Dubai Telegraph - Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques

EUR -
AED 4.200026
AFN 73.183571
ALL 94.287773
AMD 421.026666
ANG 2.047321
AOA 1048.586954
ARS 1702.648013
AUD 1.652202
AWG 2.061154
AZN 1.941914
BAM 1.95972
BBD 2.302796
BDT 140.970124
BGN 1.933517
BHD 0.431056
BIF 3413.339331
BMD 1.143497
BND 1.479152
BOB 7.917768
BRL 5.979232
BSD 1.143282
BTN 109.128898
BWP 15.504878
BYN 3.316906
BYR 22412.54636
BZD 2.299489
CAD 1.621273
CDF 2568.29477
CHF 0.918569
CLF 0.026898
CLP 1058.308216
CNY 7.763317
CNH 7.761944
COP 3853.402818
CRC 520.338524
CUC 1.143497
CUP 30.302677
CVE 110.747577
CZK 24.190338
DJF 203.221838
DKK 7.474675
DOP 67.578109
DZD 152.459298
EGP 56.130051
ERN 17.152459
ETB 184.537004
FJD 2.591908
FKP 0.861199
GBP 0.856613
GEL 3.018706
GGP 0.861199
GHS 13.041559
GIP 0.861199
GMD 82.899296
GNF 10034.188838
GTQ 8.722332
GYD 239.157325
HKD 8.968009
HNL 30.600941
HRK 7.537017
HTG 149.547823
HUF 354.258308
IDR 20564.654783
ILS 3.423231
IMP 0.861199
INR 109.156705
IQD 1497.782819
IRR 1573395.059545
ISK 143.886243
JEP 0.861199
JMD 179.569181
JOD 0.810742
JPY 184.136273
KES 147.849167
KGS 99.999062
KHR 4585.42379
KMF 492.847711
KPW 1029.147937
KRW 1759.087781
KWD 0.354313
KYD 0.952797
KZT 542.881142
LAK 25236.984322
LBP 102400.180395
LKR 383.75088
LRD 207.830933
LSL 18.627533
LTL 3.37645
LVL 0.69169
LYD 7.335571
MAD 10.727715
MDL 20.248324
MGA 4856.672013
MKD 61.664242
MMK 2400.494521
MNT 4098.511119
MOP 9.236895
MRU 45.808199
MUR 54.052987
MVR 17.678815
MWK 1986.254835
MXN 19.991757
MYR 4.665809
MZN 73.080833
NAD 18.627087
NGN 1567.166433
NIO 42.073605
NOK 11.257788
NPR 174.609497
NZD 2.006963
OMR 0.439668
PAB 1.143277
PEN 3.907966
PGK 5.022993
PHP 70.217023
PKR 317.924363
PLN 4.287998
PYG 6947.897428
QAR 4.167736
RON 5.233101
RSD 117.376518
RUB 88.618763
RWF 1676.138012
SAR 4.307784
SBD 9.204129
SCR 15.435748
SDG 686.666083
SEK 11.05337
SGD 1.476993
SHP 0.853736
SLE 27.872744
SLL 23978.570052
SOS 653.401242
SRD 43.049218
STD 23668.084638
STN 24.548996
SVC 10.00401
SYP 126.393151
SZL 18.715189
THB 37.975691
TJS 10.575708
TMT 4.00224
TND 3.382466
TOP 2.753267
TRY 53.392861
TTD 7.756481
TWD 36.464871
TZS 3001.683759
UAH 51.23593
UGX 4190.363389
USD 1.143497
UYU 45.891191
UZS 13620.064667
VES 723.34514
VND 30062.543051
VUV 137.216382
WST 3.167081
XAF 657.268818
XAG 0.018827
XAU 0.000277
XCD 3.090358
XCG 2.060485
XDR 0.817621
XOF 657.271698
XPF 119.331742
YER 272.842831
ZAR 18.604246
ZMK 10292.849052
ZMW 20.836496
ZWL 368.205652
  • AEX

    -0.4300

    1072.74

    -0.04%

  • BEL20

    86.1100

    5788.97

    +1.51%

  • PX1

    137.5700

    8474.86

    +1.65%

  • ISEQ

    100.7500

    13902.06

    +0.73%

  • OSEBX

    28.3400

    1930.16

    +1.49%

  • PSI20

    109.0900

    9199.84

    +1.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    197.8800

    4715.8

    +4.38%

  • N150

    57.7200

    4210.01

    +1.39%

Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques
Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques

Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques

Les prix du Brent et du WTI évoluaient mardi à leur plus haut niveau depuis plus de sept ans, dopés par des perturbations de l'offre, de vives tensions géopolitiques et une remontée de la demande, malgré le variant Omicron.

