Dubai Telegraph - Chômage: derrière la hausse, les effets de la réforme de France Travail

EUR -
AED 4.269099
AFN 72.644925
ALL 95.076242
AMD 427.973788
ANG 2.080952
AOA 1066.940946
ARS 1619.310336
AUD 1.62529
AWG 2.093493
AZN 1.98043
BAM 1.952096
BBD 2.341856
BDT 142.721021
BGN 1.940855
BHD 0.438457
BIF 3459.420975
BMD 1.162245
BND 1.486405
BOB 8.034892
BRL 5.877243
BSD 1.162694
BTN 111.524295
BWP 16.447074
BYN 3.235716
BYR 22779.993656
BZD 2.338503
CAD 1.598842
CDF 2612.149237
CHF 0.914675
CLF 0.026819
CLP 1055.53936
CNY 7.914774
CNH 7.919977
COP 4429.104869
CRC 527.444525
CUC 1.162245
CUP 30.799481
CVE 110.588029
CZK 24.31021
DJF 206.554563
DKK 7.471262
DOP 69.212121
DZD 154.461189
EGP 61.40658
ERN 17.433669
ETB 183.112088
FJD 2.561762
FKP 0.862257
GBP 0.872032
GEL 3.115269
GGP 0.862257
GHS 13.296531
GIP 0.862257
GMD 84.267207
GNF 10201.606223
GTQ 8.870283
GYD 243.262581
HKD 9.103804
HNL 30.944808
HRK 7.532628
HTG 152.244207
HUF 361.702584
IDR 20458.933129
ILS 3.393104
IMP 0.862257
INR 111.565078
IQD 1522.540392
IRR 1533000.593877
ISK 143.572521
JEP 0.862257
JMD 183.721378
JOD 0.824077
JPY 184.466856
KES 150.336783
KGS 101.638735
KHR 4663.510767
KMF 492.792107
KPW 1046.022246
KRW 1740.612787
KWD 0.358716
KYD 0.968978
KZT 545.863586
LAK 25511.268811
LBP 104318.488614
LKR 381.960138
LRD 213.126644
LSL 19.165856
LTL 3.431807
LVL 0.703031
LYD 7.351242
MAD 10.722914
MDL 20.115176
MGA 4861.669457
MKD 61.623504
MMK 2440.295192
MNT 4160.224164
MOP 9.378066
MRU 46.490185
MUR 54.835139
MVR 17.910628
MWK 2024.053269
MXN 20.149374
MYR 4.59029
MZN 74.271763
NAD 19.165851
NGN 1592.845004
NIO 42.678058
NOK 10.814225
NPR 178.438473
NZD 1.985725
OMR 0.446324
PAB 1.162714
PEN 3.989409
PGK 5.093
PHP 71.603608
PKR 323.830439
PLN 4.246552
PYG 7085.554754
QAR 4.236426
RON 5.155838
RSD 117.369313
RUB 84.565601
RWF 1697.458201
SAR 4.397708
SBD 9.316927
SCR 15.774497
SDG 697.932139
SEK 10.984146
SGD 1.488259
SHP 0.867733
SLE 28.595478
SLL 24371.690047
SOS 664.227031
SRD 43.52959
STD 24056.116125
STN 24.755809
SVC 10.173695
SYP 128.465739
SZL 19.165842
THB 37.936092
TJS 10.848401
TMT 4.079478
TND 3.365284
TOP 2.798406
TRY 52.864738
TTD 7.892702
TWD 36.69962
TZS 3021.836282
UAH 51.33988
UGX 4365.715804
USD 1.162245
UYU 46.571628
UZS 14005.047508
VES 592.917692
VND 30630.955755
VUV 137.052406
WST 3.144567
XAF 654.725887
XAG 0.015287
XAU 0.000256
XCD 3.141025
XCG 2.09556
XDR 0.813493
XOF 654.344081
XPF 119.331742
YER 277.315726
ZAR 19.39541
ZMK 10461.600028
ZMW 21.888841
ZWL 374.242279
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

Chômage: derrière la hausse, les effets de la réforme de France Travail
Chômage: derrière la hausse, les effets de la réforme de France Travail / Photo: Geoffroy VAN DER HASSELT - AFP/Archives

Chômage: derrière la hausse, les effets de la réforme de France Travail

Le nombre de chômeurs en France a augmenté au troisième trimestre en raison de l'inscription de nouveaux publics à France Travail et d'un changement de règles pour les radiations, mais, sans ces effets, il est orienté à la baisse, selon les chiffres officiels.

