Dubai Telegraph - Robert Redford, l'idéal américain

EUR -
AED 4.224055
AFN 73.034746
ALL 93.912556
AMD 423.509494
ANG 2.059295
AOA 1055.298283
ARS 1652.513696
AUD 1.637006
AWG 2.070333
AZN 1.954332
BAM 1.938266
BBD 2.317733
BDT 141.263308
BGN 1.944825
BHD 0.433739
BIF 3440.203335
BMD 1.150185
BND 1.474263
BOB 7.980803
BRL 5.855363
BSD 1.15079
BTN 108.762098
BWP 15.419509
BYN 3.185978
BYR 22543.626
BZD 2.314463
CAD 1.623049
CDF 2668.429339
CHF 0.921954
CLF 0.025886
CLP 1018.787718
CNY 7.772318
CNH 7.779921
COP 3950.885475
CRC 524.15827
CUC 1.150185
CUP 30.479903
CVE 109.670229
CZK 23.926206
DJF 204.410724
DKK 7.402752
DOP 67.400776
DZD 152.835402
EGP 57.40366
ERN 17.252775
ETB 182.160574
FJD 2.569169
FKP 0.858573
GBP 0.866384
GEL 3.042238
GGP 0.858573
GHS 12.994445
GIP 0.858573
GMD 83.963142
GNF 10095.747706
GTQ 8.771724
GYD 240.722336
HKD 9.014132
HNL 30.706716
HRK 7.532445
HTG 150.290417
HUF 345.802709
IDR 20414.173491
ILS 3.38297
IMP 0.858573
INR 108.47337
IQD 1506.74235
IRR 1581504.374934
ISK 143.002537
JEP 0.858573
JMD 182.003529
JOD 0.815503
JPY 184.332097
KES 148.972166
KGS 100.583404
KHR 4615.109336
KMF 488.828408
KPW 1035.166903
KRW 1738.924442
KWD 0.35437
KYD 0.959024
KZT 561.198313
LAK 25338.575324
LBP 102999.066812
LKR 385.525743
LRD 209.506002
LSL 18.627083
LTL 3.396197
LVL 0.695736
LYD 7.332452
MAD 10.63348
MDL 20.081337
MGA 4830.776941
MKD 61.059454
MMK 2415.32615
MNT 4116.951662
MOP 9.284806
MRU 46.099467
MUR 54.208496
MVR 17.782141
MWK 1996.721456
MXN 19.882477
MYR 4.675277
MZN 73.499243
NAD 18.635202
NGN 1563.239036
NIO 42.108388
NOK 11.060296
NPR 174.018253
NZD 1.990508
OMR 0.442244
PAB 1.15079
PEN 3.925018
PGK 5.046724
PHP 69.44013
PKR 320.0944
PLN 4.195495
PYG 7022.472113
QAR 4.187251
RON 5.183926
RSD 116.25041
RUB 83.930778
RWF 1711.47528
SAR 4.315372
SBD 9.272129
SCR 16.235003
SDG 690.685314
SEK 10.948358
SGD 1.474571
SHP 0.858729
SLE 28.467414
SLL 24118.808572
SOS 657.339385
SRD 42.938737
STD 23806.507286
STN 24.613959
SVC 10.069
SYP 127.132361
SZL 18.629409
THB 37.420695
TJS 10.667696
TMT 4.037149
TND 3.349052
TOP 2.76937
TRY 53.420578
TTD 7.817282
TWD 36.298116
TZS 3019.239041
UAH 51.538512
UGX 4257.48521
USD 1.150185
UYU 46.460109
UZS 13807.970761
VES 685.552123
VND 30279.77031
VUV 136.859249
WST 3.151221
XAF 650.07617
XAG 0.016846
XAU 0.000268
XCD 3.108433
XCG 2.07402
XDR 0.809382
XOF 649.854731
XPF 119.331742
YER 274.462925
ZAR 18.840732
ZMK 10353.037051
ZMW 20.339997
ZWL 370.359101
  • AEX

    -1.3000

    1081.41

    -0.12%

  • BEL20

    -54.7500

    5648.88

    -0.96%

  • PX1

    37.1000

    8467.98

    +0.44%

  • ISEQ

    48.0800

    13786.23

    +0.35%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -50.0000

    9040.4

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    -44.9100

    4231.79

    -1.05%

Robert Redford, l'idéal américain
Robert Redford, l'idéal américain / Photo: Kevin LARKIN - AFP/Archives

Robert Redford, l'idéal américain

Robert Redford, icône du cinéma américain des six dernières décennies à l'insolente beauté, décédé à 89 ans selon le New York Times, incarnait une certaine face solaire de l'Amérique: écologiste, engagé, indépendant et prospère.

