Dubai Telegraph - UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

EUR -
AED 4.18418
AFN 72.345505
ALL 94.14615
AMD 419.060304
ANG 2.039857
AOA 1044.764284
ARS 1665.100202
AUD 1.642689
AWG 2.050791
AZN 1.941648
BAM 1.954682
BBD 2.294887
BDT 139.979934
BGN 1.926468
BHD 0.429754
BIF 3403.453278
BMD 1.139328
BND 1.476056
BOB 7.890487
BRL 5.896304
BSD 1.139448
BTN 107.880294
BWP 15.494138
BYN 3.20017
BYR 22330.835112
BZD 2.291569
CAD 1.616491
CDF 2580.578112
CHF 0.922517
CLF 0.026329
CLP 1036.378473
CNY 7.718721
CNH 7.735219
COP 3924.530338
CRC 516.904339
CUC 1.139328
CUP 30.192201
CVE 110.201966
CZK 24.20606
DJF 202.903942
DKK 7.474911
DOP 66.691853
DZD 152.212235
EGP 56.643191
ERN 17.089925
ETB 183.698927
FJD 2.555342
FKP 0.860054
GBP 0.861976
GEL 3.013567
GGP 0.860054
GHS 12.789685
GIP 0.860054
GMD 83.170728
GNF 9984.289143
GTQ 8.692913
GYD 238.383648
HKD 8.932322
HNL 30.485162
HRK 7.537682
HTG 148.974789
HUF 354.579516
IDR 20418.073759
ILS 3.414794
IMP 0.860054
INR 107.95096
IQD 1492.64623
IRR 1566576.442968
ISK 143.87478
JEP 0.860054
JMD 179.35741
JOD 0.807752
JPY 184.064757
KES 147.485994
KGS 99.63461
KHR 4573.384096
KMF 491.050622
KPW 1025.395889
KRW 1750.412809
KWD 0.352075
KYD 0.949557
KZT 554.252976
LAK 25232.346027
LBP 102035.337387
LKR 381.221947
LRD 207.371387
LSL 18.789205
LTL 3.36414
LVL 0.689168
LYD 7.311818
MAD 10.6644
MDL 20.059526
MGA 4760.235439
MKD 61.67035
MMK 2391.891494
MNT 4077.656082
MOP 9.201637
MRU 45.257518
MUR 54.642279
MVR 17.613896
MWK 1975.769891
MXN 19.922466
MYR 4.717392
MZN 72.805701
NAD 18.789205
NGN 1559.063043
NIO 41.926019
NOK 11.144911
NPR 172.608271
NZD 2.006944
OMR 0.438074
PAB 1.139448
PEN 3.856994
PGK 4.997142
PHP 69.77645
PKR 316.902137
PLN 4.282564
PYG 6945.935586
QAR 4.153588
RON 5.248198
RSD 117.394087
RUB 84.936921
RWF 1670.944246
SAR 4.27737
SBD 9.188729
SCR 16.014934
SDG 684.167236
SEK 11.061015
SGD 1.476393
SHP 0.850624
SLE 28.198016
SLL 23891.149424
SOS 651.227508
SRD 42.645626
STD 23581.795972
STN 24.485994
SVC 9.970297
SYP 125.932349
SZL 18.783256
THB 37.82285
TJS 10.568155
TMT 3.999042
TND 3.372771
TOP 2.74323
TRY 52.955177
TTD 7.736575
TWD 36.070561
TZS 2991.0012
UAH 51.147544
UGX 4170.614474
USD 1.139328
UYU 45.703257
UZS 13689.989303
VES 702.812079
VND 29992.818078
VUV 135.304952
WST 3.140359
XAF 655.582017
XAG 0.018352
XAU 0.000276
XCD 3.079092
XCG 2.053525
XDR 0.813361
XOF 655.582017
XPF 119.331742
YER 271.900837
ZAR 18.785302
ZMK 10255.314604
ZMW 20.440308
ZWL 366.863255
  • AEX

    -17.3300

    1065.63

    -1.6%

  • BEL20

    7.4200

    5713.05

    +0.13%

  • PX1

    -59.6400

    8340.71

    -0.71%

  • ISEQ

    -156.2900

    13798.29

    -1.12%

  • OSEBX

    -1.7500

    1944.97

    -0.09%

  • PSI20

    -31.1700

    9136.73

    -0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -35.1400

    4198.39

    -0.83%

UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie
UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

Les ministres de l'Environnement de l'UE discutent à partir de jeudi à Amiens des priorités climatiques françaises --taxe carbone aux frontières, lutte contre la déforestation importée--mais restent divisés sur une réforme du marché de l'électricité malgré la flambée des prix de l'énergie.

