Dubai Telegraph - Sauver les animaux abandonnés de Fukushima: la mission acharnée d'un ancien travailleur de la centrale

EUR -
AED 4.264247
AFN 74.311769
ALL 94.886725
AMD 427.875417
ANG 2.07889
AOA 1060.246009
ARS 1659.56396
AUD 1.642496
AWG 2.091804
AZN 1.976736
BAM 1.956111
BBD 2.338872
BDT 142.544511
BGN 1.963331
BHD 0.437975
BIF 3471.611904
BMD 1.16113
BND 1.488862
BOB 8.02438
BRL 5.859292
BSD 1.161285
BTN 109.927376
BWP 15.580746
BYN 3.214967
BYR 22758.141333
BZD 2.335512
CAD 1.62337
CDF 2664.791999
CHF 0.921176
CLF 0.026413
CLP 1039.547747
CNY 7.862592
CNH 7.847187
COP 4055.256948
CRC 528.293117
CUC 1.16113
CUP 30.769936
CVE 110.282064
CZK 24.144589
DJF 206.784667
DKK 7.473954
DOP 68.25203
DZD 154.291311
EGP 58.464623
ERN 17.416945
ETB 187.217793
FJD 2.597683
FKP 0.866375
GBP 0.864815
GEL 3.082819
GGP 0.866375
GHS 12.890217
GIP 0.866375
GMD 84.762343
GNF 10172.749236
GTQ 8.852522
GYD 242.95073
HKD 9.096615
HNL 31.05334
HRK 7.533175
HTG 151.776752
HUF 350.621103
IDR 20571.734184
ILS 3.380792
IMP 0.866375
INR 109.857903
IQD 1521.261586
IRR 1597572.177044
ISK 144.606684
JEP 0.866375
JMD 184.069273
JOD 0.823274
JPY 185.974669
KES 150.215376
KGS 101.540995
KHR 4666.822571
KMF 494.641517
KPW 1045.0171
KRW 1757.719493
KWD 0.357895
KYD 0.967771
KZT 568.437745
LAK 25570.396909
LBP 103994.082106
LKR 386.118057
LRD 211.347252
LSL 18.783611
LTL 3.428514
LVL 0.702355
LYD 7.384302
MAD 10.735515
MDL 20.19956
MGA 4824.850425
MKD 61.642149
MMK 2437.315839
MNT 4152.999704
MOP 9.370852
MRU 46.358171
MUR 54.712206
MVR 17.95136
MWK 2013.654925
MXN 19.975026
MYR 4.703043
MZN 74.199814
NAD 18.78353
NGN 1578.184391
NIO 42.737349
NOK 11.056335
NPR 175.884001
NZD 1.988353
OMR 0.446461
PAB 1.1612
PEN 3.949279
PGK 5.085765
PHP 70.05444
PKR 323.081699
PLN 4.245618
PYG 7110.069513
QAR 4.233546
RON 5.236748
RSD 117.350726
RUB 84.210575
RWF 1705.900681
SAR 4.356668
SBD 9.341953
SCR 15.90431
SDG 697.260686
SEK 10.899287
SGD 1.488719
SHP 0.866901
SLE 28.622323
SLL 24348.312657
SOS 663.616969
SRD 43.55339
STD 24033.039647
STN 24.503897
SVC 10.160747
SYP 128.342097
SZL 18.78031
THB 37.790707
TJS 10.764751
TMT 4.075565
TND 3.398511
TOP 2.795722
TRY 53.735635
TTD 7.882389
TWD 36.607518
TZS 3049.710573
UAH 52.061976
UGX 4313.76034
USD 1.16113
UYU 47.098302
UZS 13911.152452
VES 675.728508
VND 30526.098758
VUV 138.756202
WST 3.185551
XAF 656.072639
XAG 0.016371
XAU 0.000268
XCD 3.138011
XCG 2.09286
XDR 0.816711
XOF 656.072639
XPF 119.331742
YER 277.063999
ZAR 18.81801
ZMK 10451.55903
ZMW 20.41351
ZWL 373.883277
  • AEX

    -4.5400

    1076.62

    -0.42%

  • BEL20

    -37.2900

    5699.96

    -0.65%

  • PX1

    52.6100

    8403.34

    +0.63%

  • ISEQ

    47.2200

    13538.05

    +0.35%

  • OSEBX

    -34.7200

    1960.56

    -1.74%

  • PSI20

    -35.4700

    9058.62

    -0.39%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    21.7600

    4288.76

    +0.51%

Sauver les animaux abandonnés de Fukushima: la mission acharnée d'un ancien travailleur de la centrale
Sauver les animaux abandonnés de Fukushima: la mission acharnée d'un ancien travailleur de la centrale / Photo: Philip FONG - AFP

Sauver les animaux abandonnés de Fukushima: la mission acharnée d'un ancien travailleur de la centrale

Dans l'ancienne zone d'évacuation non loin de la centrale nucléaire dévastée de Fukushima, l'épais silence de la campagne est à peine troublé par les miaulements et aboiements des pensionnaires que recueille Toru Akama depuis la catastrophe d'il y a 15 ans.

