Dubai Telegraph - Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition

EUR -
AED 4.237095
AFN 73.256876
ALL 95.844234
AMD 433.37017
ANG 2.065283
AOA 1057.975156
ARS 1604.08593
AUD 1.669914
AWG 2.076724
AZN 1.962765
BAM 1.955665
BBD 2.318561
BDT 141.250278
BGN 1.972091
BHD 0.435661
BIF 3420.490445
BMD 1.153736
BND 1.482666
BOB 7.954452
BRL 5.951893
BSD 1.151131
BTN 107.227619
BWP 15.792981
BYN 3.411024
BYR 22613.217499
BZD 2.315161
CAD 1.60641
CDF 2648.976554
CHF 0.9215
CLF 0.026794
CLP 1057.975388
CNY 7.944161
CNH 7.940995
COP 4225.510437
CRC 535.656166
CUC 1.153736
CUP 30.573993
CVE 110.257411
CZK 24.512254
DJF 204.987667
DKK 7.472682
DOP 69.584306
DZD 153.518772
EGP 62.602303
ERN 17.306034
ETB 179.752953
FJD 2.600286
FKP 0.865484
GBP 0.872011
GEL 3.097764
GGP 0.865484
GHS 12.657129
GIP 0.865484
GMD 85.376836
GNF 10098.086121
GTQ 8.806394
GYD 240.933416
HKD 9.043268
HNL 30.5791
HRK 7.535508
HTG 151.085017
HUF 384.299517
IDR 19607.736295
ILS 3.60596
IMP 0.865484
INR 106.979781
IQD 1508.096196
IRR 1521921.45622
ISK 144.401725
JEP 0.865484
JMD 181.486721
JOD 0.817999
JPY 184.192709
KES 149.761124
KGS 100.892796
KHR 4603.563426
KMF 492.645215
KPW 1038.355617
KRW 1741.287208
KWD 0.356897
KYD 0.959334
KZT 545.492453
LAK 25348.024222
LBP 103261.687773
LKR 363.201296
LRD 211.23546
LSL 19.561677
LTL 3.406681
LVL 0.697883
LYD 7.361557
MAD 10.815156
MDL 20.255132
MGA 4812.627026
MKD 61.635758
MMK 2422.407536
MNT 4121.506472
MOP 9.29346
MRU 45.730861
MUR 54.168132
MVR 17.836902
MWK 1996.045309
MXN 20.601852
MYR 4.655287
MZN 73.781694
NAD 19.561254
NGN 1590.147808
NIO 42.356167
NOK 11.227059
NPR 171.561961
NZD 2.020502
OMR 0.443663
PAB 1.151121
PEN 3.982626
PGK 4.979571
PHP 69.812592
PKR 321.199883
PLN 4.277938
PYG 7446.551986
QAR 4.197311
RON 5.096861
RSD 117.418379
RUB 92.55216
RWF 1681.269703
SAR 4.33141
SBD 9.274618
SCR 16.643566
SDG 693.395127
SEK 10.883823
SGD 1.483294
SHP 0.865601
SLE 28.439265
SLL 24193.270874
SOS 657.851868
SRD 43.093218
STD 23879.997261
STN 24.497889
SVC 10.072307
SYP 127.544224
SZL 19.553739
THB 37.680886
TJS 11.033741
TMT 4.049612
TND 3.393666
TOP 2.777918
TRY 51.403879
TTD 7.809564
TWD 36.869352
TZS 2999.712386
UAH 50.416093
UGX 4318.702737
USD 1.153736
UYU 46.616791
UZS 13986.03732
VES 546.167469
VND 30395.740899
VUV 138.601155
WST 3.196857
XAF 655.906168
XAG 0.015796
XAU 0.000247
XCD 3.118028
XCG 2.074657
XDR 0.815737
XOF 655.917537
XPF 119.331742
YER 275.339343
ZAR 19.538475
ZMK 10385.000246
ZMW 22.245662
ZWL 371.502388
  • AEX

    0.0000

    975.86

    0%

  • BEL20

    0.0000

    5216.44

    0%

  • PX1

    0.0000

    7962.39

    0%

  • ISEQ

    0.0000

    12148.11

    0%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    0.0000

    9369.63

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    0.0000

    3943.17

    0%

Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition
Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition / Photo: Shwan MOHAMMED - AFP

Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a entamé vendredi dans le nord de l'Irak un désarmement symbolique censé mettre fin à l'un des plus anciens conflits de la région, mais réclame la libération de son chef historique pour aller plus avant.

