Dubai Telegraph - Français détenus en Iran : Paris brandit la menace de "mesures de rétorsion"

EUR -
AED 4.2308
AFN 75.461931
ALL 95.701743
AMD 434.289094
ANG 2.062212
AOA 1056.403079
ARS 1597.18451
AUD 1.668628
AWG 2.073925
AZN 1.963008
BAM 1.952758
BBD 2.315114
BDT 141.040283
BGN 1.969159
BHD 0.435651
BIF 3421.500424
BMD 1.15202
BND 1.480462
BOB 7.942627
BRL 5.945121
BSD 1.149419
BTN 107.068206
BWP 15.769502
BYN 3.405953
BYR 22579.598756
BZD 2.311719
CAD 1.606781
CDF 2655.407311
CHF 0.920187
CLF 0.02682
CLP 1058.995158
CNY 7.928953
CNH 7.933071
COP 4226.094473
CRC 534.859814
CUC 1.15202
CUP 30.528539
CVE 110.594367
CZK 24.524559
DJF 204.737509
DKK 7.474082
DOP 70.100891
DZD 153.514723
EGP 62.594955
ERN 17.280305
ETB 179.485717
FJD 2.596428
FKP 0.872669
GBP 0.871389
GEL 3.093221
GGP 0.872669
GHS 12.67803
GIP 0.872669
GMD 85.249915
GNF 10114.739035
GTQ 8.793302
GYD 240.575224
HKD 9.029248
HNL 30.533639
HRK 7.533181
HTG 150.860401
HUF 384.6946
IDR 19578.12495
ILS 3.606256
IMP 0.872669
INR 106.83831
IQD 1505.854131
IRR 1519716.438584
ISK 144.440755
JEP 0.872669
JMD 181.216908
JOD 0.816828
JPY 183.924702
KES 149.53662
KGS 100.744622
KHR 4596.719375
KMF 491.913091
KPW 1036.813404
KRW 1741.002708
KWD 0.356366
KYD 0.957908
KZT 544.681477
LAK 25310.339681
LBP 103108.170116
LKR 362.66133
LRD 210.92142
LSL 19.532595
LTL 3.401617
LVL 0.696846
LYD 7.350613
MAD 10.799077
MDL 20.225019
MGA 4805.472163
MKD 61.628064
MMK 2419.045405
MNT 4115.898864
MOP 9.279644
MRU 45.662874
MUR 54.087791
MVR 17.81067
MWK 1993.077817
MXN 20.611607
MYR 4.643839
MZN 73.672136
NAD 19.532172
NGN 1587.634232
NIO 42.293196
NOK 11.258292
NPR 171.306902
NZD 2.017019
OMR 0.44364
PAB 1.149409
PEN 3.976705
PGK 4.972168
PHP 69.592978
PKR 320.72236
PLN 4.278316
PYG 7435.481305
QAR 4.191071
RON 5.088018
RSD 117.392788
RUB 92.536885
RWF 1678.770184
SAR 4.325327
SBD 9.260829
SCR 16.643127
SDG 692.364618
SEK 10.924729
SGD 1.482309
SHP 0.864314
SLE 28.397729
SLL 24157.303089
SOS 656.873849
SRD 43.029156
STD 23844.495215
STN 24.461468
SVC 10.057332
SYP 127.45718
SZL 19.524669
THB 37.596228
TJS 11.017337
TMT 4.043591
TND 3.388621
TOP 2.773788
TRY 51.288526
TTD 7.797954
TWD 36.858934
TZS 2995.253282
UAH 50.34114
UGX 4312.282184
USD 1.15202
UYU 46.547487
UZS 13965.244481
VES 545.355491
VND 30344.215879
VUV 137.094003
WST 3.186803
XAF 654.931042
XAG 0.015774
XAU 0.000247
XCD 3.113393
XCG 2.071573
XDR 0.815708
XOF 654.942394
XPF 119.331742
YER 274.930073
ZAR 19.553086
ZMK 10369.569656
ZMW 22.212589
ZWL 370.950081
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Français détenus en Iran : Paris brandit la menace de "mesures de rétorsion"
Français détenus en Iran : Paris brandit la menace de "mesures de rétorsion" / Photo: Bertrand GUAY - AFP

Français détenus en Iran : Paris brandit la menace de "mesures de rétorsion"

Le président français Emmanuel Macron a menacé jeudi l'Iran de "mesures de rétorsion", s'il maintient l'inculpation d'espionnage pour Israël à l'encontre des deux Français détenus depuis plus de trois ans par Téhéran et qui encourent la peine de mort.

