Dubai Telegraph - Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français

EUR -
AED 4.382198
AFN 78.754674
ALL 96.774708
AMD 453.149301
ANG 2.136006
AOA 1094.207135
ARS 1723.102862
AUD 1.703562
AWG 2.147844
AZN 2.027442
BAM 1.958133
BBD 2.409352
BDT 146.164116
BGN 2.003902
BHD 0.44984
BIF 3543.996936
BMD 1.193246
BND 1.513406
BOB 8.265053
BRL 6.196645
BSD 1.1962
BTN 110.054406
BWP 15.599563
BYN 3.379194
BYR 23387.630134
BZD 2.405847
CAD 1.612422
CDF 2693.762547
CHF 0.916294
CLF 0.025959
CLP 1024.998187
CNY 8.291151
CNH 8.289429
COP 4358.929228
CRC 591.891888
CUC 1.193246
CUP 31.621031
CVE 110.398824
CZK 24.32057
DJF 213.014461
DKK 7.467264
DOP 75.160557
DZD 154.348858
EGP 55.874598
ERN 17.898697
ETB 185.131832
FJD 2.622039
FKP 0.865821
GBP 0.867049
GEL 3.215789
GGP 0.865821
GHS 13.067895
GIP 0.865821
GMD 87.70765
GNF 10498.001207
GTQ 9.178126
GYD 250.254403
HKD 9.315604
HNL 31.597639
HRK 7.540838
HTG 156.807821
HUF 381.264314
IDR 20023.868432
ILS 3.681565
IMP 0.865821
INR 109.70767
IQD 1563.749454
IRR 50265.506279
ISK 145.027398
JEP 0.865821
JMD 187.696961
JOD 0.846036
JPY 183.553496
KES 154.250804
KGS 104.349672
KHR 4801.014384
KMF 491.617467
KPW 1074.001913
KRW 1714.128315
KWD 0.365981
KYD 0.996775
KZT 600.868221
LAK 25678.663363
LBP 107122.636637
LKR 370.091721
LRD 221.344446
LSL 18.781995
LTL 3.523347
LVL 0.721783
LYD 7.487624
MAD 10.8345
MDL 20.12057
MGA 5321.878904
MKD 61.653933
MMK 2506.310149
MNT 4256.181546
MOP 9.616435
MRU 47.574622
MUR 54.20887
MVR 18.435607
MWK 2072.668697
MXN 20.600147
MYR 4.698762
MZN 76.069502
NAD 18.865481
NGN 1659.806193
NIO 43.189568
NOK 11.43188
NPR 176.109616
NZD 1.971279
OMR 0.458799
PAB 1.196155
PEN 3.989617
PGK 5.083822
PHP 70.236878
PKR 333.900229
PLN 4.209046
PYG 8027.167678
QAR 4.344732
RON 5.098262
RSD 117.403788
RUB 89.791784
RWF 1733.190447
SAR 4.47538
SBD 9.615301
SCR 17.094249
SDG 717.748765
SEK 10.549557
SGD 1.511223
SHP 0.895244
SLE 29.085359
SLL 25021.780252
SOS 681.970209
SRD 45.34754
STD 24697.792058
STN 24.610708
SVC 10.466336
SYP 13196.79832
SZL 18.849358
THB 37.471506
TJS 11.172143
TMT 4.188295
TND 3.373606
TOP 2.873051
TRY 51.903114
TTD 8.118705
TWD 37.455406
TZS 3036.811959
UAH 51.195332
UGX 4255.17589
USD 1.193246
UYU 45.264869
UZS 14555.155623
VES 437.738577
VND 30910.452286
VUV 142.675312
WST 3.241825
XAF 656.725554
XAG 0.010797
XAU 0.00023
XCD 3.224808
XCG 2.155741
XDR 0.816831
XOF 653.262056
XPF 119.331742
YER 284.471219
ZAR 18.895594
ZMK 10740.668787
ZMW 23.654963
ZWL 384.224865
  • AEX

    -0.2000

    996.93

    -0.02%

  • BEL20

    -6.9900

    5373.55

    -0.13%

  • PX1

    4.8400

    8071.36

    +0.06%

  • ISEQ

    -42.9200

    12964.32

    -0.33%

  • OSEBX

    7.0000

    1756.57

    +0.4%

  • PSI20

    -19.0600

    8644.48

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -17.9800

    4068.04

    -0.44%

  • N150

    -8.2500

    3919.16

    -0.21%

Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français
Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français / Photo: VALERY HACHE - AFP/Archives

Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français

Pilier de la comédie populaire française, Pierre Richard, auquel le Festival de Cannes rend hommage jeudi, incarne à la perfection le clown sensible, l'hurluberlu gaffeur, la tête dans la Lune et les pieds sur les plateaux de tournage.

