Dubai Telegraph - Au Nigeria, les télécommunications subissent le fléau du vandalisme

EUR -
AED 4.202411
AFN 73.235002
ALL 93.9451
AMD 420.678057
ANG 2.048741
AOA 1049.890918
ARS 1708.312595
AUD 1.651213
AWG 2.062583
AZN 1.949836
BAM 1.955698
BBD 2.30538
BDT 141.132639
BGN 1.934858
BHD 0.431577
BIF 3404.622415
BMD 1.14429
BND 1.477123
BOB 7.926587
BRL 5.916437
BSD 1.14464
BTN 109.047312
BWP 15.438195
BYN 3.321027
BYR 22428.090154
BZD 2.30208
CAD 1.624836
CDF 2570.076459
CHF 0.916594
CLF 0.026912
CLP 1059.174754
CNY 7.768706
CNH 7.764588
COP 3848.999237
CRC 521.4728
CUC 1.14429
CUP 30.323693
CVE 110.259249
CZK 24.19568
DJF 203.829368
DKK 7.478628
DOP 67.806463
DZD 152.60404
EGP 56.395058
ERN 17.164355
ETB 183.546226
FJD 2.586612
FKP 0.856953
GBP 0.854554
GEL 3.015251
GGP 0.856953
GHS 13.003322
GIP 0.856953
GMD 82.965454
GNF 10038.476394
GTQ 8.735544
GYD 239.427511
HKD 8.976557
HNL 30.636402
HRK 7.538017
HTG 149.712191
HUF 353.483164
IDR 20590.817625
ILS 3.431327
IMP 0.856953
INR 108.954179
IQD 1499.42179
IRR 1574486.25789
ISK 144.089478
JEP 0.856953
JMD 181.200549
JOD 0.811347
JPY 184.648452
KES 148.00228
KGS 100.065561
KHR 4583.760912
KMF 493.189526
KPW 1029.861683
KRW 1749.36247
KWD 0.355062
KYD 0.95395
KZT 541.301766
LAK 25845.651894
LBP 102500.253599
LKR 383.390002
LRD 207.749164
LSL 18.566032
LTL 3.378792
LVL 0.69217
LYD 7.336617
MAD 10.704142
MDL 20.13395
MGA 4852.746881
MKD 61.631785
MMK 2402.876165
MNT 4099.016956
MOP 9.246518
MRU 45.681617
MUR 53.839292
MVR 17.691161
MWK 1984.896468
MXN 19.989726
MYR 4.65845
MZN 73.132026
NAD 18.566032
NGN 1567.769704
NIO 42.117803
NOK 11.261005
NPR 174.475899
NZD 2.003836
OMR 0.441357
PAB 1.14464
PEN 3.894897
PGK 5.028738
PHP 70.375043
PKR 318.231701
PLN 4.293435
PYG 6959.636986
QAR 4.184282
RON 5.227162
RSD 117.370878
RUB 88.095405
RWF 1675.712595
SAR 4.297696
SBD 9.22131
SCR 15.409196
SDG 687.15054
SEK 11.051625
SGD 1.477741
SHP 0.854328
SLE 27.863894
SLL 23995.199932
SOS 654.165879
SRD 42.986453
STD 23684.499186
STN 24.498722
SVC 10.015478
SYP 126.480809
SZL 18.563032
THB 38.133518
TJS 10.610547
TMT 4.016459
TND 3.378224
TOP 2.755177
TRY 53.515602
TTD 7.757595
TWD 36.546387
TZS 3005.843216
UAH 50.978341
UGX 4177.782087
USD 1.14429
UYU 46.037599
UZS 13712.284769
VES 731.090824
VND 30090.258096
VUV 136.092267
WST 3.173323
XAF 655.922787
XAG 0.018332
XAU 0.000274
XCD 3.092502
XCG 2.062892
XDR 0.815757
XOF 655.922787
XPF 119.331742
YER 271.254434
ZAR 18.573553
ZMK 10299.990075
ZMW 21.031903
ZWL 368.461014
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Au Nigeria, les télécommunications subissent le fléau du vandalisme
Au Nigeria, les télécommunications subissent le fléau du vandalisme / Photo: FLORIAN PLAUCHEUR - AFP/Archives

Au Nigeria, les télécommunications subissent le fléau du vandalisme

Lorsque les réseaux de téléphonie mobile et internet ont été interrompus dans neuf Etats du Nigeria au début de l'été, laissant des millions de personnes sans service, les responsables des télécommunications ont pointé du doigt un coupable familier: le vandalisme.