Taille du texte:

"La réponse ne se fera pas attendre", a-t-il prévenu, annonçant son intention d'en parler prochainement avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian.

Arrêtés en mai 2022 au dernier jour d'un voyage touristique, Cécile Kohler et Jacques Paris sont visés par des accusations d'"espionnage pour le Mossad", le service de renseignement extérieur israélien, de "complot pour renverser le régime" et de "corruption sur Terre", a appris mercredi l'AFP auprès d'une source diplomatique occidentale et de l'entourage des détenus.

Jusqu'à présent, l'Iran indiquait seulement que les deux Français étaient accusés d'espionnage, sans jamais préciser pour quel pays. Téhéran n'a pas encore confirmé si de nouvelles accusations ont été portées contre eux.

De tels chefs d'accusation sont une "provocation à l'égard de la France" et un "choix inacceptable d'agressivité", a fustigé Emmanuel Macron. "Je pourrais dire simplement que c'est fantaisiste si ce n'était pas criminel".

M. Macron n'a pas précisé la nature des "mesures de rétorsion" envisagées.

Plus tôt, le ministre français des Affaires étrangères avait rappelé l'existence d'un levier que Paris pouvait activer.

"Nous l'avons toujours dit à nos interlocuteurs du régime iranien: la question de décisions éventuelles sur des sanctions sera conditionnée au règlement de ce problème, de ce différend majeur", a déclaré Jean-Noël Barrot.

- "Snapback" -

Face à la politique iranienne d'enrichissement d'uranium, les pays occidentaux menacent régulièrement Téhéran d'un "snapback", mécanisme qui permet de réimposer des sanctions internationales, allégées dans le cadre d'un accord conclu en 2015.

Cet accord signé à Vienne avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Allemagne, Royaume-Uni, Chine, Russie, Etats-Unis) prévoyait d'encadrer le programme nucléaire iranien, en contrepartie d'un allègement des sanctions internationales.

En 2018, Donald Trump avait retiré unilatéralement les Etats-Unis de l'accord - auquel se conformait Téhéran, selon l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA).

En représailles, Téhéran a considérablement augmenté ses réserves de matières enrichies et porté le seuil à 60%, inférieur aux 90% nécessaires à la fabrication de l'arme atomique, mais très loin du plafond de 3,67% fixé par l'accord de Vienne.

La résolution 2231 du Conseil de sécurité, qui endosse cet accord, prévoit une clause appelée "snapback" permettant de réimposer les sanctions en cas de violation de l'accord. Ce texte expire le 18 octobre 2025.

Selon cette résolution, tout "État participant" à l'accord peut déclencher ce mécanisme s'il juge qu'il y un cas de "non-respect notable d'engagements d'un autre participant".

Dans les 30 jours suivants, le Conseil doit se prononcer par vote sur un projet de résolution visant à confirmer la levée des sanctions: si l'État plaignant veut au contraire les rétablir, il peut opposer son veto à cette résolution, rendant le "snapback" automatique.

L'option est de nouveau évoquée par Paris au lendemain de la décision iranienne de suspendre sa coopération avec l'AIEA.

- "Double péril" -

Le sort de Cécile Kohler, professeure de lettres de 40 ans originaire de l'est de la France, et de son compagnon Jacques Paris, 72 ans, inquiète.

Ils étaient encore récemment détenus dans la prison d'Evine, touchée le 23 juin par des frappes israéliennes.

La Française a été transférée à la hâte avec d'autres prisonniers, sans pouvoir emmener d'affaires personnelles, à la prison de Qarchak, où elle est restée 24 heures, a indiqué mercredi à l'AFP sa soeur Noémie, en se basant sur le compte-rendu d'une visite consulaire d'un diplomate français mardi au pénitencier de Bozorg, dans le sud de Téhéran.

Puis, "on lui a bandé les yeux et on l'a emmenée dans un autre lieu de détention qu'on ne connaît pas".

"Cécile ne dort plus depuis les bombardements", a poursuivi Noémie Kohler, dont le dernier contact téléphonique avec sa sœur remonte au 28 mai.

Jacques Paris a, lui, été transféré dans un lieu également inconnu, "tout seul dans une cellule". "Il n'a pas de meubles. Donc il continue à dormir à même le sol", a ajouté Noémie Kohler.

La jeune femme s'est dite "extrêmement inquiète sur leur état psychique", sur "ce double péril de mort (...) la reprise des bombardements et cette condamnation à mort qui leur pend au-dessus de la tête".

D.Naveed--DT