Dubai Telegraph - L'expo "Préhistomania" redonne vie aux relevés d'art rupestre du XXe siècle

EUR -
AED 4.331023
AFN 77.824044
ALL 96.204991
AMD 446.932449
ANG 2.110769
AOA 1081.2786
ARS 1712.071881
AUD 1.697104
AWG 2.122466
AZN 2.007924
BAM 1.945772
BBD 2.377447
BDT 144.365962
BGN 1.980226
BHD 0.444554
BIF 3495.583857
BMD 1.179148
BND 1.499385
BOB 8.186157
BRL 6.208092
BSD 1.180416
BTN 107.944132
BWP 15.536586
BYN 3.37998
BYR 23111.298228
BZD 2.373975
CAD 1.614548
CDF 2541.063785
CHF 0.92033
CLF 0.025849
CLP 1020.682673
CNY 8.190951
CNH 8.184436
COP 4260.603203
CRC 585.686437
CUC 1.179148
CUP 31.247419
CVE 109.699626
CZK 24.301878
DJF 209.557895
DKK 7.468724
DOP 74.227828
DZD 153.236192
EGP 55.532091
ERN 17.687218
ETB 184.008454
FJD 2.627969
FKP 0.860488
GBP 0.863461
GEL 3.177812
GGP 0.860488
GHS 12.943292
GIP 0.860488
GMD 86.077934
GNF 10357.749649
GTQ 9.05732
GYD 246.967642
HKD 9.209086
HNL 31.15941
HRK 7.528271
HTG 154.704646
HUF 380.935486
IDR 19781.384647
ILS 3.656349
IMP 0.860488
INR 107.264075
IQD 1546.330471
IRR 49671.604158
ISK 145.212068
JEP 0.860488
JMD 185.337161
JOD 0.835984
JPY 183.495423
KES 152.263492
KGS 103.115876
KHR 4752.706874
KMF 489.346754
KPW 1061.233082
KRW 1712.346624
KWD 0.362222
KYD 0.983672
KZT 596.092892
LAK 25385.276168
LBP 105707.384156
LKR 365.540714
LRD 218.970746
LSL 18.8985
LTL 3.481717
LVL 0.713255
LYD 7.457659
MAD 10.764223
MDL 19.984849
MGA 5263.893095
MKD 61.629401
MMK 2476.194563
MNT 4203.220257
MOP 9.495959
MRU 46.872427
MUR 53.827748
MVR 18.229311
MWK 2046.76002
MXN 20.530367
MYR 4.648174
MZN 75.182584
NAD 18.8985
NGN 1644.156287
NIO 43.436137
NOK 11.451318
NPR 172.711339
NZD 1.965421
OMR 0.453398
PAB 1.180421
PEN 3.97571
PGK 5.057932
PHP 69.416105
PKR 330.421765
PLN 4.221797
PYG 7848.549884
QAR 4.315061
RON 5.095451
RSD 117.405364
RUB 90.14055
RWF 1725.705999
SAR 4.422011
SBD 9.494043
SCR 17.685253
SDG 709.260254
SEK 10.58085
SGD 1.500743
SHP 0.884666
SLE 28.682728
SLL 24726.14037
SOS 674.628797
SRD 44.837082
STD 24405.980193
STN 24.374379
SVC 10.328898
SYP 13040.874167
SZL 18.889646
THB 37.237836
TJS 11.024827
TMT 4.127018
TND 3.405548
TOP 2.839105
TRY 51.257794
TTD 7.991879
TWD 37.251051
TZS 3052.21225
UAH 50.836046
UGX 4216.270048
USD 1.179148
UYU 45.793985
UZS 14430.626958
VES 436.038953
VND 30681.427545
VUV 140.503382
WST 3.196411
XAF 652.621173
XAG 0.014976
XAU 0.000253
XCD 3.186706
XCG 2.127336
XDR 0.810328
XOF 652.593641
XPF 119.331742
YER 281.020373
ZAR 19.00208
ZMK 10613.749147
ZMW 23.165591
ZWL 379.685133
  • AEX

    7.8100

    1009.51

    +0.78%

  • BEL20

    73.7800

    5459.32

    +1.37%

  • PX1

    54.4500

    8181.17

    +0.67%

  • ISEQ

    231.4000

    13379.13

    +1.76%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    44.1800

    8706.09

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    17.2900

    3947.76

    +0.44%

L'expo "Préhistomania" redonne vie aux relevés d'art rupestre du XXe siècle
L'expo "Préhistomania" redonne vie aux relevés d'art rupestre du XXe siècle / Photo: HO - Proyecto Handpas/AFP/Archives

L'expo "Préhistomania" redonne vie aux relevés d'art rupestre du XXe siècle

Au début du XXe siècle, les grandes expéditions dans les sites préhistoriques ont embarqué des artistes pour transposer sur place les peintures rupestres, et les exposer ensuite dans les plus prestigieux musées. Cet art du relevé, un peu oublié, reprend vie au Musée de l'Homme à Paris.

