Dubai Telegraph - Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne

EUR -
AED 4.221747
AFN 72.422506
ALL 96.096124
AMD 433.854203
ANG 2.057804
AOA 1054.144007
ARS 1605.343242
AUD 1.62721
AWG 2.072078
AZN 1.960051
BAM 1.958112
BBD 2.314834
BDT 141.027774
BGN 1.964949
BHD 0.433991
BIF 3414.18599
BMD 1.149558
BND 1.470207
BOB 7.970482
BRL 6.017126
BSD 1.149357
BTN 106.012117
BWP 15.671644
BYN 3.423907
BYR 22531.328422
BZD 2.311641
CAD 1.573341
CDF 2603.747768
CHF 0.906288
CLF 0.026491
CLP 1046.005378
CNY 7.996609
CNH 7.923573
COP 4257.949753
CRC 539.842224
CUC 1.149558
CUP 30.463276
CVE 111.075975
CZK 24.455341
DJF 204.299564
DKK 7.472308
DOP 70.525208
DZD 152.070977
EGP 60.259119
ERN 17.243364
ETB 180.911604
FJD 2.544489
FKP 0.867846
GBP 0.86372
GEL 3.126595
GGP 0.867846
GHS 12.51293
GIP 0.867846
GMD 84.494185
GNF 10087.367912
GTQ 8.80948
GYD 240.586214
HKD 9.001093
HNL 30.54346
HRK 7.53374
HTG 150.639208
HUF 390.941602
IDR 19501.09466
ILS 3.589419
IMP 0.867846
INR 106.076517
IQD 1505.92042
IRR 1518623.031549
ISK 143.200349
JEP 0.867846
JMD 180.793508
JOD 0.815051
JPY 183.004388
KES 148.749321
KGS 100.528243
KHR 4619.499883
KMF 493.160304
KPW 1034.601807
KRW 1714.737502
KWD 0.352971
KYD 0.957739
KZT 555.010269
LAK 24686.749085
LBP 102984.32807
LKR 357.895771
LRD 210.656014
LSL 19.266793
LTL 3.394345
LVL 0.695356
LYD 7.368303
MAD 10.80013
MDL 19.99779
MGA 4776.411683
MKD 61.626292
MMK 2413.659739
MNT 4105.397681
MOP 9.269227
MRU 46.114513
MUR 53.730146
MVR 17.772616
MWK 1996.781613
MXN 20.349122
MYR 4.516039
MZN 73.469562
NAD 19.267225
NGN 1571.74444
NIO 42.212001
NOK 11.131183
NPR 169.626436
NZD 1.964706
OMR 0.441999
PAB 1.149367
PEN 3.941261
PGK 4.945974
PHP 68.697741
PKR 321.042684
PLN 4.265129
PYG 7459.809679
QAR 4.188126
RON 5.093117
RSD 117.412322
RUB 93.404853
RWF 1677.204498
SAR 4.313632
SBD 9.255847
SCR 16.038223
SDG 690.88424
SEK 10.746495
SGD 1.469888
SHP 0.862466
SLE 28.275548
SLL 24105.659962
SOS 656.973773
SRD 43.190599
STD 23793.520804
STN 24.830444
SVC 10.056964
SYP 127.054834
SZL 19.266787
THB 37.222575
TJS 11.033426
TMT 4.029199
TND 3.357813
TOP 2.767858
TRY 50.790212
TTD 7.794272
TWD 36.73957
TZS 2994.597374
UAH 50.668778
UGX 4339.162089
USD 1.149558
UYU 46.725587
UZS 13915.39409
VES 512.985756
VND 30221.868582
VUV 137.447144
WST 3.144287
XAF 656.738289
XAG 0.014209
XAU 0.000229
XCD 3.106737
XCG 2.071364
XDR 0.819094
XOF 661.569692
XPF 119.331742
YER 274.167096
ZAR 19.188978
ZMK 10347.394961
ZMW 22.382628
ZWL 370.157069
  • AEX

    6.1100

    1007.8

    +0.61%

  • BEL20

    19.4200

    5128.99

    +0.38%

  • PX1

    24.5300

    7935.97

    +0.31%

  • ISEQ

    -60.7300

    12332.85

    -0.49%

  • OSEBX

    20.6300

    1966.63

    +1.06%

  • PSI20

    -13.7200

    9129.84

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    10.3900

    3858.76

    +0.27%

Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne
Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne / Photo: Pascal GUYOT - AFP

Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne

"Un petit bout de Tel-Aviv" à Montpellier. Avec "2019", le chorégraphe israélien Ohad Naharin dévoile, au 42e festival Montpellier Danse, une pièce puissante, mêlant douceur et chaos, dans une scénographie au plus près des spectateurs.