Taille du texte:

Vers 08H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord se négociait pour 87,60 dollars, après avoir grimpé jusqu'à 88,13 dollars plus tôt en séance. Il a ainsi allègrement dépassé son niveau d'octobre 2014 (86,74 dollars) dès la matinée en Asie, un jour après avoir rattrapé son niveau d'octobre 2018.

Le baril américain de WTI s'échangeait pour 85,25 dollars, après avoir atteint 85,74 dollars un peu plus tôt dépassant son pic d'octobre dernier (85,41 dollars) qui était un plus haut depuis 2014.

Plusieurs facteurs contribuent à cette nouvelle poussée du pétrole, notamment les interruptions de production "en Libye, au Nigeria, en Angola, en Equateur et, plus récemment, au Canada en raison du froid extrême", selon Hussein Sayed, analyste chez Exinity.

"Les marchés restent concentrés sur l'équilibre délicat entre l'offre et la demande, qui semble avoir un impact assez important sur les fluctuations de prix tout au long de la reprise économique post-pandémie", remarque Walid Koudmani, analyste chez XTB.

- Tensions géopolitiques -

Les risques géopolitiques s'ajoutent à l'équation, et ce dans plusieurs zones du globe en même temps, du Golfe à l'Ukraine.

Lundi des rebelles yéménites Houthis ont attaqué des installations civiles aux Emirats arabes unis, faisant trois morts.

Une coalition militaire sous commandement saoudien a riposté par des raids aériens sur Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des Houthis. Washington a aussi promis de "faire rendre des comptes" aux rebelles yéménites, qui sont soutenus par l'Iran.

Ces événements "ont encore davantage stimulé les prix" du pétrole, relevait l'analyste d'ING Warren Patterson.

Les regards sont aussi braqués sur la menace persistante d'une invasion de l'Ukraine par la Russie. Avec de nouvelles perturbations de l'approvisionnement en gaz russe de l'Europe, les prix de l'énergie, et donc du brut, pourraient encore augmenter, selon certains analystes.

Les prix du gaz naturel, toujours très élevés, contribuent à la hausse des cours du pétrole. Il en résulte "une augmentation de la demande de diesel et de fioul en remplacement du gaz naturel, partout où cela est possible", souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Quant au variant Omicron du Covid-19, initialement perçu comme une menace pour les achats de brut, il s'avère moins grave pour la demande que ses prédécesseurs.

- L'Opep en position de force -

"Seuls les membres de l'Opep et leurs alliés peuvent faire baisser les prix à ce stade en pompant davantage de brut", relève M. Sayed. "Au lieu de cela, les pays de l'Opep+ vont probablement s'en tenir à leur stratégie d'assouplissement progressif des réductions de production, car ils profitent des prix élevés actuels", poursuit-il.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires (Opep+) dont la Russie annoncent en effet mois après mois des augmentations marginales de leurs objectifs d'extractions, et peinent à les atteindre, ce qui ne devrait pas permettre de répondre aux besoins.

L'Arabie saoudite avait affirmé au début de l'année que le respect de l'accord et des plafonds était essentiel. En d'autres termes, les membres disposant d'une capacité de réserve ne peuvent pas et ne doivent pas intervenir pour compenser le manque de production des membres qui ne sont pas en mesure de respecter leurs plafonds.

"Les écarts de production de l'Opep+ devraient se creuser, la Russie étant le prochain grand facteur de déficit", prévoit Joel Hancock pour Natixis. Selon lui, la croissance de l'offre de pétrole hors Opep+ et hors Etats-Unis étant "relativement faible", il faudra "faire appel au pétrole de schiste américain pour répondre à la croissance prévue de la consommation".

Pendant la pandémie, le plongeon des cours du brut avait fait basculer dans l'insolvabilité des entreprises de forage de pétrole de schiste, dont le coût de production est bien plus élevé que le pétrole léger foré par exemple en Arabie saoudite.

De nombreux analystes s'attendent désormais à voir les prix du brut dépasser les 90 dollars le baril, voire la barre des 100 dollars, ce qui semblait encore impossible à envisager il y a quelques mois. Les analystes de Goldman Sachs voient par exemple le Brent atteindre 96 dollars cette année, puis 105 dollars en 2023, selon une note publiée lundi.

I.Uddin--DT