Taille du texte:

L'exposition "Préhistomania", qui ouvre vendredi (jusqu'au 20 mai), offre un panorama inédit de ces copies grandeur nature, dont la diffusion contribua à changer la face de l'art moderne.

"Nous voulons que le visiteur éprouve le même choc esthétique qu'ont eu les découvreurs des premiers sites préhistoriques", a expliqué à la presse Aurélie Clemente-Ruiz, directrice du Musée de l'Homme.

D'emblée, on se retrouve en tête-à-tête avec les répliques originales des oeuvres millénaires ornant les grottes et abris sous roche d'Afrique du Sud, du Tchad, de Papouasie-Nouvelle Guinée...

Découvertes à partir de la fin du XIXe siècle, ces traces picturales de nos lointains ancêtres ont suscité une véritable "préhistomanie" chez les artistes et une partie de la population dans le courant des années 1930.

Les grandes missions archéologiques ont alors développé une nouvelle forme d'expression: le relevé, pour pouvoir étudier les oeuvres fraîchement découvertes, et surtout les révéler au public, dans le souci de partager leur émerveillement premier.

"Les roches ça voyage mal, donc les relevés étaient la seule façon de les présenter dans les musées", en couleur et grandeur nature, raconte Richard Kuba, l'un des commissaires scientifique de l'exposition.

Avec des techniques variables de calque des parois - sans prélèvement des pigments - afin de restituer l'oeuvre fidèlement, avec des détails reproduisant la texture des roches.

- Artistes féminines -

L'abbé Breuil, le "pape" de la préhistoire qui authentifia les peintures de la grotte d'Altamira (Espagne) et expertisa la grotte de Lascaux en 1940, passa des centaines de journée sous terre à réaliser des milliers de relevés. L'exposition en présente dix qui n'étaient jamais encore sortis des collection.

L'ethnologue allemand passionné d'Afrique Leo Frobenius a parcouru le monde accompagné d'équipes d'artistes, essentiellement féminines, toutes diplômées d'écoles d'art.

La plupart des sites étant difficiles d'accès, ces femmes "ont dû trouver des moyens de copier dans des conditions pas idéales, dans des climats souvent secs où les peintures séchaient très vite", dit Egidia Souto, maître de conférence en histoire de l'art de l'Afrique à l'Université Sorbonne Nouvelle et commissaire de l'exposition.

A l'entrée du parcours, le visiteur est accueilli par une grande photo d'une de ces femmes, allemande, nommée Agnes Schutz, qu'on voit assise sur une chaise de fortune, en train de peindre sur une grande toile à l'entrée d'une caverne.

Cette dessinatrice, la première à avoir travaillé avec Leo Frobenius, dès 1923, réalisa au moins 700 reproductions de gravures rupestres lors des missions en Afrique du Sud, en Libye, en Scandinavie, en Australie...

Entre 1912 et les années 1950, les équipes de Leo Frobenius ont produit quelque 8.000 relevés à travers le monde.

Une centaine d'entre eux ont été accrochés aux murs des plus grands musées du monde: à Paris, dans une quarantaine de villes européennes, une trentaine de villes américaines "jusqu'à Honolulu", précise Richard Kuba. Avec un point d'orgue au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, en 1937.

Pour la première fois, ces copies furent présentées comme des oeuvres d'art, accompagnées d'oeuvres modernes, sans aucune information contextuelle - un parti pris du directeur d'alors du MoMA Alfred Barr.

Critiques d'art et artistes sont alors "soufflés" par le travail des peintres préhistoriques, décrits comme les premiers surréalistes, selon le Musée de l'Homme. Nombre d'artistes comme Jackson Pollock, Paul Klee, George Bataille, Picasso, Jean Arp, s'en inspirèrent.

Aujourd'hui, le relevé reste une étape fondamentale pour les préhistoriens, même si les méthodes, plus respectueuses, ont considérablement changé.

Les sites les plus fragiles comme Altamira, Lascaux ou Chauvet, ne sont plus visibles que sous forme de répliques. Mais beaucoup ne connaissent pas ce niveau de protection, et une grande partie des relevés présentés à l'exposition sont l'occasion de contempler des oeuvres aujourd'hui effacées.

H.Pradhan--DT