Dubai Telegraph - L'art s'invite à la COP27

EUR -
AED 4.236516
AFN 72.660513
ALL 96.076566
AMD 435.018833
ANG 2.064579
AOA 1057.614991
ARS 1608.357353
AUD 1.634275
AWG 2.0789
AZN 1.960958
BAM 1.965724
BBD 2.323923
BDT 141.578444
BGN 1.971419
BHD 0.435654
BIF 3425.427746
BMD 1.153343
BND 1.480344
BOB 7.973635
BRL 6.046286
BSD 1.153845
BTN 107.498905
BWP 15.745241
BYN 3.567914
BYR 22605.516438
BZD 2.320626
CAD 1.582305
CDF 2618.087925
CHF 0.912098
CLF 0.026705
CLP 1054.443846
CNY 7.926982
CNH 7.953001
COP 4272.661742
CRC 539.855899
CUC 1.153343
CUP 30.563581
CVE 111.932173
CZK 24.471391
DJF 205.468201
DKK 7.470858
DOP 67.98988
DZD 152.246963
EGP 60.250043
ERN 17.30014
ETB 181.07503
FJD 2.572242
FKP 0.865783
GBP 0.861697
GEL 3.13133
GGP 0.865783
GHS 12.577179
GIP 0.865783
GMD 85.347878
GNF 10126.348898
GTQ 8.826446
GYD 241.401278
HKD 9.033972
HNL 30.644463
HRK 7.545511
HTG 151.350658
HUF 391.100229
IDR 19545.69832
ILS 3.600041
IMP 0.865783
INR 107.460742
IQD 1510.878905
IRR 1516645.617921
ISK 143.78754
JEP 0.865783
JMD 181.269643
JOD 0.817726
JPY 182.486467
KES 149.415527
KGS 100.857395
KHR 4624.904034
KMF 493.630678
KPW 1037.994543
KRW 1723.751138
KWD 0.353557
KYD 0.961601
KZT 554.897876
LAK 24739.200343
LBP 103281.837076
LKR 359.666052
LRD 211.465763
LSL 19.399179
LTL 3.405521
LVL 0.697646
LYD 7.358471
MAD 10.811145
MDL 20.221051
MGA 4809.439469
MKD 61.751423
MMK 2421.719114
MNT 4135.704941
MOP 9.309885
MRU 46.271835
MUR 53.6416
MVR 17.831118
MWK 2002.202766
MXN 20.548703
MYR 4.543598
MZN 73.698163
NAD 19.399519
NGN 1564.51317
NIO 42.351136
NOK 10.965238
NPR 171.992801
NZD 1.972192
OMR 0.443447
PAB 1.153885
PEN 3.953085
PGK 4.962545
PHP 69.163653
PKR 322.090373
PLN 4.270978
PYG 7497.624391
QAR 4.202794
RON 5.103658
RSD 117.405646
RUB 99.211165
RWF 1682.726963
SAR 4.330321
SBD 9.278918
SCR 16.396484
SDG 693.159201
SEK 10.762706
SGD 1.476025
SHP 0.865306
SLE 28.429804
SLL 24185.031717
SOS 659.140589
SRD 43.106152
STD 23871.864791
STN 24.796868
SVC 10.096278
SYP 127.477541
SZL 19.399309
THB 37.77255
TJS 11.048348
TMT 4.036699
TND 3.364881
TOP 2.776972
TRY 51.114069
TTD 7.820857
TWD 36.70632
TZS 2995.810114
UAH 50.740886
UGX 4361.206714
USD 1.153343
UYU 46.737373
UZS 14041.947004
VES 520.091621
VND 30321.378937
VUV 137.718825
WST 3.151186
XAF 659.31989
XAG 0.016348
XAU 0.00025
XCD 3.116966
XCG 2.079516
XDR 0.819979
XOF 653.366781
XPF 119.331742
YER 275.15868
ZAR 19.430709
ZMK 10381.470639
ZMW 22.587207
ZWL 371.375871
  • AEX

    -22.0000

    977.96

    -2.2%

  • BEL20

    -119.5100

    5009.75

    -2.33%

  • PX1

    -154.6200

    7815.3

    -1.94%

  • ISEQ

    -309.2200

    12059.44

    -2.5%

  • OSEBX

    12.3100

    1998.47

    +0.62%

  • PSI20

    -179.0400

    8955.43

    -1.96%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    -77.9700

    3820.51

    -2%

L'art s'invite à la COP27
L'art s'invite à la COP27 / Photo: Fayez Nureldine - AFP

L'art s'invite à la COP27

"Servez-vous de nous!": à la COP27, l'art et l'écologie se rejoignent, comme ailleurs dans le monde où se multiplient actions de militants dans des grands musées ou performances d'artistes pour sensibiliser à l'urgence climatique.