Taille du texte:

Démocrate convaincu, défenseur des tribus indiennes et des paysages américains, fondateur du "Sundance Film Festival" devenu la référence internationale du film indépendant, le cowboy aux longues mèches dorées a cherché toute sa vie à tracer sa voie, gardant dès qu'il pouvait se le permettre, ses distances avec Hollywood.

Les grands studios lui ont offert quelque 70 rôles, pour la plupart des personnages positifs, engagés ("Les trois jours du Condor"), romanesques ("Gatsby le Magnifique") et inspirant toujours la sympathie même lorsqu'il jouait les escrocs comme dans "Butch Cassidy et le Kid" (1969), "L'Arnaque" (1973) ou son dernier film "The Old Man and the Gun" (2018). Il a tourné dans sept films de Sydney Pollack.

S'il reçoit un Oscar en 2002 pour l'ensemble de sa carrière, il n'a, comme acteur, jamais été récompensé pour un film en particulier bien que plusieurs de ses prestations aient été saluées dans des films emblématiques comme "Jeremiah Johnson" (Palme d'Or en 1972), "Les hommes du président" (4 Oscars en 1977) ou encore "Out of Africa" (7 Oscars en 1986) qui l'intronise comme l'archétype de l'amant idéal.

- "Un type ordinaire aux cheveux jaunes" -

Cette image glamour l'a, jurait-il, toujours agacé: "Je ne suis qu'un type ordinaire avec des cheveux jaunes", claironnait-il, rappelant que personne ne le trouvait beau quand il était inconnu et au chômage.

Le "golden-boy" prétendait même que son physique avait pu gêner son talent comme lorsque le "Lauréat" lui échappe en 1966, le réalisateur Mike Nichols arguant qu'il n'aurait jamais été crédible dans la peau d'un étudiant éconduit.

Dès le milieu des années 70, alors que "Butch Cassidy", "Nos plus belles années" et "L'Arnaque" le transforment en roi du box-office, il choisit de se "réfugier toujours plus loin dans la nature": il se "bâtit une maison et une vie dans les montagnes de l'Utah" dans un endroit qu'il baptise "Sundance", en hommage au "Sundance Kid", son premier grand personnage qu'il doit à son ami Paul Newman.

"Je ne voulais pas de la célébrité. Elle m'est tombée dessus et j'ai été forcé de l'accepter", confiait-il en 2013 à Télérama. "Certains font une analyse. Moi, j'ai l'Utah".

Avec sa première femme, mormone, (dont il partagera la vie pendant 27 ans) et leurs trois enfants (leur aîné étant mort nourrisson), ce Californien né le 18 août 1936 à Santa Monica, construit une sorte d'utopie écologiste: la propriété fait aujourd'hui des milliers d'hectares et compte une station de ski, une ferme et un haras. Loin des diktats d'Hollywood, il crée en 1981 "le Sundance Institute", un laboratoire pour jeunes réalisateurs américains et étrangers.

En 1985, il reprend la tête d'un festival local: le Sundance Film Festival devient progressivement le rendez-vous mondial du documentaire engagé et du film indépendant qui déménagera en 2027 à Boulder, Colorado C'est là que naissent Quentin Tarantino, Robert Rodriguez, David O. Russell, Steven Soderbergh ou encore Jim Jarmusch.

La quarantaine venue, Robert Redford envisage de ne plus apparaître devant la caméra, préférant se concentrer sur la réalisation et son festival. Auteur de neuf longs-métrages, il empoche l'Oscar du meilleur réalisateur dès son premier film "Des gens comme les autres" en 1981.

Huit ans après, il réalise "Milagro" où il relate les tribulations d'un paysan mexicain opposé aux multinationales. Sans être révolutionnaire, il aime questionner le pouvoir ("Lions et Agneaux", 2007), les institutions ("Sous surveillance", 2013) et les sirènes de l'argent ("Quizz show", 2014). Mais c'est en chantre de la nature qu'il est encore le meilleur avec "Et au milieu coule une rivière" (1992) et "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" (1998), deux immenses succès populaires.

En 2018, juste après "The Old Man and The Gun", l'octogénaire au visage parcheminé par le soleil et le vent des grands espaces annonce sa retraite et son retour aux pinceaux, sa première vocation qui l'avait poussé à Paris en 1954.

Contre toute attente, il fait une apparition dans "Avengers: Endgame" (2019) qui rapporte 1,2 milliard de dollars de recette mondiale lors de son premier week-end d'exploitation.

Avant la première élection de Trump, il enjoignait ses concitoyens à voter contre lui et "sa monarchie déguisée". "Réemployons-nous à voter pour la vérité, la personnalité et l'intégrité chez nos élus (quel que soit leur camp). Recommençons à être tout simplement... Américains."

A.Padmanabhan--DT