Dubai Telegraph - En Tunisie, une série télévisée abordant la polygamie fait polémique

EUR -
AED 4.202616
AFN 72.094453
ALL 95.950395
AMD 432.17846
ANG 2.048479
AOA 1049.367706
ARS 1600.022322
AUD 1.630858
AWG 2.059827
AZN 1.945028
BAM 1.954789
BBD 2.308706
BDT 140.657283
BGN 1.956045
BHD 0.432099
BIF 3402.940745
BMD 1.144348
BND 1.466842
BOB 7.920905
BRL 6.149838
BSD 1.146307
BTN 105.807762
BWP 15.619993
BYN 3.391747
BYR 22429.228522
BZD 2.305308
CAD 1.567706
CDF 2582.794158
CHF 0.903612
CLF 0.026683
CLP 1053.590327
CNY 7.892115
CNH 7.8976
COP 4228.390203
CRC 539.323537
CUC 1.144348
CUP 30.325232
CVE 110.208506
CZK 24.450037
DJF 204.124472
DKK 7.472092
DOP 70.4239
DZD 151.598659
EGP 59.989607
ERN 17.165226
ETB 178.92658
FJD 2.541374
FKP 0.860295
GBP 0.863806
GEL 3.123775
GGP 0.860295
GHS 12.448564
GIP 0.860295
GMD 84.106574
GNF 10049.594928
GTQ 8.790494
GYD 239.81602
HKD 8.961025
HNL 30.342446
HRK 7.534276
HTG 150.297702
HUF 391.283042
IDR 19459.644439
ILS 3.592459
IMP 0.860295
INR 105.748949
IQD 1501.630247
IRR 1512513.881139
ISK 144.199443
JEP 0.860295
JMD 179.857803
JOD 0.811299
JPY 182.379955
KES 147.864781
KGS 100.072924
KHR 4596.603561
KMF 493.213819
KPW 1029.913492
KRW 1713.306969
KWD 0.351452
KYD 0.95521
KZT 561.172337
LAK 24562.301764
LBP 102647.333309
LKR 356.744012
LRD 209.762473
LSL 19.252247
LTL 3.378963
LVL 0.692205
LYD 7.314219
MAD 10.796119
MDL 19.996662
MGA 4759.560195
MKD 61.738788
MMK 2402.456928
MNT 4084.153335
MOP 9.240563
MRU 45.86229
MUR 53.487137
MVR 17.680052
MWK 1987.581143
MXN 20.464016
MYR 4.498459
MZN 73.135382
NAD 19.252331
NGN 1586.993511
NIO 42.178379
NOK 11.140546
NPR 169.292219
NZD 1.968211
OMR 0.439998
PAB 1.146207
PEN 3.952956
PGK 5.012409
PHP 68.50012
PKR 320.063733
PLN 4.270296
PYG 7395.176836
QAR 4.166864
RON 5.094415
RSD 117.434143
RUB 92.542735
RWF 1672.742533
SAR 4.294458
SBD 9.21397
SCR 16.415072
SDG 687.753669
SEK 10.779047
SGD 1.465979
SHP 0.858558
SLE 28.093563
SLL 23996.426035
SOS 653.96477
SRD 42.967959
STD 23685.701325
STN 24.487341
SVC 10.029859
SYP 126.479084
SZL 19.24605
THB 37.224569
TJS 10.986968
TMT 4.005219
TND 3.389962
TOP 2.755316
TRY 50.566698
TTD 7.774015
TWD 36.651763
TZS 2981.027425
UAH 50.548988
UGX 4309.771931
USD 1.144348
UYU 46.046396
UZS 13840.784107
VES 506.608327
VND 30087.780148
VUV 135.32294
WST 3.130039
XAF 655.620921
XAG 0.014533
XAU 0.00023
XCD 3.092659
XCG 2.065841
XDR 0.815382
XOF 655.618058
XPF 119.331742
YER 272.984009
ZAR 19.317785
ZMK 10300.512291
ZMW 22.311465
ZWL 368.479716
  • AEX

    5.7100

    1007.25

    +0.57%

  • BEL20

    6.6400

    5116.29

    +0.13%

  • PX1

    11.8700

    7922.46

    +0.15%

  • ISEQ

    -40.9000

    12352.27

    -0.33%

  • OSEBX

    12.4500

    1958.41

    +0.64%

  • PSI20

    19.2000

    9162.56

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    11.1600

    3859.29

    +0.29%

En Tunisie, une série télévisée abordant la polygamie fait polémique
En Tunisie, une série télévisée abordant la polygamie fait polémique / Photo: Achraf OUERGHEMMI - AFP

En Tunisie, une série télévisée abordant la polygamie fait polémique

Une série télévisée abordant la polygamie et diffusée pendant le ramadan suscite la polémique en Tunisie, pays arabe pionnier concernant les droits des femmes, où les unions multiples sont interdites depuis des décennies.