Taille du texte:

"L'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme", son dernier film et le premier qu'il réalise depuis près de 30 ans, est projeté en séance spéciale, avant de sortir en salles le 24 septembre.

Selon son résumé, il s'agit d'une histoire d'amitié entre deux hommes de générations différentes unis "par l'amour de la nature et une grande affection pour un ours échappé d'un cirque".

A 90 ans, dont plus de 60 ans de carrière, Pierre Richard, qui restera à jamais le "Grand blond avec une chaussure noire" (1972), a fait rire de sa gaucherie dans plus de 100 longs-métrages, traversant comme peu d'acteurs l'histoire de la comédie française.

Inoubliable avec son grand sourire et sa tignasse frisée dans les succès de Francis Veber ("La Chèvre", "Le Jouet"...), il a encore prêté ces dernières années son capital sympathie à Pierrot, l'un des incorrigibles vieillards des "Vieux Fourneaux" (2018), ou au druide Panoramix dans "Astérix et Obélix: l'Empire du milieu" (2023).

Cet acteur au jeu burlesque, volontiers lunaire, a reçu en 2006 un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Lors de la remise du prix, la musique du "Grand blond" accompagnant son entrée sur scène, il a écouté l'ovation de ses pairs avant de lâcher: "moi qui n'ai jamais été qu'un impair..."

- "Tu es un personnage" -

De son vrai nom Pierre Defays (Richard est son deuxième prénom), il naît le 16 août 1934 à Valenciennes (Nord).

Ses parents étant séparés, il grandit en partie dans le château de son grand-père, aristocrate et grand industriel, qui rêve pour lui d'études brillantes.

Le jeune homme obtient un diplôme de kinésithérapeute mais préfère suivre des cours d'art dramatique à Paris. Après des passages dans des cabarets, il débute au cinéma avec un petit rôle dans "Alexandre le bienheureux" (1968).

Le réalisateur Yves Robert lui dit : "tu n'es pas un acteur, tu es un personnage, alors fais ton cinéma toi-même". Au départ vexé, Pierre Richard retiendra la leçon.

Car il fait partie de ces personnes qui perdent régulièrement leur carte de crédit, qui mettent leur cigarette à l'envers et allument le filtre, qui se coincent le doigt dans l'anse d'une tasse: "dans un film, c'est drôle mais, dans la vie, ça me pose de vrais problèmes", admet-il.

En 1970, il écrit, réalise et interprète son premier film, le bien-nommé "Le distrait" puis, en 1972, "Les malheurs d'Alfred".

Cette même année sort "Le grand blond..." du même Yves Robert, dans lequel il incarne un violoniste étourdi, provoquant catastrophe sur catastrophe, hypnotisé par la chute de reins de Mireille Darc.

Il enchaîne les comédies, dirigé par Claude Zidi, Georges Lautner ou Gérard Oury. Parallèlement, il met en scène "Je sais rien mais je dirai tout" (1973), "Je suis timide mais je me soigne" (1978), "C'est pas moi, c'est lui" (1979). Il a joué dans les sept films qu'il a réalisés.

- Complice de Depardieu -

Dans les années 1980, il s'essaye à la chanson mais, surtout, joue dans "La chèvre", puis "Les compères" et "Les fugitifs", les trois avec Gérard Depardieu, de Francis Veber. Un triomphe: le premier attire plus de sept millions de spectateurs, les autres près de cinq.

"Quand j'ai arrêté de collaborer avec Francis Veber, je me suis senti un peu orphelin", disait-il au Journal du dimanche en 2000. "On me taillait des costumes dans lesquels j'entrais facilement. J'étais habitué. Et puis, un jour, j'ai trouvé que les costumes ne m'allaient plus, je voulais autre chose".

Se qualifiant de "socialiste romantique", il réalise en 1987 un documentaire sur Che Guevara, tente de changer de registre, sans rencontrer le même succès public, ni se réconcilier avec la critique.

A 80 ans passés, il tourne encore dans deux, trois ou quatre films par an et joue encore à 90 ans au théâtre en solo.

Pierre Richard a deux fils avec sa première épouse, l'actrice Danielle Minazzoli. Il a ensuite épousé l'ex-mannequin brésilienne Ceyla Lacerda.

K.Javed--DT