Dubai Telegraph - Se loger à Kaboul, mission quasi impossible

EUR -
AED 4.233821
AFN 72.629104
ALL 95.991075
AMD 434.073714
ANG 2.063687
AOA 1057.158744
ARS 1604.449029
AUD 1.67734
AWG 2.078002
AZN 1.956585
BAM 1.958849
BBD 2.322314
BDT 141.480201
BGN 1.970567
BHD 0.435213
BIF 3425.834841
BMD 1.152844
BND 1.485099
BOB 7.967366
BRL 5.972307
BSD 1.152995
BTN 107.392832
BWP 15.818552
BYN 3.416488
BYR 22595.748257
BZD 2.318899
CAD 1.603515
CDF 2645.776996
CHF 0.921235
CLF 0.026765
CLP 1056.811394
CNY 7.922371
CNH 7.956949
COP 4234.293354
CRC 536.530408
CUC 1.152844
CUP 30.550374
CVE 110.436885
CZK 24.540137
DJF 205.301725
DKK 7.472166
DOP 69.698177
DZD 153.489499
EGP 62.657017
ERN 17.292664
ETB 180.04945
FJD 2.598281
FKP 0.864816
GBP 0.872732
GEL 3.100899
GGP 0.864816
GHS 12.677677
GIP 0.864816
GMD 84.731883
GNF 10114.74269
GTQ 8.82069
GYD 241.304638
HKD 9.03519
HNL 30.629406
HRK 7.541676
HTG 151.33554
HUF 383.82279
IDR 19609.881523
ILS 3.633909
IMP 0.864816
INR 107.312516
IQD 1510.537914
IRR 1520457.524098
ISK 144.404935
JEP 0.864816
JMD 181.782929
JOD 0.817333
JPY 184.021045
KES 149.996484
KGS 100.814851
KHR 4611.156853
KMF 491.976371
KPW 1037.553462
KRW 1748.334103
KWD 0.356632
KYD 0.960891
KZT 546.378019
LAK 25388.404664
LBP 103252.455374
LKR 363.754599
LRD 211.560924
LSL 19.592669
LTL 3.40405
LVL 0.697344
LYD 7.373476
MAD 10.83276
MDL 20.287488
MGA 4820.481741
MKD 61.719914
MMK 2420.536169
MNT 4118.322511
MOP 9.308548
MRU 45.805299
MUR 54.126351
MVR 17.811475
MWK 1999.13807
MXN 20.679433
MYR 4.656362
MZN 73.73584
NAD 19.592925
NGN 1592.043957
NIO 42.425664
NOK 11.22947
NPR 171.828531
NZD 2.019444
OMR 0.443271
PAB 1.15299
PEN 3.989109
PGK 4.987763
PHP 69.925199
PKR 321.718535
PLN 4.285174
PYG 7458.446663
QAR 4.204107
RON 5.098795
RSD 117.41149
RUB 92.457343
RWF 1684.013713
SAR 4.327653
SBD 9.234254
SCR 16.05308
SDG 692.85901
SEK 10.947756
SGD 1.483659
SHP 0.864932
SLE 28.360267
SLL 24174.581004
SOS 658.868318
SRD 43.0749
STD 23861.549402
STN 24.538191
SVC 10.088702
SYP 127.445693
SZL 19.583782
THB 37.7666
TJS 11.050741
TMT 4.034955
TND 3.399191
TOP 2.775772
TRY 51.292921
TTD 7.822141
TWD 36.863364
TZS 3003.159558
UAH 50.498597
UGX 4325.732615
USD 1.152844
UYU 46.691659
UZS 14008.499192
VES 545.670264
VND 30361.307453
VUV 138.494083
WST 3.194388
XAF 656.976676
XAG 0.016311
XAU 0.00025
XCD 3.115619
XCG 2.078025
XDR 0.811002
XOF 656.97953
XPF 119.331742
YER 275.097466
ZAR 19.603391
ZMK 10376.981865
ZMW 22.281583
ZWL 371.215394
  • AEX

    -1.0700

    975.66

    -0.11%

  • BEL20

    9.9200

    5230.92

    +0.19%

  • PX1

    -14.3700

    7966.9

    -0.18%

  • ISEQ

    -103.0100

    12160.63

    -0.84%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    82.7700

    9382.76

    +0.89%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    164.1800

    3853.54

    +4.45%

  • N150

    0.0000

    3940.02

    0%

Se loger à Kaboul, mission quasi impossible
Se loger à Kaboul, mission quasi impossible / Photo: Wakil KOHSAR - AFP

Se loger à Kaboul, mission quasi impossible

De retour au pays après avoir été chassé d'Iran, Mohammed Mohsen Zaryab cherche depuis des semaines un logement à Kaboul, où le secteur immobilier déjà sous tension n'est pas prêt à accueillir l'afflux d'Afghans expulsés des pays voisins.