Taille du texte:

A 63 ans, cet ancien travailleur de la centrale consacre sa vie à prendre soin de ces animaux, abandonnés lorsque leurs maîtres ont évacué précipitamment après le triple désastre --séisme, tsunami et accident nucléaire-- du 11 mars 2011, qui a causé la mort ou la disparition de quelque 18.500 personnes.

Une mission acharnée vécue comme une quête de rédemption: "C'est à cause de cette centrale où nous avons travaillé pendant des années que ces animaux en sont là", explique M. Akama à l'AFP chez lui, au milieu de dizaines de chats.

"Ils devraient continuer à vivre leur vie d'animaux de compagnie, mais à cause de cet accident ils ont été abandonnés. J'ai ressenti le devoir de les protéger", glisse-t-il.

Il n'oubliera jamais le spectacle du lendemain de la catastrophe, lorsque les habitants ont reçu l'ordre d'évacuer: une file de voitures ininterrompue sur la route nationale qui passe juste devant chez lui.

"Puis les chiens ont commencé à errer à la recherche de nourriture, du moins ceux qui n'étaient pas enchaînés", se souvient-il. "Il n'y avait plus personne, juste ma femme et moi qui distribuions de la nourriture", très vite dévorée.

- Plus de 1.000 animaux-

M. Akama commence alors à recueillir les bêtes chez lui: 40 chiens, puis 50... Quinze ans après, il a réussi à trouver des familles d'adoption pour plus de 1.000 animaux, et continue à en accueillir de nouveaux.

Il dit avoir "ressenti de l'indignation" face à tous ces abandons: "certains propriétaires le font avec remords, mais d'autres simplement parce que les animaux sont devenus une gêne", note-t-il, excédé.

"Certes, dans ces moments-là, on donne la priorité aux humains, mais les animaux sont aussi des êtres vivants, des membres de la famille. C'est comme si les gens abandonnaient leurs propres enfants."

Des habitants ont dû fuir à bord de cars, où les animaux n'étaient pas admis: "il y avait des personnes âgées en larmes demandant si quelqu'un pouvait prendre leur animal".

Le mois suivant la catastrophe, M. Akama doit lui-même évacuer, mais il revient chaque jour dans la zone d'évacuation pour son travail à la centrale, et pour s'occuper de ses pensionnaires.

"Comme ils avaient connu la faim, je voulais absolument leur offrir une belle vie. Parfois, nous nous privions nous-mêmes pour leur acheter de la nourriture de qualité.".

-Ils "veillent sur moi à leur manière"-

En 15 ans, il dit avoir dépensé pour les animaux quasiment toutes les indemnités reçues à la suite de l'accident de la centrale, et continue à assumer l'essentiel des frais de soins et nourriture, malgré quelques dons.

"Je n'ai pas le temps de m'occuper de collectes ou de campagnes de financement participatif", explique-t-il.

Ses journées rythmées par le nettoyage des cages où les nouveaux arrivants passent les premiers jours, la distribution de nourriture, les promenades des chiens et l'accueil de nouveaux pensionnaires ne lui laissent guère de répit: "On ne s'arrête jamais. Pour être honnête j'ai l'impression que mon ancien travail était plus facile."

"Mais grâce à eux je ne suis jamais tombé malade: ils m'obligent à rester actif. C'est peut-être leur façon de me remercier, de veiller sur moi à leur manière."

Il conservait d'abord les cendres des animaux décédés dans sa maison, mais a dû ériger une tombe à l'extérieur pour accueillir les restes d'une trentaine de chiens et encore davantage de chats, sous l'inscription "reposez en paix".

M. Akama a fait reprendre à son frère son entreprise de sous-traitance pour la centrale et se consacre désormais à plein temps aux 47 chats et 7 chiens qui partagent aujourd'hui sa vie.

"Si je peux continuer encore aujourd'hui, c'est parce que je porte en moi la détresse qu'ont vécue ces animaux. C'est ce qui me porte."

Il aimerait néanmoins trouver un successeur: "c'est mon plus grand souci actuellement, car je commence moi aussi à prendre de l'âge".

"Mais j'aimerais continuer comme ça jusqu'à la fin."

A.Al-Mehrazi--DT