Taille du texte:

Sur le modèle des opérations coup de poing menées récemment avec purée, colle ou sauce tomate sur des toiles de maîtres par des militants pour alerter l'opinion, l'artiste égyptienne Bahia Shehab a voulu plonger les participants à la COP27 en Egypte dans "l'enfer" du réchauffement climatique.

Pour son installation "Paradis et enfer dans l'anthropocène", elle souhaitait pirater les commandes du chauffage de l'énorme complexe des négociations géré par l'ONU à Charm el-Cheikh pour faire augmenter la température lors des réunions des responsables.

Car, raconte-t-elle à l'AFP, une étude a récemment démontré que "les gens qui se trouvent dans un endroit plus chaud sont plus susceptibles de croire au changement climatique".

Mais en raison de strictes mesures sécuritaires, cette Cairote s'est rabattue sur un autre concept, "le paradis et l'enfer": une salle surchauffée à 45°C, symbolisant la damnation, et une autre climatisée, représentant l'éden.

"Les artistes peuvent enrichir la discussion, ils sont des ponts", plaide-t-elle.

- "Caisse de résonance" -

Les artistes peuvent aider l'humanité à s'adapter au changement climatique, abonde Marguerite Courtel, experte sur la transition environnementale du secteur culturel.

"Les artistes ont un message à porter sur la transition, sur la question des imaginaires et des récits qui vont l'accompagner", dit-elle à l'AFP.

Déjà, Mme Shehab semble avoir fait au moins une convertie. "Une jeune fille est sortie de 'l'enfer' en disant: 'Je ne jetterai plus jamais de déchets par terre'", rapporte-t-elle.

"Pour moi, l'esthétique compte moins que les questions posées" par une oeuvre, poursuit-elle.

Mardi à Vienne, dans une nouvelle action choc, des militants écologistes ont aspergé le célèbre tableau "Mort et vie" de l'Autrichien Gustav Klimt d'un liquide noir.

Ces dernières semaines d'autres militants ont collé leurs mains sur une peinture de Goya à Madrid ou sur la célèbre sérigraphie "Campbell's Soup" d'Andy Warhol exposée en Australie, projeté de la soupe à la tomate sur les "Tournesols" de Van Gogh à Londres et étalé de la purée de pommes de terre sur un chef-d'oeuvre de Claude Monet à Potsdam, près de Berlin.

Si les peintures sont restées indemnes, l'incident des "Tournesols" a entraîné des dégâts légers sur le cadre de la toile.

"C'est intéressant car cela montre que le musée est une caisse de résonance pour les enjeux contemporains", analyse Mme Courtel.

"Ceux qui s'insurgent contre ces actions devraient s'insurger contre de grands groupes comme Total qui continuent à polluer", dit-elle.

- Oeuvres "éco-responsables" -

Si les militants du climat se sont invités dans les musées, l'art, lui, s'invite à la COP27.

L'Indienne Shilo Shiv Suleman a recouvert un mur entier du complexe à Charm el-Cheikh de couleurs pour adresser un message "aux dirigeants du monde qui considèrent la planète comme un produit".

Avec le Fearless Collective, elle a peint une large fresque représentant la jungle et des animaux pour "rappeler qu'il faut revenir à la source: les montagnes, les étoiles et les rivières et un mode de vie en harmonie avec la nature".

L'Egyptienne Rehab El Sadek, elle, a installé à la COP27 en plein désert du Sinaï une tente, à l'image de celles des bédouins de Charm el-Cheikh.

Couverte de messages écologiques en anglais, en espagnol et en arabe collectés auprès de populations autochtones, cette "construction universelle établit un lien entre la population locale et les visiteurs du monde entier", explique-t-elle à l'AFP.

Car, renchérit Mme Courtel, l'art ne doit pas qu'alerter. Il doit lui aussi se mettre aux circuits courts et autres techniques pour ne pas accélérer le dérèglement climatique.

Déjà, des musées ont pris leurs distances avec les entreprises d'hydrocarbures, autrefois grands mécènes.

Mais "une des questions qui se posent c'est l'éco-responsabilité des oeuvres, est ce qu'elles sont éco-produites?", ajoute Mme Courtel, citant un exemple tristement célèbre.

En 2015, à la COP21, l'artiste Olafur Eliasson avait formé une énorme "horloge" symbolisant l'urgence de la lutte contre le réchauffement.

Le problème? Son bilan carbone peu reluisant car chaque heure était représentée par douze énormes blocs de glace transportés du Groenland à Paris en container réfrigérés par bateau puis camion.

A.Padmanabhan--DT