Taille du texte:

Ces chiffres, publiés mardi, mettent donc en lumière des tendances contradictoires en fonction de l'interprétation qui en est faite, le gouvernement y voyant "une situation positive pour le marché du travail" malgré le contexte économique et budgétaire tendu, tandis que la CGT y lit "un chômage qui repart à la hausse".

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail en catégorie A (aucune activité) a ainsi augmenté de 1,6% au troisième trimestre 2025 par rapport au deuxième, et de 7,6% sur un an, rapporte le département des études du ministère du Travail (Dares).

Le nombre de chômeurs de cette catégorie s'élevait en moyenne cet été à 3,26 millions.

Ce chiffre tient compte de l'inscription automatique, depuis janvier, d'allocataires du RSA et de jeunes en parcours d'insertion. Sans ces nouveaux inscrits, le nombre de chômeurs de catégorie A aurait augmenté de seulement de 0,7% sur le trimestre et de 6,3% sur un an, indique la Dares.

La hausse s'explique aussi par une baisse du nombre de radiations en raison d'un nouveau régime de sanctions entré en vigueur début juin. En moyenne, le nombre de radiations est ainsi tombé à 2.000 par mois au troisième trimestre, contre 45.000 par mois au premier trimestre 2025.

Sans changement des règles de radiations, malgré les plans sociaux et les hésitations des employeurs à embaucher, le nombre d'inscrits au troisième trimestre 2025 aurait ainsi diminué 1% pour la catégorie A, selon le ministère, pour lequel "ce sont ces évolutions qui reflètent le mieux la situation conjoncturelle du marché du travail".

- "thermomètre perturbé" -

Pour l'ensemble des trois catégories de chômeurs tenues de chercher un emploi (A,B et C), dont certains exercent une activité réduite, le nombre de chômeurs a progressé de 1,5% sur le trimestre et de 5,3% sur un an. Leur nombre s'élève à 5,7 millions.

Cette hausse est réduite à 0,8% sur le trimestre et à 4% sur un an en retranchant les nouveaux publics. Enfin, sans tenir compte de la baisse des radiations, l'évolution pour l'ensemble des trois catégories serait orientée à la baisse au troisième trimestre, de 0,3%.

"Correction faite des effets méthodologiques, on constate une baisse du nombre des demandeurs d'emploi", se réjouit ainsi auprès de l'AFP le ministère du Travail, pour qui le "marché du travail reste solide et la dynamique de l'emploi préservée".

Beaucoup plus prudent, le directeur du département Analyses et prévision de l'OFCE Eric Heyer constate que "le thermomètre est perturbé par une mesure qui fait qu'on a moins de radiations".

Donc "pour comprendre, il faut retrancher d'un côté, de l'autre, je trouve ça très fragile", a commenté l'économiste qui relève aussi une "file d'attente" de 867.000 nouveaux inscrits (les allocataires du RSA et les jeunes en insertion) qui, neuf mois après la mise en œuvre de la loi Plein Emploi, ne se résorbe que très lentement.

"Le fait que ça fasse trois trimestres à des niveaux élevés, ça montre bien que France Travail n'a pas beaucoup de moyens pour recevoir" ces nouveaux publics, dit encore Eric Heyer.

Dans un communiqué, la CGT dénonce de son côté la hausse du chômage , dont les jeunes sont "les premières victimes".

Selon la Dares, le chômage des moins de 25 ans, qui frappe environ un jeune sur cinq, a progressé sur le trimestre de 6,8% pour la catégorie A et de 4,4% pour les catégories A,B et C. Sur un an, il a bondi de 29,8% pour ceux sans aucune activité et de 19,5% en incluant l'activité réduite.

Le 13 novembre, l'Insee publiera un autre indicateur: le taux de chômage pour le 3e trimestre, calculé sur la base d'une enquête permettant les comparaisons internationales. Au 2e trimestre, il était de 7,5%.

I.Mansoor--DT