Dubai Telegraph - En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

EUR -
AED 4.295822
AFN 77.201367
ALL 92.660201
AMD 426.003004
ANG 2.093556
AOA 1073.808585
ARS 1751.365823
AUD 1.638203
AWG 2.105507
AZN 1.971651
BAM 1.95812
BBD 2.358715
BDT 143.109589
BGN 1.984284
BHD 0.441525
BIF 3480.498869
BMD 1.169726
BND 1.488596
BOB 13.509009
BRL 6.076028
BSD 1.171093
BTN 112.020268
BWP 15.722699
BYN 3.562052
BYR 22926.632659
BZD 2.355311
CAD 1.609847
CDF 2661.126791
CHF 0.93467
CLF 0.027414
CLP 1078.955682
CNY 7.864361
CNH 7.862196
COP 3598.545547
CRC 530.63108
CUC 1.169726
CUP 30.997743
CVE 110.395822
CZK 24.127818
DJF 208.538014
DKK 7.476392
DOP 68.431385
DZD 155.415588
EGP 59.511573
ERN 17.545892
ETB 188.503665
FJD 2.566962
FKP 0.859766
GBP 0.857117
GEL 3.047187
GGP 0.859766
GHS 13.028439
GIP 0.859766
GMD 85.389905
GNF 10290.414342
GTQ 8.936552
GYD 244.910225
HKD 9.173145
HNL 31.448113
HRK 7.534095
HTG 153.214838
HUF 364.235762
IDR 20699.12314
ILS 3.50643
IMP 0.859766
INR 111.969989
IQD 1532.926128
IRR 1607876.330773
ISK 142.018526
JEP 0.859766
JMD 185.283526
JOD 0.829395
JPY 185.950783
KES 151.421063
KGS 102.291504
KHR 4708.136516
KMF 493.624623
KPW 1052.753884
KRW 1615.269033
KWD 0.360533
KYD 0.975952
KZT 533.670132
LAK 26381.149586
LBP 104727.417559
LKR 386.396238
LRD 212.55097
LSL 18.895811
LTL 3.453897
LVL 0.707556
LYD 7.416821
MAD 10.828232
MDL 20.107742
MGA 5053.216838
MKD 61.597995
MMK 2455.966851
MNT 4209.140383
MOP 9.461112
MRU 46.799058
MUR 54.567427
MVR 18.083949
MWK 2030.715131
MXN 19.809318
MYR 4.73156
MZN 74.751358
NAD 18.895811
NGN 1578.030824
NIO 42.926839
NOK 10.908381
NPR 179.234163
NZD 1.959669
OMR 0.449758
PAB 1.171088
PEN 3.921547
PGK 5.184171
PHP 72.222391
PKR 324.948962
PLN 4.318027
PYG 7051.386218
QAR 4.263671
RON 5.25102
RSD 117.312001
RUB 96.85296
RWF 1718.912586
SAR 4.394925
SBD 9.388002
SCR 16.055679
SDG 703.576037
SEK 11.072838
SGD 1.485599
SHP 0.86661
SLE 28.834272
SLL 24528.571726
SOS 669.307452
SRD 44.086971
STD 24210.969763
STN 24.973653
SVC 10.247099
SYP 15208.779371
SZL 18.820757
THB 38.326661
TJS 10.820777
TMT 4.105739
TND 3.388716
TOP 2.81642
TRY 56.198908
TTD 7.936371
TWD 37.288538
TZS 3094.514067
UAH 52.237726
UGX 4356.162166
USD 1.169726
UYU 46.935017
UZS 13863.594664
VES 911.190122
VND 30504.118698
VUV 138.280501
WST 3.192504
XAF 656.749301
XAG 0.017
XAU 0.000258
XCD 3.161243
XCG 2.110592
XDR 0.827057
XOF 656.738059
XPF 119.331742
YER 277.336532
ZAR 18.815268
ZMK 10528.935752
ZMW 22.104383
ZWL 376.651345
  • AEX