Taille du texte:

Egrenant un chapelet, Wannas, le personnage principal de la série "Baraa" (Innocence, NDLR), réclame, dès le troisième épisode, de s'unir avec une deuxième épouse. Devant sa femme et ses enfants, il assure y avoir le droit au nom de la charia, la loi islamique, qui est, dit-il, "au-dessus de toutes les autres lois".

Diffusée sur la chaîne privée El Hiwar Ettounsi après la rupture du jeûne depuis le début du ramadan, mois sacré des musulmans, la série a déclenché la polémique en abordant deux pratiques interdites par la loi tunisienne: la polygamie et le mariage religieux dit "orfi".

"Il n'est pas question de remettre ces questions en discussion", puisque le Code du statut personnel (CSP), promulgué le 13 août 1956 par l'ancien président Habib Bourguiba, "a tranché sur ces pratiques", a dénoncé dans un communiqué le Parti Destourien Libre (PDL), formation anti-islamiste.

Le CSP, promulgué cinq mois après l'indépendance du pays, est une législation révolutionnaire qui a accordé aux Tunisiennes des droits sans précédent dans le monde arabe. Il a aboli la polygamie, interdit la répudiation et institué le divorce judiciaire.

Seul le mariage civil est reconnu par la loi.

- "Hypocrisie sociale" -

Pour le PDL, "ces crimes" (polygamie et mariage coutumier, NDLR), passibles d'un an d'emprisonnement, sont réapparus dans la société tunisienne depuis l'arrivée au pouvoir en 2011 du parti d'inspiration islamiste Ennahdha.

Le PDL, ennemi juré d'Ennahdha dont il réclame la dissolution, met en garde contre "une atteinte à la dignité de la femme au cas où les forces obscurantistes seraient à des postes de décision".

La polygamie et le mariage coutumier sont "des formes de violence contre les femmes" et leur évocation "normalise la culture de l'impunité", assure l'organisation Aswat Nissa (Voix des femmes), sur sa page Facebook.

Cette ONG a demandé l'intervention de la Haute autorité de l'audiovisuel tunisien (Haica), une instance qui contrôle le contenu des médias.

Le sociologue Mohamed Jouili se veut lui rassurant: la série "est une oeuvre d'art dramatique qui ne reflète pas systématiquement la société tunisienne".

Elle donne des instruments pour débattre des questions sociales, "parler de la polygamie ou du mariage orfi" mais "ne menace en aucun cas les acquis de la femme", a-t-il affirmé à l'AFP.

A ses yeux, la polémique illustre plutôt "une hypocrisie sociale", parce qu'"on accepte de discuter de ces phénomènes en privé, entre amis, mais on s'indigne et on s'emporte quand on les évoque en public".

Le sociologue dénonce "une instrumentalisation débile pour gagner des points sur le plan politique".

Les réactions "exagérées contre cette série visent à faire penser que tout ce qui est en relation avec la religion musulmane est rétrograde", a estimé elle auprès de l'AFP Nadia Abdelhak, fonctionnaire de 28 ans.

Ces questions peu abordées habituellement restent des sujets tabous, pourtant ce sont des phénomènes qui existent en Tunisie, assure de son côté Foued Ghorbali, un autre sociologue.

- "Un sujet de débat" -

"Un art dramatique n'a pas pour rôle de donner une bonne image de la société, il expose un point de vue ou des questions de société pouvant être un sujet de débat", explique-t-il.

"En Tunisie, certains sont pour le concubinage et d'autres approuvent le mariage coutumier", ajoute M. Ghorbali, pour qui cette polémique reflète "un conflit idéologique entre conservateurs et ceux qui se présentent comme des progressistes".

Après la montée des mouvements islamistes qui a suivi la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, selon l'expert, "le mariage religieux s'est répandu dans les milieux universitaires", notamment parmi les étudiants qui y ont recours pour vivre en couple avec une validation religieuse.

La liberté d'expression acquise après la Révolution de 2011 a même encouragé certains à réclamer le retour de la polygamie, dont un collectif de femmes qui avait organisé une manifestation début 2018.

Selon les statistiques du ministère de la Justice, 1.718 dossiers de mariage "orfi" ont été examinés par les tribunaux du pays entre 2015 et 2020.

I.Mansoor--DT