Taille du texte:

Attendue depuis trois ans, la nouvelle création d’Ohad Naharin offre de l'émotion, de la sincérité et de la proximité.

"Cette pièce est un projet à part", a expliqué Ohad Naharin, en conférence de presse vendredi matin, quelques heures avant la première, précisant que la scénographie permet aux danseurs de "se sentir chez eux", dans un environnement qui leur est "familier".

"Cette création est un petit bout de Tel-Aviv que nous apportons à Montpellier", a-t-il ajouté.

Installés dans des gradins à même la scène, à l'Opéra Berlioz de Montpellier, les spectateurs se font face, juste séparés par un long plateau à l'allure de couloir.

Dans "2019", qui sera joué 14 fois à Montpellier Danse jusqu’au 1er juillet, les danseurs et danseuses livrent des chorégraphies à l'unisson, rompues par des solos très incarnés. Ensemble, ils respirent, se déséquilibrent, puis, l'instant d'après, se détachent les uns des autres, croisant le regard du public dans une rare promiscuité, jusqu'à finir sur leurs genoux.

Musiques traditionnelles en hébreu, heavy metal, chants arabes et musique pop: les contrastes d'ambiance sont saisissants et emportent danseurs et spectateurs dans de violentes envolées, régulièrement cassées par des vagues de douceur et de lenteur. "Il s’agit de dynamique, de texture, de chaos, de transformation", a révélé le chorégraphe.

"Je ne dis jamais aux danseurs ce qu’ils doivent ressentir. Par contre, j’aime leur créer un espace dans lequel ils peuvent ressentir", révèle celui qui a conçu la technique "Gaga", en référence au babillage d’un bébé, dont le principe est de réveiller une gestuelle primitive, originelle et vraie.

Au-delà des danseurs de sa compagnie, il éprouve régulièrement sa technique auprès du grand public.

- "Quelque chose de chaotique" -

En 2016, le chorégraphe avait fait l'objet d'un film, "Mr Gaga", de Tomer Heymann, incontournable pour saisir l'essence de son travail.

"Mes idées ne sont qu'un tremplin. Les danseurs me montrent ensuite des choses dont je n'aurais jamais imaginé qu'elles puissent exister", a souligné l’artiste, âgé de 70 ans, qui, neuf ans après avoir signé une pièce en hommage à sa mère, "Hora", dédie celle-ci à son père, disparu en 2018.

Enfant du kibboutz, passé par la School of American Ballet puis la Juilliard School à New York, Ohad Naharin a été formé par Martha Graham, papesse de la danse moderne et fondatrice, en 1964, de la Batsheva Dance Company. Il en a pris la direction artistique en 1990 jusqu'en 2018, avant d'en devenir le chorégraphe résident.

Depuis, il poursuit ses recherches et pousse ses danseurs dans les retranchements de leurs sentiments, afin d’en extraire le mouvement le plus pur, le plus sincère.

"En dansant, on permet à l'énergie de circuler, comme au sang de couler dans nos veines. La danse a quelque chose de chaotique, comme la nature. C’est impossible à décrire", a-t-il expliqué lors de la conférence de presse, ouverte au public. "Il ne faut pas avoir peur du chaos, il faut l’accepter, l’intégrer et cheminer avec lui".

De "2019", le spectateur ne sort pas indemne.

Les images dansent encore longtemps dans la mémoire, une fois le rideau baissé. Pourquoi ? "Vous n'avez pas à le savoir", a distillé Ohad Naharin juste avant la première, "vous allez plutôt le vivre."

G.Mukherjee--DT