    0.3300

    1102.78

    +0.03%

  • BEL20

    -4.0200

    5743.62

    -0.07%

  • PX1

    -47.6000

    8453.09

    -0.56%

  • ISEQ

    55.9000

    14031.78

    +0.4%

  • OSEBX

    -4.7900

    2075.92

    -0.23%

  • PSI20

    44.3400

    9282.81

    +0.48%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -2.4200

    4833.67

    -0.05%

  • N150

    -19.7800

    4279.87

    -0.46%

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe
En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

Devant l'entrée de sa maison délabrée, une petite fille se rafraîchit avec sa mère dans une grande bassine remplie d'eau. La chaleur humide est étouffante dans cette favela de Belem, ville d'Amazonie brésilienne qui accueille la COP30.

Taille du texte:

Non loin de là, Rosineide Santos, manucure de 56 ans, estime que "le climat a beaucoup changé" depuis son arrivée il y a une vingtaine d'années à Vila da Barca, quartier pauvre bâti sur des pilotis qui surmontent une eau saumâtre et charriant des monceaux d'ordures.

"Il fait une chaleur intense dès neuf heures du matin", se plaint-elle.

Le réchauffement climatique touche de plein fouet Vila da Barca, où vivent environ 7.000 personnes.

Cette favela est située non loin du centre-ville, juste à côté d'un quartier chic, et à quelques kilomètres du lieu où se déroule depuis lundi la conférence de l'ONU sur le climat, à Belem, capitale de l'Etat septentrional du Para.

Si la préservation de la forêt amazonienne toute proche est un sujet phare de la COP30, "personne ne parle de protéger ceux d'entre nous qui vivent dans l'Amazonie urbaine", dit à l'AFP Gerson Bruno, président de l'association des résidents de Vila da Barca.

"Personne ne discute de la façon dont la crise climatique affecte nos territoires les plus vulnérables", s'indigne ce jeune homme de 35 ans.

Bien que la plus grande forêt tropicale de la planète soit le symbole de l'Amazonie brésilienne, plus de 75% de ses 27 millions d'habitants vivent dans des zones urbaines, selon les données officielles.

A Belem, plus de la moitié de la population vit dans des favelas.

- Eau courante et égouts -

Dans ces quartiers densément peuplés et souvent dépourvus des infrastructures les plus basiques, l'impact de la crise climatique est accentué, notamment par les problèmes de traitement des eaux.

À Vila da Barca, malgré des "débuts problématiques", selon Gerson Bruno, les habitants ont pu obtenir la réalisation de travaux en ce sens à la faveur de la COP.

En majorité noirs et métis, les résidents ont d'abord protesté quand ils ont constaté qu'une station d'épuration serait construite à l'intérieur de leur favela, mais pour profiter uniquement au quartier cossu adjacent.

Cette mobilisation, qui a attiré l'attention des médias locaux après son écho sur les réseaux sociaux, a permis que les autorités débutent enfin des travaux d'installation du tout-à-l'égout à Vila da Barca, tout en améliorant la distribution d'eau courante.

Quelques mois avant la COP, des familles devaient encore acheter des bidons pour se laver.

- "Terre ferme" -

La température maximale de Belem a augmenté en moyenne de 1,96ºC de 1970 à 2023.

De quoi augmenter "la vulnérabilité aux vagues de chaleur et les problèmes de santé associés, ainsi que la pression sur les infrastructures", selon une récente étude scientifique du Centre universitaire de l'Etat du Para.

Belem est également l'une des métropoles les moins arborées du Brésil.

Un paradoxe criant alors qu'elle est cernée par l'énorme forêt amazonienne.

Le gouverneur du Para, Helder Barbalho, le reconnaît auprès de l'AFP: "L'Amazonie urbaine est un défi très important, il faut davantage d'investissements pour équilibrer les solutions pour la forêt et pour les villes."

Devant sa maison à Vila da Barca, sur une passerelle en bois branlante, Elizabeth Campos Serra, retraitée de 67 ans, sait ce qu'elle réclamerait au président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva si elle pouvait le rencontrer.

"Je dirais à Lula de nous sortir d'ici, j'aimerais vivre sur la terre ferme."

G.Rehman--DT