Dubai Telegraph - Violences urbaines: les réseaux sociaux, effet amplificateur dans le viseur du gouvernement

EUR -
AED 4.268348
AFN 72.644925
ALL 95.516681
AMD 429.450195
ANG 2.080952
AOA 1066.940946
ARS 1619.310336
AUD 1.625972
AWG 2.093493
AZN 1.98043
BAM 1.955118
BBD 2.345482
BDT 142.940138
BGN 1.940855
BHD 0.439247
BIF 3467.290505
BMD 1.162245
BND 1.488681
BOB 8.047193
BRL 5.877243
BSD 1.164494
BTN 111.695037
BWP 16.472254
BYN 3.24067
BYR 22779.993656
BZD 2.342083
CAD 1.598726
CDF 2612.149237
CHF 0.91464
CLF 0.026819
CLP 1043.955837
CNY 7.914774
CNH 7.919977
COP 4404.863452
CRC 528.215743
CUC 1.162245
CUP 30.799481
CVE 110.22655
CZK 24.31021
DJF 207.367664
DKK 7.471262
DOP 69.57573
DZD 154.270186
EGP 61.40658
ERN 17.433669
ETB 181.830172
FJD 2.561762
FKP 0.871953
GBP 0.872
GEL 3.115269
GGP 0.871953
GHS 13.316355
GIP 0.871953
GMD 84.267207
GNF 10211.437945
GTQ 8.883901
GYD 243.635013
HKD 9.103688
HNL 30.970197
HRK 7.532628
HTG 152.466815
HUF 361.702584
IDR 20458.933129
ILS 3.393104
IMP 0.871953
INR 111.541198
IQD 1525.567836
IRR 1533000.593877
ISK 143.572521
JEP 0.871953
JMD 184.005813
JOD 0.824077
JPY 184.442989
KES 150.107638
KGS 101.638735
KHR 4672.370137
KMF 492.792107
KPW 1046.008455
KRW 1740.903348
KWD 0.358716
KYD 0.970461
KZT 546.699295
LAK 25539.0912
LBP 104282.623097
LKR 382.546556
LRD 213.105662
LSL 19.289871
LTL 3.431807
LVL 0.703031
LYD 7.394421
MAD 10.734555
MDL 20.145972
MGA 4847.309113
MKD 61.623504
MMK 2440.794791
MNT 4159.171684
MOP 9.392424
MRU 46.743694
MUR 54.823516
MVR 17.910628
MWK 2019.295609
MXN 20.149374
MYR 4.59029
MZN 74.271763
NAD 19.289871
NGN 1592.845004
NIO 42.855051
NOK 10.814225
NPR 178.71166
NZD 1.985555
OMR 0.446324
PAB 1.164494
PEN 3.992307
PGK 5.07323
PHP 71.603608
PKR 324.347558
PLN 4.246552
PYG 7096.52452
QAR 4.245019
RON 5.155838
RSD 117.349065
RUB 84.565601
RWF 1703.505766
SAR 4.403345
SBD 9.316927
SCR 15.774497
SDG 697.932139
SEK 10.984146
SGD 1.488491
SHP 0.867733
SLE 28.595478
SLL 24371.690047
SOS 665.56783
SRD 43.52959
STD 24056.116125
STN 24.491457
SVC 10.189446
SYP 128.612249
SZL 19.29327
THB 37.895028
TJS 10.86501
TMT 4.079478
TND 3.408311
TOP 2.798406
TRY 52.908283
TTD 7.904243
TWD 36.69962
TZS 3039.439752
UAH 51.419363
UGX 4372.47475
USD 1.162245
UYU 46.643729
UZS 13945.135519
VES 592.917692
VND 30630.955755
VUV 137.276573
WST 3.145456
XAF 655.728262
XAG 0.015287
XAU 0.000256
XCD 3.141025
XCG 2.098768
XDR 0.815516
XOF 655.728262
XPF 119.331742
YER 277.315726
ZAR 19.39541
ZMK 10461.600028
ZMW 21.922353
ZWL 374.242279
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

Violences urbaines: les réseaux sociaux, effet amplificateur dans le viseur du gouvernement
Violences urbaines: les réseaux sociaux, effet amplificateur dans le viseur du gouvernement / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

Violences urbaines: les réseaux sociaux, effet amplificateur dans le viseur du gouvernement

Trois nuits d'émeutes urbaines relayées en masse sur les réseaux sociaux: TikTok, Snapchat et consorts sont dans le collimateur du gouvernement, qui dénonce "une forme de mimétisme de la violence" et demande aux plateformes "d'organiser le retrait des contenus les plus sensibles".