Taille du texte:

Lors d'une cérémonie dans le nord de l'Irak, au coeur de la région autonome du Kurdistan, une trentaine de combattants en treillis, hommes et femmes, dont quatre commandants, ont jeté tour à tour fusils et cartouchières dans une grande vasque à laquelle ils ont mis le feu.

Deux hauts responsables du mouvement, une femme, Bese Hozat, puis un homme, Behzat Carçel, se sont relayés pour lire un communiqué saluant une "opération historique et démocratique", sous les vivats de quelque 300 personnes émues aux larmes, selon une journaliste de l'AFP.

Mais dans un entretien sur place à l'AFP, Bese Hozat, coprésidente du Parti, a exigé la libération de son fondateur et chef historique Abdullah Öcalan, 76 ans, détenu en Turquie depuis 26 ans sur une île au large d'Istanbul.

"C'est notre exigence première et une condition fondamentale" pour poursuivre le processus de paix, a-t-elle insisté, en réclamant par ailleurs des garanties de sécurité et des réformes pour que les combattants kurdes regagnent la Turquie et pour y rejoindre la vie politique.

- "Turquie sans terrorisme" -

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui ne s'est pas engagé sur ce point, a salué avec cette cérémonie une "étape importante vers une Turquie sans terrorisme".

Le PKK est considéré comme terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Des représentants des autorités irakiennes et kurdes d'Irak ainsi que du parti turc pro-kurde DEM et des membres des services de renseignement turcs, selon des médias locaux, ont assisté à la destruction des armes devant la grotte de Casene, à 50 km à l'ouest de Souleimaniyeh, connue pour avoir notamment abrité l'imprimerie qui a publié l'un des premiers journaux kurdes.

Les combattants ont ensuite regagné leurs bases dans les montagnes irakiennes de Qandil où ils sont basés, selon un responsable du parti.

Avec ce désarmement, le PKK, affaibli militairement, peut sauver la face, tout en permettant au président Erdogan de revendiquer une victoire sur une insurrection qui dure depuis des décennies, selon les analystes.

Ankara s'est félicité d'un "tournant irréversible", d'une "opportunité de protéger des vies innocentes", assurant sa "détermination à soutenir tous les efforts en faveur du désarmement, de la stabilité et d'une réconciliation durable dans la région".

Ce processus de paix initié à l'automne doit permettre de tourner la page de décennies de violences qui ont fait au moins 40.000 morts et tenter d'apporter des réponses à la question kurde aux niveaux national et régional, selon les experts.

Le 27 février, Abdullah Öcalan avait appelé le mouvement à "déposer les armes et (...) à se dissoudre", affirmant "assumer la responsabilité historique de cet appel".

C'est paradoxalement l'allié du président Erdogan, le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli, qui a tendu la main à l'ennemi public, lui proposant d'appeler les combattants à renoncer à la lutte armée.

Mercredi, dans un message vidéo en turc, "Apo" (oncle) comme l'appellent les fidèles d'Öcalan, a confirmé l'imminence du désarmement.

- "Politique et paix sociale" -

"Je crois au pouvoir de la politique et de la paix sociale et non des armes. Et je vous appelle à mettre ce principe en pratique", a-t-il insisté.

Le chef de l'Etat turc avait récemment dit son espoir que ce processus se conclurait "le plus rapidement possible, sans obstacle, ni risque de sabotage".

Avec ce premier succès, il souhaite apparaître comme celui qui a maîtrisé l'insurrection kurde et espère ainsi diviser les deux principaux partis d'opposition, le CHP et le DEM pro-kurde.

Selon un commandant du PKK, cette première cérémonie était un "geste de bonne volonté".

L'historien des mouvements kurdes Boris James a relevé l'absence "d'acteur tiers pour garantir la probité du processus". Selon lui, "une très forte défiance subsiste entre le PKK et l'Etat turc; l'Etat a donné peu de gages" aux combattants kurdes auxquels aucune amnistie n'a été promise à ce stade.

Ils ont régulièrement dénoncé la poursuite des bombardements turcs sur leurs positions en Irak malgré le processus en cours dont une attaque de drones vendredi avant le début de la cérémonie.

Depuis les derniers violents combats dans la ville turque à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est) en 2015, les combattants du PKK sont principalement restés cantonnés dans les montagnes de Qandil, en Irak, soumis également aux opérations de ratissage de l'armée turque.

I.Uddin--DT