Taille du texte:

La capitale d'environ huit millions d'habitants s'est étendue au fil des ans et voit sans cesse arriver de nouvelles familles, surtout depuis que le Pakistan et l'Iran ont poussé plus de 3,2 millions d'Afghans à rentrer dans leur pays depuis 2023, d'après l'ONU.

Avec seulement quelques affaires en main, ils rejoignent pour beaucoup la capitale, espérant y trouver un emploi et un toit malgré la pauvreté et le chômage qui y règnent --comme partout ailleurs en Afghanistan, théâtre, selon l'ONU, de la deuxième pire crise humanitaire au monde.

Hébergés pour l'heure par des proches avec son épouse et ses sept enfants, M. Zaryab, 47 ans, a supplié en vain des propriétaires de baisser les loyers de leurs masures.

"Si vous ne pouvez pas payer, quelqu'un d'autre le pourra", s'est-il entendu répondre.

En Iran, il travaillait dans une usine et avait réussi à sympathiser avec son propriétaire pour qu'il baisse le loyer. De retour dans son pays, il regrette le manque de solidarité, lui qui vient "de loin et n'a pas de maison".

"On a de nombreux réfugiés (d'Iran et du Pakistan, NDLR) qui viennent nous demander un appartement à louer et la plupart ne peuvent pas se permettre ce qu'il y a sur le marché car les loyers ont augmenté", indique Hamed Hassani, agent immobilier.

- Anarchie urbaine -

D'après de multiples agents interrogés par l'AFP, les loyers ont flambé avec les retours.

Pour une maison de trois pièces, le loyer atteignait 10.000 afghanis (126 euros) il y a un an, contre 20.000 (252 euros) aujourd'hui, affirme à l'AFP Nabiullah Quraishi, lui aussi agent immobilier.

Une fortune pour l'écrasante majorité des 48 millions d'Afghans: 85% d'entre eux sont forcés de vivre avec moins d'un dollar par jour, selon l'ONU.

Malgré tout, poursuit l'agent immobilier, avant, les propriétaires le contactaient "car il n'y avait pas beaucoup de demande". Aujourd'hui, elle dépasse de loin l'offre, bien que celle-ci consiste souvent en des logements des plus modestes.

"Depuis que les propriétaires ont remarqué que les réfugiés revenaient, ils ont doublé leurs loyers", indique son confrère Hamed Hassani. "Le gouvernement devrait intervenir".

La mairie assure à l'AFP que Kaboul ne connaît aucune crise du logement.

Pourtant, son grand plan d'urbanisme qui consiste à construire de nouvelles routes quitte à détruire nombre de résidences au bulldozer, rend encore plus difficile l'accès au logement.

"75% de la ville a été construite sans plan, nous ne voulons pas que cela se reproduise", explique à l'AFP son porte-parole Nematullah Barakzai.

- Ni maison, ni école -

Zahra Hashimi craint d'être mise à la porte de l'unique pièce en sous-sol qui lui sert de logement depuis qu'elle et sa famille sont rentrées d'Iran.

Son mari journalier gagne environ 80 afghanis par jour (1 euro), pas assez pour payer le loyer de ce logement sans électricité ni eau courante.

"Nous avons tout perdu en rentrant en Afghanistan", se désole Mme Hashimi, dont la fille aînée qui était scolarisée en Iran ne peut plus l'être, le gouvernement taliban ayant banni les filles des écoles à partir de 12 ans et les femmes des universités.

Les deux plus jeunes sont encore en âge d'aller à l'école mais leurs parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité.

La crise du logement, qui concerne locations et achats, affecte aussi les familles installées dans la capitale depuis longtemps.

Tamana Husseini enseigne la couture et réside dans l'ouest de la ville, où les prix sont généralement plus bas. Mais elle est sous pression de son propriétaire qui menace d'augmenter le loyer de son appartement de trois chambres (3.000 afghanis).

La famille de huit personnes a pensé à déménager, mais "les loyers sont trop élevés", déplore-t-elle auprès de l'AFP, et quitter la ville veut dire s'éloigner des maigres perspectives d'emploi.

"C'est frustrant de ne pas pouvoir rester, sans pour autant pouvoir aller ailleurs".

F.Saeed--DT