Taille du texte:

Réunis autour de la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili, les représentants des Vingt-Sept aborderont pendant deux jours plusieurs textes de l'ambitieux plan climat présenté mi-juillet par Bruxelles pour sabrer de 55% d'ici 2030 les émissions carbone de l'UE par rapport à 1990.

Une seconde réunion dans cette ville du nord de la France rassemblera les ministres de l'Energie vendredi et samedi.

Si Emmanuel Macron fait de l'environnement un marqueur de la présidence française de l'UE, débutée en janvier, aucun accord n'est attendu à Amiens mais Paris entend "faire avancer au maximum" d'ici juin les négociations en cours.

La France veut notamment accélérer l'établissement d'un "mécanisme d'ajustement carbone aux frontières" de l'UE proposé par Bruxelles et désormais discuté par les Etats et les eurodéputés.

L'objectif est de taxer certaines importations (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) au prix du marché carbone européen, selon les émissions liées à leur production.

"C'est la puissance du marché européen: si vous voulez y entrer, vous devez respecter les mêmes règles", a déclaré Barbara Pompili mercredi sur Sud-Radio.

- Identifier "les enjeux politiques"-

Pour ne pas enfreindre les principes de l'Organisation mondiale du Commerce, la Commission propose parallèlement de supprimer les quotas d'émissions gratuits jusqu'ici alloués aux industriels européens pour leur permettre d'affronter la concurrence de pays tiers... au risque de renchérir les coûts de production en Europe, s'alarment nombre d'Etats et d'eurodéputés.

"Espagne, Portugal, Pologne et Autriche réclament le maintien des quotas gratuits. Et (la taxe carbone) pose des questions compliquées: qui collecte l'argent? où va-t-il?", souligne un diplomate européen.

Paris entend construire un consensus entre les Vingt-Sept, base de futures négociations avec le Parlement européen. "La difficulté n'est plus sur le principe, mais sur le timing de décroissance des quotas gratuits", veut croire l'entourage de Mme Pompili, sur ce texte dépendant des ministres de l'Economie mais touchant étroitement aux dossiers environnementaux.

Autre projet phare d'Emmanuel Macron: l'élaboration d'un instrument de lutte contre la "déforestation importée", pour éviter que les importations européennes de bois, d'huile de palme ou de soja ne contribuent au défrichage de forêts.

Les discussions sur un texte soumis par la Commission mi-novembre commencent juste parmi les Etats comme au Parlement. Le tour de table d'Amiens permettra d'"avoir une vision claire des enjeux politiques" et futurs noeuds des négociations, souligne-t-on au ministère de la Transition écologique.

Alors que les ONG espèrent un durcissement du texte initial, regrettant qu'il ne s'applique pas à certains produits (maïs, caoutchouc...) ni à d'autres écosystèmes menacés (zones humides, savanes...), Paris n'exclut pas un élargissement.

-"Acceptabilité sociale"-

Les ministres devraient par ailleurs réitérer leurs réticences sur le projet d'étendre le marché carbone européen: après les industriels et énergéticiens, les fournisseurs de carburant routier et de fioul domestique pourraient être contraints d'acheter des "quotas d'émissions" dès 2025... au risque de répercuter le surcoût sur les consommateurs.

Cette proposition controversée de la Commission est dénoncée vigoureusement par une partie des Etats, inquiets de l'impact pour les ménages précaires en dépit d'un possible "fonds solidaire" européen.

"La France a exprimé ses vives inquiétudes sur l'acceptabilité sociale (...) On a connu les +gilets jaunes+, on sait que la transition doit prendre en compte les intérêts des populations et des différents États", plaide l'entourage de Mme Pompili, assurant chercher "un compromis".

Ce projet, qui sera défendu à Amiens par le vice-président de la Commission Frans Timmermans, apparaît cependant fragilisé par l'actuelle flambée des prix du gaz, qui dominera les discussions des ministres de l'Energie.

Alors que les cours de l'électricité sur le marché de gros européen s'alignent mécaniquement sur ceux du gaz, Paris réclame un "découplage" et la réforme d'un mécanisme jugé "obsolète" qui diluerait l'effet des coûts bas du nucléaire.

Or, de fortes divergences persistent: une dizaine d'Etats, Allemagne en tête, s'opposent farouchement à toute réforme du marché de l'électricité, expliquant la crise par des "facteurs mondiaux" conjoncturels, tandis que Pologne et Hongrie accusent le prix du CO2 et les règles environnementales de renchérir les coûts de l'énergie.

F.Saeed--DT