine comptait, elle, dès la fin des années 1990 "des centres commerciaux partout", note-t-il, et une "classe aisée avide de produits occidentaux".

A ce jour, la cinquième économie de la planète ne compte que six centres commerciaux haut de gamme.

- "Il faut s'adapter" -

Autres obstacles de taille: les droits de douane élevés, les barrières non tarifaires et le poids de la bureaucratie.

Résultat: un Indien a tout intérêt à faire un aller-retour à Dubaï, moyennant 300 euros, pour acheter un sac d'une marque de luxe française qu'il paiera 30 à 40% moins cher qu'à Bombay ou New Delhi.

Une lueur dans le ciel: l'Inde et l'Union européenne (UE) se sont engagées à conclure d'ici la fin de l'année un accord de libre-échange négocié depuis des années. "Cela apportera beaucoup d'oxygène à ce marché", veut croire Mme Epinay.

Mais pour séduire les Indiens, "il faut s'adapter à la culture, aux goûts et aux modes de consommation", souligne Mme David.

Bien que les grandes marques étrangères de prêt-à-porter possèdent des enseignes dans les mégapoles comme New Delhi, Bombay ou Bangalore, les "silhouettes occidentales" restent minoritaires à travers le pays.

Si les hommes ont largement renoncé à leurs "kurtas" (chemises longues et amples), les femmes continuent de porter des "saris", ces rectangles de tissus aux couleurs chatoyantes. Pour les séduire, des marques comme Louboutin, Dior, Chanel ou Bulgari collaborent déjà avec des designers, des marques, des stars de Bollywood ou des influenceurs locaux, relèvent les connaisseurs du marché.

Mais "pourquoi voudriez-vous acheter quelque chose d'étranger qui essaie d'être indien", s'interroge Sonal Ahuja, une directrice des ressources humaines de 39 ans rencontrée dans un centre commercial de Bombay.

Les marques françaises misent aussi sur le commerce en ligne et les 900 millions d'internautes indiens.

Forte de plus de 35  millions de personnes, la diaspora pourrait aussi faciliter la conversion des clients indiens. Nombre de ceux qui reviennent au pays importent les modes de vie occidentaux.

H.El-Hassany--DT