Taille du texte:

"Incendies et tensions après la mort de Nahel", #Nahel, #nanterre, #police, #GuerreCivile... Les mots clés ou tendances suggérés par les algorithmes des réseaux sociaux renvoient en grande majorité vers les vidéos chroniquant la flambée de violence qui touche la France depuis le décès du jeune Nahel lors d'un contrôle policier à Nanterre mardi.

Sur Snapchat, réseau social très prisé de la jeunesse qui propose notamment une carte interactive permettant d'indiquer en temps réel les lieux où sont concentrées les publications, les vidéos de dégradations et d'affrontements avec les forces de l'ordre sont devenues virales.

"A l'époque (des émeutes) de 2005, on n'avait pas les réseaux sociaux. Aujourd'hui, ça va très vite", a alerté vendredi sur RMC Mohamed Mechmache, fondateur du collectif ACLEFEU, craignant que ces outils alimentent davantage les émeutes.

"Sur les réseaux sociaux, ça tournait en boucle en disant +on s'unit pour aller attaquer la police+. Ca n'a pas été aussi coordonné que ce qu'ils auraient sans doute espéré mais ça a été une réalité", a encore déploré Jean-Marc Luca, directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne.

Face à ce phénomène, Emmanuel Macron a dit vendredi attendre un "esprit de responsabilité" des grandes plateformes des réseaux sociaux, où s'organisent "des rassemblements violents" et qui suscitent "aussi une forme de mimétisme de la violence, ce qui conduit chez les plus jeunes à une forme de sortie du réel".

"On a le sentiment parfois que certains d'entre eux vivent dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués", a-t-il aussi estimé dans une critique à peine voilée des jeux vidéo phénomènes "Grand Theft Auto" ou "Call of Duty Warzone", alors que de nombreuses vidéos inondant les réseaux sociaux y font référence, parfois de manière ironique voire humoristique.

- Réunion ministérielle avec les plateformes -

"Nous prendrons dans les prochaines heures plusieurs dispositions (...) d'abord en lien avec ces plateformes", a encore annoncé le chef de l'État.

Une réunion entre le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, celui du Numérique Jean-Noël Barrot et les plateformes numériques était prévue à 18h30, afin de demander leur "appui" notamment pour "identifier les utilisateurs de réseaux sociaux qui participent à la commission d'infractions", a annoncé Matignon.

Contactés par l'AFP, Meta (Facebook, Instagram) et TikTok n'avaient pas fait de commentaires dans l'immédiat.

"Ce serait une erreur de (focaliser) trop d'attention sur ça, de choisir les réseaux sociaux comme boucs émissaires d'un phénomène qui est finalement une crise sociale et démocratique", commente auprès de l'AFP Leïla Mörch, experte en gouvernance de l'internet et modération des contenus en ligne.

"Les réseaux sociaux l'embrasent, la mettent sous une lumière encore plus forte. C'est vraiment un miroir déformant de la réalité. Mais, en l'occurrence, ils ne sont absolument pas la cause. En 2005, il n'y avait pas les réseaux sociaux et les émeutes avaient duré le temps qu'on connaît", ajoute-t-elle.

Face à l'urgence de la situation, quelles sont les mesures possibles ?

"Dans des moments comme ça, on ne peut réagir qu'à chaud en supprimant du contenu en masse pour éviter de nourrir une sorte de cercle de la haine. Mais c'est liberticide et donc ce n'est une solution qu'à très court terme", qu'on réemploie "à chaque fois qu'il y a une crise", prévient encore la chercheuse, estimant que les réseaux sociaux ne sont pas capables de "se poser la question d'un changement du modèle au global."

Le Parlement français a voté jeudi l'obligation pour les plateformes comme TikTok, Snapchat ou Instagram de vérifier l'âge de leurs utilisateurs et le consentement des parents quand ils ont moins de 15 ans.

En théorie, les réseaux sociaux ne sont pas ouverts aux moins de 13 ans. Mais la première inscription y interviendrait en moyenne vers huit ans et demi, et plus de la moitié des 10-14 ans y sont présents, selon des données de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

I.Khan--DT