Taille du texte:

La destruction des infrastructures de télécommunications est courante dans le pays le plus peuplé d'Afrique, qu'il s'agisse de groupes jihadistes voulant couper les communications ou de vols purs et simples de câbles, de pièces, mais aussi de générateurs et de diesel dans les sous-stations.

Et la situation a empiré dernièrement, alors que le pays connaît sa pire crise économique depuis 30 ans, avec une inflation au-dessus de 20% en 2025: les vols de câbles destinés à la revente sont devenus de plus en plus fréquents, explique la société de télécommunications nigériane IHS Towers dans son rapport annuel 2024.

Entre 2018 et 2022, il y a eu au moins 50.000 cas de destruction majeure des infrastructures et des installations de télécommunications, selon la Commission nigériane des communications.

Ces actes de vandalisme auraient coûté 23 millions de dollars en 2023 aux opérateurs du secteur contraints de réparer ou remplacer les équipement d'après un rapport de Bloomberg.

IHS Towers, qui exploite plus de 16.000 tours de télécommunications au Nigeria, a également mentionné le vol de carburant dans ses stations de base comme un problème récurrent, au même titre que "la corruption, l'incertitude politique et l'effondrement des infrastructures".

"Les utilisateurs ne savent pas que les pannes sont dues à des actes de vandalisme, ils rejettent simplement la faute sur la mauvaise qualité du réseau", déplore Gbenga Adebayo, président de l'Association of Licensed Telecoms Operators of Nigeria (ALTON).

En 2023, le plus grand fournisseur de télécommunications du Nigeria, MTN, a signalé plus de 6.000 incidents de dommages aux câbles à fibre optique.

Airtel, le deuxième opérateur du pays, a déclaré subir environ 40 cas de vandalisme sur les fibres optiques chaque jour.

- "Colonne vertébrale" -

Les conséquences du vandalisme sur les infrastructures de communication vont plus loin que la simple difficulté à passer des appels.

Dans de nombreuses zones rurales, les téléphones portables sont le seul lien avec la famille, les services financiers ou les secours d'urgence, et les coupures de fibre optique peuvent priver des communautés entières d'accès à Internet pendant plusieurs jours.

L'économie numérique du Nigeria a contribué à environ 18% du PIB au dernier trimestre 2024, mais les petits commerçants, les étudiants et les personnes se déplaçant dans le cadre de leur travail sont souvent les plus touchés lorsque les réseaux sont en panne et que tout, des services bancaires mobiles aux applications de VTC, est hors service.

"Les infrastructures de télécommunications sont la colonne vertébrale de notre connectivité et de notre économie numérique", a déclaré début août le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Nuhu Ribadu.

L'année dernière, le président Bola Tinubu a publié un décret classant les "systèmes de technologie de l'information et de la communication" et les "réseaux et infrastructures" comme infrastructures nationales critiques, au même titre que les casernes militaires et les hôpitaux et pouvant prétendre à une sécurité renforcée.

Mais ces mesures sécuritaires semblent encore difficiles à mettre en place, alors que les forces de sécurité du pays sont mobilisées sur plusieurs fronts pour combattre la menace jihadiste dans le nord-est, le banditisme dans le nord-ouest, les affrontements intercommunautaires dans le centre, et l'insécurité dans le sud.

En outre, alors que les ménages se tournent de plus en plus vers les générateurs et l'énergie solaire pour faire face aux pénuries d'électricité incessantes dans le pays et maintenir leur connectivité, les générateurs et les batteries des stations télécoms sont devenus une cible tentante pour les voleurs, en particulier dans les grandes villes, qu'ils revendent à des particuliers ignorants de leur provenance.

"Les batteries des sous-stations finissent dans les maisons et les bureaux sous forme de batteries d'onduleurs d'occasion. Les générateurs et le diesel ne sont pas non plus en sécurité", explique M. Adebayo.

Pour dissuader les vols, les grandes entreprises ont commencé à installer des traceurs sur les batteries et les générateurs.

C.Akbar--DT